114 100 $ pour un fonctionnaire fédéral et ça ne comprend même pas la retraite insolvable

Pour mieux équilibrer la situation nous avons parlé des dérapes de la droite aujourd’hui, mais parlons, celle de la gauche , trois sujets.

Trois sujets :

1.   Les fonds de pension des régimes de pensions déterminées

Je vous invite à écouter ce vidéo, il a été préparé par Taxpayer.com, il est facile à écouter et démontre avec humour à quel point que cet une iniquité flagrante de distribution de  richesse entre le secteur public et le secteur privé ou pour les futurs générations, de plus, ils ont préparé une pétition, je vous invite à y souscrire.

Intéressant, dans le vidéo on apprend que déficit actuariel des Teachers est de 10 milliards, on devrait l’envoyer à M. Lamoureux, ainsi, il pourrait dire moins de niaiseries avec les régimes de prestations déterminées.


2.   Un fonctionnaire fédéral coûte en moyenne 114 100 $  

The Fiscal Impact of Federal Personnel ExpensesLa rémunération dans l'administration publique fédérale a cru plus rapidement que l'inflation depuis 13 ans, et plus vite que dans le secteur des entreprises ou dans les administrations des provinces et territoires, constate le directeur parlementaire du budget.

Évidemment, quand personne n’est imputable de rien, d’autant plus que c’est l’argent du peuple, allons-y gaiement.

Un rapport des services de Kevin Page indique qu'un fonctionnaire fédéral coûte en moyenne 114 100 $ aux contribuables canadiens par année. Ces "frais de personnel" comprennent le salaire mais également les primes et autres avantages.

Et ceci, ne comprend même pas les déficits actuariels des retraites insolvables.

Au cours des années 1990, les frais de personnel et l'effectif avaient tous deux chuté dans la fonction publique fédérale, après que le ministre des Finances d'alors, Paul Martin, eut introduit des mesures d'austérité budgétaire.

Mais le service public s'est rattrapé: les chiffres ont atteint de nouveaux sommets au chapitre de l'effectif et de la rémunération.

Le rapport indique qu'au total, les Canadiens ont payé 43,8 milliards $ l'an dernier pour leurs 375 000 fonctionnaires fédéraux.


The Fiscal Impact of Federal Personnel Expenses:  Trends and Developments

Regarding costs, in 2011-12, Canada’s federal personnel expenses were $43.8 B, or 2.55 per cent of GDP. These expenses supported a workforce of 375,500 employees and provided approximately $114,100 on average in total compensation per employee.

Regarding trends, over the last 22 years, there have been significant swings in employment figures. 

Personnel expenses rose consistently between 1999-00 and 2011-12, reversing an earlier period of restraint between 1990-91 and 1998-99. 

Additionally, federal compensation growth per-FTE outpaced not only the CPI but also the Canadian business sector and other levels of government.

Government of Canada Total Expenses,

Personnel Expenses and Direct Program Expenses

During the 13-year period between 1999-00 and 2011-12, DPE and personnel expenses each grew on a compound annual basis of 5.6 and 7.3 per cent respectively


3.   Rimouski : Les pompiers refusent de partager le déficit de 540 000$

Extrait de : Les pompiers refusent de partager le déficit de 540 000$, Pierre Michaud, Agence QMI, 12 décembre 2012

Les 12 pompiers permanents de Rimouski refusent toujours de partager le déficit de leur caisse de retraite et espèrent que la Ville de Rimouski respectera une entente passée par laquelle elle assume à 100% le déficit du fonds de retraite qui s'élève à 540 000$.

Ce litige oppose le Syndicat des pompiers, à la Ville de Rimouski depuis trois ans.

«Pour la future convention, on sait qu'on devra faire notre part pour conserver notre régime de retraite à prestation déterminée», a expliqué le président du Syndicat des pompiers de Rimouski, Sylvain Lévesque.

«On a justement l'exemple de Saguenay où le déficit accumulé était de 5 à 6 millions $, a-t-il ajouté. Là-bas, la Ville a comblé ce déficit, mais à la signature de la convention, le partage des coûts passe à 50-50. C'est le genre d'entente qu'on serait prêts à signer.»

