Retraites dorées … le chiffre est hallucinant

Le document risque de prendre plus de temps à sortir, je suspecte vers mercredi ou jeudi.

Pour la première fois, grâce au nouveau chiffre qui sort dans les médias et à compte goutte,
j’ai pu cumuler le coût des retraites dorées de l’ensemble du secteur public.

1.      Administrations fédérales au Québec

2.      Administrations provinciales

3.      Administration municipale

4.      Administrations des sociétés d’États

5.      Et autres organismes financés par l’État

Ce n’est vraiment pas beau à voir, le chiffre est hallucinant.

Évidemment, aucun n’avait fait l’exercice auparavant pour ne pas effrayer le PEUPLE.

À suivre …

Q.D.

Cahier spécial en cours d’écriture

Je suis en train d’écrire un cahier spécial et comme d’habitude ça prend toujours plus de temps que prévu.

Voici, une partie de l’introduction.

«Les retraites des fonctionnaires vont-elles couler l’État ?

Un regard critique sur l’article de la revue de l’Actualité du mois de février 2012.

Typique d’un article publié par un quotidien traditionnel, on va rarement en profondeur sur la problématique, on oublie certains éléments, ou tout simplement on désinforme pour ne pas offusquer trop de monde.

Je prendrais certains extraits de l'Actualité, je vais ajouter plusieurs extraits d'articles publiés sur mon blogue en 2011, parmi les meilleurs experts du monde et cette fois-ci on va les laisser parler, ils vont être réunis en différents termes, je m'impliquerai avec certains commentaires, s’il y a lieu.

On savait depuis des décennies que ces retraites étaient insolvables, et ce copinage incestueux entre les politiciens et les syndicats, ont tout fait pour cacher la vérité à leur peuple, mais devant l'impasse économique mondiale et les États-Providence qui commencent à frapper le mur, de tels privilèges économiques, sont de plus en plus difficiles à camoufler quand l'argent disponible devient une rareté.»

Q.D.

3000

3000



Québec Droite fête son 3000e carnet

Initialement, je voulais écrire un livre, mais après mûre réflexion, je trouvais cela trop statique,
on l’écrit et on l’oublie.

Alors, j’ai décidé de faire un blogue d’information sur l’économie et la bonne gouvernance.

En fait, si j’avais su !

·        Des milliers d’heures…

·        Plus de 60,000 articles lus …

·        Plus de 1,000,000 de titres parcourus …

Et pourtant, je ne regrette rien.

·        Car il faut informer la population devant les futurs enjeux de la prochaine décennie.

·        Comme, il est indépendant financièrement sans avoir la pression de groupe d’intérêt, il vous donne un regard différent sur l’actualité économique et les acteurs qui s’y rattachent.

Longue vie au blogue de ce monde !

Q.D.

 

P.S . La table des matières est terminée.


Un citoyen inquiet

Oui, M. Mongrain, vous avez raison, plus de 20 ans de dérapage.

Et il n’y aucune solution facile et je serais très embêtés de vous trouvez une.

Je crois que la société a perdu sa moralité sociale sous l’État-Providence et malheureusement on récolte ce qu’on sème.


Extrait de : Un citoyen inquiet, Jean-Luc Mongrain, Le Journal de Montréal, 18 Février 2012

Je regarde la société dans laquelle nous vivons et, honnêtement, sans vouloir être négatif, je suis inquiet. Comment pourrons-nous entreprendre les prochaines années au rythme où vont les choses ? Qui va être capable de payer pour tout ça ?

Un régime de santé sous respirateur artificiel qui ne peut fournir aux besoins grandissants de la population, un système d’éducation qui produit malgré tous les efforts un taux de décrochage incroyable, en plus de créer trop souvent une diplomation de complaisance, sans parler du sous-financement universitaire, des frais de scolarité datant d’une autre époque, d’un réseau de CPE qui n’est pas au juste prix et qui profite davantage à ceux qui pourraient payer plus qu’à ceux qui sont véritablement dans le besoin.

La liste peut facilement s’allonger. Faites l’exercice !

LA DETTE : UN BOULET

Voulez-vous que l’on parle de l’endettement du Québec pour lequel plus de 21 cennes par dollar de nos impôts vont au seul remboursement de la dette, et ce, avant même de financer quelque service collectif que ce soit ?

Que dire du montant d’impôt que l’on prélève chez de moins en moins de gens pour payer l’ensemble des services pour de plus en plus de citoyens ?

Les familles à revenus moyens frôlent de plus en plus la débâcle financière juste en tentant de joindre les deux bouts ! Nos aînés sont souvent laissés à eux-mêmes, au point de se demander si ça vaut la peine de vieillir

Les pertes d’emplois se multiplient, tant en région qu’à Montréal, sans compter depuis quelques années, l’exode de plusieurs sièges sociaux.

Où sont les entreprises d’ici qui produisent de la valeur ajoutée ? L’activité économique repose beaucoup trop sur l’État comme donneur d’ouvrage ; chantiers routiers, infrastructures en tout genre, hôpitaux, subventions, etc.

UNE IMPASSE ?

Je ne suis pas alarmiste, je cherche, j’essaie simplement d’être réaliste. COMMENT ON VA PAYER ÇA ??? Y a-t-il quelqu’un qui peut me le dire ? Sûrement pas un politicien dont l’avenir est bien plus derrière lui qu’en avant !

