Manque de productivité, mais à quel prix ?

Je vais légèrement changer l’orientation du blogue, je vais faire moins de carnets, mais plus d’articles dans le même carnet, pour que vous puissiez faire des liens.

1.      Souvent, nos chroniqueurs économiques ne font que diffuser l’information (simple copier-coller) de l’information, mais rarement des analyses sérieuses sur les conséquences qui pourront modifier substantiellement votre niveau de vie.

·        Une raison insidieuse, c’est qu’il ne faut jamais oublier que les journalistes sont des employés : leurs syndicats et leurs employeurs les empêchent souvent à haute voix d’exprimer leurs opinions pour ne pas traumatiser certains groupes d’intérêts.

·        De plus, les analyses de synthèse sont drôlement plus complexe, l’économie actuelle n’est plus un simple ratio d’un PIB/dette, mais des centaines de variables qui peuvent influencer le résultat final et beaucoup plus complexe depuis que les banques centrales sont contrôlées par les politiciens, des impondérables peuvent subvenir en tout temps et changer la donne radicalement.

2.      D’où le pourquoi, que les économistes actuelles sont souvent hors champ, car ils sont trop spécialistes et pas assez généralistes.


Pour connaître l’économie réelle vous devez constamment être à l’écoute de l’économie internationale, depuis la libéralisation des marchés et de la mondialisation car tout est lié.

Voici, 4 articles et je vais conclure avec le Canada et le Québec.

1.      Le premier article est un incident survenu la semaine passé entre le président de Titan, M.Taylor et M. Montebourg, ministre du Redressement productif de la France.

2.      Le second article est analyse fort simple entre les États-Unis et la France, mais on constate, qu’il y a une forte relation avec le Québec.

3.      Le troisième le salaire minimum aux États-Unis.

4.      Le quatrième est un extrait de la situation du Mexique, son niveau d’exportation et son coût de main d’œuvre.

5.      Commentaires pour le Québec.


1.      Au départ, je vous amène en France, ou il y a eu un incident entre le président du groupe américain Titan et explique au ministre du Redressement productif M. Montebourg, pourquoi il jette l'éponge sur la reprise de l'usine Goodyear d'Amiens Nord.

En voici un extrait (1):

« Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? »

« J'ai visité cette usine plusieurs fois. Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures. Je l'ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m'ont répondu que c'était comme ça en France (...). Monsieur, votre lettre signale que vous voulez que Titan démarre une discussion. Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? Titan est celui qui a l'argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français. (...)

Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins de 1 euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin. Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens nord. »


Ne croyez-pas que tous les économistes sont tous des imbéciles, cet article est intéressant, et il est écrit par un économiste.

Puisque l’économie n’est pas une science pure, parfois, ils m’exaspèrent, leurs opinions peuvent être fortement influencées par leurs employeurs.

Ce petit chien qu’on met en laisse au risque de perdre leurs emplois, pour répandre, bien sûr, la bonne parole tout en oubliant certains faits ou citant des demis vérités pour ne pas traumatiser certains groupes d’intérêts.


Extrait de : France – Etats-Unis : le choc des Titans ?, Pascal Rossignol, Le monde.fr, 22 février 2013

L’affaire Titan a été l’occasion d’un déballage souvent indécent sur ce qui oppose les économies française et américaine. Je profite de l’occasion pour proposer une simple comparaison macroéconomique des deux pays.

France – Etats-Unis  le choc des Titans (1)

France – Etats-Unis  le choc des Titans (2)

 

Il est a priori difficile de distinguer les deux graphiques ci-dessous.

Tous deux présentent une économie où la demande intérieure
augmente plus vite que le PIB
.

Une telle évolution se traduit généralement par une détérioration des comptes extérieurs (déficit commercial).

Entre 2000 et 2007, le déficit courant américain s’est creusé de 2 points de PIB. En France, de 3 points.

Les causes sont pourtant complètement différentes.

États-Unis

·         France – Etats-Unis  le choc des Titans (3)Aux États-Unis, l’excès de demande a été pour l’essentiel tiré par l’augmentation de la dette des ménages. La phase de croissance des années 2001-2007 a été qualifiée de "sans emploi". La part des salaires dans le PIB a fortement chuté. En termes réels (c’est-à-dire corrigé de l’inflation), le salaire minimum a atteint en 2007 son plus bas depuis 1950.

·         L’encours de la dette des ménages rapportée à leur revenu disponible a en revanche explosé, comme on le voit sur le graphique ci-dessous. L’excès de demande était avant tout le reflet d’un excès de dette.

