M. les gens de la Droite et de la Gauche, vous avez tous deux raisons

Après on se demande pourquoi la droite perd toute crédibilité face à la gauche.

Quand, on constate de tels égarements de la droite, il est extrêmement difficile de faire la morale sur les égarements excessifs de la gauche.

De la droite :

·         États-Providence ont se dirigent vers une faillite,

·         retraite dorée,

·         sécurité d’emploi, permanence, ancienneté engendre un manque d’imputabilité et d’efficacité

·         Tout le tra la la, qui rend un État obèse et un puits économiquement sans fonds.

De la gauche :

·         On dit évasion fiscale,

·         mondialisation débridée,

·         profits faramineux des banques,

·         influence désastreuse du monde financier sur le monde politique…

Alors, tous deux se plaisent à énumérer arguments et contre arguments, un éternel discours de chat et chien, qui font mutuellement la sourde oreille.

Oui, M. les gens de la Droite et de la Gauche, vous avez tous deux raisons, de part et d’autre, il y a eu excès.

Est-il possible de trouver un consensus pour faire un monde meilleur ?

Islande va très bien et ce n’est pas grâce au FMI

Charles Gave est un excellent économiste et financier, vous savez, ils ne sont pas tous pourris, donc, une excellente lecture.


Extrait de : L’Islande va très bien, merci…mais en avez-vous entendu parler?, Charles Gave, Institut des libertés, 26 Novembre 2012

Plaignons les pauvres hommes politiques Européens.

Pas de fin de semaine ou ils ne se retrouvent à Bruxelles pour mettre la dernière main au énième plan de sauvetage de la Grèce qui a besoin de 30 ou 40 milliards d’Euro de plus, pas de jour ou la presse économique ne publie l’écart des taux entre l’Allemagne ou l’Espagne et ou nous n’apprenions que le chômage fait un nouveau plus haut en France.

Aujourd’hui, et grâce à cette machine à détruire l’Europe qu’est l’Euro,

·         nous avons cinq pays Européens qui n’ont plus accès aux marchés financiers

·         des dettes étatiques qui continuent à exploser trois ans après le début de la crise,

·         un taux de chômage dans l’Europe du Sud qui frôle les 25 %,

·         un taux de chômage des jeunes  de 25 ans qui dépasse les 50 %,

·         des PNB en chute libre,

·         l’émergence d’un parti ouvertement raciste en Grèce,

·         des tendances à la sécession de certaines provinces en Espagne  (Catalogne, Pays Basque) ou en Italie…

Devant ce désastre inimaginable, qui ne cesse de s’aggraver et qu’ils ne peuvent plus nier, les réactions de nos hommes politiques Européens ne bougent pas d’un iota.

Démanteler l’Euro et retourner aux monnaies nationales serait un désastre encore plus grand, (vous disent ceux qui ont créé l’Euro contre toute logique économique. Ils se sont trompés sur TOUT depuis vingt ans. Pourquoi donc les croire sur ce coup la?). J’en doute très fortement.  Apres tout, je n’ai pas d’exemple dans l’histoire d’un monstre technocratique mis à mort sans que cela ne se traduise par une envolée de la croissance économique et des marchés financiers, le capital pouvant circuler  à nouveau en fonction de la rentabilité marginale de ce même capital, mais soit…

A mon humble avis , il vaut mieux la fin de l’horreur
qu’une horreur sans fin (proverbe allemand)

La solution de laisser faire le marché pour retourner à  l’équilibre ne marche pas comme chacun le sait. La seule chose qui fonctionne, c’est un marché « dirigé et encadré » par des gens compétents et altruistes, c’est a dire eux, et pour cela , il est bien normal qu’ils disposent de privilèges et de pouvoirs exorbitants et surtout qu’ils ne soient pas soumis aux foucades d’un électorat qui ne comprend rien à rien.

