4,5 milliards de dollars sur le dos des contribuables pour un surplus d’électricité

Ça fait des années que je vous parle de la non-rentabilité du projet de la Romaine.

Soyons sérieux comment approuver un projet coûtant 6.5 milliards et qui n’est pas rentable, quand le coût de production est environ de 10c le kilowatt/heure quand nous vendons aux Américains cette même électricité à 4c k/W.

Plusieurs raisons expliquent cette décision.

·         Cette perte, c’est le peuple qui va le payer, certainement pas les employés d’Hydro-Québec avec leurs supers retraites dorées qui se sont accordés sans l’assentiment du peuple qui est l’ultime pourvoyeur de fonds.

·         On crée des emplois par endettement, bon pour les statistiques du chômage ou du PIB, mais certainement pas bon pour les finances à long terme, remarquez que ‘long terme’ est un mot composé que nos politiciens respectables ont omis dans leur vocabulaire depuis belle lurette.

·         De plus, on les amortit pour 100 ans, ce qui veut dire nos petits petits petits petits petits enfants vont payer un barrage non rentable pendant 100 ans, juste en intérêts, c’est plus de 300 millions par années sans même payer le capital.

Ne trouvez pas que c’est complètement ridicule, nous sommes en train de faire un débat intergénérationnel qui commence sérieusement à pourrir toute la société pour une hausse scolaire de 65 millions pour 5 ans.

Quand au même moment on les arnaque de 6.5 milliards avec 300 millions d’intérêts par année, il faudrait avoir un minimum de crédibilité avant de leur faire la morale sur le bons sens économique, oups !.

Et je ne  vous parle pas de toute la magouille entourant les contrats accordés gré à gré, je ne serais pas surpris que certains amis du parti libéral s’y retrouvent et je n’ose même pas discuter du surplus d’électricité coûtants quelques milliards additionnels.


Corruption étatique

Il y a des années je vous ai parlé que le Québec était foncièrement corrompu, la corruption étatique n’est pas seulement liée aux enveloppes brunes, même si ce marché semble très florissant d’ailleurs, mais aussi à sa gouvernance, le manque de transparence et d’imputabilité est un signe flagrant de corruption étatique.

Alors, quand le ministre vont impose des hausses avec multiples saveurs, il faudrait qu’il est la décence minimale de faire un sérieux ménage dans sa gouvernance, dans son efficacité et dans sa transparence avant de hausser les taxes, remarquez une  tâche très ardue pour un politicien qui ne veut pas traumatiser aucun groupe d’intérêt.

Donc, entre la Grèce et le Québec la ligne est très mince.


L'UPAC à Hydro-Québec

L'UPAC s'intéresse aux contrats octroyés par Hydro-Québec pour La Romaine, le plus gros chantier au Canada. M. Vandal a initialement dit ne pas être au courant. Il a ensuite expliqué que la société d'État a reçu un courriel de l'UPAC pour demander des « informations complémentaires sur certains contrats avec des communautés autochtones » à La Romaine. « Mais d'aucune façon il y a eu de descente (d'enquêteurs) », a-t-il lancé.

Il assure que de telles demandes sont normales et que la société d'État collabore pleinement avec l'UPAC. Mais cela ne rassure pas la Coalition avenir Québec. Il n'y a peut être pas eu de descente, concède le caquiste François Bonnardel. « Mais selon mes informations l'UPAC était chez Hydro-Québec Équipement dans les 14 derniers jours » pour « savoir comment on attribuait ces contrats de gré-à-gré (à La Romaine) », avance-t-il.

La Romaine est le plus gros chantier au Canada. Les contrats octroyés y totalisent 6,5 milliards de dollars, « majoritairement de gré-à-gré », s'inquiète M. Bonnardel.

La société d'État est « un gouvernement dans un gouvernement », dénonce M. Bonnardel. Il l'accuse de « manque de collaboration et de transparence »

Comme Agence Revenu Québec, « un gouvernement dans un gouvernement » qui ne respecte même plus le droit de propriété.

Réf : Hydro: les surplus en énergie coûteront 1,5 milliard, Paul Journet, La Presse,12 février 2013


4,5 milliards de dollars sur le dos des contribuables

Hydro-Québec a été complice de l’ancien gouvernement libéral en octroyant à tous les vents des contrats d’approvisionnement en électricité superflus, soupçonne l’analyste en énergie Jean-François Blain. Il presse la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction de faire un saut au siège social de la société d’État afin de faire toute la lumière sur les contrats approuvés par le conseil des ministres entre 2003 et 2012.

Surestimant « systémiquement » et « systématiquement » les besoins en électricité du Québec, Hydro-Québec Distribution devra gérer au cours des huit prochaines années des surplus d’approvisionnement bruts de plus de 72 térawattheures (TWh), anticipe M. Blain dans des analyses commandées par l’Union des consommateurs.

« Les besoins réels en électricité se sont avérés de loin inférieurs aux prévisions, sur la base desquelles les appels d’offres [de la société d’État] ont été lancés », fait-il remarquer. « Avant l’application de mesures de gestion des surplus, le portrait brut de la situation, pour les années 2012 à 2020, est que la division Distribution va avoir autour de 72 TWh cumulativement d’énergie livrée en trop par rapport à sa propre évaluation des besoins. »

Les clients québécois d’Hydro-Québec devront régler « dans le pire des scénarios » une facture de quelque 4,5 milliards de dollars, soit « les deux tiers de la valeur de 7,4 milliards de ces approvisionnements excédentaires qui vont se retrouver en coûts échoués »

Extrait de : Hydro-Québec - De l’électricité achetée en pure perte, Marco Bélair-Cirino, Le Devoir, 16 janvier 2013