Le PIB est une imposture

Une longue introduction, mais deux articles de fond qui méritent d’être lus.

Au cours des dernières années, nous avons constaté comment l’information est manipulée, journalistes et économistes par le biais des médias traditionnels ont sérieusement discrédité leurs professions.

Bien sûr, il y a quelques exceptions, malheureusement ce n’est pas la norme, souvent ceux qui excellent ne sont pas médiatisés, car ils dérangent l’ordre établi.

Combien de fois que vous avez attendu que le Québec soit moins touché par la récession économique. 

Mais attention à quel prix? 

Saviez-vous:

Pour chaque dollar qui circule dans l'économie du Québec, 42,3 cents ont un lien direct avec les gouvernements, que ce soit votre ville, Québec ou Ottawa. Une portion qui va croissant. Et si on ajoute en plus les investissements des sociétés d'État et les intérêts payés par les gouvernements sur les dettes publiques, on obtient 50,3% au Québec contre 34,9% dans le reste du Canada.

En fait-on maintient artificiellement une économie pour bien paraître, mais à quel prix au prix de l’endettement excessif. 

Donc 50% de l'économie du Québec sont influencés par les dépenses d'états à coûts d'emprunts. On ajoute des milliards d’endettements, quand on est même plus capable de payer les comptes courants (
déficits structurels). 

Alors quand on dit que le Québec passe bien en travers de la récession, disons que j’ai de forts doutes! Référence : (1)

Ce carnet date de plus de 3 ans, et bien sûr la vérité nous rattrape.

Car la vraie économie n’est pas des dépenses d'États, mais des industries qui génèrent de la richesse sans avoir besoin de stimulus extérieurs.

Devant ces chiffres optimistes que les médias nous publiaient, se dissimulaient toutefois des problèmes de fond qui hypothéqueront la croissance.

Le dynamisme actuel de l'Économie québécoise reposait en bonne partie sur l'investissement public, que ce soit les travaux d'infrastructures ou les investissements d'Hydro-Québec.

Le Québec a peut-être moins souffert au début de la récession, mais ses contribuables ayant subi toutes les hausses de l’État (grâce à l’incompétence de Charest & Bachand, en ne traumatisant aucun groupe d’intérêt en ne réduisant aucune dépense).

Évidemment, se taper 12 milliards de taxes additionnelles en moins de trois ans, c’est 12 milliards de moins dans l’économie réelle, ce qui limite actuellement la capacité à dépenser pour continuer d'alimenter la croissance, d’où un pauvre taux de croissance de .9%, rendement négatif, si on enlève les dépenses d’États, ajouter une économie moribonde au niveau de l’exportation, car on ne sait pas préoccuper de la notion de la liberté économique, nous sommes sérieusement dans le pétrin.

De plus, la société québécoise est celle qui vieillit la plus vite au Canada, ce qui posera des problèmes pour le financement des programmes sociaux et le remboursement de la dette.

Déjà  le terme ‘remboursement de la dette’ est une aberration, pensez-vous qu’on va être capable de rembourser de 251 milliards de dettes publiques, ça fait plus de 20 ans qu’on ne paie même plus le capital.

On vous êtres totalement naïfs, ou vous êtres idiots.

Nous allons vers un défaut de paiement
comme tout État providence qui se respecte.

Attention, M. Harper ne fait pas mieux, lui aussi à créer une fausse économie, il se pétait les bretelles au G20 à Toronto, en disant que l’Économie canadienne était au-dessus de la mêlée, mais il faisait exactement la même chose que M. Bachand, une fausse économie en dépensant des centaines de milliards en infrastructure, en supposant que l’entreprise privée prendrait la suite, bien sûr, grossière erreur …

Mais ce qu’il y a de plus grave, il a permis aux peuples de surendetter avec du crédit facile, résultat une belle bulle spéculative et un surendettement de son peuple.

Entre temps, ces amis financiers ont fait des centaines de milliards de profits, mais le peuple s’est endetté jusqu’au cou en risquant d’avoir une crise immobilière sur les bras payés par les contribuables, car les 600 milliards de prêts les plus insolvables, c’est le peuple qui en est responsable.

Charles Gaves a fait un bon article : Pourquoi le PIB est une ânerie, de plus, il envoie quelques flèches acides sur ces confrères, nos supposément experts en économies.

Le problème avec les économistes, c’est qu’il pense qu’il connaît l’économie réelle parce qu’ils ont suivi des cours.