Et c’est la qu’il faut introduire l’Islande

Pendant que la Grèce faisait faillite dans le Sud, à peu prés au même moment, l’Islande plongeait dans le Nord

Et je ne sais pas si le lecteur a remarqué , mais personne, absolument personne, ne parle de l’Islande, et pour cause: elle va très bien!

Et elle va très bien parce que le pays a fait face a ses problèmes de façon démocratique et en ayant recours aux marchés plutôt qu’a des technocrates…

Qu’ont fait les Islandais pour s’en sortir?

C’est tout simple, ils ont fait ce qu’avaient fait avant eux la Suède en 1992, la Corée en 1998 et bien d’autres avant et après eux…

Revenons sur l’année 2008-2009 en Islande.

Une croissance bancaire débridée a amené le pays à la faillite. Les banques Islandaises ayant emprunté de façon déraisonnable aux banques de certains autres pays (Allemagne, Grande Bretagne) pour financer une expansion totalement folle se retrouvent dans une situation désespérée lorsque les banques étrangères exigent le remboursement des prêts.

Les autorités élues prennent le conseil du FMI et commencent  à mettre au point un programme d’ajustement qui forcerait les Islandais  à reconnaitre ces dettes et donc les maintiendrait en esclavage pour 15 ans, selon la formule habituelle du FMI qui refuse toujours de reconnaitre la responsabilité du préteur dans une faillite financière.

La seule solution pour le FMI en effet est toujours de faire baisser le niveau de vie des populations locales en augmentant les impôts et en privilégiant le créancier extérieur par rapport au créancier intérieur, ce qui rend le remboursement de la dette impossible.

Ce plan, bien entendu me marche jamais, comme on le voit partout en Europe aujourd’hui, mais le fait qu’un plan ne marche pas n’a jamais empêché des fonctionnaires de le proposer  à nouveau puisque le fait qu’il échoue leur garantit un emploi pour de nombreuses années ensuite. Apres tout, vivre  dans un hôtel de luxe à Athènes depuis trois ans est plutôt plus agréable que de se morfondre dans une banlieue de Washington.

Et la, quelque chose se passe en Islande après que le Président de la République ait accepté de passer sous les fourches caudines du FMI: la population se révolte, une immense manifestation a lieu qui exige un referendum. Le Président cède, le referendum a lieu et la population refuse massivement de devenir esclaves pour sauver des banquiers Allemands ou Anglais qui ont commis imprudence sur imprudence.

Du coup, les mesures suivantes sont prises

·         Le Parlement est dissous est de nouvelles élections ont lieu

·         Les banques sont nationalisées et les comptes des déposants locaux garantis à 100%, en monnaie locale

·         Les prêts internationaux et les déposants en dehors de l’Islande ne bénéficient d’aucune protection

·         Un contrôle sur les mouvements de capitaux est institué

·         Une reforme constitutionnelle est engagée pour que plus jamais dans le futur le système financier ne puisse prendre le contrôle du système politique.

C’est là sans doute le point le plus important: les citoyens du pays ont parfaitement identifié que  l’origine de la crise se trouvait dans la prise de contrôle du politique par la banque, comme au Japon en 1992 et ils ont aussi très bien compris que le système politique préférait les mettre en esclavage plutôt que de faire de la peine a leurs maitres. On aimerait que la même chose se passe en Europe, mais quand Papandreou a proposé un referendum pour la Grèce , il a été promptement débarqué pour être remplacé par un Kissling de service. Au moins en Europe, on sait pour qui le système politique roule…

Du fait de ce refus fort démocratique de payer pour les erreurs des autres, l’Islande fut mise à l’index de la communauté financière internationale, qui n’est ni une communauté, ni financière ni internationale puisque l’on parle d’abord d’un cartel,  de banque et non de finance,  représentant des  sociétés Européennes et Américaines et non une entité internationale.

Les prêts en faveur de l’Islande s’arrêtèrent  donc net.

Comme l’Islande était en déficit extérieur, la monnaie Islandaise s’écroula, tandis que l’inflation passait à 18 %, le chômage  de 4 % a 9 %, le PNB baissant fortement, les taux longs passant à 14 %….