Je pense aux générations à venir et je ne peux pas croire qu’elles ne pourront pas bénéficier de ce que les générations passées ont essayé de mettre en place.

Je ne veux pas tomber dans le piège facile de blâmer les générations précédentes et de les rendre coupables de la situation actuelle.

Je ne cherche pas les fautifs, je cherche comment nous pourrons honorer nos obligations et conserver nos services. Quossé qu’on doit faire ?

Il n’y a rien de pire pour une société que de penser que l’avenir est bouché et que la collectivité régresse !


 

Ces baby-boomers qui cultivent leur confort sur le dos des plus jeunes

Cet article est valable pour tous les États-Providence.

Et il n’existe aucune autorité politique qui puisse émettre des prétentions sur sa vie, sa liberté et sa propriété honnêtement acquise, parce que le rôle d'un état limité est d'assurer sa liberté à lui contre les prédateurs et leur pillage.

Voilà la philosophie de l'individualisme et du capitalisme qu’il faut faire renaître parmi nos semblables, si nous voulons libérer notre société de l'emprise du tout-état et de son océan de dettes.

L'importance de la bataille des idées

Un tel appel à une bataille des idées politiques et économiques pourrait sembler irréaliste voire inutile vu l'urgence de nos problèmes politiques et budgétaires.

Ceux-ci ont mis la société de liberté au banc des accusés; ils ont falsifié la réalité du capitalisme et de ses résultats spectaculaires comme libérateur de l'homme face à la pauvreté, et ils ont ancré dans l’esprit de trop de monde une conception des créances politiques qui sert la volonté de puissance des paternalistes, et passe nécessairement par le pillage des membres de la société qui sont paisibles et productifs.

Il y a bien une crise budgétaire - le monde occidental atteint les limites de la possibilité de vivre d'argent emprunté, à partir de promesses irréalistes et de principes criminels.

Elle viole le principe de l’équité entre les générations, qui énonce que chaque génération devrait se développer sans pour autant nuire à l’aptitude de la génération suivante à se développer elle-même.


Extrait de : Ces baby-boomers qui cultivent leur confort sur le dos des plus jeunes, Pascal Ordonneau, Les Echos, 19/02/2012

La génération des "Baby-boomers" a-t-elle soigneusement organisé son ascension puis la défense de ses intérêts contre celles qui lui succédaient ? Peu importe, si on convient que les générations qui suivent sont dans une situation inégale, infériorisée par rapport à leurs prédécesseurs. Le livre"Les Génération déshéritées" décrit la situation et propose explications et solutions. Sans concession.

C’est un thème montant que celui de la crise intergénérationnelle où on montre que les « baby-boomers » ont tiré une large couverture à eux laissant, dans le froid et la nuit, les générations suivantes, celles de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Cronos, de retour, dévorerait sa progéniture en toute tranquillité.

Il est utile cet ouvrage que livre Mickaël Mangot car, par quelque bout qu’on le prenne, le sujet est bien là et s’installe dans un débat qui ne concerne pas uniquement, comme on le pense trop souvent, la question du financement des besoins des générations par les ressources des autres, mais des questions de civilisation et de prise de conscience qui tournent autour de ce qu’on nomme "progrès et acquits".

« L’éducation, la productivité des actifs et l’espérance de vie de la population … Sur ces trois critères, il est clair que la situation n’a cessé de s’améliorer de génération en génération ». Ce petit livre fourmille d’informations chiffrées sur le niveau de vie des générations d’après la Seconde Guerre mondiale, insistant sur des données essentielles « Aujourd’hui 40% des jeunes générations ont un niveau d’études supérieures au baccalauréat, contre moins de 20% pour les générations au sortir de la guerre…. Les jeunes d’aujourd’hui devraient vivre plus longtemps. Ils auront plus de temps à leur disposition pour éponger la dette… ».

Les jeunes sont-ils condamnés à vivre moins bien que leurs parents ?

Générations déshéritéesLa situation économique que connaît la jeunesse aujourd'hui en France n'a plus rien de comparable avec celle qu'ont vécue les générations entrées dans la vie active durant les Trente Glorieuses :

·           la dette publique par habitant (27 000 euros) a été multipliée par cinq depuis la fin des années soixante-dix ;

·           le taux de chômage des jeunes (23%) par quatre ;

·           le taux d'effort des jeunes pour se loger (25% du revenu) par deux ;

·           le risque de déclassement social par un et demi.

Ne doit-on voir là qu'une injustice de l'histoire ou, au contraire, le résultat d'un système économique façonné à coup de politiques défavorables aux générations les plus récentes ?

L'explosion de la dette publique suffit pour ne pas exonérer de leur responsabilité les hommes politiques en poste depuis trois décennies. L'observation du patrimoine des baby boomers suggère qu'ils n'auront pas manqué d'en profiter. Les premiers peuvent-ils encore réparer l'injustice qu'ils ont contribué à créer ? Les seconds l'accepteront-ils ?

Pourtant, citant Saint Mathieu, « car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il n’a pas », l’auteur montre que la situation des générations qui ont suivi celle de 1946 s’est fortement dégradée, à ce point que les seniors à la retraite sont, en France les mieux lotis d’Europe et les jeunes de 15 à 24 ans, les moins bien.