Malheureusement, le résultat lamentable de l’Économie mondiale prouve constamment, comment leurs théories ne représentent pas la réalité, la mondialisation débridée est un exemple flagrant.

Le pire, c’est quand un économiste devient politicien, alors, il se donne la prétention de connaître l’économie et ça fait n’importe quoi, en jouant avec les milliards du  peuple et son crédit, Bachand et Harper compris.

Tant aussi longtemps que tu n’as pas mis la main dans la pâte, tu ne sais pas de quoi tu parles, votre blogueur est un ancien entrepreneur ayant fait de l’exportation avec les affres de la mondialisation, il sait de quoi il parle.

À titre d’exemple, baisser les impôts des sociétés en croyant que les compagnies allaient investir pour améliorer leurs productivités et améliorer les exportations, évidemment, ou lui avait dit que c’était stupide, car il n’investit pas, mais garde leurs cashs’ Dead money’ (1), (2).

Encore, une autre belle théorie économique foutue en l’air, de plus en surendettant sa population, elle n’est même plus capable de stimuler sa propre économie.

Je reviens donc, au titre original, le PIB est une imposture.

Je vous pose la question et je l’ai maintes fois mentionné dans ce blogue.

Si vous aviez le choix entre une économie de :

1.      100 milliards de PIB en Pétrole, ou

2.      100 milliards de PIB en Fer

Quel choisiriez-vous ?

Si vous dites, c’est la même chose, vous faites erreur, car vous faites beaucoup plus d’argent avec les redevances de pétrole qu’avec de l’exportation de boulettes de fer.

Et, ceci démontre,  les sérieuses lacunes en utilisant le critère du PIB, malheureusement les médias traditionnels et les économistes omettent de le dire, belle fumisterie !

Il y a plus de deux ans, j’avais publié un carnet intéressant, sur le sujet du PIB.

Le premier de ces deux messages a été lancé par Arnaud Marès, analyste financier de Morgan Stanley à Londres, dans une note aux investisseurs.

Enfin, un autre problème majeur relevé par Arnaud Marès est le calcul habituellement fait avec l'endettement. Le ratio comparativement sur le PIB est trompeur, car il ne tient pas compte de la capacité de rembourser.

Donc, des revenus.

C’est exactement, la même chose quand vous examinez le bilan d’une compagnie, vous n’examinez pas seulement ces ventes, mais aussi son profit.

En examinant que le PIB sans examiner les revenues qu’elles en retirent, est une grossière erreur, même erreur avec une économie qui est stimulée par endettement.

Entre temps, cette fumisterie permet au milieu de la finance de surendetter l’État, donc de faire de faramineux profits et d’accorder du crédit facile pour les politiciens pour gagner des votes et rester au pouvoir, mais à toute fin l’État devient insolvable, car elle a trop emprunté.

Bienvenue, dans l’économie réelle !


Pourquoi le PIB est une ânerie économique

Extrait de : Pourquoi le PIB est une ânerie économique, Institut des libertés, Charles Gaves, 3 décembre 2012

 « Chers lecteurs, de temps en temps , je découvre au hasard de mes lectures un texte que je trouve remarquable .Parfois, je le traduis et je vous le communique.En voici un de Fernando del Pino Calvo-Sotelo, homme d’affaires et intellectuel Espagnol, en qui je reconnais à l’évidence une âme sœur ,Bonne lecture,  Charles Gave 

Quand Platon a écrit l’allegorie de la caverne , il y a prés de 2 400 ans, il avait surement en tète les économistes Keynésiens (ce qui veut dire à peu prés tous les économistes qui ont le droit de s’exprimer dans la presse).

Il décrit en effet un groupe d’hommes enchainés à leurs convictions, confondant la réalité avec les ombres que projette la vraie vie sur les murs de la cave dans laquelle ils se sont enfermés. Mais dans la réalité, la vie continue, complètement indifférente à leur ignorance ou à leur prétention au savoir. Regarder la réalité en face serait pour ces hommes insupportable « tant la peine que cela infligerait à leur yeux serait insoutenable«   et bien sur, ils préfèrent toujours retourner aux ombres fantasmatiques « qui pour eux sont plus réelles que la réalité qu’ils pourraient voir ».

Dans cet esprit, la quasi totalité des économistes (à de très rares exceptions) préfère un monde ou règne leurs théories, composés de relations prévisibles, quantifiables et mathématiquement exploitables,  à la complexité du monde réel ou les individus, agissent librement, sans être contraints par des modèles linéaires dont ils n’ont même jamais entendu parler.