Et tout le monde de ricaner dans les instances internationales, en se félicitant « in petto » de la bonne leçon qui était en train d’être donnée à ces pécheurs incultes, leçon qui allait être bien utile pour amener les autres pays réfractaires à de bons sentiments…

Ou en sommes nous trois ans après?

La balance commerciale est passée d’un déficit a un fort excédent, (l’Islande n’a donc plus besoin de prêts de la communauté financière internationale, au contraire de la Grèce ou de l’Espagne),

·         l’inflation est aux alentours de 4%, 

·         le chômage est retombé à moins de 5 % ,

·         les taux d’intérêts longs sont à  7 % et

·         le PNB est sur une pente moyenne de croissance de 2. 5 % par an. …

Dans sa grande bonté, l’Islande a même décidé qu’elle allait repayer tout ou partie des dettes aux banques allemandes et anglaises et d’après le FMI, le contrôle des changes devrait être supprimé d’ici 2015.. (voila qui a du avoir du mal a passer pour ces ignoramus économiques)

Bref, un succès total!

Comme a chaque fois quand l’on demande son avis au peuple plutôt qu’au FMI…

Et la leçon est simple:

Quand un pays a un problème de surendettement, la seule solution est de recréer les conditions de la croissance,

·         en laissant le taux de change trouver son niveau d’équilibre,

·         en mettant en faillite les banques tout en les nationalisant

·         et en garantissant les dépôts locaux,

·         en laissant les marchés du crédit trouver leur équilibre sans intervenir et

·         en ne se sentant aucune responsabilité envers des préteurs étrangers qui auraient soutenu la bulle du crédit au delà de toute raison  …

Une fois le bilan nettoyé, les reformes de structure peuvent alors commencer et l’on peut s’attacher à renvoyer les banquiers des instances politiques et monétaires qu’ils ont accaparée pour qu’ils retournent dans leurs agences de quartier d’ou ils n’auraient jamais du sortir.

Et tout cela doit se faire de façon démocratique, en demandant son avis au peuple par referendum ou au travers de nouvelles élections, à chaque étape.

A mon avis, il est temps, grand temps que les autorités politiques Européennes demandent toutes affaires cessantes une consultation aux élites Islandaises pour apprendre comment se sortir du trou dans lequel elles ont collé le vieux continent.

Je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me dit que la probabilité d’une telle demande est faible, très faible et que les élites Européennes préféreront continuer  à crucifier leurs peuples sur la croix de l’Euro plutôt que de reconnaitre leurs erreurs et bien entendu ,refuseront de demander leur avis aux peuples de façon démocratique.

Mais ce qui m’étonne le plus , c’est le silence radio TOTAL de la presse sur ce qui s’est passé en Islande et l’absence de comparaison entre l’Islande et la Grèce.

Si les peuples savaient qu’il existe une solution à leurs malheurs, peut être exigeraient ils que des actions soient prises en ce sens?

Est ce pour cela que l’on n’entend JAMAIS parler de l’Islande?

Et la Presse a t’elle reçu des ordres?

Mais de qui


 

 

Canadian Home Prices Will Plunge 25% From Here

Commentaires à l’intérieur.


Extrait : ANALYST: Canadian Home Prices Will Plunge 25% From Here, Business Insider, Mamta Badkar, Oct. 26, 2012

Canada's sub-prime mortgage industry is said to be growing and there are supposed to be $500 billion in high-risk mortgages in the Canadian housing market.

But some like Robert Shiller have argued that if Canada's bubble were to burst, Canada's experience would be very different from the U.S. because banks aren't as burdened by sub-prime loans and because the mortgages are insured by the Canadian Mortgage Housing Corp. (CMHC).

Que la réponse est facile, c’est juste le peuple qui va écoper, on n’aura même pas besoin de secourir, Fannie Mae, NOUS SOMMES FANNIE MAE, belle réponse stupide, après on se demande pourquoi on est dans merde avec de tels raisonnements.

