Pourquoi Hydro-Québec a une baisse des profits ?

Ce qui m’intéresse pourquoi Hydro-Québec a une baisse des profits ?


Voici un extrait de : Profits en baisse chez Hydro-Québec, Hélène Baril, La Presse, 26 novembre 2012

Pour les neuf premiers mois de l'exercice en cours, Hydro affiche un petit profit de 265 millions, comparativement à 2,2 milliards pour la même période l'an dernier, toujours en raison de la fermeture de Gentilly-2.

En ne tenant pas compte de cette perte extraordinaire (Gentilly), la rentabilité est tout de même en baisse de 6,6% comparativement à celle des neuf premiers mois de 2011.

Hydro explique cette baisse de rentabilité par la température plus douce, qui a réduit la demande d'électricité. «Il a fait 2,2 degrés de plus que la moyenne», a rappelé Lise Croteau.

La demande de la clientèle industrielle a aussi baissé, en raison du ralentissement économique. Au total, Hydro a vendu 2,2 térawattheures de moins en raison des températures plus douces et 1,8 térawattheure de moins en raison du ralentissement économique. Un térawattheure équivaut à 1 milliard de kilowattheures, l'unité de base qui est facturée aux clients d'Hydro-Québec.

La baisse de la demande au Québec a permis à Hydro d'exporter davantage que l'an dernier, mais à des prix plus bas. Entre janvier et septembre, Hydro a vendu 23 milliards de kilowattheures sur les marchés voisins, à un prix moyen de 4 cents le kilowattheure.

L'an dernier, les exportations avaient totalisé 16,6 milliards de kilowattheures à un prix moyen de 5,4 cents le kilowattheure.

·         Et nous au Québec, on continue à investir des milliards par l’endettement pour construire La Romaine où le coût d’exploitation est de 12 cent du kilowattheure.

Il y aura belle lurette si je projet était privé, on aurait cesser d’investir dans un projet non rentable, ah oui, j’oubliais ça fait des emplois !

·         Posez-vous la question, pourquoi nous sommes la seule province, où le vérificateur général n’a pas le droit de vérifier la bonne gestion des sociétés d’État :
Rép :
copinage, copinage, copinage …

·         Vous pensez que le marché va augmenter, grossière erreur !, liser cet article :

La révolution des gaz de schiste pourrait se propager au secteur du pétrole

Ainsi sur le Henry Hub, le marché spot du gaz américain, le prix a été divisé quasiment par quatre en quatre ans. En 2008, le MBTU, l’unité de mesure du gaz, cotait autour de 8 $. Désormais, il faut compter moins de 3 $ pour une unité. Le plus exceptionnel, c’est que cette abondance est probablement en train de relever l’industrie américaine.

La reprise américaine gazéifiée

Les Echos titraient en février : “la compétitivité de l’industrie américaine relancée par la production de gaz de schiste”. En effet, la faiblesse des prix du gaz permet aux Etats-Unis de baisser de 6% le coût du travail comparé à la Zone euro, et de 12% vis-à-vis du Japon, selon Natixis.

De même, alors que les prix du charbon ont augmenté aux Etats-Unis, les utilities se tournent désormais vers le gaz pour produire de l’électricité à bas coût. Le cas du gaz est donc une panacée pour les industriels américains.

Mais si le président américain est allé jusqu’à promouvoir le transport à base de gaz, les marchés dépendants du pétrole, comme l’automobile, ne devraient pas eux aussi évoluer fondamentalement. Pourquoi ?

Parce que le pétrole devrait connaître la même transformation dans les années à venir.

Le pétrole s’engouffre dans la brèche

Mêmes causes, mêmes effets. Pour la première fois depuis le début des années 1990, la production de pétrole est en train de remonter. En cause, le forage horizontal et la fracturation hydraulique.

Le pétrole relocalise

Ces nouvelles techniques sont en train de révolutionner des Etats américains qui jusque-là avaient orienté leur économie dans un tout autre sens. C’est le cas notamment des Etats situés autour du gisement de Barnett, à cheval sur les Etats du Dakota du Nord, du Michigan, et de la province du Saskatchewan. Dans le sol, 400 milliards de barils attendent patiemment, soit théoriquement 18 ans de consommation américaine.

De manière globale, la production de pétrole pourrait ainsi augmenter de 22% entre 2010 et 2020, selon l’Agence internationale de l’énergie (1)

·         Même s'ils sont moins bons que l'an dernier, les résultats rendus publics hier par Hydro ont été améliorés par l'allongement de la période d'amortissement de plusieurs installations. Ainsi, la période d'amortissement des installations de production d'électricité est passée de 100 à 120 ans, celle de certains postes de transport a été allongée de 50 à 70 ans et l'amortissement de postes et de lignes de distribution est passé de 40 à 60 ans.

·         C'est la deuxième fois qu'Hydro allonge ainsi la période d'amortissement de ses installations. Depuis le début de 2012, ces changements lui ont permis d'améliorer sa rentabilité en réduisant de 183 millions sa charge d'amortissement.

·         Simple artifice comptable pour avoir de plus beau chiffre.

·         Entre temps, nos chers employés Hydro-Québec se sont permis les retraites dorées les plus généreuses des sociétés d’État, tout en étant lourdement déficitaires. Et qui va payer, hum … ?

·         Mauvaise estimation, mauvais investissement, tout en étant imputable de rien, pas grave c’est le peuple qui paie et bien sûr les jeunes, car c’est sur votre crédit que l’on emprunte  et l’histoire continue …, tellement pathétique.


