Young and jobless in Canada

Des fois, je suis jaloux comment nos Français manipulent leur langue, quand j’écris ça ressemble plus un 2x4, mais enfin, espérons que le message passe quand même.

Un article Canadien, un second de l'Europe, même symptôme.

Quand, je vous dis d’arrêter de taper sur les jeunes, et ça ne va pas être rose pour eux pour la prochaine décennie, évidement dû à nos égarements depuis 25 ans, que certains ont tendance à oublier en appliquant une morale sélective.

Le chômage chez les jeunes canadiens est actuellement 14 %, loin derrière l’Europe, mais combien d’entre eux ne cherches plus d’emplois, ou retourne aux études, car ils n’ont pas d’autres alternatives.

Plusieurs facteurs :

Les jeunes sont confrontés à la concurrence:

·         À partir de leurs propres groupes d'âge,

·         Ils sont maintenant face à une concurrence de gens qui viennent de perdre leur emploi pendant la récession et ont 20 ans d'expérience dans le marché du travail.

Les statistiques trompeuses

·         "Nous savons qu'il y a plus de jeunes sont au chômage que les 13,9 pour cent enregistrés, parce que beaucoup de jeunes ne reçoivent pas des prestations d'assurance-chômage ou de bien-être ».

·         Seuls les jeunes qui recueillent assurance-chômage où le bien-être sont enregistrés dans les statistiques de chômage au Canada.

Peu de bons emplois

·         Quand il s'agit d'évaluer la croissance du travail canadien, les chiffres de l'emploi ne sont qu'une partie de ce qui inquiète Benjamin Tal, économiste en chef adjoint chez Marchés mondiaux CIBC.

·         Ce n'est pas seulement la quantité, mais aussi la qualité de l'emploi qui est en baisse au Canada.

·         Un grand nombre des emplois qui sont créés sont de faible qualité, en particulier emplois à temps partiel et des emplois peu rémunérés

Young and jobless in Canada

Everyone is hailing today’s jobs report from Statistics Canada, and rightly so.

But let’s not forget that the nation’s young people have gained no jobs in the past year

But for those between the ages of 15 and 24, employment is about 1 per cent below the levels of a year ago, at just about 2.4 million. Almost 400,000 are without jobs.

Look closer still: Full-time employment among Canada’s youth is down by 2.5 per cent from a year ago, while part-time work is up a shade.

One wonders how much better it will get for the country's young people, given that the over all jobless rate is projected to remain above 7 per cent. Toronto-Dominion Bank, for one, projects average monthly job creation in Canada of 15,000 positions next year.

Looking ahead, the job market will be facing several headwinds," said TD economist Dina Ignjatovic.

"The public sector is dealing with spending constraints which is likely to limit hiring prospects, while the private sector will continue to be faced with a slower growing economy."

Over all, today's report shows strength, a good sign given that the economy stalled in the third quarter of the year.

“While these numbers are choppy, the gain of 59,000 positions, nearly all of which were full time, took the unemployment rate back down two ticks to 7.2 per cent, reversing most of the earlier upswing,” he said in a research note.

Less desirable was that the jobs were all in the service sector, led by wholesale/retail trade and hospitality, two lower paying sectors, although there were good gains for professional services as well.”

The U.S. jobs market also picked up some steam, with an increase of 146,000 jobs, according to the Labor Department today.

As in Canada, the jobless rate dipped, to 7.7 per cent. What's notable there is that it's the lowest rate of unemployment since late 2008, The Globe and Mail's Kevin Carmichael writes.

Extrait de: Young and jobless in Canada Add to ..., Michael Babad, The Globe and Mail, Published Friday, Dec. 07 2012,


Extrait de: Chômage des jeunes : les politiciens en roue libre, h16, Contrepoints, 11/12/2012

Quel bonheur d'avoir la vingtaine de nos jours dans un pays occidental ! Jamais les perspectives d'avenir n'auront été aussi chantantes. Et quand on sait que c'est grâce aux nombreux efforts de notre classe politique, on ne peut que la remercier vigoureusement. D'ailleurs, les politiciens ont décidé de mettre un coup d'accélérateur à leurs interventions. Jeunes d'Europe, bouclez vos ceintures : vous allez avoir droit à un beau voyage !

Comme toutes les belles histoires, cela commence par un constat bien alarmant : au fur et à mesure que les politiques de lutte contre le chômage sont mises en place, le chômage augmente. Et dans ce chômage, c'est celui des jeunes qui semble le plus alarmant puisque ce sont les populations qui, généralement en bonne santé, sont pleines de vigueur pour produire et faire décoller la productivité des pays concernés. En conséquence de quoi, les politiciens se sont fixé comme objectif de venir à bout spécifiquement de ce chômage là : non seulement, ils interviennent dans des politiques de lutte contre le chômage, mais en plus ils ajoutent des dispositifs plus ou moins malins contre le chômage des jeunes.

Et bizarrement, plus les politiciens combattent le chômage des jeunes, plus il explose, comme en témoigne ce joli petit graphique réalisé par Francesco Carbone de Usemlab.com et commenté par ItalianAllegro sur lequel on découvre, pas trop stupéfait tout de même, que le chômage des jeunes a littéralement explosé avec la crise et les habiles politiques de "relance" prônées par les troupes de keynésiens en pleine excitation.

Europeen under 25

On peut, décemment, se poser la question de savoir dans quelle mesure, du reste, ces politiques de relance n'ont pas accru le problème de chômage des jeunes.

En effet, ces politiques se sont traduites, pour faire court,

·         par d'un côté une injection monétaire assez large,

·         et de l'autre un endettement assez massif des institutions publiques.