Pourquoi, pensez-vous que Flaherty veuille vendre la SCHL, il commence sérieusement
à
sentir la soupe chaude !

A new report by Capital Economics however says Canada is "not immune to potential sub-prime problems".

While they argue that there isn't a sharp distinction between prime and sub-prime lending and that non-prime mortgages account for 20 percent of total residential, unlike the 50 percent touted by many, they do think there is too much optimism about Canada's housing market:

"In Canada's case, the evidence also points to errors of optimism. The run-up in household debt-to-GDP (adjusted for methodology differences) looks very similar to what occurred in the US.

This suggests that Canadian households might be equally vulnerable to a housing correction. The Bank of Canada recently commented that the revised Canadian debt figures 'imply a more vulnerable household sector than previously thought'. We couldn't agree more."

Household debt to GDP

Moreover, they think the construction boom is going to end soon and the share decline in existing and new home sales suggest that a housing correction has already begun.

On le constate indirectement examiner les ventes de Rona,
les gens commencent à devenir prudent.

Recul des profits de Rona

Rona (TSX:RON) vient de connaître un autre trimestre difficile : les ventes du détaillant québécois ont encore baissé et son plan de redressement, dévoilé plus tôt cette année, prend plus de temps que prévu à mettre en oeuvre.

Au troisième trimestre, qui a pris fin le 23 septembre, la chaîne de quincailleries québécoise a enregistré des profits nets de 5,1 millions de dollars (4 ¢ par action), en chute libre de 89,3 % par rapport aux 47,8 millions (36 ¢ par action) dégagés pendant la même période de 2011.

« Ce fut un trimestre difficile dans un contexte difficile », a commenté le grand patron de Rona, Robert Dutton, au cours d'une téléconférence avec les analystes.

« Après une embellie observée de février à juin, les conditions de marché du trimestre ont reflété un retour à la prudence du consommateur, voire à la réticence à l'achat », a précisé Rona dans un communiqué.

Compte tenu du contexte difficile, Rona renégocie certains contrats avec ses fournisseurs dans l'espoir d'obtenir de meilleurs prix et demande à ses directeurs de magasins de gérer étroitement le nombre d'heures de travail de leurs employés à temps partiel. (Réf : 1)

 

They project house prices will correct 25 percent and point out that "…pessimism is unfortunately what happens at the end of housing bubbles."

Bottom line - "We see similar errors of investor optimism in Canada which is corroborated by evidence of excessive household credit growth and over-building. These housing excesses, especially condos, will eventually swarm the existing housing market, where falling sales and rising new listings have already begun to cast doubt over the rose-coloured consensus outlook."

However, top economists including Robert Shiller and David Rosenberg are increasingly sounding alarms that the Canadian housing market is the next bubble and it's about to burst.

Canadian home prices are up nearly 100 percent since 2000, according to Euro Pacific Capital. And there are other characteristics that do bear some striking resemblance to America's housing boom-bust story. Moreover, this comes at a time when the nation's economic outlook has become uncertain.

Canadian existing Home


 

Mark Carney’s not impressive at all

Pauvre Anglais, vous pensez que Mark Carney’s est votre sauveur, détrompez-vous?

Ce n’est qu’ex-employé de Goldman’s Sack qui pense que le monde entier doit être géré par une finance mondiale.

C’est  loin d’être impressionnant, au départ le Canada était déjà en bonne position économique par rapport aux États-Unis en 2007, car les règles bancaires étaient nettement plus sévères.

Donc, quand, il est arrivé en fonction, le travail était déjà fait.

Donc, aucun, mérite, et vous dîtes, oui, mais le Canada a passé en travers?

Oui, mais à quel prix?

Comme tout bon gouverneur d’une banque centrale, il a favorisé de baisser les taux d’intérêt à
1 %, mais c’est une économie par endettement, c’est une fausse économie, car tu t’endettes jusqu’au point que la balloune risque de péter.