FRANCE

On ne peut en dire autant de la France, où l’endettement a progressé à un rythme moindre et où le niveau de la dette rapportée au revenu est resté (et reste) soutenable. En revanche, les salaires (notamment le salaire minimum) ont connu des orientations divergentes.

Le salaire minimum a une dimension politique aux Etats-Unis. Il est par exemple resté inchangé pendant l’essentiel de la présidence de Bush (et de Reagan) avant qu’une triple augmentation annuelle ne soit approuvée par le Congrès en 2007.

Il sert de seuil pour les différents Etats qui peuvent ensuite décider de le rehausser (certains, dans le Sud-Est notamment, n’ont pas de salaire minimum). Dans tous les cas néanmoins, les entreprises doivent payer le salaire minimum de l’Etat ou celui fixé par Washington.

États-Unis

Sa stagnation a en partie contribué

1.      au creusement des inégalités au cours des vingt dernières années,

2.      aux côtés de la mondialisation,

3.      des modes de rémunération (stock-options) et

4.      de l’inégale distribution de la richesse patrimoniale.

FRANCE

En France, en revanche, le salaire minimum (smic)

1.      augmente en fonction de l’inflation (hors tabac),

2.      de la moitié de la croissance du salaire ouvrier brut de base et

3.      d’un éventuel coup de pouce politique.

France – Etats-Unis  le choc des Titans (4)Il ne reflète que marginalement l’évolution du taux de chômage. Dans le jargon des économistes, on parle de "rigidité réelle", c’est-à-dire d’insensibilité du salaire réel à la situation du marché du travail.

C’est la hausse du smic qui a permis au salaire réel (donc au pouvoir d’achat) des ménages français d’augmenter à un rythme moyen de 1 % par an entre 2001 et 2007 (quand il baissait de 1 % en Allemagne).

C’est aussi cette hausse inconditionnelle qui explique
la perte de compétitivité des entreprises françaises
.

En partie seulement, car il serait trop facile d’imputer la perte de compétitivité française au seul smic :

·         le coût du travail s’explique par le niveau très élevé des charges sociales. Ce coût n'est que partiellement compensé par la hausse de la productivité par tête.

En outre, le repli de la productivité des facteurs (celle qui ne s’explique pas par l’adjonction de travail ou de capital et que l’on résume souvent au progrès technique) suggère que le problème français est multiple : spécialisation, innovation ou formation, toutes trois insuffisantes.

Le coût du travail n'a de sens que lorsqu'il est rapporté à la qualité des produits fabriqués et exportés.

Voyez par exemple l’évolution comparée de ses exportations françaises et espagnoles. Entre 1999 et 2007 le coût salarial unitaire (salaire corrigé des gains de productivité) a augmenté deux fois plus vite en Espagne qu’en France. Pourtant, cette dernière a perdu 40 % de parts de marché à l’exportation contre 15 % "seulement" pour l’Espagne. Tout n’est donc pas uniquement affaire de coût du travail, même si cette dimension ne doit pas être négligée.

Si on résume.

Les États Unis et la France ont connu une décennie de croissance excessive de la demande intérieure qui s’est traduite par une détérioration des comptes extérieurs.

·         La cause est venue, aux Etats-Unis d’un excès de dette.

·         En France, en revanche, c’est la stabilité de la hausse du salaire (réel, soit du pouvoir d’achat) qui en est à l’origine.

L’économiste oublie de mentionner que la croissance a été soutenue aussi par une croissance excessive de la dette de l’État, faire des déficits budgétaires récurrents, crée du PIB artificiel, mais ne crée pas une véritable économie avec des produits ayant de la valeur ajoutée et exportables.

L’endettement de l’État pour faire croître le PIB a des limites, il n’est qu’un simple artifice, il atteint ces limites quand l’État ne peut plus emprunter, détail qu’il n’a pas mentionné, car en France, c’est un sujet tabou, ça fait plus de 38 ans qu’ils sont en déficit budgétaire, en vivant sur le dos leurs enfants.

De plus, un surendettement de l’État tue l’économie réelle, car elle impose une charge sociale trop lourde sur les créateurs de richesse qui doivent compétitionner dans notre cas (Québec) contre les provinces ou États qui ont été mieux gérés.

La principale question que soulève cette analyse est : comment corriger les excès et revenir à une situation macroéconomique plus équilibrée ?

Une partie de la réponse est donnée par le premier graphique.

En cas d’excès de dette :

·         Une hausse du taux d’épargne,

·         Des défauts et l’abandon de créances par les banques permet de réduire – quoique lentement – l’excès de dette.

·         Une baisse des taux d’intérêt est bienvenue si elle permet de renégocier les crédits.

