Chèques éducation: amélioration de l’éducation sans coûts additionnels

Voici un rapport de l’institut IREF sur les bonds d’éducation, j’en ai plusieurs fois parlé, si on veut améliorer le rendement scolaire au niveau primaire et secondaire, sans avoir à augmenter des coûts additionnels, cette solution est excellente et a fait ces preuves.

Les vouchers (chèques éducation)Qu’elles sont les différences, les professeurs, les directeurs, tout le corps enseignant deviennent imputables, car le parent choisit son école grâce aux chèques d’éducation fournis par l’État, aucune distinction entre le public et le privé.

Évidemment, les meilleurs gagnent, les moins bons s’améliorent, et ceux qui ne sont pas bons changent de métier.

À ne pas oublier, sécurité, permanence et ancienneté ne sont pas de mises, évaluation à chaque année, votre salaire n’est pas en fonction de votre ancienneté, mais en fonction de vos compétences et de votre dévouement.

Pourquoi, on ne l’implante pas, toujours la même histoire, nos politiciens ne gèrent pas en fonction du bien commun, mais pour satisfaire les groupes d’intérêts, ou si vous aimez mieux à ne pas traumatiser les groupes d’intérêts, donc, l’éternel statu quo.

Un jour quand nous allons avoir une vraie démocratie et des politiciens sérieux, peut –être on pourra avoir des chèques d’éducations. Évidemment, si notre démocratie avait une démocratie directe, on l’imposerait aux politiciens embourbés dans leurs conflits d’intérêts.

Entre-temps nous devenons de plus en plus pauvres, et les Suédois de plus en plus riches.


Extrait de : Les vouchers (chèques éducation) et les écoles libres : l’exemple suédois, IREF, 07 Feb 2013

Cette étude réalisée par l'IREF montre que la liberté des écoles choisie par la Suède donne de meilleurs résultats et à un moindre coût que l'école française phagocytée par l'État. Voici les conclusions :

·         L’école suédoise : liberté, efficacité et concurrence

·         Les écoles libres suédoises sont gérées en grande partie par des groupes privés

·         Le chèque-éducation : l’argent suit l’élève

·         L’enseignant est un employé de droit privé embauché par l’école

·         Le coût d’un élève dans une école libre est en moyenne 11 % inférieur à celui d’un élève dans une école d’Etat

·         Les résultats des écoles libres sont nettement supérieurs aux résultats des écoles d’État

·         Les résultats des écoliers suédois sont meilleurs que ceux des écoliers français.


Certains extraits du rapport :

Le libre choix des parents pour l’école

Elle a repris l’essentiel des idées développées par Milton Friedman et d’autres dès les années 1960, à savoir un régime fondé sur le libre choix des parents pour l’école de leurs enfants, grâce à la mise à leur disposition de l’équivalent du coût moyen de l’élève dans le système public.

Si le système actuel établit fermement le principe de libre choix dans le cadre du financement public, il n’en reste pas moins que la réforme a permis l’essor d’un secteur privé d’éducation (préscolaire, élémentaire, secondaire) qui jusqu’à nouvel ordre demeure un des plus libres et des plus performants dans le monde développé alors que le monopole public produisait à grands frais et avec une régularité de métronome 10 % d’analphabètes au bout de 9 ans de scolarité obligatoire.

Les écoles libres : l’argent suit l’élève

Sachant que 90 écoles élémentaires/collèges ont été créées au lendemain de la réforme, cette évolution témoigne de la solidité des conditions de développement,  puisqu’elles étaient au nombre de 1.230 pour l’année scolaire 2010-2011.

Enseignants : de simples employés 

« Des professeurs compétents sont peut-être l’explication majeure du succès d’une école libre. Si les enseignants ne sont pas au niveau, l’établissement ne le sera pas non plus, et les élèves partiront. En revanche, qu’un enseignant soit compétent ne signifie pas forcément qu’il est passé par l’Ecole supérieure de l’enseignement. » 

Autonomie de l’établissement

L’étude internationale PISA menée tous les trois ans par l’OCDE depuis 1997 tire une conclusion importante concernant les écoles libres :

Plus l’autonomie de l’établissement est grande lorsqu’il s’agit de choisir les programmes et les évaluations, plus la performance est élevée.

Concurrence

En ce qui concerne l’école, les dernières statistiques démontrent que les résultats de l’école obligatoire sont pires dans les municipalités où la concurrence fait défaut. Il est évident que la concurrence des écoles libres a conduit à améliorer les résultats dans les écoles municipales de 2002 à 2011.

Conclusions

Le marché scolaire suédois reste l’un des plus libres au monde. 

Étant donné le dynamisme du secteur privé en forte croissance depuis une vingtaine d’années, il semble raisonnable de penser qu’un système qui encourage la diversité des enseignements dispensés fait bien mieux qu’une Education nationale, essentiellement conçue pour répondre aux exigences des corporations syndicales, et des fonctionnaires chargés de mettre en œuvre un programme unique pour tous.

En ce qui concerne les résultats scolaires, les chiffres parlent d’eux-mêmes (cf. Annexe 1).

Annexe 1 Comparaison des résultats scolaires

Les écoles libres sont systématiquement largement au-dessus des écoles municipales, tant en termes de moyenne globale qu’en matière de résultats obtenus par rapport au programme national, soit une différence d’environ 20 et 10 points respectivement depuis que les résultats sont collectés. De même, les résultats des écoles libres sont en progression constante, alors que ceux des écoles municipales stagnent plutôt.


 Lectures complémentaires :

1)      La Suède une référence en éducation

2)      Un avantage : la présence du secteur privé dans l’enseignement