Par contre, endettement, veux dire BEAUCOUP BEAUCOUP D’ARGENT pour les banques, surtout pour les banques canadiennes qui sont les plus rentables au monde, normales ils jouissent d’un oligopole au départ, ce qui est unique au monde.

De plus, ils ont accordé plus de 600 milliards de prêts immobiliers les plus insolvables sans prendre aucun risque, beau stratagème, car c’est le peuple qui prend le risque par l’entremise de SCHL, mais ce sont eux qui font le profit.

Je comprends, pourquoi tous les présidents des banques étrangères jalousent le système financier canadien, tout le monde voudrait avoir un tel système chez eux.

Relativement simple, nos banques, on fait autant de profits dans les 5 dernières années que le fédéral a fait de déficit, pourquoi on accepte une telle aberration, copinage, copinage, copinage…

Pour ces confrères, c’est un héros, pour le peuple vous être pognés avec au taux d’endettement de 160 %, autant que les Américains avant qu’il pète, oups !,

Le petit vieux se sent 2 fois plus riche, car son patrimoine immobilier a augmenté de 2 fois, mais il n’a aucun mérite, car cette augmentation est due à la baisse des taux d’intérêt.

Relativement simples, les taux d’intérêt ont baissé presque de deux fois, vous êtres sentis 2 fois plus riches, car vous pouviez faire des paiements deux fois plus élevés, mais en contrepartie les maisons ont augmenté de deux fois, donc au lieu de payer 150,000 $ vous devez payer 300,000 $ pour la même maison. Évidemment pour le petit vieux si ça maison est payée, il profite de cette fausse économie.

Pour les petits jeunes, on les oublie, au lieu de s’endetter de 150,000 $, maintenant, ils sont obligés de s’endetter de 300,000 $ pour accéder à la même propriété, donc, 2 fois plus de temps à rembourser avec deux fois plus de risques, accompagner par une économie chambranlante, loin d’être  réjouissants.

Ensuite, on les traite d’irresponsable, d’antisystème, antidémocratique, anticapitalisme, les sophismes standards quoi !

Revenons, à cette fausse économie, endetter l’État ou le concitoyen ne fait que stimuler l’économie superficiellement, car tous les deux arrivent un jour à un point de saturation.

On le constate d’ailleurs, l’Économie canadienne ralentit et le Québec est au point mort.

Espérons, que l’on ne subisse pas le même sort que les Américains, les Irlandais ou les Espagnols, car ils pourraient discourir, longtemps sur le sujet.

Par contre, je dois le féliciter, il est un des seuls gouverneurs banque centrale, qui a supporté ‘Wall Street - OCCUPY ‘ en disant que leur requête était légitime.

Donc, Bonne chance aux Anglais, avec votre nouveau gouverneur de banque centrale.

J’ai ajouté trois articles sur le sujet qui méritent votre attention.


Extrait de: Mark Carney: is he really that good?, by Andrew Hepburn, Macleans.ca, November 27, 2012

Andrew Hepburn is a former hedge fund analyst. He’s a commodities bear and a keen observer of financial speculators. For Maclean’s he blogs about the economy and financial markets. 

The mourning has already begun. Mark Carney’s departure is “bittersweet” said Finance Minister Jim Flaherty.

Such is the loftiness of his reputation (Central Bank Governor of the year, no less!), that the Brits would even consider poaching Carney from the Bank of Canada.

But just how justified is Mark Carney’s figurative stock price?

Is it based on what economists like to call “fundamentals,” i.e. real world factors, or inflated perceptions—have we been witnessing something of a Mark Carney bubble in the last few years?

I’m sorry to disappoint those in the Mark Carney fan club, but signs point to the latter. The odds are that history will not judge Carney as kindly as we are now.

As the governor prepares to leave office, Canada faces the possible bursting of two large asset bubbles, both of which could do serious harm to our economy.

First, and most obvious, is the housing bubble, along with the household debt that pumped it up. For now, housing prices have been cooling rather slowly, but should the bubble burst, it will have severe consequences for everything from residential construction to consumer spending.