·         Aux Etats-Unis, non seulement l’encours de dette rapporté au revenu a baissé, mais la part des paiements d’intérêts aussi (de 14,5 % avant la crise à 10,5 % du revenu aujourd’hui).

La problématique française est bien plus complexe.

Pour preuve, contrairement au cas américain, l’écart entre la demande intérieure et le PIB ne s’est pas résorbé. La solution ne passe pas par un ajustement du bilan des ménages, mais par une évolution complexe et longue des prix relatifs, de la fiscalité, du financement des entreprises.

Derrière des évolutions macroéconomiques apparemment similaires se cachent donc des problématiques totalement différentes, l’une portant sur un modèle de cohésion sociale, l’autre de croissance.

Le débat sur le salaire minimum aux Etats-Unis est clairement celui du maintien d’un filet "privé" de sécurité lorsque la nature de la concurrence économique (nationale avec les travailleurs hautement qualifiés, et extérieure avec la mondialisation de la chaîne de valeur) a accru les inégalités. Même pour les petites entreprises, le coût du travail n’est pas un problème.

Je comprends, avec un salaire minimum de $7.25 en 2013,
(15,080 $ par année), vous êtres au seuil de pauvreté.

·         En France, le débat se concentre davantage sur la perte de compétitivité et le chômage que sur l’inégalité.

L'augmentation continue du salaire minimum explique la résilience de la consommation des ménages, mais se traduit par des problèmes graves du côté de l'offre : faible rentabilité des entreprises et perte de parts de marché à l'exportation.


Extrait de : États-Unis: salaire minimum, l'heure de la redistribution?, Jean Maxime, Huff Post, 24/02/2013

Principale surprise du "State Of The Union speech" de Barack Obama le 13 février, l'évocation d'une hausse progressive du salaire horaire fédéral minimum de 7,25 dollars à 9 dollars (+24%) provoque d'ores-et-déjà un vif débat outre-Atlantique.

Pour rappel, si chaque État américain fixe son salaire minimum, aucun ne doit cependant être inférieur au salaire fédéral fixé par Washington et non ajusté de l'inflation.

Actuellement la plupart des États ont des niveaux proches du seuil fédéral de 7,25$ US.

Étas-Unis salire minimum

Le projet de Barack Obama vise à nettement revaloriser le seuil actuel de 7,25$ pour atteindre 9$ en 2015, puis de l'indexer sur l'inflation.

Le président américain a notamment mis l'accent sur la faiblesse absolue du niveau actuel, qui ne permet pas à une famille moyenne (2 enfants) de dépasser le seuil de pauvreté.

Si le salaire minimum a légèrement progressé sur la décennie écoulée, il reste effectivement très bas historiquement et d'autant plus en relatif avec les revenus des ménages les plus aisés.


Made in Mexico

Et s’il affiche une croissance de 3,9% l’année dernière, et anticipée à 3,6% cette année, ce n’est pas uniquement elle qui fait rêver les investisseurs. Ce qui focalise leur attention – et leurs capitaux –,

·         c’est que le Mexique s’est en quelques années transformé en une très performante usine du monde, capable de concurrencer la Chine elle-même.

·         Et atout supplémentaire, seule une frontière le sépare d’un des plus gros clients au monde, les Etats-Unis.

·         Une démographie extrêmement favorable, qui lui permet d’afficher des coûts du travail extrêmement compétitif. Avec près de 112 millions d’habitants, souvent jeunes, le pays dispose d’un important réservoir de main-d’oeuvre bon marché.

·         L’écart entre les salaires chinois et mexicains est ainsi passé de 260% en 2006 à 10% aujourd’hui.

·         La proximité avec les Etats-Unis. Le pays voisin est non seulement le premier client du pays (destination de 79% de ses exportations) mais aussi une source d’investissements. Enfin, la très nombreuse diaspora mexicaine aux Etats-Unis participe au revenu des familles restées au pays.

·         D’après HSBC, le Mexique devrait donc devenir le principal fournisseur des États-Unis d’ici 2018, devant la Chine et le Canada. Les exportations de biens manufacturés au Mexique et exportés vers son riche voisin ont augmenté de 5,25% par an entre 2001 et 2011 pour atteindre une valeur de 197,5 millions de dollars.

·         Qu’exporte le Mexique ? Des voitures d’abord, sa grande spécialité. L’industrie automobile mexicaine, qui représente 5% du PIB et près de 30% de ses exportations, s’est spécialisée dans les véhicules bon marché, les camions légers ainsi que dans les pièces détachées – une production adaptée à la demande latino-américaine et américaine. Le pays est ainsi devenu le 8e producteur automobile au monde, avec près de 3 millions de véhicules sortis de ses usines l’année dernière mais aussi et surtout le 4e exportateur.

