Des personnes insignifiantes veulent poursuivre le Québec

Ah, le Québec, c’est tout un cas !

Encore une fois, nos politiciens carriéristes se foutent totalement des conséquences économiques de leurs décisions.

On veut créer de nouvelles places en garderies, à 7 $. Mais en réalité il en coûte aux bas mots 40 à 45 $, ce n’est pas grave le 2/3 de la population de la population ne paie pas d’impôts ou tous simplement ce sont des dépenses d’État (ex : fonctionnaires et retraités), transférons au tiers le coût réel de ces supposément garderies à 7 $.

De plus, le résultat est foncièrement discutable, car dans les autres provinces, le taux de natalité est plus ou moins équivalente aux nôtres en donnant un chèque directement au parent pour les frais de garde de leurs enfants, sans bien sûr avoir été obligés de graisser toute la panoplie de syndiquer qui gravite autour des garderies à 7 $.

Donc, pour créer de nouvelles places, on veut détruire les garderies privées, évidemment on se fout totalement de l’individu, s’il a investi 500,000 ou un million pour sa garderie, vous n’êtres qu’une simple erreur de nature, un obstacle de l’État providence.

Alors, si vous perdez tout, ce n’est pas grave, vous avez très peu de poids politique (vote), donc, vous être insignifiants politiquement, l’équivalent de l’agressivité fiscale du Québec sur un contribuable.

Donc, ces gens insignifiants veulent faire un recours collectif contre l’État, je suis tout à fait d’accord avec vous, car beaucoup de gens n’ont pas eu ce privilège et ont tous perdu, donc, allez-y gaiement, car c’est peut-être votre dernière chance.


Extrait de : Petite enfance, petite logique, david.descoteaux, Argent,  - 28 novembre 2012

Juste quand on pense que le gouvernement atteint le fond du baril avec la gestion des fonds publics, il réussit encore à nous surprendre…

Le PQ a promis 28 000 nouvelles places en garderie d’ici 2016. Le hic, c’est qu’il y a environ 11 500 places de libres en garderie au Québec au moment où on se parle. Qui pourraient accueillir demain matin des enfants. Sans qu’on ait à construire de bâtisses ou acheter d’équipement. Ces places se trouvent dans les garderies privées non subventionnées (où les parents payent environ 25 à 30 $ par jour). Le taux d’occupation de ces installations avoisine les deux tiers.

On aurait simplement à leur donner une subvention pour les transformer en places à 7 $, et on aurait des milliers de places de plus, abordables, sans dépenser pour du béton. Et rappelons que ces garderies sont déjà réglementées par le ministère, comme les garderies subventionnées.

Mais le gouvernement dit non. Pourquoi? Comme l’a déjà écrit ma collègue Lise Ravary, et comme me l’a confirmé la Coalition québécoise des garderies privées non subventionnées, c’est parce que la ministre veut « créer » des nouvelles places dans le réseau. Et non pas juste « transformer » des places…

La ministre de la Famille Nicole Léger a dit à la Coalition qu’elle « doit suivre la ligne de pensée de son parti »…

Entrepreneurs sacrifiés

Là où ça se gâte, c’est que non seulement le PQ n’utilisera pas ces places déjà existantes, mais dans certains cas, il va planter des CPE juste à côté de ces entreprises!

Dans plusieurs régions, des propriétaires de garderies privées non subventionnées voient leurs parents résilier leur contrat pour l’année prochaine, selon la Coalition. Ces parents, pas fous, vont aller dans le CPE qui sera bientôt construit à deux pas de là…

« Une propriétaire m’a appelé ce matin en panique », me racontait cette semaine Line Fréchette, fondatrice de la Coalition. « Elle me disait : “un CPE ouvre juste à côté de chez nous, avec 80 places… Moi j’ai des enfants dans mon installation, j’ai tout mis mes économies là-dedans.” » Va-t-elle devoir fermer ses portes, ai-je demandé? « C’est clair! Et c’est de la concurrence déloyale. »

En résumé : on ne va pas vraiment créer 28 000 nouvelles places, on va plutôt transférer des milliers d’enfants des garderies privées vers des CPE. Où de futurs directeurs et directrices de CPE, dont certains gagneront plus de 100 000 $ par an, se frottent déjà les mains. Pendant ce temps, plus de 600 propriétaires de garderies privées non subventionnées — des entrepreneurs de toutes les régions du Québec — risquent la fermeture, selon la Coalition. Quant aux contribuables, ils vont payer des millions de dollars de trop pour construire des CPE dont on n’a pas besoin.