« Cette génération (celle des "baby-boomers") a vécu au-dessus de ses moyens pendant sa période d’activité et la dette est là pour le rappeler ». Cette simple remarque conduit à une conclusion en forme de condamnation à l’encontre d’une véritable « spoliation intergénérationnelle….. ».

Exacte, la France a plus de 36 ans de déficits budgétaires, le Québec environ 20 ans,
si on élimine les magouilles comptables.

Il multiplie les chiffres et les courbes qui montrent en détail que «Le bien-être extraordinaire des baby boomers s’est (…) construit sur le dos des plus jeunes, via notamment des politiques qui n’ont pas respecté une nécessaire équité entre les générations ». Parmi les nombreux exemples, celui très sensible aujourd’hui de la dette « souveraine » : rapportée par habitant en terme de salaire moyen net, elle équivalait à deux mois et demi en 1970 et à un an,  aujourd’hui.

En dérive un problème de société : « Aujourd’hui le déclassement scolaire toucherait autour d’un jeune sur quatre (et entre 35 et 40% des titulaires du seul baccalauréat) au niveau du salaire ou au ressenti du salarié. » L’auteur n’hésite pas. Il sait qu’il gratte là où ça fait mal : « Un jeune sur quatre occupe un emploi pour lequel il est surqualifié ». Un développement bien documenté sur la question de l’ascenseur social montre que les générations présentes ne bénéficient plus d’aucun espoir solide de faire mieux que leurs parents.

La société française d’aujourd’hui est-elle prête à affronter ces défis qui ne relèvent pas simplement de l’économie ou du bien-être mais de l’idée qu’une société se fait d’elle-même, de son avenir et de sa position en tant que porteur de valeurs humaines et sociales dans le monde ? Si on suit l’auteur, le personnel politique Français risque d’être un frein dans la reconnaissance de cette situation et, par conséquent, dans les solutions à y apporter. « A l’Assemblée Nationale, le nécessaire dialogue intergénérationnel, se résume à des échanges entre quinquagénaires et sexagénaires. Aujourd’hui la chambre basse française est la plus vieille d’Europe de l’Ouest ». On a presque envie de conclure que « la messe est dite » !!!

Pourtant, il est urgent de travailler à définir des priorités et d’en assurer le financement. La priorité: « générations d’aujourd’hui et de demain » ne peut plus être contestée par personne. En revanche, la répartition des charges est toujours le curseur qui permet de mesurer le courage ou l’illusion politique ! C’est en ce sens que des ouvrages comme celui que Mickaël Mangot donne à lire sont indispensables. Le débat n’en est vraiment qu’à ses débuts. Il faut lui apporter des éclairages, des données et des concepts nouveaux.

Mais, pour qu'il progresse sans ombre ou sans faux-combat, il ne faudra pas que l’idée traditionnelle en France qui consiste à rechercher un bouc émissaire, un responsable (les baby boomers, les banques…) ne vienne pas brouiller les échanges d’idées sur l’état des lieux et sur les politiques à mener. Doit-on aux « baby-boomers »ces mesures que sont la « retraite à soixante ans »? ou «  les 35 heures »?, ou « l’accès général de tous aux Etudes Supérieures »? ou les doit-on simplement à une génération que "trente glorieuses" avaient rendu aveuglément optimiste?  L’ascenseur social ne fonctionnerait plus? A-t-on étudié la façon dont les jeunes issus de la « diversité », ceux des émigrations  espagnoles, portugaises, algériennes puis marocaines se sont insérés dans le marché du travail et dans la société française par comparaison à leurs parents et continuent à le faire?…. Et puis, n’est-il pas dommage que, dans ce livre bien documenté, rien ne soit dit sur le taux d’activité des femmes, sur leur accession massive au marché de l’emploi, sur leur formation etc?

Ce livre ne prétend pas tout dire, définitivement, sur une question complexe, son objectif est proposer des pistes pour la poser la plus utilement possible. C'est qu'il fait avec succès.


 

Comment construire un actionnariat de long terme ?

La prise de pouvoir par les actionnaires accompagne notamment la montée en puissance des fonds de pension et des autres investisseurs institutionnels, qui résulte de la financiarisation croissante du patrimoine des ménages.

Cette épargne financière a progressivement cessé d'être gérée en direct par les personnes physiques pour être confiée à des acteurs spécialisés.

Les dirigeants doivent être désormais réduits au statut de simple mandataire des actionnaires, ou de leurs représentants, au nom du plein exercice du droit de propriété.

Et ceux-ci se sont mis à faire pression sur les dirigeants d'entreprise pour qu'ils privilégient désormais la rémunération de leurs actionnaires.

Et, de fait, on peut se poser la question de savoir si la défense des droits des actionnaires n'a pas surtout été un moyen, pour les dirigeants comme pour les gestionnaires de fonds, de justifier la croissance exponentielle de leurs propres revenus


Comment construire un actionnariat de long terme ?

Le premier Prix de la Relation Actionnaires Les Echos-Investir-Mazars a récemment été attribué à plusieurs sociétés cotées, grosses capitalisations et valeurs moyennes, pour leur capacité à développer et pérenniser des relations durables et soutenues avec leurs actionnaires, qu’ils soient individuels, salariés ou institutionnels.

