1600 milliards d’euros aux banques, mais une saveur de suicide pour le peuple

On sauve les banques en socialisant les dettes privées des banques par le peuple, mais on laisse crever les gens en les expulsant.

Dans l’ensemble européen, quand un individu remet les clés de son appartement à la banque, il n’est plus lié à la dette de son appartement.

Sauf, en Espagne, où tu es responsable de la dette jusqu’à la mort, bon! des groupes activistes ont porté cette injustice à la Cour européenne.

Bien sûr, nos chers politiciens espagnols corrompus n’ont rien fait pour corriger cette situation, il ne faut pas traumatiser ces petits amis.

Même type de loi au Canada, il ne faut pas entacher le bilan des banques, pour le reste, le peuple vous être du bétail à consommer.

Évidemment, nos banques canadiennes ne sont aucunement responsables d’avoir accordé des prêts douteux ou des marges de crédit à des gens ou leurs crédits étaient foncièrement discutables.

Entre-temps les banques canadiennes ont vendu votre maison en solde, à des gens qui connaissent très bien la mécanique (contact) en la revendant (flipper) une couple de fois sur le marché. La banque vous envoie une belle facture qui est la différence entre votre prêt immobilier et la vente à rabais de votre maison, seule moyen de s’en sortir, faire faillite.

Évidemment, nos banques ne sont imputables de rien.

Beau système …


Extrait de : Les États européens ont versé 1600 milliards d’euros aux banques, Le Devoir, Agence France presse, 22 décembre 2012

Les aides d’État accordées au secteur financier dans l’Union européenne se sont élevées au total à 1600 milliards d’euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne.

Cette somme représente 13 % du PIB de l’UE, selon le tableau de bord des aides d’État portant sur 2011. La grande majorité, soit 67 %, était constituée de garanties publiques sur le financement des banques.

L’année 2011 a également été la dernière où la Commission a appliqué des règles temporaires en matière d’aides d’État pour aider l’économie réelle en période de crise. Ce type d’aide, accordé à l’ensemble de l’économie, a représenté 48 milliards d’euros en 2011, soit 0,037 % du PIB de l’UE et une diminution de plus de 50 % par rapport à l’année précédente.

Cela reflète, selon la Commission, à la fois un faible recours à ces aides par les entreprises et les contraintes budgétaires qui pèsent sur la plupart des États.

Le total des aides non liées à la crise a diminué, atteignant 64,3 milliards d’euros en 2011, soit 0,5 % du PIB européen. Il s’agit « d’une tendance à la baisse sur le long terme », a indiqué Antoine Colombani, porte-parole du commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, soulignant que ces aides représentaient encore 2 % du PIB de l’UE dans les années 1980.

Enfin, selon le tableau de bord, fin juin 2012, environ 85 % du montant total des aides illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence, avait été reversé par leurs bénéficiaires aux autorités. Cela représente plus de 13,5 milliards d’euros.


Extrait de : En Espagne, les expulsions de propriétaires surendettés gelées, France 24, 12/11/2012

Alors que deux cas de suicides liés à des procédures d'expulsion ont choqué l'Espagne ces dernières semaines, les banques ont accepté de geler les saisies de logement dans les cas "d'extrême nécessité" pendant deux ans.

L'association espagnole des banques (AEB) a annoncé lundi le gel, pour deux ans, des expulsions de propriétaires surendettés dans les cas les plus graves, après deux suicides en quinze jours qui ont provoqué un mouvement de protestation sociale.

En Espagne, les expulsions de propriétaires surendettés gelées

L'association dit être parvenue, jeudi dernier, à "l'engagement de tous ses membres, pour des raisons humanitaires et dans le cadre de leur politique de responsabilité sociale, de bloquer les expulsions pendant les deux prochaines années, dans les cas d'extrême nécessité", selon un communiqué.

Elle ne précise pas les critères définissant ces "cas d'extrême nécessité", mais assure avoir été interpellée par "l'alarme sociale générée par les expulsions de propriétaires".

Peu après cette annonce, l'association espagnole des caisses d'épargne (Ceca) a annoncé dans un communiqué avoir elle aussi décidé de "suspendre l'exécution des expulsions des résidences principales pour les collectifs spécialement vulnérables", cette fois "jusqu'à l'entrée en vigueur de la réforme normative annoncée par les autorités".

Ces deux décisions surviennent au moment où le gouvernement se réunit lundi après-midi avec l'opposition socialiste afin de s'accorder sur des mesures d'urgence dans ce domaine.

Avec 350.000 propriétaires surendettés expulsés depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008, ce phénomène est l'une des manifestations les plus criantes de la crise économique en Espagne.

Il a pris une tournure dramatique ces dernières semaines, avec deux suicides en quinze jours de propriétaires sur le point d'être expulsés, ce qui a entraîné des manifestations, notamment à Madrid, où des centaines de personnes se sont regroupées aux cris de "banquiers assassins !".

L'association des banques explique lundi que son nouvel engagement, pris auprès du secrétaire d'Etat à l'Economie, "a fait l'objet d'un débat intense et profond des banques membres de l'AEB, afin de contribuer à pallier la situation de détresse de beaucoup de personnes, en raison de la crise économique".

L'association des caisses d'épargne assure, quant à elle, que ses membres ont fait "des efforts, de manière indépendante et depuis le début de la crise, pour éviter les expulsions".

Les caisses d'épargne "ont étudié les situations au cas par cas pour offrir aux clients emprunteurs la mesure la plus opportune, comme des refinancements de dette, des périodes de carence, le don du domicile pour solder la dette ou l'acquisition du logement pour le louer ensuite au débiteur", explique la Ceca.

Samedi, la caisse Kutxabank avait été la première du secteur à décider de suspendre les expulsions de propriétaires accumulant des impayés, dans l'attente de connaître la nouvelle législation.