Guerre des devises: le perdant le peuple !

David et moi, on est très souvent sur la même longueur d’onde.

C’est encore rare, il y a des journalistes et économistes qui ont encore un sens moral et d’éthique, ne croyez pas que je lui envoie des fleurs pour le flatter, par contre, il le mérite, il n’a pas toute la latitude que j’ai, mais il fait un bon boulot.

Pendant, des décennies que j’ai été en affaire, les compliments étaient rares, mais justifier quand il le fallait.

Évidemment, nos politiciens ayant eu aussi le crédit facile grâce à la libéralisation des marchés financiers vers 1970, ajoutez nos agences de notations très permissives qui ont permis de surendetter les États en ne les évaluant pas en fonction du remboursement du capital, mais plutôt le remboursement de l’intérêt, ce qui est évidemment est non-sens économique, mais le bon sens économique ne fait pas le poids face à l’avidité de nos politiciens.

À tel point, que les États ne pourront plus rembourser leurs dettes, il y a deux ans, dans les blogues spécialisés on commençait à parler de cette problématique, car elle est bien réelle.

Prenez l’exemple du Québec, pensez-vous qu’on va être capable de rembourser une dette publique de 252 milliards, quand ça fait plus de  20 ans qu’on ne paye plus notre capital et on emprunte de plus en plus chaque année.

Ce cas typique n’est pas unique au Québec, mais typique d’un État Providence, ici, on a juste beurré un plus épais que les autres.

La solution facile et temporaire que les politiciens ont trouvée, c’est d’imprimer de l’argent ou du crédit, par contre, les dommages collatéraux sont majeurs :

1.      Vous devenez de plus en plus pauvres.

2.      Vous créer une guerre de devise monétaire, car aucun ne veut perdre de la compétitivité par rapport à son voisin.

3.      Et l’économie réelle devient névrosée, car aucun investissement privé ne devient rassurant quand du jour au lendemain, tu n’es plus compétitif, car ton voisin imprime de l’argent sans aucun remords.

Évidemment, toute cette merde a été créée depuis trente ans, par des politiciens immoraux ou seuls le pouvoir les intéressait.


Extrait de : La fausse « guerre des devises », David Descôteaux, Contrepoints, 21/10/2010

Hier, j’ai payé US$ 2,99 pour télécharger un épisode de la série Entourage sur iTunes. Il y a plus d’un an, on aurait facturé ma carte de crédit US$ 3,88. Le dollar canadien valait moins. Aujourd’hui, ma facture sera d’environ US$ 2,99. Car notre dollar vaut presque autant que le dollar américain.

Quand notre monnaie s’apprécie face à celle des autres pays, nous devenons plus riches. C’est comme si notre chèque de paye augmentait d’un coup.

Les politiciens, eux, croient le contraire. En ce moment, les gouvernements de la planète se livrent une « guerre des devises ». Ils impriment des tonnes de billets dans l’espoir que ceux-ci perdent de la valeur par rapport à la monnaie de leurs voisins. C’est la plus ridicule des guerres. Celle où on gagne en se tirant dessus.

Pourquoi ? Selon les médias, les gouvernements veulent aider leurs entreprises exportatrices. Quand vous vendez en dollars canadiens, si celui-ci baisse votre produit devient moins cher – et plus attrayant – pour les acheteurs étrangers. C’est peut-être une raison valable pour certains pays comme la Chine, dont l’économie dépend fortement des exportations. (Même si plusieurs pays, comme l’Allemagne ou la Suisse, ont démontré qu’on pouvait tirer son épingle du jeu dans le commerce international en possédant une devise forte.)

Mais pour plusieurs pays d’Occident, la véritable raison se trouve ailleurs. Aux États-Unis par exemple, les exportations comptent pour seulement 12 % du PIB. Pourquoi appauvrir les citoyens pour si peu ? Bien sûr, on cherche (futilement) à relancer l’économie. Mais il y a autre chose : si le gouvernement américain confisquait demain matin chaque dollar que possèdent tous ses citoyens, il lui manquerait encore US$ 12 000 milliards pour rembourser ses dettes et honorer ses promesses à l’égard des futurs retraités, selon l’ancien contrôleur général du pays, David Walker. Les États-Unis traînent une dette gigantesque, qu’ils ne rembourseront jamais. Mais pourquoi faire faillite ? Ils n’ont qu’à réduire la valeur du dollar américain en imprimant des billets à la tonne – ce que les médias appellent des « assouplissements quantitatifs » –, et une partie de leur dette s’effacera comme par magie. Quand vous réduisez la valeur de ce que vous devez, vous réduisez votre dette.

Cette solution aiderait aussi le Japon, pays le plus endetté de la planète. Ou la Grande-Bretagne, qui patauge dans les déficits.

À entendre les gens qui nous dirigent, nous deviendrons plus riches en étant plus pauvres, en bradant le fruit de notre travail. De là cette « guerre des devises ». Mais sous cette rhétorique absurde se cache un autre motif : de nombreux États vont chercher, dans les années qui viennent, à faire faillite en douce.


L'or se remonétise progressivement

Alors oui, incontestablement, nous faisons face à un changement majeur. Vous l'aurez compris, les acheteurs d'or, ou pour être plus précis les vendeurs d'obligations libellées en dollars ou euros et qui sont essentiellement des titres de dettes d’États, sont les pays émergents. La Chine, la Russie, le Brésil, bref ! Tous les grands pays qui détiennent des réserves de change importantes se délestent progressivement des titres de dettes que nous ne rembourserons jamais.

Ce simple fait condamne les pays occidentaux que nous sommes à une utilisation immodérée de la planche à billets et à une fuite en avant dans la création monétaire qui restera notre seule solution pour financer le rachat de nos dettes passées et le financement de nos dettes futures.

Cette solution, qui n'en n'est pas une bonne mais au mieux la moins mauvaise, aura pour conséquence une dépréciation inéluctable des deux monnaies de référence mondiales que sont le dollar et l'euro.

Logiquement, l'or continuera son mouvement d'appréciation contre ces devises, jusqu'au jour où il apparaîtra clairement que ce qui a de la valeur ce sont les métaux précieux comme l'or et l'argent (métal) et que nos billets ne valent guère plus que le prix du papier et de l'encre qui ont servi à les fabriquer.

Vous ne le savez peut-être pas encore, mais les Allemands, eux, l'ont déjà compris. C'est pour cela qu'ils ramènent leur or à la maison. Nous venons donc de franchir une étape très importante pour l'or et c'est une excellente nouvelle pour tous ceux qui en possèdent. Il existe même désormais des cartes MasterCard... qui permettent de payer en or !

Extrait de : Le monde vient d'adopter l'étalon-or, Charles Sanat, Contrepoints, 19/01/2013


The Federal Reserve has surpassed China as the leading holder of US Treasury securities even though it has yet to reach the halfway mark in its latest round of quantitative easing, according to official figures.

Based on weekly data released on Thursday, the New York Fed’s holdings of Treasuries in its System Open Market Account, known as Soma, total $1,108bn, made up of bills, notes, bonds and Treasury Inflation Protected Securities, or Tips.

According to the most recent US Treasury data on foreign holders of US government paper, China holds $896bn and Japan owns $877bn.

“By June [the Fed] will have accumulated some $1,600bn of Treasury securities, likely to be in the vicinity of China and Japan’s combined holdings,” said Richard Gilhooly, a strategist at TD Securities. “The New York Fed surpassed China in the past month as the largest holder of US Treasury securities,” he noted.

Réf: Fed passes China in Treasury holdings