Avec la crise financière, le court-termisme des marchés a été largement dénoncé, à juste titre. Les cours de bourse sont aujourd’hui déconnectés de la valeur réelle des entreprises, et la durée moyenne de détention des actions est toujours plus courte (inférieure à 6 mois dans le CAC 40).

Henri Lachmann, président du Conseil de Surveillance de Schneider Electric, soulignait il y a quelques semaines dans un article publié dans Les Echos que les actionnaires, qui jouent un rôle-clé dans le développement des entreprises en finançant leur croissance sur le long terme, sont en droit d’attendre un retour sur investissement, une vision stratégique claire, une transparence concernant les comptes de leur entreprise et la rémunération de leurs dirigeants.

Dans un contexte de resserrement du crédit bancaire, de désengagement des actionnaires individuels et des actionnaires salariés (en dépit des incitations sous forme de décote ou d’abondement, le taux de souscription aux augmentations de capital qui leur sont réservées est en forte baisse) convaincre les actionnaires investisseurs devient un enjeu vital pour les entreprises, grands groupes ou PME, contrôlées ou non par un actionnaire majoritaire.

Or sous l’impact de Solvabilité II, les compagnies d’assurances deviennent plus sélectives; les investisseurs français ou étrangers sont plus attentifs, notamment au profil de risque, et intègrent progressivement des critères extra-financiers dans leurs décisions d’investissement, même lorsqu’ils ne sont pas labellisés ISR.

Henri Lachmann juge que si les résultats semestriels sont de vrais rendez-vous avec les actionnaires, ils doivent être placés dans une perspective durable, car ils sont le fruit d’une stratégie mise en place sur plusieurs années. Il insiste sur le fait que les dirigeants d’entreprise doivent être capables de résister à la pression court-termiste des marchés financiers et sur la responsabilité du conseil d’administration dans ce domaine, qui doit soutenir le management dans sa volonté de construire, dans la durée, le développement de leur entreprise, car la performance de celle-ci ne peut pas être uniquement mesurée en termes financiers.

Mais comment construire cette relation de confiance durable entre les entreprises et leurs actionnaires ?

L’AMF, dans le rapport du groupe de travail sur les assemblées générales, qui vient d’être publié, insiste sur l’importance d’un dialogue permanent et constructif sur la stratégie et les risques entre les entreprises cotées et leurs actionnaires,  basé sur une information pertinente et des efforts pédagogiques pour produire des documents compréhensibles.

Les sociétés doivent également démontrer la qualité de leur gouvernance en expliquant clairement dans leur rapport sur le gouvernement d’entreprise les raisons pour lesquelles elles s’écartent des recommandations de leur code de référence et comment leur conseil d’administration joue son rôle dans l’orientation et le contrôle de la mise en œuvre de la stratégie.

Cette évolution des mentalités et des pratiques est également encouragée par la Commission Européenne, dans son Livre Vert, qui souligne de son côté la nécessité pour les investisseurs de s’engager dans ce dialogue en s’intéressant aux performances de long terme, et à être plus actifs sur les questions touchant à la gouvernance d’entreprise.

En amont des assemblées générales 2012, de quoi méditer par les entreprises, y compris celles qui sont contrôlées par un actionnaire familial ou financier, qui tendent parfois à considérer les demandes des actionnaires minoritaires comme négligeables.

Source : Comment construire un actionnariat de long terme ?, Hélène Solignac, Rivoli Consulting, 19 février 2012


 

The Great American Impasse : It’s an unsustainable edifice

Sans être tout à fait d'accord dans l'ensemble de son texte, il a certains aspects que je trouve intéressant.


Extrait : The Great American Impasse, Walter Russell Mead, Via Meadia, February 19, 2012

This is another way of saying that the budget crisis is an aspect of the social crisis brought on by our dysfunctional social model.  Our current ways of organizing and managing our affairs do not work.  The American middle class isn’t making enough money to do all the things we think of as middle class essentials: it cannot afford to educate its kids without saddling them with enormous debts, and it cannot afford the health care it wants without bankrupting the country. It can’t fulfill its dream of owner-occupied housing without setting off bubbles that threaten the whole global economy, it can’t pay for the level of government services it wants without incurring mounting debts, it can’t save enough for the kind of long, secure retirement that it craves.

With the middle class unable to afford what we think a middle class ought to have, and economic changes driving many people out of the middle class mostly in a downward direction, questions about the poor get caught up in the broader political gridlock and confusion.  If we get the relationship of government to the middle class right — and if we figure out a sustainable path for middle class life in this country — the problems of the poor can be addressed reasonably well.  And if we fail to deal with middle class issues, the poor will be squeezed harder as their numbers increase.

There is no single cause for this growing complex of problems.

·         In some cases it’s globalization and the effects of automation and outsourcing on a growing number of jobs.

·         In others it’s the result of learned guilds driving up costs in universities and health care by building and defending poorly designed and low productivity organizations that are meant primarily to serve the interests of key stakeholders.

·         In some cases it’s a combination of excessively costly, overreaching and slow government structures and wave after wave of often well intentioned but also often overlapping, poorly configured and poorly administered regulations that block economic development and growth.

·         In some cases it’s a result of cultural forces—shrinking families, demographic change, mass participation of women at all levels of the labor force—that affect the way society works in complex and sometimes unpredictable ways.