Inévitablement, la crise, la manipulation monétaire et l'endettement public se traduisent mécaniquement par un resserrement des facilités de crédit pour les entreprises et par une baisse de la consommation des ménages.

·         Pour le Canada, on ajoute, la bulle spéculative canadienne, grâce au crédit facile, les Canadiens sont tellement endettés, qu’ils limitent leurs consommations.

·         Pour le Québec, on ajoute plus de 12 milliards d’impôts et de tarifs additionnels en moins de 3 ans, alors la consommation et l’économie est à plat, tout cela pour maintenir un État obèse.

Du point de vue de l'entrepreneur,

·         Embaucher de nouveaux salariés devient plus délicat puisque chaque nouvelle embauche.

·         Chaque emploi créé représente un pari sur l'avenir.

·         Et lorsqu'il paraît morose, on embauche moins.

·         Et lorsqu'on embauche moins, on prend naturellement moins de risque en se concentrant sur les salariés qui ont le meilleur rapport expérience / coût.

Un salarié âgé dispose d'une bonne expérience mais son ancienneté dans l'entreprise entraîne un salaire important.

Le ratio lui est défavorable. De la même façon, le ratio sera là encore peu favorable aux nouveaux arrivés sur le marché de l'emploi, dont le coût est certes faible, mais l'expérience aussi.

Seule la tranche des 25 - 55 ans permet un compromis acceptable.

Le verrouillage du marché de l'emploi par cette tranche de population est d'autant plus important que, comme je le mentionnais au début de l'article, les politiciens font absolument tout pour protéger le salarié déjà en place : en accroissant législativement le coût d'un licenciement, les politiques de sauvegarde de l'emploi ont, de fait, posé une barrière de plus en plus haute à l'entrée des jeunes sur le marché. La conjonction de cette barrière élevée, de l'accroissement subit de la frilosité des employeurs à embaucher, et de la baisse globale de consommation et du crédit liée à la crise amènent certains pays, les plus exposés, à des taux de chômage des jeunes les plus dramatiques. La Grèce et l'Espagne, talonnés par l'Irlande, le Portugal et l'Italie, sont les exemples qui viennent naturellement à l'esprit. La France, bien sûr, n'arrive pas loin derrière.

Devant ce constat, une fois passés l'effroi et la douloureuse réalisation qu'une facture très salée nous sera adressée (quoi qu'on ait pu faire) par l'entremise de notre (très) cher Trésor, que peut-on faire ?

Laisser le bazar dans les mains des politiciens, pardi ! C'est bien ainsi que le problème trouvera sa solution, retentissante qui plus est. En effet, si certains devinent confusément que le problème est provoqué par une pléthore de branquenouilles politocards, cela ne les empêche pas d'attendre avec ferveur la solution qu'amèneront ces mêmes saltimbanques de l'économie (peut-être pour explorer de nouvelles zones sombres de l'économie alternative).

Oui, il a raison ça fait dur, le niveau d’intellect de nos politiciens remarque s’il arrêterait de coucher avec tous les groupes d’intérêts, peut-être, on pourrait s’en sortir.

On ne sera donc pas étonné de découvrir que se fomente s'imagine actuellement un projet d'interdire purement et simplement le chômage des jeunes, au niveau de l'Union Européenne.

Oui. Vous avez bien lu. C'est le Frankfurter Algemeine Zeitung qui a levé récemment un lièvre. La France, on le sait, a déjà longuement travaillé pour rendre le licenciement fort coûteux. De l'autre, l'Union Européenne travaillerait pour rendre l'embauche obligatoire. Bien sûr, si l'on nettoie l'aspect purement journalistique (et bien raccoleur) du Frankfurter et qu'on va regarder les récentes déclarations du commissaire László Andor au sujet de l'emploi des jeunes, on se rend compte que l'obligation pure et simple, sur une base légale, n'est pas (encore) à l'ordre du jour, de même que ne le sont pas (encore) les sanctions pour les entreprises contrevenantes.

Il n'en reste pas moins que le Commissaire s'est bel et bien fixé comme objectif de s'assurer que le jeune qui quitte le système scolaire se retrouvera, dans les quatre mois et d'une façon ou d'une autre, soit en formation, soit avec un emploi. Et à terme, on sent qu'il n'y aura pas moyen d'y échapper. Pour le moment, on parle donc de mettre en place un programme de "garantie d'emploi" pour la jeunesse, et la seule certitude indestructible de tout cela est, bien évidemment, qu'on va claquer pas mal de nouveaux euros fraîchement imprimés pour financer tout ça.

Le calcul économique (idiot) qui se cache derrière une si belle proposition est le suivant : comme des jeunes au chômage, ça coûte un pont (135 milliards grâce aux calculs diaboliquement précis d'une commission quelconque), autant imposer aux entreprises de trouver à les occuper, ça coûtera certainement moins cher.

Évidemment, soixante-dix années de soviétisme tendent à prouver que le gain est très relatif : les personnes concernées ne sont plus au chômage, mais bizarrement, l'économie ne repart pas plus. Zut et zut. Peut-être faudra-t-il une loi pour interdire les baisses de productivité, de production et de richesses ?

Stupide politiciens

L'enfer, dit-on, est pavé de bonnes intentions. Celui que nous préparent les politiciens, qu'ils soient français ou européens, promet d'être un véritable boulodrome de taille cyclopéenne, amoureusement pavé de dalles monstrueuses choisies pour leur absence totale d'aspérité assurant une glisse sans frottement vers les rôtissoires du collectivisme joyeux.