Et quand les économistes ont à faire face à cette réalité, ils deviennent   »peinés et irrités »  comme le prédisait Platon. On a de la peine pour eux! Ces pauvres gens ont toujours envié les physiciens qui travaillent dans une Science « dure », les bonnes hypothèses permettant d’arriver à un résultat certain et non changeant. Comme les économistes sont très mal à l’aise dans le domaine des idées, et que de plus ils détestent l’incertitude, ils préfèrent travailler avec des formules mathématiques qui leur donne l’illusion des certitudes de la science Newtonienne.

Ils copient donc avec allégresse le modèle de la science physique et pour y arriver ont développé des recettes et des formules fondées sur des hypothèses parfaitement élégantes sur le papier mais complètement utopiques et n’ayant aucun rapport avec la réalité. Les économistes, en fait, sont devenus des obsédées de la mesure, et du coup, ils ont cessé de penser…

Aujourd’hui je veux écrire sur l’une des pires de ces mesures, le  fameux Produit Intérieur brut ou PIB.Le PIB est supposé mesurer l’accroissement, au cours d’une période, de la richesse dans un pays, en additionnant la consommation et l’investissement au commerce extérieur net et à l’accroissement du poids de l’Etat dans l’économie.

Voici ma critique.

D’abord, la prétention  à calculer l’accroissement de la richesse d’un pays au cours d’une année me semble proche de la folie. Le résultat est à l’évidence du grand n’importe quoi, ce qui n’empêche pas  que les chiffres disponibles soient offerts avec des décimales, ce qui ne peut que déclencher l’hilarité la plus totale.Et pourtant, ces chiffres sont pris au sérieux par tout un chacun…

Ensuite, le PIB est une agrégation de flux, un peu comme un compte de pertes et profits. Mais  à aucun moment,

·         le calcul ne prend en compte l’origine de l’accroissement de richesse et

·         si cette « croissance » a été financé par de la dette ou

·         par le réinvestissement de profits,

·         pas plus qu’il ne prend en compte le stock total de dette accumulé depuis l’origine,

·         ni son impact sur la croissance future.

Personne donc  ne regarde le ‘bilan »  du pays et sa détérioration ou son amélioration éventuelle, aucun ajustement n’étant fait pour les variations de ce bilan, totalement absentes des discussions.

C’est cette obsession du PIB (ou du PNB aussi stupide) qui récemment a rendu possible la plus grande bulle de l’Histoire  tant l’explosion de la dette est restée sous le radar des économistes, des banquiers centraux et des gouvernants et ce pendant des années, obsédés qu’ils étaient par la publication trimestrielle du PIB, seule mesure reconnue du succès ou de l’échec d’une politique économique .

Et nos pauvres économistes restent donc   »peinés et irrités » devant l’échec patent de leurs chers modèles , cet échec n’étant qu’une preuve de plus qu’ils ne comprennent rien à la « vraie » création de richesse.

Tout à fait d’accord, ce sont des charlatans universitaires.

Enfin,  et c’est sans doute le point le plus grave, dans les calculs du PIB , des dépenses complètement inutiles faites par les politiques s’agrègent miraculeusement en quelque chose de positif:  selon les calculs du PIB, les dépenses les plus stupides, effectuées par les hommes politiques les plus corrompus, créeront autant de valeur « euro pour euro »  que les dépenses les plus profitables faites par le meilleur des entrepreneurs.

Exacte, on construit une Romaine non rentable, ou des infrastructures 20 à 30 % trop chers à cause de la corruption, copinage et collusion.

Donc, selon la méthodologie qui préside à ces calculs, plus le gouvernement gaspille, et mieux c’est, puisque la croissance accélère.

Si on défonce une route en bon état pour la reconstruire, c’est très bien, nous sommes tous plus riches.

Bâtir des pyramides en plein désert, construire des trains à grande vitesse que personne ne prendra jamais nous assure la prospérité perpétuelle.

Bâtir un pont a quatre voix pour aller sur une ile ou personne n’habite , que voila une bonne idée!

Si un désastre naturel détruit une ville, il va de soi que nous voila tous contents puisqu’il va falloir la rebâtir.

Plus il y a de voitures officielles, d’avions privés et de logements de fonction pour nos hommes politiques, mieux l’économie se portera…

Et c’est à la lecture de cette dernière ligne que chacun comprend ici pourquoi cette notion du PIB (ou du PNB) est si populaire avec nos hommes politiques.