For many liberals, there is plenty of money in America to fix all this and more; the problem is that the wrong people have it. If we tax the rich more, we can afford all the Medicare, all the college educations, all the long retirements we want—not to mention all the food stamps and all the low-income housing loans.  And if the price of college and health care rises some more, we just go back to the old piggy bank and shake a few more billions out of the rich.

My concern is that the costs of living the way we want to live are rising faster than our ability to pay for them. That was true even before the current bout of bad economic times and it will be true even when it is over. It’s an unsustainable edifice; the termites are eating the foundations of our house and the answer isn’t to add another story to this rickety building.

Governor Romney and the rest of the Republican field don’t, I think, have the answers, but neither do the Democrats. That’s America’s problem in 2012—just as it was in 2008, 2004 and 2000. America wants to go forward, but we keep spinning our wheels and over time we are getting a little bad tempered.


Apple est sous forte pression


Extrait de : Apple est sous forte pression, malgré le premier audit externe de ses usines en Chine, Anouch Seydtaghia, Le Temps, 18 février 2012

C’est sur un iPad que 35 000 collaborateurs de Foxconn ont commencé cette semaine à répondre à un questionnaire sur leurs conditions de travail. Réunis par groupes de trente, les employés chinois du sous-traitant d’Apple sont audités durant trois semaines par la Fair Labor Association (FLA). Jamais Apple n’avait autorisé un auditeur externe à venir inspecter ses usines de production de Mac, d’iPhone et d’iPad. La décision annoncée lundi par le fabricant était une première. Mais insuffisante pour éteindre des critiques qui se sont multipliées cette semaine. D’autant que la FLA est accusée de connivence avec la firme dirigée par Tim Cook.

L’affaire des conditions de travail précaires des sous-traitants d’Apple est relancée fin janvier par une série de reportages du New York Times. Dans le détail, le quotidien évoque, chez Foxconn, des horaires de travail à rallonge, la présence d’enfants sur les chaînes d’assemblage, des dortoirs bondés et l’utilisation de produits toxiques. Le lundi 13 février, Apple réplique: la firme annonce qu’elle devient membre de la FLA et qu’elle la mandate pour un audit immédiat de ses sous-traitants. Mardi, Tim Cook prend la parole: oui, Apple prend ces problèmes très au sérieux, il y a une tolérance zéro pour le travail des enfants, et le code de conduite de la société interdit des semaines de plus de 60 heures de travail. Le directeur d’Apple défend son audit 2012 publié en janvier, arguant que, sur plus d’un demi-million de personnes travaillant pour Apple, les règles étaient respectées dans 84% des cas. Détaillé, le rapport fait tout de même par exemple état de tests de grossesse imposés à des employées dans 24 usines.

Mercredi, les inspecteurs de la FLA arrivent à Shenzen. Immédiatement leur président, Auret van Heerden, parle aux médias. Il évoque des «usines de première classe», des «conditions nettement au-dessus de la moyenne». «Les problèmes ne sont pas l’intensité, le burn-out ou la pression que vous avez dans une usine d’habits. Il s’agit plutôt de monotonie, d’ennui ou peut-être d’aliénation.»

Des propos qui font bondir Scott Nova, directeur de Workers Rights Consortium: «Je suis stupéfait que la FLA donne son blanc-seing à l’une des usines violant le plus de droits, basé, apparemment, sur une visite guidée réalisée par le propriétaire», dit-il au New York Times.

Autre souci: des représentants de Nike et Adidas siègent au sein du conseil de la FLA. «Même si la FLA est souvent trop proche des entreprises, c’est tout de même un progrès qu’elle ait été mandatée par Apple, car cette dernière a été très critiquée pour son opacité et sa culture du secret. De plus, des universitaires œuvrent au sein de la FLA», relève Chantal Peyer, responsable de la campagne «High tech – No Rights» de Pain pour le prochain et Action de Carême. Et de poursuivre: «Mais, en parallèle, Apple fait de grands effets d’annonce alors qu’ils ne sont pas toujours pionniers, HP formant par exemple depuis 2009 des employés chinois à leurs droits.» Chantal Peyer insiste sur un autre point: «Il faut qu’Apple baisse la pression sur ses sous-traitants lors de ses appels, sachant que, pour un téléphone à 500 dollars, la main-d’œuvre lui coûte moins de 10 dollars. Entre satisfaire ses clients et respecter les droits des travailleurs, Foxconn fait vite son choix.»

Les résultats de l’audit de la FLA seront disponibles pour mars. En attendant, vendredi, Foxconn a annoncé une nouvelle hausse générale des salaires de 16 à 25%, la troisième depuis 2010. Le salaire d’un employé junior de Shenzhen passe ainsi à 1800 yuans (290 dollars) par mois. Il y a trois ans, le montant était de 900 yuans.

Apple, utilise les gens comme du simple bétail humain, comme l’ensemble des multinationales en Chine, 10$ de main d’œuvre pour faire un IPAD.

Ne soyez pas naïfs, ce n'est pas pour avoir un téléphone moins cher, c'est juste pour satisfaire une marge de profit net de 30 à 40 % aux actionnaires d'Apple, le 1% est drôlement heureux et les petits vieux avec leurs rentes.