Et d’ici le prochain budget, devinez quoi? On va sûrement augmenter vos taxes. Parce que vous ne faites pas assez d’efforts, chers contribuables…

Une question comme ça : depuis la controverse entourant l’attribution de place en garderie par les libéraux, a-t-on vraiment fait le ménage là-dedans? Parce que dans ce dossier, comme dans à peu près tout ce que le gouvernement touche, les impératifs politiques continuent de primer sur la logique et le gros bon sens


Extrait de : Des garderies poursuivront Québec, Carl Renaud, Argent, 28 novembre 2012

Le gouvernement du Québec devra faire face à la colère des propriétaires de garderies privées non subventionnées. Ces derniers se préparent à déposer une requête en recours collectif contre le ministère de la Famille qu'ils accusent de concurrence déloyale.

Le groupe ne digère pas que Québec ait écarté les garderies non subventionnées des appels d'offre qui seront lancés sous peu pour offrir 28 000 nouvelles places en garderie aux enfants québécois.

Le 12 novembre dernier, le ministère de la Famille a donné le feu vert à la création de 13 000 places, annoncées en 2011 par le gouvernement Charest, en plus de s'engager à lancer un appel d'offre pour 15 000 places supplémentaires, en février prochain.

Le gouvernement péquiste a indiqué que ces places à contribution réduite, à 7$, seront toutes accordées à de nouveaux CPE. Cette décision pourrait être néfaste pour les 600 garderies privées non subventionnées de la province.

«Malheureusement, nous perdrons des enfants. Nous en perdons aussitôt que les parents ont un appel pour une place à 7$», a exprimé Jaleh Raissi, propriétaire de deux installations privées, situées sur la Rive-Sud de Montréal.

Elle a souligné que dans des établissements non subventionnés, ce sont les parents qui paient 100% de la note, de 35$ à 38$ par jour selon les garderies. «Ils peuvent recevoir un crédit d'impôt du gouvernement couvrant une partie de la somme. Mais plusieurs n'ont rien parce que leurs revenus sont trop élevés», a-t-elle poursuivi.

L'Alliance des garderies privées non subventionnées pilote le projet de recours collectif au nom des propriétaires d'établissements non subventionnées comme Jaleh Raissi. «Nous avons fourni un service pendant de longues années et le gouvernement vient de nous bannir du système», a déclaré Khalid Daher, président de l'Alliance et propriétaire de la garderie Joyeuses Marguerires.

L'homme travaille avec un cabinet d'avocats montréalais pour préparer le dépôt de la requête en recours collectif. Selon lui, la poursuite sera intentée le plus rapidement possible, en 2013.

L'Alliance veut réclamer obtenir des dédommagements en raison des préjudices subis par l'écartement des appels d'offres et la concurrence déloyale du gouvernement. L'annulation de l'appel d'offre en cours et des subventions pour les garderies non subventionnées seront également réclamées.

«Sinon, ce sera la fin pour nos garderies parce que nous allons perdre encore plus d'enfants. Nos taux d'occupation oscillent déjà de 55% à 66%», a déploré M. Daher, soulignant que plusieurs propriétaires ont investi de 500 000$ à plus d'un million dans leur garderie. Le pire, c'est qu'environ 600 garderies privées sont actuellement subventionnées dans la province pour offrir des places à 7$.

La ministre de la Famille, Nicole Léger, a refusé d'accorder une entrevue à Argent pour commenter un éventuel recours de propriétaires de garderies privées contre le gouvernement québécois.

«La priorité du ministère est de créer de nouvelles places à 7$ dans le réseau. Si nous transférons les places à des établissements privés existants, nous n'en créons pas de nouvelles», a affirmé Karine Doyon, attaché de presse de la ministre.