Canadian house prices have been rising for over a decade (granted with a small correction during the financial crisis), and their ascent now rivals that of the U.S. in its bubble days. As CIBC noted, Canada’s “household debt-to-income ratio is now above the level seen at the eve of the big American crash.”

House and Housedold dept

The second bubble Canada is faced with is a global commodities bubble. On that, too, we are on borrowed time. Resource prices have always gone through booms and busts, and the last ten years have been quite the boom, as Maclean’s pointed out last year: 

global commodities bubble

These are no small bubbles: without housing and resource prices soaring anew after the 2008-2009 meltdown, it’s very difficult to believe that our economy would be as strong as it’s been recently.

Put another way, the strength of the Canadian economy in the last few years might not have been the product of anything sustainable.

How much blame does Carney deserve for this?

In the case of housing, certainly a bit. His policy of ultra-low interest rates unquestionably made mortgages cheaper and encouraged many Canadians to borrow.

In fairness, though, Carney was between a rock and a hard place with interest rates. Keep them at rock-bottom and people will pile on debt, set them much higher and our currency—which has already become a bit of a safe haven after the financial crisis—soars even more, increasing the pain on exporters, who haven’t yet fully recovered from the Great Recession.

There’s also the matter of the Canada Mortgage and Housing Corporation’s balance sheet expansion and its impact on the housing market, a decision made not by Carney but the minister of finance. The CMHC has significantly augmented the value of mortgage insurance it issues, in effect allowing banks to grant new housing loans while the risk of default rests on the government’s shoulders.

Il aurait pu dire sur le peuple, car c’est nous qui sommes
à tout fin responsable de la SCHL (CMHC).

How about commodities?

Again, one can’t fault the governor for failing to tame the boom—they are global markets, after all.

But to the extent his job is to provide a sober look at economic trends and urge caution when exuberance abounds, Carney appeared to be doing the opposite. In early 2011 he all but uttered the most dangerous words in finance: This Time It’s Different. Thanks to the rise of China and India and their thirst for resources, the boom, he said last year, “ could go on for some time.”

Interestingly, others at the Bank of Canada, including Deputy Governor John Murray, have been warning that what goes up must come down.–

Nearly seven years ago, as another famous central banker prepared to leave office, the Economist magazine mused: “Among ordinary Americans he enjoys almost rock-star status… Does he really deserve such uniform praise? And after the accolades have faded, what will economists conclude about his tenure?”

To be sure, Mark Carney is no Alan Greenspan. He has not ignored our housing bubble and our burgeoning private sector debt. And, unlike the former Fed chair, he does not have blind faith in markets to police themselves without proper regulation.

And yet, the similarities are inescapable: both central bank chiefs left in good times as trouble neared, and both enjoyed near-rock star popularity.

Maybe there’s something about being at the monetary levers in good times that causes reputations to exceed reality.

Maybe Mark Carney has been something of a bubble all along


Extrait de: Mark Carney's 'shock' appointment means more of the same, Ann Pettifor, guardian.co.uk, Monday 26 November 2012

Osborne's choice for governor of the Bank of England will do nothing to prevent the next collapse of the financial system

Today the chancellor confirmed that there will be no real change at the Bank of England. There will be no change to the Treasury and Bank of England's obsession with inflation targeting and "price stability".

Above all,

·         He confirmed that there will be no reining-in of the banks; that banks will not be re-structured – to separate the retail and investment arms, and ensure that banks are no longer too big to fail.

He confirmed this by appointing an ex-Goldman Sachs banker, Mark Carney, as governor of the Bank of England.

The FT was right when in January this year it described Carney as [FT paywall]"the leading example of a new breed of ambitious, internationally focused central bankers who view regulatory and monetary policy issues through a more market-based lens". He favours an "open and resilient financial system" – code for giving the banks free rein in global capital markets.

And like many of his peers he believes that the key to recovery lies in all western economies "capitalising on the immense opportunity that emerging markets in general and China in particular represent". Like others, he prefers exports over the expansion and strengthening of domestic markets.

