Régimes de retraite : «Il faut agir vite»

Mes commentaires à la fin du texte devant autant d’imbécillités.


Extrait de : Régimes de retraite : «Il faut agir vite» - Claude Lamoureux, Annie Saint-Pierre, Agence QMI, Argent, 30 novembre 2012 | 06h59

Les régimes de retraite du Québec doivent être rapidement modifiés pour éviter de sombrer dans la faillite comme aux États-Unis, a souligné l'expert Claude Lamoureux.

 «Oui, c'est un danger réel, ça peut arriver au Québec, a prévenu l'ancien président du Régime de retraite des enseignants de l'Ontario, en entrevue au «Journal de Québec». Une municipalité ne peut pas faire faillite, mais le gouvernement peut, et les agences de notation y veillent, croyez-moi.»

M. Lamoureux, qui siège au comité gouvernemental des régimes de retraite du Québec aux côtés d'Alban D'Amours, était conférencier, jeudi, à un séminaire de la Régie des rentes à Québec.

Il a dit que le Québec doit agir vite et imiter le modèle de la Hollande, et même du Nouveau-Brunswick, où l'indexation des chèques de pension est conditionnelle aux surplus. Le régime de retraite hollandais a été transformé en régime de carrière avec une rente de 1,75 % par année de service plutôt que 2 %.

Il approuve aussi l'initiative du gouvernement fédéral qui a rehaussé à 67 ans l'admissibilité à la pension de vieillesse. Par contre, repousser l'âge de la retraite des travailleurs québécois n'est pas la seule solution aux problèmes de capitalisation des régimes, publics autant que privés, selon lui.

«Je crois qu'un meilleur partage des risques est nécessaire entre les retraités, les jeunes et l'employeur, a-t-il expliqué. Actuellement, les retraités partent et pensent qu'il n'y a aucun problème, ils ne contribuent plus aux investissements.»

La faillite

M. Lamoureux a rappelé que des municipalités ont fait faillite aux États-Unis en raison des régimes de retraite mal capitalisés. «Ça veut dire qu'un policier qui avait 75 000 $ à la retraite a maintenant 15 000 $ ou 20 000 $, a-t-il dit. Faut y penser, à ça.» Les régimes de plusieurs municipalités du Québec ont aussi été sous-capitalisés pendant trop longtemps, a-t-il ajouté.

«L'un des gros problèmes de la Grèce, c'est les régimes de retraite, ne cherchez pas ailleurs», a dit M. Lamoureux. Il pense que le Québec aurait aussi intérêt à regrouper les régimes des municipalités sous le même chapeau, comme en Ontario.

«Un gros fonds de pension a beaucoup d'avantages comparativement à 50 petits», a-t-il exprimé.

Mais les régimes à prestations déterminées doivent demeurer, selon lui, étant «meilleurs» que ceux à cotisations déterminées.


L’art de dire autant de niaiserie

Au départ, un régime de prestations déterminées est insolvable, car elle est basée sur une fausse prémisse économique.

Tu ne peux pas garantir une prestation fixe, si le rendement n’est pas garanti.

·         Allez voir, votre banquier et dit-lui, je te donne 100,000 $, mais je veux un rendement de 7 % pour les 30 prochaines années, il va vous dire tout simplement : Sur quelle planète que tu vis.

·         Et ceci ne tient même pas compte de la démographie et de la longévité des prestataires.

Mais, il ne faut pas trop en vouloir à M. Lamoureux, il a maintenu les modèles Ponzi des Teachers sur le dos des contribuables ontarien tout en utilisant le crédit de leurs enfants pendant des décennies.

Et si les villes américaines font faillite, c’est une raison constitutionnelle, car elle ne peut pas transférer des déficits actuariels à leurs États respectifs, parce que ceux-ci par leurs constitutions ne peuvent pas faire des déficits d’opérations (épicerie) dans leurs budgets, contrairement à nos provinces où c’est le ‘Free for All’

Au Québec, quand il y a un manque à gagner des déficits actuariels municipal, le Québec absorbe le coût par l’endettement (je devrais plutôt dire, grâce au crédit de vos jeunes), vous payez les pots cassés de nos chers politiciens irresponsables qui ont promis des promesses insolvables.

Le gouvernement Québec a versé 240 millions de dollars à Montréal pour combler le déficit actuariel de ses caisses de retraite. Au terme de cette entente en 2025, la facture totale pour tous les contribuables sera de 460 millions.