Quand, il y a moins de 10 ans, on se contentait très bien d’une marge de 5 à 10 % de profit, mais depuis la mondialisation débridée le bétail humain est drôlement plus rentable, ce qui a permis de tripler les bénéfices.

Pour les pays occidentaux, vous êtres malheureusement 5 à 10 fois trop chères, selon, si vous êtres un professionnel ou un simple ouvrier, on se verra dans 50 ans, quand vous allez devenir raisonnable.

Évidemment !, ce genre de commentaire ne se retrouvera jamais dans nos médias traditionnels.


 

Alcan un simple squelette de lui-même

Pauvre Alcan elle se fait drôlement malmenée, elle est vendue à la pièce, car ça s’insère mal dans le modèle d’affaire de Rio-Tinto.

En fait Rio-Tinto c’est un gros extracteur de fer, rien de compliquer, on creuse et on exporte et avec une marge bénéficiaire d’au moins 30 à 40%, car ils ont un quasi-oligopole avec BHP.

Évidemment, nous n'avions pas un ministre Brad Wall comme la Saskatchewan, le ministre est devenue un héros populaire en se mettant en travers du chemin le gouvernement Harper et des élites économiques ontariennes pour empêcher la vente de la société Potash Corps à des intérêts australiens, et, il a gagné sa bataille, pour protéger les intérêts de sa province et de son peuple.

Tandis que, Charest était tellement empêtré avec ces scandales de la construction et les financements douteux de son parti, qu’il n’a même pas levé le petit doigt pour empêcher la transaction.

Oui, bravo, pour la mondialisation, car M. Tom Albanese avait eu tellement de pression de ces actionnaires pour qu’ils achètent quelques choses ou sans cela qu’il distribue ces dizaines de milliards de profit en dividende, pourquoi pas Alcan !

On voit, le beau résultat, un Alcan qui était un fleuron du Canada, est devenu un simple squelette de lui-même.

Petit conseil aux gens d'Alma, ne soyez pas trop intransigeant, ça ne prendrait pas grands choses pour trouver n’importe quelle une excuse pour fermer l’usine, un conseil avisé.


Extrait de : Rio Tinto regrette encore l'achat d'Alcan, Hélène Baril, La Presse, 17 février 2012

Quatre ans après avoir acheté Alcan, Rio Tinto a encore des raisons de regretter d'avoir payé très cher pour se faire une place dans le secteur de l'aluminium.

Rio Tinto Alcan a fini la dernière moitié de l'exercice 2011 avec un petit profit d'exploitation de 63 millions US. Pour l'exercice complet, la division aluminium affiche un profit de 442 millions US, en baisse de 28% par rapport à l'exercice précédent.

Cette performance se compare à des profits de 12,8 milliards US de la division du fer, en hausse de 26%.

Une radiation de 8,9 milliards US inscrite à la fin de 2011 sur la valeur d'Alcan a fait plonger Rio Tinto dans le rouge pour la dernière moitié de l'exercice et forcé le président et chef de la direction, Tom Albanese, et le responsable des finances, Guy Elliott, à renoncer à leurs primes annuelles.

C'est la deuxième fois que Rio Tinto doit radier la valeur d'Alcan, si bien que l'entreprise achetée pour 38 milliards ne vaut plus aujourd'hui que la moitié de cette somme dans ses livres.

Une telle dévaluation pourrait ressusciter l'intérêt de la concurrence pour ce qui reste d'Alcan au sein de Rio Tinto, estime Yvan Allaire, président du conseil de l'Institut pour la gouvernance des organisations publiques et privées et professeur de stratégie.

Alcoa, notamment, dont la première offre d'achat pour Alcan avait conduit à la surenchère de Rio Tinto, pourrait tenter une autre approche auprès de Rio Tinto.

Encore faut-il que le géant minier regrette assez cette acquisition pour vouloir la revendre si rapidement. «Ils regrettent surtout le prix qu'ils ont payé», estime Yvan Allaire.

Toujours dans les plans

Selon lui, Rio Tinto s'est remis à investir dans sa division aluminium, notamment dans l'expansion de l'usine de Kitimat en Colombie-Britannique, ce qui indique qu'elle s'y intéresse toujours.

Aussi, l'aluminium étant un produit moins cyclique que les métaux de base, l'acquisition d'Alcan apporte une certaine diversification à Rio Tinto, estime-t-il.

En même temps, Rio Tinto a pris les grands moyens pour augmenter la rentabilité de Rio Tinto Alcan. Elle a commencé par se départir de toutes les activités d'emballage et de fabrication pour se concentrer uniquement sur la production de bauxite, d'alumine et de métal primaire.

Rio Tinto a aussi annoncé son intention de vendre ou fermer toutes les usines du secteur de l'aluminium dont la rentabilité lui paraît insuffisante. Au total, 13 mines, raffineries et alumineries ont été sorties du bilan de Rio Tinto en attendant de connaître leur sort.

Le géant minier s'est également donné comme objectif de doubler la marge bénéficiaire brute de sa division aluminium, pour la porter à 40%. Yvan Allaire estime que c'est ambitieux, mais possible. La performance d'Alcan, avant d'être avalée par Rio Tinto, était de cet ordre-là, selon lui.