So be very afraid. Business-as-usual will prevail. And nothing will be done to constrain the City, and therefore to prevent the next collapse of the financial system.

Carney is a central banker steeped in the culture and practices of Goldman Sachs's investment banking arm. Before becoming Canada's central bank governor, he spent 13 years with Goldman Sachs in its London, Tokyo, New York and Toronto offices. He held a range of senior positions. The most significant was as managing director of investment banking.

In a speech made recently Carney made the right noises. He complained of "a system that privatises gains and socialises losses" and endorsed the approach that sets capital and leverage ratios for banks. He's even commended the Occupy movement for being "constructive".

But there is nothing in his speeches that indicates that he will help give Britain's real economy the protection it needs from its over-mighty – and still very dangerous – banking sector.

Nothing, in other words, that indicates the real economy – the productive sector – will be given priority over the City's preference for reckless global speculation.

Instead like many others who adopt a "market-based" approach to regulation, Carney prefers to tinker – retrospectively – with the capital ratios of banks. This is because he and many others in central bank circles know that most of the Britain's banks are very highly leveraged. That without the support of the Bank of England's quantitative easing programme, and its very low lending rates – all effectively backed by British taxpayers – Britain's banks would effectively be insolvent.

And so Carney will continue with quantitative easing – which has provided British banks with the liquidity needed to indulge in speculative activity both at home and abroad (genre paradis fiscaux !), speculative activity that bears a scary resemblance to that undertaken before the crisis.

He is unlikely to pressure his friends in the City's commercial banks to lend at low sustainable rates to Britain's productive sector. He is therefore most unlikely to reverse the most bizarre and historically unprecedented aspect of today's British banking system: the fact that those of us in the real economy are lending to banks. Their original mission – of lending into the real economy – has been turned on its head. Today Britain's banks are recipients of loans (deposits) from those active in the real economy – and subsidies from taxpayers.

None of this is likely to change


Extrait de: Does Mark Carney really deserve his reputation as a super-banker?, Dan McCurry, The New Statesman’s rolling politics blog, 27 November 2012

The new Bank of England governor shouldn't be given so much credit for Canada's economic success.

Super-banker Mark Carney negotiated an impressive 30 per cent increase in remuneration, in the form of pension contributions, providing him with a total of £624,000 a year for the Bank of England job. This was not agreed by the remuneration committee but was negotiated by the Treasury (George Osborne) and agreed by the bank’s non-executive directors.

If I had a time machine, I’d go back to 1938 in Cleveland, Ohio, and be in the room when Joe Shuster created comic book hero Superman. I don’t have a time machine, but I was in London in November 2012 when super-banker Mark Carney was invented. So since we’re all having to put our hands in our pockets and pay this man his extravagant salary, maybe we should dispel a few myths before going any further. Gushing Osborne describes him as an "outstanding candidate" in the press release. He loves Carney for "avoiding big bail outs and securing growth." So is that what super-banker really did?

Canada has always had a conservative banking industry and its banks were not over-exposed on entering the credit crunch. The country avoided the crisis in every way except for being the neighbour of the USA, which did cause a short term shock. Carney arrived at the Bank of Canada in February 2008, when the world crisis was already in full swing. It would be impossible for him to have implemented policy that retrospectively saved Canada from turmoil. He was simply there when nothing happened and is happy for people to believe he is a genius as a result.

As for Osborne’s comment on "securing growth"? The fact is that countries like Canada and Australia are rich in resources at a time when the expansion of China has created massive demand for them. Carney didn’t arrange for the rise of China, although if someone had attributed it to him, you can bet he’d allow the myth to perpetuate.

For Canada, the last five years have been so benign that Carney could have turned up to work and played ping pong all day. Yet, here we are, pouring praise on him. We know how Alastair Darling and Gordon Brown would respond to a major financial crisis, because they were there, for good or ill. We don’t know how this guy would be in a crisis, because he’s never been in one. Yet he’s a genius, according to George Osborne.

