Le pétrole de schiste une sérieuse menace économique canadienne

De graves conséquences économiques pour le Canada, depuis des années notre ministre Harper a favorisé les provinces l’Ouest comme élément central du développement économique du Canada.

Il semble qu’il ait peut-être joué sur le mauvais cheval, le prochain carnet expliquera plus en détail la situation.

Si les États-Unis commencent à produire du pétrole comme il produise du Gaz de schiste, on va se retrouver avec du pétrole beaucoup trop cher à produire, et difficilement vendable.

Même situation que j’avais abordé, une sérieuse mise en garde à Hydro-Québec avec le gaz de schiste, malheureusement ce que j’avais prédit s’est réalisé.

Les perspectives économiques du Canada risquent d’êtres très peu reluisants, si la technologie du gaz de schiste fonctionnement aussi bien pour le pétrole, on risque d’avoir une belle patate chaude.

Les probabilités que l’on sorte gagnant de ça risquent d’être nulles, si le pétrole de l’Ouest ne trouve pas d’autre débouché.

Actuellement, elles se voient obligées de vendre leur pétrole aux États-Unis à un prix de 20 $ à 30$ inférieur au prix mondial.

De plus, elles sont devant un véritable goulot d’étranglement, car les oléoducs fonctionnent à pleine capacité et le transport par train atteint aussi ses limites.

Au cours des prochaines années, le potentiel d’augmentation de la production est énorme, mais les capacités d’exportation sont réduites

On le constate déjà avec certains investissements étrangers en Alberta qui ont été mis sur la glace à cause de cette percée technologique.

Hydro-Québec a un sérieux problème

On vend, actuellement l’électricité à 4 cents le kilowattheure aux États-Unis, et pourtant le Québec maintient la construction des barrages non rentable autour de 10 cents le kilowattheure, typique des décisions non imputables de l’État québécois.

De plus, il est aussi beaucoup plus bas que ce qu'accepte de payer Hydro-Québec pour acheter de l'énergie éolienne (13,3 cents) ou de l'hydroélectricité des producteurs privés (7,5 cents).

À 4 cents, le prix de vente est même moins élevé que ce que paient les Québécois, soit un peu plus que 7 cents le kilowattheure..

Donc, belle subvention accordée aux Américains pour notre électricité.


Extrait de : Les Etats-Unis proches à nouveau de l'indépendance énergétique, Slate.fr, 24/03/2012

C'est un bouleversement majeur, presque passé inaperçu, qui pourrait pourtant changer considérablement la politique internationale de la première puissance économique et militaire de la planète. Les Etats-Unis sont de moins en moins dépendants de l'énergie, et surtout du pétrole, importé de l'étranger.

Comme le décrit le New York Times dans une longue enquête:

«Dans tout le pays, l'industrie pétrolière et gazière augmente fortement sa production après deux décennies de déclin. Utilisant de nouvelles technologies et encouragé par l'envolée des prix du pétrole depuis le milieu des années 2000, l'industrie extrait des millions de barils de plus par semaine depuis les eaux les plus profondes du Golfe du Mexique aux prairies du Dakota du nord.»

Et dans le même temps, les Américains consomment de moins en moins de pétrole (9% de moins qu'en 2007), ce qui est lié à la fois à la crise économique des dernières années, à la forte hausse des prix des carburants et au fait que les Américains commencent à échanger leurs 4X4 contre des voitures plus petites et beaucoup plus économes.

Entre une augmentation de la production et une baisse de la consommation, les Etats-Unis se retrouvent aujourd'hui sur la voie d'un rêve évoqué par Richard Nixon lors des chocs pétroliers des années 1970, redevenir indépendant sur le plan énergétique. En 2011, les Etats-Unis n'ont plus importé que 45% des carburants liquides qu'ils ont utilisé contre 60% en 2005 et ce recul des importations s'accéllère.