Chacun comprend aussi que derrière chacune de ces dépenses il y a un impôt, prélevé par la force sur le secteur privé, et que cet argent aurait pu sans doute être mieux utilisé par les entrepreneurs qui aurait créé une « vraie richesse ».

Car, ce qui compte en économie, ce n’est pas le volume de la production mais la Valeur créée.

L’utilisation du PIB comme critère du succès d’une politique n ‘a en fait qu’un but:

Permettre la croissance permanente de ce monstre obèse qu’est l’Etat dans la mesure puisque cette mesure justifie une intervention constante et croissante des dépenses gouvernementales dans l’économie.

Sir John Cowperthwaite, l’architecte principal à l’origine de l’incroyable succès historique de Hong-Kong a toujours refusé que la moindre statistique  soit calculée, ou publiée à titre officiel dans la colonie Britannique. Aussi étrange que cela puisse paraitre, pendant de nombreuses années aucune statistique ne fut publiée à Hong-Kong.

Ce qui n’empêcha pas les citoyens de la ville de passer de la pauvreté la plus extrême à un des niveaux de vie les plus élevés au monde, en une génération …En fait, sir John soutenait que toute statistique « défavorable » amenait immédiatement les politiciens à vouloir intervenir pour « améliorer » la situation avec leur talent habituel. Et bien sur,  il y avait un autre danger qu’un homme convenable comme sir John ne pouvait mentionner: si l’intervention des politiques pour « améliorer » les choses échouait, la tentation de manipuler les prix de marché pour prouver leur réussite deviendrait irrésistible…

Il est donc absolument nécessaire d’en finir avec cette idolâtrie du PIB (Ou du PNB) , il en va de la survie de nos Démocraties.

C’est une fausse mesure de la richesse, qui ne donne que des faux signaux,  le seul résultat patent étant de favoriser l’accroissement perpétuel du poids de l’Etat dans l’économie, poids qui en Europe est en train d’atteindre des niveaux quasiment totalitaires.

Enfin , et je conclurai avec ce dernier point, cette mesure n’a plus rien à voir avec la réalité.

Prenons l’exemple de l’Espagne.

Depuis le début de la crise, le PNB Espagnol a reculé officiellement de 5 % sur son plus haut atteint en 2007.Depuis cette date,  la production industrielle et les ventes au détail ont baissé de 30 %, le chômage est monté de 8 % a 26 %, le prix des maisons a chuté  de 25% officiellement mais en réalité de plus de 40 %, les banques sont en faillite, la dette étatique est passée de 36 % du PNB à  plus de 90 % …et le PNB aurait baissé en tout et pour tout de 5 %?

Mais de qui se moque t’on?

En fait , il existe une formule alternative qui ne cherche pas à mesurer la richesse créée mais à favoriser la création de richesse.

Cette formule alternative a toujours et partout rencontré succès après succès , et elle est bien sur compatible avec la nature humaine et avec le sens commun.

La voici, à l’intention de certains de  mes amis économistes  ou à l’intention d’autres amis dans la politique, en m’excusant par avance du coté simpliste de ma formulation, que j’ai mis sous forme d’équation pour qu’ils puissent la comprendre:

Croissance économique=

(Propriété privée+ »Rule of Law » + faibles impôts+ concurrence libre + minimum d’interventionnisme+libre échange) -Taille de l’Etat


Pour cette  section, je vais copier un extrait du carnet qui a été publié au 4 novembre 2010


La dette brute / sur les revenus

Extrait de : Le Québec devrait se méfier du boulet de la dette, Michel Munger, Argent, 8 septembre 2010

Le premier de ces deux messages a été lancé par Arnaud Marès, analyste financier de Morgan Stanley à Londres, dans une note aux investisseurs.

Rather, the problem lies with the measurement tool:
debt/GDP is the most widely used debt metric, but we believe
that it is a very inadequate indicator of government solvency,
- Arnaud Marès, Morgan Stanley

 

M. Marès se dit certain que des États ne rempliront pas les obligations liées à leurs emprunts. Le niveau d'endettement a déjà atteint des ratios plus élevés après la Deuxième Guerre mondiale, mais cette fois-ci, les déficits sont structurels et la population vieillit.

Selon lui, la crise européenne qui a poussé la Grèce vers un budget d'austérité est seulement la première.