Osborne has returned regulation to the Bank of England, in the bizarre belief that it can do a better job. This obviously ignores BCCI and Barings. Carney is supposedly qualified as a regulator as he has private banking experience at Goldman Sachs. However, it seems that he advised Russian on their 1998 financial crisis while Goldman was simultaneously betting against the country's ability to repay its debt. This bloke doesn’t know what’s happening right under his own nose, yet he’s in charge of London?

The US has much more experience of capitalism than us, and they always, rightly, have a lawyer in charge of regulation. In a recent TV interview Adair Turner, another economist, didn’t know whether Libor cheating would constitute fraud. He was in charge of City regulation at the time. Yet here we have another economist being put in charge of regulation, when the job should go to a lawyer.

For a central banker he does at least have a very smart suit. Maybe that’s why we’re paying him an extra £144,000 of our money each year. Let’s look on the bright side, George Clooney would have wanted even more.


 

Royaume-Uni : l’art d’imprimer de l’argent à 0 % d’intérêts

Les Japonais ont indiqué qu’ils vont générer un QE à l’infini pour stimuler leurs économies.

Excellents, pour les imprimeurs, ils vont être surchargés de travail pour satisfaire le QE des États-Unis, de la BCE, du Royaume-Uni, de la Chine et du Japon, ça va être de savoir qui imprime le plus vite.

Puisque nous sommes incapables de satisfaire nos obligations, on va imprimer de l’argent, si ça continue, on va être obligé d’acheter une banane à 1000 $.

Morale de l’histoire, vous allez devenir de plus en plus pauvre…


Extrait de : Royaume-Uni : contre le déficit budgétaire, la Banque d'Angleterre ouvre les vannes, Phillippe Murer, Marianne, 27 Novembre 2012

Comment réduire le déficit budgétaire de 1 % du PIB sans augmenter les impôts ni baisser les dépenses ? Nos voisins britanniques ont trouvé leur parade, relève Philippe Murer, professeur de finance vacataire à la Sorbonne.

Sans que cela ne fasse le moindre bruit, les très pragmatiques anglais ont, face à leurs difficultés budgétaires, trouver un moyen de réduire le déficit budgétaire chaque année de 1% du PIB sans augmenter les impôts ni baisser les dépenses. C’est le journal économique l’Agefi qui l’a dévoilé

Ce tour de passe très intelligent est monté de la manière suivante :

·         Le Trésor Britannique émet des obligations dans le Marché à un taux de 3% par exemple.

·         La Banque d'Angleterre les achète ensuite dans les « Marchés financiers » : c’est ce qu’on appelle le programme de « quantitative easing ». Le montant de dette achetée par la Banque d’Angleterre est de 375 Milliards de Livres soit prêt de 500 Milliards d’euros.

·         Détenant de la dette de l’Etat, la Banque d’Angleterre reçoit, comme tout investisseur, un taux d'intérêt entre 2 et 3% chaque année du Trésor Britannique sur la dette d’Etat détenue.

·         Mais elle vient de décider de redonner ce taux d'intérêt chaque année à l'Etat ("elle rend le bénéfice du programme de Quantitative Easing")

Du coup le Trésor verse un taux d’intérêt sur les 375 Milliards de Livres Sterling de dettes d’Etat achetées par la Banque d’Angleterre et la Banque d’Angleterre le lui rend en fin d’année ! Soit une économie chaque année de 15 Milliards de Livres Sterling selon Citigroup. 
  
Cela revient à ce que la
Banque d'Angleterre prête à 0% à l'Etat britannique ! 

Du coup, la dette britannique sera réduite de 1% chaque année grâce à ce mécanisme.

La France utilisait ce mécanisme lorsqu’elle en avait besoin dans les trente glorieuses. Elle s’en prive maintenant et préfère augmenter les impôts de sa population ou baisser les dépenses de l’Etat. Dommage !


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The Global Impact of ‘QE Infinity’

Le QE favorise Wall-Street et le monde financier, pour le peuple tout à fait secondaire !