Une perte pour le Québec

Rio Tinto a de bonnes raisons de regretter l'acquisition d'Alcan, le Québec aussi. Ce qui reste d'Alcan n'a plus rien à voir avec ce que l'entreprise était avant son acquisition. Le professeur Allaire estime que le Québec a perdu au change, notamment un siège social important et les activités qui gravitent autour.

La division aluminium de Rio Tinto est aussi en concurrence avec les autres activités beaucoup plus rentables de Rio Tinto, dans le fer et le cuivre surtout, pour obtenir du capital de développement. «Tous les projets qui auront pour effet de réduire les coûts obtiendront l'intérêt du siège social», prévoit-il.

Pour le reste, c'est moins sûr.


 

Compétitivité canadienne un cauchemar provenant des États-Unis

Est-ce que vous souvenez du carnet, où j’avais mentionné que nous avions un sérieux problème de compétitivité avec les États-Unis.

Ils ont plus de 100 millions de personnes qui sont prêtes à travailler à rabais, juste le salaire manufacturier a baissé de moitié en moins de 6 ans pour les salaires de base, ils ont le choix de travailler à 14 $ ou être sur les ‘Foods Stamps’

Cela ne prend pas un doctorat en économie pour constater dans quelle merde que l'on est rendu, un entrepreneur voit cela en 10 minutes, comment tu peux compétitionner avec une main-d'œuvre qui te coûte presque moitié moins chère, et le savoir ?  il n'en manque pas, ils ont plus de 101,000 ingénieurs en chômage.

On n'a même pas besoin de la Chine, les Américains vont devenir notre pire cauchemar, c'est la futur Chine de l'Amérique du Nord, le seul problème, on est le seul autre pays dans cette Amérique du Nord.

Il semble qu'il y ait des gens qui se réveillent au Canada, par contre, nos politiciens arrêter de faire de la politicaillerie et attaquer les vrais problèmes de fond, car ce ne sera pas rose, on le constate en Ontario, ils ont de sérieux problèmes, imaginez-nous !

En plus, les Américains n'arrêtent pas d'imprimer de l'argent, alors les subventions drôlement faciles quand c'est payer avec l'argent de Monopoly.

Ne vous demandez pas pourquoi Bell Hélicoptère a décidé de construire une nouvelle usine à Amarillo pour son nouvel appareil commercial «Relentless»,  où jusqu'à récemment, Bell Helicopter faisait assembler tous ses hélicoptères commerciaux à Mirabel.

Alors, M. Charest au lieu de dépenser des milliards que nous n’avons pas pour le Plan Nord, pourquoi ne pas commencer avec le Plan Sud pour restaurer un minimum de compétitivité avec nos entreprises existantes.

Oui, le Canada un vrai ‘Grilled Cheese’


Extrait de : FP Letters: U.S. dollar debases Caterpillar jobs, Financial Post Staff  Feb 17, 2012

Re: Labour loses its advantage, Terence Corcoran, Feb. 8

Bill Murnighan, research director of CAW-Canada, wrote a very odd response to this piece.

Mr. Murnighan correctly wrote that the “assembly and powertrain” of a vehicle does not amount to “60% of the final transaction price of new vehicles.” He then concluded that in “the most exaggerated calculations of benefits and other labour costs would see that amount climb to the range of $1,500 per vehicle, or 4% of the $35,000 average cost of a new vehicle in Canada.”

For some bizarre reason he chose to first disingenuously imply that in total, the labour content of assembling an auto did not exceed this artificial $1,500 limit. He then contradicted his own statement by writing that “of course, labour is ultimately central to everything in auto making: parts purchased, steel, other raw materials, the salaries of engineers and managers, even the labour of the utility workers that keep the factory lights on and provide running water.”

While the labour portion of the manufacturing cost of a car may be 7%, the labour portion of all the parts and other elements that go into the manufacturing process — almost all at CAW-negotiated wages — makes labour a major cost factor. Mr. Corcoran was quite right. The assembly of a vehicle is essentially done with finished parts. All of these finished parts have embedded within them the very relevant costs of many, many labour activities that occur a long time before vehicle assembly ever begins.

As long as we in Canada continue to ignore the brutal truth in Mr. Corcoran’s underlying message, so will we have more tragedies like the job losses at Caterpillar. Ross Perot’s 1991 giant sucking sound is no longer taking U.S. jobs south to Mexico, but is displacing jobs south from Canada to the United States.

As long as we in Canada ignore the currency war waged by the U.S. central bank, fought on a computer screen with a few keystrokes, so will our job losses mount on this side of the border.

Currency debasement, via quantitative easing, is attractive, even if ultimately harmful to the practising nation.

When will our Canadian central bankers wake up to this competitive threat?

Hans Viirlaid, Toronto


Le Québec recevra 1.1 milliard de moins en péréquation

·         En 2012-2013, le Québec recevra 1.1 milliard de moins en péréquation, c’est le début de la fin.

·         En 2014, intense renégociation de la péréquation et comme l’enveloppe est fermée et l’Ontario depuis des années considère qu’elle est injuste, elle veut une plus grosse part du gâteau.

·         De plus, le Québec est sérieusement critiqué comment la péréquation a été utilisée au cours des dernières décennies, elle n’a presque plus aucun support provenant du ROC.

·         Attendez-vous d'avoir de sérieuses modifications dans la formule de la péréquation pour satisfaire les nouvelles aspirations du ROC !