Il indique que «la deuxième crise demeure une crise de dette souveraine: une crise causée par des bilans trop étirés, au point où l'insolvabilité cesse d'être simplement possible pour devenir plausible. Cette crise n'est pas limitée à la périphérie de l'Europe. Elle est mondiale et elle est loin d'être terminée. Nous […] concluons que les détenteurs de titres doivent se préparer à une ère d'oppression financière.»

L'analyste estime que deux raisons font en sorte que la situation est intenable.

En premier lieu, les chiffres des gouvernements ne tiennent pas toujours compte des obligations sociales, comme des régimes de retraite sous-financés.

Deuxièmement, ajoute-t-il, la dette accumulée représente seulement le passé. «Ce qui soulève des questions est […] la dette additionnelle qui s'accumulera au cours des prochaines années si les politiques ne changent pas de façon radicale.»

Enfin, un autre problème majeur relevé par Arnaud Marès est le calcul habituellement fait avec l'endettement. Le ratio comparativement sur le PIB est trompeur, car il ne tient pas compte de la capacité de rembourser. Donc, des revenus.

Si le ratio sur le PIB de la dette des États-Unis est 53%, celui sur les revenus est 358%.

Le Québec n'est pas à l'abri

Au Québec, les états financiers en date du 31 mai permettent de voir que la dette brute de 160 G$ représente 53,2% du PIB et 231% des revenus.

Marie-Josée Loiselle, économiste et présidente de Nuno ID, estime que cette situation n'est pas soutenable à long terme. Des restructurations et défauts de paiement ne sont pas à exclure.

«Ce ne serait pas la première fois que cela arriverait, souligne-t-elle. Pas plus tard qu'en 2002, l'Argentine a restructuré sa dette. Dans son histoire récente, la Grèce a fait cinq défauts de paiements.»

«Souvent, l'argument est que ça ne peut pas arriver au Québec, soutient l'économiste. Sauf qu'en Grèce, on n'en parlait pas il y a seulement un an. Ce genre de chose arrive plus vite qu'on le pense parce que les financiers regardent une situation de plus près et disent: oups, il y a un problème.»

Mme Loiselle se souvient que les marchés ont forcé l'ancien premier ministre Lucien Bouchard à se lancer dans un exercice de déficit zéro.

Elle n'exclut pas qu'ils reviendront à la charge. «Quand c'est rendu à 230% de dette par rapport aux revenus, la question qui se pose, c'est qui devra faire des compromis. Ça ne peut pas continuer comme ça.»

Si des agences comme Moody's ont récemment maintenu la cote de crédit québécoise à Aa2, ce n'est pas de façon inconditionnelle. Ils ont souligné que Québec n'avait pas encore identifié les moyens pour rétablir l'équilibre budgétaire en 2013-14.


Pour faire une analyse appropriée, nous avons besoin de  3 informations de bases.

·         PIB (72, 3% nominal, 2009 -2010) :                302,3 milliards $

·         Revenus budgétaires :                                       62, 2 milliards
(réf : Plan budgétaire, c.11)

·         Dette brute :                                                          160,2 milliards
(réf : Plan budgétaire, d.4)

 

          Debt Ratios, 2009

Country

Debt/GDP

Revenues/GDP

Debt/Revenue

U.S.

53

14.8

358.1

Greece

115.1

36.9

312.2

Québec

53,2

20.5

257,5

Ireland

64

34.1

248.4

Italy

115.8

46.6

187.5

Portugal

76.8

41.6

184.8

U.K.

68.1

40.2

169.2

Germany

73.2

44.3

165.3

France

77.6

48.0

161.7

Spain

53.2

34.7

153.2

 

Source: Morgan Stanley

 

Conclusion :

Si nous examinons les trois variables, nous sommes très loin d’être en bonne position.

La seule variable qui nous est favorable est le ratio du déficit budgétaire, par contre le gouvernement a tellement magouillé les budgets dans les années passées, qu’il serait difficile d’accepter  d’emblée cette valeur.

Nonobstant cette valeur, la troisième variable est extrêmement préoccupante, ce ratio nous indique que le Québec va avoir de sérieux problème à rencontrer ces objectifs et ces promesses budgétaires dans le futur, surtout avec le deuxième plus important problème démographique au monde.

Si le Québec à court terme n’est pas dirigé par des politiciens sérieux et responsables, une prémisse s’impose.

C’est de ne pas savoir si le Québec va être décoté,
mais plutôt savoir QUAND il va être décoté ?