Selon Sylvain Lévesque, dans l'entente de règlement du régime de retraite de la dernière convention, «c'est la Ville de Rimouski qui assume le déficit passé du fonds de retraite».

«Dans les conventions collectives des autres corps de travail de la Ville, ces derniers ont partagé le déficit à 50-50 avec Rimouski, a précisé le porte-parole des pompiers. Mais encore une fois, notre entente inscrite dans la dernière convention dit que le déficit est assumé par l'employeur. Cette entente demeure tant qu'on n'a pas signé une nouvelle convention.»

L’employeur, c’est vous le peuple, et M. le peuple, vous n’avez jamais accepté de payer des retraites pyramidales.

Typique du copinage entre le pouvoir politique et syndical, vous n’avez aucune obligation de supporter cette requête, ce n’est qu’une simple coercition entre les politiciens et syndicats.

Mais, voici, ce qui va se passer dans la vraie vie, si on n’est pas plus sérieux à régler ce foutu problème, on risque de faire comme les États-Unis, se mettre en faillite.

Si, les villes québécoises ne peuvent pas faire faillite comme aux États-Unis, le fardeau fiscal va être transféré sur le Québec, et c’est la province qui risque de le faire, et comme on est déjà à piteux état, ça ne prendrait pas grand-chose, pour que le marché dise ça suffit les vacances.

Remarqué, ça ne ferait pas si une mauvaise chose, au lieu de faire perdurer l’agonie, au moins on commencerait à discuter sérieusement des problèmes au lieu de faire du bruit, du bruit, du bruit …

Examiner la situation aux États-Unis, c’est le même problème, par contre, ils ne sont pas offusqués à faire faillite, si les syndiqués ne veulent pas comprendre le simple bon sens.

Tu ne veux pas comprendre, on fait faillite et tu risques de recevoir un simple 12,000$ par année.

Et, si le Québec se fait ramasser par le marché financier, c’est lui qui va l’imposer, et ça ne va être rose, aussi bien pour les anciens et futurs prestataires, vous risquez de vous retrouver avec un simple RRQ.

Bienvenue dans la réalité économique

Why U.S. cities are going bankrupt By Fareed Zakaria, July 20th, 2012

641 cases of municipal bankruptcy have been filed since Chapter 9 was created.

And, we need some of those painful decisions – not just at the federal level, but at local and state levels as well.

At its heart, the bankruptcies you keep hearing about these days aren’t about taxes being too low or spending on city services being too highthey're about pensions.

California's pension-related costs rose 20-fold in the decade since 1999. This frightening trend is true almost everywhere in America.

And it’s simply not sustainable.

A recent Pew research survey found that the gap between state assets and their obligations for public sector retirement benefits is $1.38 trillion. It rose by 9 percent in 2010 alone – and it will likely keep rising until these obligations are renegotiated.

The truth is America is sacrificing its future to pay for its past.

To keep up with burgeoning pensions, states and cities are slashing services. It's also feeding into the unemployment problem. State and local governments have 445,000 fewer workers today than in 2007. Even if you exclude teachers from that number, we have 231,000 fewer workers.

For decades now, local governments have doled out patronage by increasing pension benefits – these costs impact the budget years later, when the officials who gave the benefits are safely retired themselves.

We're now having to reckon with those choices.

I'm not saying bankruptcies are a good thing. But they are a mechanism that allows us to admit an emergency and renegotiate the deals that are, well, bankrupting the country. Réf: (1)

De son côté, le maire de Rimouski, Éric Forest, s'est toujours montré intraitable à ce sujet. «Peu importe le groupe d'employés, tous doivent être traités de la même façon et les pompiers doivent rembourser le déficit de leur fonds de retraite à 50-50 avec la Ville», avait-il indiqué.

Vers l'arbitrage

Les avocats du Syndicat et ceux de la Ville se sont réunis lundi. «Rien de concret n'est sorti de cette rencontre, a mentionné le président Sylvain Lévesque. On se dirige vers les deux journées en arbitrage déjà prévues pour les 30 et 31 janvier. On souhaite s'entendre d'ici là. Comme on dit: la pire des ententes vaut mieux que le meilleur des procès.»

Les 12 membres du Syndicat des pompiers de Rimouski sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2009