Entre 4 et 5 milliards de pertes «Fiasco majeur» chez Hydro-Québec

Une autre belle exemple, comment le système est devenu littéralement corrompu, sans aucune imputabilité et après on demande à ceux qui véritablement créé la richesse de ne pas travailler au noir ?

Toutes les études le prouvent :

La corruption de l’État entraîne la corruption de son peuple.

Si un État gère mal ces finances (corruption, collusion, copinage  et manque de transparence) elle perd toute légitimité fiscale.


Extrait de : «Fiasco majeur» chez Hydro-Québec, Par Charles Lecavalier, Agence QMI, 13 juillet 2012

Les erreurs d'évaluation des besoins énergétiques du Québec coûteront cher aux contribuables. Selon l'Union des consommateurs, Hydro-Québec achètera près de 4,5 milliards $ d'énergie en cours des 10 prochaines années alors même que la société d'État est en surproduction et exporte à perte aux États-Unis.

De 2003 à 2012, Hydro-Québec Distribution (HQD) a dû revoir à la baisse ses estimations de consommation. «Mais HQD signe des contrats à long terme pour son approvisionnement. Elle a acheté près de 80 TWh de trop jusqu'en 2020, ce qui pourrait causer des pertes évaluées entre 4 et 5 milliards $», dit Jean-François Blain, analyste indépendant du secteur de l'énergie, qui porte ce dossier pour le compte de l'Union. Il qualifie cette erreur de «fiasco majeur.»

Hydro-Québec Distribution dispose d'un bloc patrimonial - destiné à l'usage des Québécois - de 179 TWh par année. Toute électricité supplémentaire doit être obtenue par appels d'offres supervisés par la Régie de l'énergie.

Pour pourvoir à ces besoins, HQD se base sur sa planification à long terme. Mais cette planification n'a pas prévu la diminution significative de la consommation industrielle, entre autres.

1 milliard pour TCE

L'exemple de l'entreprise Trans-Canada Energy, qui reçoit près de 200 millions $ par année de fonds publics pour ne pas produire d'électricité, avait mis le gouvernement libéral dans l'embarras ce printemps.

«À elle seule, la suspension des livraisons de Trans-Canada Energy au cours des 5 dernières années a déjà entraîné des coûts de près de 1 G$ que les clients québécois de HQ ont épongés à même leur facture d'électricité», explique M. Blain. «Mais ce n'est que la pointe de l'iceberg», prévient-il.

Par exemple, HQD a signé plus de 20 contrats d'approvisionnement d'un total de 72 TWh d'énergie éolienne d'ici 2020. M. Blain reconnait que les difficultés de planification d'HQD sont en partie reliées à la volatilité du contexte économique, mais déplore « l'absence d'imputabilité d'Hydro-Québec. »

Le gouvernement responsable Selon M. Blais, Hydro-Québec n'est pas seule responsable de son malheur. L'achat d'énergie par biomasse ou éolienne résulte de décrets ministériels. « Hydro-Québec n'est que l'exécutant et la Régie de l'énergie n'a pas vraiment son mot à dire, c'est le gouvernement qui décide », dénonce ce dernier.

Au moment d'écrire ces lignes, un appel d'offres public d'HQD visait à «l'augmentation à 300 MW» de la quantité d'énergie en vertu du programme d'achat d'électricité par biomasse forestière résiduelle.

«Nous n'avons pas besoin de cette énergie. C'est une autre perte de 175 millions par année à partir de 2016», a-t-il ajouté


Extrait de : Le président d'Hydro-Québec Thierry Vandal dilapide notre argent?, Denis McCready, 5 novembre 2012

Le Québec va perdre de l’argent avec le projet Romaine et les futurs projets de barrages. Nous n’avons plus besoin de nouvelles centrales hydroélectriques. À qui donc profitent ces chantiers de construction gigantesques?

Mes modestes recherches auprès de quelques personnes bien informées me suggèrent que d’anciens employés d’Hydro-Québec ont présentement en main des documents qui prouvent des malversations. J’ai mis ces gens en contact avec un journaliste il y a quelques mois.

Depuis, plus rien… Pétard mouillé, vendetta personnelle, paranoïa mal placée ; je ne peux que spéculer sur l’absence de retombée, mais l’enjeu est trop grand pour que ces gens se taisent. Il est temps pour tous les employés d’Hydro-Québec – anciens et actuels – de sortir de leur mutisme et de parler sur la place publique. L’absence d’imputabilité d’Hydro-Québec a assez duré.

Deux ans après la sortie de « Chercher le courant » qui a été vu par 600 000 personnes, le projet Romaine reste en dehors de l’actualité, alors que la Commission Charbonneau révèle que des fonctionnaires, des entrepreneurs et des mafieux ont orchestré le pillage de la Ville de Montréal et de Laval.

Cette collusion n’est pas un phénomène insulaire. Le phénomène est provincial – rappelons le dossier AXOR, ( 08 ) la firme a été reconnue coupable de dons illégaux aux partis politiques provinciaux (PLQ, PQ, ADQ) et a reçu un beau cadeau sous la forme de 3 des 13 contrats de mini-barrages octroyés pas le gouvernement Charest.

Ne perdons pas la Romaine de vue. La Commission Charbonneau devra éventuellement se pencher sur tous les contrats d’Hydro-Québec.