Péréquation - Québec


Les doléances :

Avec le vieillissement et surtout avec le déclin du poids démographique du Québec, les provinces riches du Canada, soit l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique, sont de plus en plus opposés à l'idée d'avoir à financer l'interventionnisme québécois.

1.      Programmes trop généreux

Autrement dit, le gouvernement du Québec réclame qu'Ottawa augmente davantage ses transferts alors que lui-même ne prend pas ses responsabilités, c'est-à-dire qu'il ne prend les moyens ni pour augmenter ses revenus ni pour contraindre la croissance de ses dépenses.

Malgré une capacité fiscale plus faible que des provinces comme l'Ontario et l'Alberta, le Québec offre à ses citoyens des services publics qui ne sont pas «sensiblement comparables» à ceux offerts par les autres provinces, mais beaucoup plus étendus.

Ainsi, lorsque le gouvernement du Québec demande au fédéral d'augmenter ses transferts, il demande aux autres Canadiens de subventionner les généreux programmes qu'il offre à ses citoyens et dont eux-mêmes ne bénéficient pas (1).

2.      Ne règle pas les problèmes économiques

L’argent ainsi distribué ne sert pas à améliorer la productivité et la compétivité, mais  sert plutôt au politicien de gagner des votes sur des programmes sociaux que la province n’a pas les moyens.

Péréquation, en fait, s’est révélée avoir été une malédiction plutôt qu'une bénédiction, car elle a réduit la pression économique sur les régions les plus pauvres à s'adapter à la réalité de leur situation.

Le message est assez simple, sans ces transferts massifs du gouvernement fédéral, nous aurions déjà fermé la plupart de l'écart entre les provinces prospères au Canada et ceux qui jouent de rattrapage économique. Nous avons toujours les transferts, et nous avons encore l'écart. Si les subventions de péréquation sont importantes comme la solution à nos problèmes de disparité régionale, ces problèmes auraient été résolus depuis longtemps.

Leur problème fondamental est que leurs économies ne sont tout simplement pas suffisamment productives pour soutenir le niveau de vie à laquelle ils pensent qu'ils ont droit, (2).

3.      La crise économique, elle est de plus en plus contestée

Devant la crise économique mondiale et quand toutes les provinces sont toutes à peu près en déficit, ils ne font qu'exacerber les inégalités du programme de péréquation.

Ce comportement irresponsable devient de plus en plus difficile à soutenir politiquement dans une période économique ou à toute fin, le principal pourvoyeur est l’Alberta.

D'autres sont plus radicales, simplement, l’abolitionelle n’a plus sa raison d’être, sinon une sérieuse modification de la formule pour déterminer un montant plus réaliste, surtout quand une province se dote de programme social-démocrate supérieur aux provinces qui les subventionnent.

4.      La pression de l’Ontario

Même si l'Ontario reçoit maintenant des paiements de transfert, un nouveau rapport affirme que la province reçoit toujours un traitement injuste de la péréquation ...

Le programme de péréquation est censé assurer à peu près des services comparables entre les provinces à travers le pays, mais le paiement 2012-13 est considéré inadéquat pour la province. Selon un rapport publié en Février par la Chambre de Commerce de l'Ontario, comparativement aux autres provinces, l'Ontario possède parmi les plus haut taux de frais de scolarité post-secondaires, moins infirmières autorisées par habitant et une diminution de l'accès aux lits de soins résidentiels pour personnes âgées. Dans le rapport, Dollars and Sense: Un cas pour la modernisation des accords de transfert du Canada, la ligne de fond est clair:

L'Ontario souffre d'un système inefficace de redistribution des richesses qui menace le bien-être de l'ensemble du pays.

5.      Mobilité de la main d’œuvre (voter avec leurs pieds)

Un autre problème est que le programme de transfert conduit à l'immobilité du travail , encourager les gens à rester là où les emplois ne sont pas . La mobilité du travail devient un enjeu majeur pour les entreprises du Canada si on veut sortir de la récession, explique Brian Lee Crowley, directeur général de l'Institut Macdonald-Laurier.

Certaines provinces, comme l'Alberta, sont mis à éprouver de graves pénuries de main-d'œuvre dans un avenir proche, tandis que le chômage reste élevé dans les autres provinces.

"C'est totalement mystérieux pour moi pourquoi nous devrions voulons continuer à payer les gens à rester sur place dans des endroits avec peu de perspectives économiques quand, ailleurs dans le pays, il existe des possibilités qui vont vacant," dit Crowley.

6.      Mauvaise productivité canadienne

Les subventions régionales sont une principale cause de la mauvaise productivité Canadienne.

Dans cette perspective, les origines du problème de la productivité canadienne peuvent être facilement expliquées. Une des causes principales est la pratique fédérale de punir activement la productivité et  de récompenser l'inefficacité sur une grande échelle grâce à des subventions régionales. Le problème est autant la permanente la nature des subventions régionales au Canada que leur montant absolu dans une période donnée.

Le résultat est que, pour les 50 dernières années, le gouvernement fédéral s'est engagé dans des transferts massifs de compétences à forte productivité (actuellement entre 40 $ milliards de dollars et 50 milliards par an) à des juridictions avec une baisse de productivité, où l'Ontario, la Colombie-Britannique et l'Alberta sont les principales provinces qui ont servis au financement.