Privatiser la SCHL? le plutôt sera le mieux !

Si c’était de moi, ça fait drôlement longtemps que j’aurais privatisé la SCHL.

Mais vous connaissez nos politiciens, plus aptes à prendre des décisions à court terme que d’avoir un minimum de bon sens.

L’économie par endettement est un leurre, qui finit malheureusement par un désastre.

Ce n’est pas au peuple de supporter plus de 600 milliards de prêts les plus à risques, ils sont déjà suffisamment embourbés avec un taux d’endettement de 162 %.

Les banques s’y opposent, je comprends, ils ont accordé plus de 600 milliards de prêts sans prendre aucun risque, QUEL BEAU CADEAU !

Après on se demande pourquoi ils font plus de 30 milliards de profit, quand nous en tant que peuple on fait 26 milliards de déficits au fédéral, oui ça fait dur, pas à peu près.

Je me demande si pour être politicien au Canada, il faut être totalement corrompu.

Demandez-vous pourquoi nos banques dépensent plus de 500 millions en lobbying par année juste pour maintenir leurs privilèges, telles que des oligopoles, situation unique au monde, d’ailleurs.


Extrait de : Privatiser la SCHL?, Jean-François Cloutier , Argent, 7 janvier 2013

Au moment où le marché immobilier montre des signes d'essoufflement, l'idée de privatiser la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL) refait surface dans l'actualité, le but étant de protéger les contribuables en cas de débâcle immobilière.

En quelques années, le portefeuille de prêts hypothécaires assurés par l'organisme gouvernemental a explosé pour atteindre la somme de 576 G$ au dernier trimestre, a indiqué à Argent le porte-parole de l'organisme, Charles Sauriol. Par la loi, la SCHL ne peut garantir plus de 600 G$ de prêts, a-t-il dit.

Entre 2007, le volume de titres hypothécaires cautionnés par la SCHL était seulement de 165 G$, et des experts ont soutenu que l'assouplissement des règles entourant l'octroi d'assurance avait été l'arme secrète d'Ottawa pour stimuler l'économie pendant la crise financière.

La SCHL vend de l'assurance hypothécaire. En vertu de la loi fédérale, tous les acheteurs de propriété qui ne mettent pas une mise de fond d'au moins 20% doivent être assurés en cas de défauts de paiement. Les banques font aussi garantir par la SCHL des prêts octroyés à des acheteurs qui donnent une mise de fond de plus de 20%.

Après nos merveilleuses banques canadiennes ne reculant devant rien pour maximiser leurs profits vendaient ces produits dérivés aux étrangers, en spécifiant qu’ils étaient sécurisés par le peuple canadien.

C'est l'institut CD Howe qui mène la charge pour un désengagement de l'État de l'assurance de prêts hypothécaires.

Le chercheur Finn Poschmann, signale qu'en cas de défaut de paiement sur ces prêts, c'est la SCHL, ou autrement dit, les contribuables, qui devrait payer la note, et non les grandes banques qui émettent pourtant les prêts.

«Il n'y a pas de raison pour que les contribuables soient exposés à un aussi important passif d'assurance », écrit le chercheur dans un rapport.

How to wind back CMHC’s dominance: Financial Post Op-Ed

June 21, 2011 – C.D. Howe Institute VP Finn Poschmann argues that Canadians should undertake an explicit discussion of CMHC’s dominant role in the mortgage insurance market in a Financial Post op-ed. He states that Canadian taxpayers remain directly exposed to billions of dollars in insurance risks, and that this should change.

What Governments Should do in Mortgage Markets: C.D. Howe Institute Study

January 31, 2011 – Governments’ role in mortgage markets is pervasive. An active role is often justified on the ground that home ownership is a fundamental good that governments should promote, and can do so through active engagement in mortgage markets. However, critics worry that government agencies may encourage excessive lending risks in the consumer marketplace, potentially creating unmanageably large risks in financial markets.

How Much Risk is Hidden in CMHC’s $500-billion Portfolio? Financial Post Op-Ed

January 31, 2011 – The federal government’s role in mortgage markets is pervasive and should be scaled back, while encouraging more competition in the mortgage insurance business, according to an op-ed by Vice President, Research, at the C.D. Howe Institute. Based on a C.D. Howe Institute study, the op-ed notes that the mortgage insurance book of Canada Mortgage and Housing Corporation subjects Canadian taxpayers to large, ill-defined risks. Poschmann suggests several steps to manage these risks better. (réf: 1).

L'idée semble plaire au ministre des Finances, Jim Flaherty, qui a déclaré dans une entrevue en octobre qu'il aimerait privatiser la SCHL « d'ici cinq à 10 ans ».

« Le gouvernement doit regarder la façon de délaisser certaines activités dans lesquelles nous sommes engagés et où nous n'avons pas besoin d'être», a-t-il dit, ajoutant que la mission de la SCHL, à ses débuts, était simplement de fournir du logement aux vétérans de la Seconde guerre mondiale.

Les banques opposées

L'idée qu'une SCHL privatisée représenterait un moins grand risque pour les contribuables est toutefois loin de faire l'unanimité.

En entrevue, l'économiste à la Banque Laurentienne Sébastien Lavoie a mis en évidence les risques d'un secteur immobilier trop déréglementé.

Selon lui, un effondrement du marché immobilier et une incapacité consécutive des assureurs hypothécaires privés à s'acquitter de leurs obligations signifierait aussi un coût important pour les contribuables, comme ça a été le cas aux États-Unis pendant la crise financière.

Je regrette M. le banquier véreux, ce n’est pas au peuple de supporter vos dérapes, si vous êtres capables de faire 30 milliards de profit dans une année vous êtres capables d’assumer les risques aussi, non au peuple.

Fannie Mae et Freddy Mac, qui jouent un peu le même rôle que la SCHL au Canada, ont dû être renflouées à grands frais.

Dans une entrevue au Financial Post, le grand patron de la Banque TD, Ed Clark, s'est aussi déclaré en faveur d'une SCHL 100% publique.