Car non seulement, les Etats-Unis ont réduit de 20% au cours des trois dernières années la quantité de pétrole importée des pays de l'Opep, mais le pays est devenu un exportateur net de produits raffinés et notamment d'essence pour la première fois depuis les années 1940! La production de pétrole aux Etats-Unis qui était tombée de 9,6 millions de barils par jour en 1970 à 4,9 millions de barils par jour en 2008 est aujourd'hui de 5,7 millions et pourrait atteindre 7 millions de barils quotidiens en 2020 et peut-être même 10 millions… un niveau comparable à celui de l'Arabie saoudite!

L'industrie américaine du gaz, qui il y a dix ans craignait de ne plus être capable de satisfaire la demande intérieure, produit aujourd'hui en telle quantité, notamment des gaz de schiste, qu'elle transforme à toute vitesse ses infrastructures pour pouvoir exporter vers l'Europe et l'Asie et non plus importer du gaz.

Comment cela est-il possible? Parce que sous l'impulsion de George Bush et aussi sous l'administration Obama, le gouvernement américain a décidé, en dépit de l'opposition des défenseurs de l'environnement, de soutenir par tous les moyens l'industrie pétrolière et gazière en permettant l'exploitation et la recherche de façon intensive. Il faut dire aussi que la technologie a fait de considérables progrès permettant aujourd'hui d'extraire du pétrole et du gaz qu'il était trop difficile ou trop cher de pomper il y a encore quelques années.

Ces bouleversements, s'ils se prolongent, auront des conséquences considérables sur l'économie et la politique internationale des Etats-Unis. Washington, conscient de sa dépendance à l'égard du pétrole importé, notamment du Moyen-Orient, n'a eu de cesse au cours des dernières décennies de protéger avant tout diplomatiquement et militairement ses approvisionnements. Cela pourrait bientôt ne plus être le cas.


Extrait de: U.S. Inches Toward Goal of Energy Independence, New York Times, 22 mars 2012

Across the country, the oil and gas industry is vastly increasing production, reversing two decades of decline. Using new technology and spurred by rising oil prices since the mid-2000s, the industry is extracting millions of barrels more a week, from the deepest waters of the Gulf of Mexico to the prairies of North Dakota.

In 2011, the country imported just 45 percent of the liquid fuels it used, down from a record high of 60 percent in 2005.

U.S. Inches Toward Goal of Energy Independence


IEAThe tide turns for US energy flows

Energy developments in the United States are profound and their effect will be felt well beyond North America – and the energy sector. 

The recent rebound in US oil and gas production, driven by upstream technologies that are unlocking light tight oil and shale gas resources, is spurring economic activity – with less expensive gas and electricity prices giving industry a competitive edge – and steadily changing the role of North America in global energy trade.

By around 2020, the United States is projected to become the largest global oil producer (overtaking Saudi Arabia until the mid-2020s) and starts to see the impact of new fuel-efficiency measures in transport.

The result is a continued fall in US oil imports, to the extent that North America becomes a net oil exporter around 2030. This accelerates the switch in direction of international oil trade towards Asia, putting a focus on the security of the strategic routes that bring Middle East oil to Asian markets.

The 001-008_executive_summary 8 pages.indd   1 19/10/2012  


But it is the oil boom that is now catching everyone’s attention

Technology changes the world faster than policymakers are able to keep up, even when those changes take decades.  Consider a relevant example in the not-so-distant past when technology and engineering unlocked the geophysical abundance of the North Sea.  The oil had always been there but it wasn’t until the 1980s that it was practical to access with the revolution in deep off-shore technology.  Those resources have been enormously important for England and Norway to note only two players.

Here’s another tech prediction that is still running below the radar.  Long before we run out of the cheapest shale oils that are now fueling the current American oil boom, and long before bio-engineers convince bacteria to excrete oil, hydrocarbon engineers will perfect cheap coal-to-liquids.  (For a measured technical exploration of all this, see the National Academy of Sciences report.)  The latter will unleash another boom.  And there’s a decent chance America leads that one too. Réf. (1)