Dévaluons notre monnaie, une solution au Dead Money

Le ministre Flaherty s’est plaint que les entreprises canadiennes gardaient leurs argents au lieu de créer des emplois. Il faut se regarder dans un miroir. C'est son gouvernement qui a créé ce triste état ​​de choses.

Mark Carney, Banque du Canada (ex. Goldman Sack, qui ne connaît rien en économie réelle, sauf de créer de l’économie artificielle par endettement)  a maintes fois exhorté les entreprises canadiennes à réinvestir le montant qu’ils ont en caisse, estimée à plus de 500 milliards de dollars en ce qu'il a appelé "dead money".

Flaherty dans sa grande sagesse de politicien a tout simplement dit :

«À un certain moment, il n'est pas à gouvernement pour stimuler l'économie", a t-il déclaré. "Il appartient au secteur privé et ils ont beaucoup de capital."

Exacte, mais voilà as-tu créé un environnement d’affaire sain, pour que les compagnies canadiennes se sentent en sécurité pour avoir un retour de l’investissement ?

Typique du politicien qui fait du bruit sans régler les problèmes de fonds.

À un certain niveau, les plaintes du couple Carney-Flaherty constituent un admirable et futile tag-team pour convaincre les entreprises à agir contre leurs propres intérêts à court terme.

Pour être juste envers le gouvernement conservateur, sa première réaction à la crise de 2008 était louable.

Le Premier ministre Stephen Harper a avalé ses propres préférences idéologiques, a accepté le consensus international et délibérément passé l'argent du gouvernement pour stimuler l'économie et créer des emplois.

Sur le plan monétaire, la Banque du Canada a abaissé les taux d'intérêt dans le but d'encourager l'investissement et l'emploi. Sur le plan budgétaire, le gouvernement a injecté des liquidités dans l'économie afin de stimuler la demande des consommateurs pour des choses qui fait des affaires.

Fiscalement, Ottawa s'est concentrée sur la réduction des impôts sur les sociétés.

L'hypothèse ici est que si les entreprises étaient autorisées à conserver une plus grande partie de leurs profits, ils les investir de manière productive.

Mais dans le monde réel, les entreprises n'investissent pas lorsque les perspectives économiques semblent sombres. Pourquoi embaucher des travailleurs si vous n'êtes pas sûr, vous pouvez vendre ce qu'ils produisent?

Au lieu de cela, les entreprises ont pris des bénéfices supplémentaires fournis par le gouvernement et se sont assis - que ce soit sous forme de trésorerie ou les équivalents de trésorerie à court terme.

Cela laisse la position du gouvernement canadien dans une position peu enviable, ils sont sensés d’attaquer au ralentissement économique, mais non rien fait pour attaquer le problème de fonds.

Au départ, notre monnaie canadienne est trop élevée, ce qui rend nos compagnies exportatrices peu compétitives.

D’autant plus, les Américains en imprimant constamment de l’argent, fausse l’économie réelle, cette transgression permet de dévaluer leurs argents tout en transportant l’inflation aux autres pays.

Si on ne veut pas se faire saigné à blanc, il faudra agir aussi durement avec les Américains, et faire comme les Suisses quand ils ont arrimé le franc suisse à 1.2 de l’€, car ces pays voisins qui sont foncièrement des cancres économiques, se sont retrouver dans une situation ou leur argent devenait une valeur de refuge, et cette hausse de leur monnaie affectait la compétitivité de leurs entreprises.

Comme j’ai déjà mentionné, il y plus de six mois, il faut arrimer notre argent, idéalement à .85 à .90 à celle de l’US, pour donner un signe encourageant aux entrepreneurs.

N’oubliez jamais, nous sommes dans une situation unique au monde, notre seul voisin de proximité sont les Américains, donc, quand il imprime l’argent, il rend précaire tout investissement canadien, ajoutez une main-d’œuvre américaine qualifiée peu chers, rend tout entrepreneur canadien nerveux.

Si, nous ne trouvons pas une parade efficace, contre cette impression de monnaie de singe, les entrepreneurs ne bougeront pas, bienvenue dans cette réalité économique.

Pour le Québec, le chat est mort, on aurait dû réagir il y a dix ans, pour remettre notre compétitivité au moins égale à celle de l’Ontario, malheureusement M. Charest a préféré de faire de la petite politique au lieu de gérer à moyen long terme, c’est plate à dire, mais on part de trop loin, attendez-vous d’avoir des rendements négatifs pour très longtemps.

Ne croyez pas que cette solution est farfelue, les Japonais, le Royaume-Uni, la Corée du Sud et la BCE n’arrêtent pas d’imprimer de l’argent ou du crédit.

Si on se contente juste d’avoir de beaux principaux, il ne restera plus de compagnies au Canada, car ils vont tous simplement se délocaliser ou fermer leurs opérations.

Donc, c’est un sérieux avis, l’entrepreneur ne bougera pas si vous ne trouvez pas une parade efficace.

Juste le cas du Japon cette semaine, vous indique la gravité de la situation, on imprime pour se faire dévaluer et rester compétitif, le problème au Canada, si les politiciens laissent le train passé, et on risque d’obtenir un pauvre PIB avec la pauvreté qui s’en suit.

From: EWallstreeter : 1:47am - December 20, 2012

The Bank of Japan (BoJ) has increased its quantitative easing (QE) program by another ¥10 trillion ($118 billion) in an effort to stem persistent deflation. 

The easing program has now expanded to nearly $1.2 trillion (¥101 trillion).  According to the Financial Times, Japan may also raise its inflation target from its current 1% target.  Both increased QE and a higher inflation target have been pushed by incoming prime minister Shinzo Abe.