Un État-Providence peut-il s’autoreformer ?

Avant de répondre à cette question, je vous souhaite une bonne année 2013, bonheur, santé et prospérité au monde entier.

Car on va en avoir sérieusement de besoin pour garder notre équilibre.

Depuis, plus de 30 ans, nos politiciens ont agi de façon irresponsable, se préoccupant plus de leurs petites carrières politiques que de gérer à long terme.

Donnant autant de cadeaux empoisonnés à leurs peuples, bien souvent insolvables, malheureusement ces promesses sont souvent irréalistes économiquement.

Et leurs peuples, n’examinant pas de trop près la source pour payer toutes ces promesses, surtout par endettement sur le dos de leurs enfants, ont joui de privilèges et de services qu’ils n’avaient pas les moyens.

Plus de 30 ans d’égarements, certains États-Providences ont déjà commencé à frapper le mur, impossible de vendre leurs propres obligations sur le marché direct, les politiciens n’ont eu qu’une solution temporaire imprimer de l’argent ou du crédit pour racheter leurs propres obligations pourrîtes.

Donc, avant de frapper le mur, est-ce qu’un État providence peut s’autoreformer, après plusieurs années que je scrute l’économie internationale, ma réponse est NON.

Dans un État-Providence, malheureusement, la majorité de ce peuple se catégorise en trois classes, un peuple qui ne paie pas presque pas d’impôts, des employés du secteur public qui ne sont que de dépenses et qui ne veulent pas perdre des privilèges, et tous ceux qui jouissent des retraites dorées insolvables.

Au Québec ceci représente presque le ¾ de la population, donc, ce groupe majoritaire va vouloir maintenir le statu quo, peu importe si on frappe le mur, le peuple dans un État providence a une morale très sélective, «coupe, mais pas dans ma cour», et comme l’ensemble de la population reçoit un ou plusieurs cadeaux empoisonnés, personne ne veut perdre ces privilèges, les politiciens ne sont que les miroirs de leurs peuples et ils ne bougeront pas.

D’où le pourquoi, la CAQ parti réformateur n’a eu que 26 % des votes, le peuple préférant voter pour deux vieux partis qui favorisait le statu quo.

Alors, l’inévitable va avoir lieu, un jour le marché va les ramasser, et il sera trop tard, bien sûr, nos politiciens au lieu d’admettre leurs erreurs et d’expliquer la problématique, vont se comporter comme tout bon politicien irresponsable, l’art de reporter le problème à plus tard.

Même phénomène en France, Hollande gagnait comme parti de gauche, le peuple français préférant jouer à l’autruche au lieu d’arriver au constat qu’ils ne peuvent pas continuer à vivre grâce à l’endettement.

Prenez l’Espagne, pensez-vous que les Espagnols ne savaient pas qu’ils allaient frapper le mur, il se savait très bien, mais eux aussi ont préféré de frapper le mur, si la BCE n’avait pas imprimé des trillions en crédit imaginaire, tous les PIGS auraient fait défauts de paiements, et tout le système économique mondiale aurait sautés.

Nous vivons dans un modèle économique qui est un gros MODÈLE PONZI élaboré pas nos grands de la finance (vivent par endettement) avec l’assentiment de nos politiciens, car ils ont besoin de leurs crédits pour se maintenir au pouvoir.

Ces trillions de crédits imaginaires ou de monnaies de singe imprimer actuellement comme solution temporaire par nos brillants politiciens et financiers refroidit tout investisseur privé, qui veut investir quand les règles de base économiques sont littéralement bafouées, donc, peu d’investissement privé, peu d’emplois rémunérateurs grâce à une mondialisation débridée, beaucoup de précarité et beaucoup d’impôts à venir, donc, de plus en plus pauvres.

Pire, il n’y a presque pas de solution logique, sinon historique, c’est le premier cas de l’histoire qu’un ensemble de pays riches se sont comportés avec autant de désinvolture, tous les spécialistes en Économie Réelle n’ont foutu aucune idée comment ça va finir.

Ces trois dernières décennies sont marquées d’un manque flagrant de moralité et de responsabilité, et l’histoire ne sera pas tendre avec nous et elle aura tout à fait raison.

Quand des générations entières ont cannibalisé leurs générations futures pour se permettre des privilèges qu’elles n’avaient pas les moyens, ça va être sûrement des pages sombres de l’humanité.

Donc, devant ce texte de bienvenue pour l’année 2013, je vous souhaite une bonne année quand même !

Q.D.