La Ville de Québec a reçu pour sa part 20 millions pour renflouer ses régimes. Lors de la présentation du budget municipal, le maire de la métropole, Gérald Tremblay, a a imputé une bonne part de la hausse de taxe de 5% au fardeau des caisses de retraite.

Acheter la paix

La situation est donc préoccupante et les villes se sont tournées vers l’Union des municipalités (UMQ) pour mener une bataille, bataille qu’elle aurait refusée de livrer, soutient la Ville de Québec.

Les maires ne veulent pas allumer de brasiers à la grandeur du Québec et préfèrent ignorer le problème, ce qui revient, en fait, à acheter la paix localement. (Réf: 1)

Acheter la paix en faisant du simple déni et à transférer le coût réel sur nos futures générations, typique de l’immoralité de l’État providence.

Et, quand M. Lamoureux insinuent qu’ils sont sous-capitalisés, oui, mais parce que  c’est un modèle Ponzi, tandis que les provinces, ils n’ont même pas la décence de le capitaliser, ils le font par endettement,  jusqu’au moment que ça pète.

Car, un jour ou l’autre, tu n’es plus capable d’emprunter sur le marché et tu te retrouves avec des centaines de milliers de personnes croyant à leurs retraites dorées en ayant seulement le 1/3, 1/4 ou le 1/5 ce qu’ils avaient été promis.

Si ça vous intéresse :

80 % des retraites dorées en Grèce sont rendus à 862 € par mois

,c’est moins que notre Supplément Garanti de Revenu, bienvenue dans la dure réalité.

Ontario’s Budget: True pension costs finally revealed.

The annual cost of these plans will nearly triple from 2008-09 to 2014-15.

It encouraged the budget to show sensitivity projections around future rate of return assumptions, in case investment revenues fall short of expectations

J’aime bien ce paragraphe:

"La promesse d’hier n’est que l’illusion d’aujourd’hui, 
l’illusion d’aujourd’hui n’est que la frustration de demain, 
alors mieux vaut avoir conscience aujourd’hui des réalités de demain"


Pour le secteur privé

Bon, pour le secteur privé n’ayant pas le privilège d’emprunter indéfiniment comme un État (règle d’or qui a sauté depuis le défaut de paiement par la Grèce ), j’ai des nouvelles peu réjouissantes.

93 % des fonds privés sont sous-capitalisés


Extrait de : Most major pension plans underfunded: Supervising body, Reuters, Friday, October 5, 2012

OTTAWA - All but 7% of Canada’s federally regulated, private defined-benefit pension plans were underfunded at the end of 2011, the government’s Office of the Superintendent of Financial Institutions reported on Friday.

An underfunded plan is one in which liabilities would exceed assets and employees or retirees would not get all that was promised if the company were terminated.

OSFI’s annual report for fiscal 2011-12 showed that the proportion of those plans that were underfunded had risen to 93% on Dec. 31, 2011, from 76% at the end of 2010.

Employers have struggled with yawning pension gaps on their defined-benefit plans - under which employers commit to regular pension payments regardless of what stock markets may do - due to historically low yields on investments. This has caused some like Air Canada to seek adjustments and concessions.

Air Canada, the country’s largest airline, had separately revealed that its pension deficit had doubled to $4.4 billion during 2011, and it is trying to get a cap on its payments extended from 2014 to 2024.

Private pension plans under federal regulation registered a 4% return on their investments in 2011, down from 11% in 2010 and 13% in 2009, OSFI said.

OSFI supervises 1,354 private pension plans covering 646,000 employees in federally regulated areas including banking, inter-provincial transportation and telecommunications. Of these, 358 are defined benefit plans, covering the vast majority of assets in the federally regulated plans.

“Although the impact of lower solvency ratios on pension plans’ funding requirements will be moderated by recently implemented changes to federal funding rules, OSFI expects many defined benefit pension plans to face materially higher required contributions in 2012,” it said.

The number of plans on OSFI’s watch list - the ones for which it has serious concerns - more than doubled to 115 at the end of March 2012 from 49 a year earlier. Of these 115 troubled plans, 104 are defined-benefit plans.

The average estimated solvency ratio - the ratio of assets over liabilities if a plan were terminated - of the defined-benefit plans it supervises declined to 0.81 on Dec. 31, 2011, from 0.93 a year earlier.