·         Les grands noms de l’industrie automobile américaine (Chrysler, Ford, General Motors) mais aussi européenne (Volkswagen) et asiatique (Honda, Nissan, Toyota) sont déjà installés au Mexique. “Le Mexique plaît aux constructeurs automobiles. Suivant un mouvement initié par les constructeurs américains, Nissan continue à développer son implantation au coeur de cette économie émergente, l’une des plus puissantes. La société Jatco, filiale du Japonais, a mercredi 6 février un investissement de 220 millions de dollars dans une deuxième usine au Mexique“, expliquait Le Monde le 7 février dernier.

Source : Chroniques émergentes : des profits “made in Mexico”, Cécile Chevré, La Quotidienne, 18 février 2013


Le Canada

Canada Trade Balance

Le Canada est dans une sérieuse précarité, nos exportations diminuent, le nombre d’entreprises diminue et l’investissement privé stagne.

Je l’avais maintes fois mentionné, le phénomène du ‘grilled cheese’, malheureusement, nous sommes un cas unique dans le monde, nos deux pays de proximité sont les Américains et les Mexicains.

·         Le premier se bat pour se maintenir en vie, il accepte d’être au seuil de pauvreté pour avoir un emploi.

·         Et nous avons les Mexicains concurrençant directement le coût de la main-d’œuvre chinoise.

Les Américains se bat contre les Mexicains et il est prêt à travailler à 12 $ à 14 $ de l’heure dans le secteur manufacturier sans aucun bénéfice marginal pour se sortir des ‘foods stamps’, et nous on se bat contre les Américains et les Mexicains.

"If we don't look at what other countries are doing, and it's just basically decided on labour rates, then, quite frankly, they'll be no industry here in 10 years," he warned..

King said the labour rate issue is already decided.

"I think what's gone are the days where people that are working in low-skilled jobs are going to be able to command high high salaries based simply on unions being able to negotiate big increases," he said. "Those days are gone." (1)

Le Canada n’est tout simplement plus concurrentiel, l’investissement privé est au point mort (dead money, futur carnet), car aucun entrepreneur ne veut investir dans ces conditions.

“Rather than investing the windfall from their tax cuts to create jobs, Canada’s largest non-financial corporations are hoarding cash and paying fat compensation to their CEOs,” says the Canadian Labour Congress in a press release accompanying the study.

Corporate income tax cuts by recent Liberal governments and the Harper Conservatives have failed to have the desired effect of prompting economic growth, the study concludes.

“Proponents of ever lower corporate taxes argued that the money corporations saved from lower taxes would be reinvested in real assets such as new factories, new machinery and equipment, and training, thus boosting economic growth and productivity, and helping create more and better jobs,” the study said.

“However, this is not what has happened. Real investment has languished while profitable corporations have been paying out much more in dividends to shareholders and accumulating more financial assets.” (1)

Vous constater dans quel pétrin que nous sommes.

Harper voulant miser sur un seul cheval avec le pétrole albertain, il s’est trompé royalement, comme il s’est trompé royalement en baissant les impôts de société, nous privant ainsi de milliards d’impôts.

Évidemment, comme j’avais mentionné  à plusieurs reprises, c’est bien plus complexe qu’une simple baisse d’impôts, mais comme c’est un économiste, il avait lu cela dans un livre, enfin …

“Proponents of ever lower corporate taxes argued that the money corporations saved from lower taxes would be reinvested in real assets such as new factories, new machinery and equipment, and training, thus boosting economic growth and productivity, and helping create more and better jobs,” the study said.

“However, this is not what has happened. Real investment has languished while profitable corporations have been paying out much more in dividends to shareholders and accumulating more financial assets.”

CLC Secretary-Treasurer Hassan Yussuff said the taxes being paid by business have steadily declined in recent decades.

“Corporate income taxes amounted to only 8.3 per cent of all government revenues in 2011, down from 8.8 per cent in 2010 and from an average of 11 per cent in the 1960s and ’70s,” he said.

“In return for tax breaks, companies are supposed to be investing their windfall to create good jobs in Canada but instead they are hoarding cash.” (2)

Donc, la solution, elle ne sera pas joyeuse, et les politiciens ne voudront pas vous le dire, mais étant un blogue, j’ai pleine liberté de vous le dire :

Vous allez devoir baisser votre niveau de vie pour rester concurrentiel, en espérant que les compagnies ne vont pas disparaître entre temps.

Bien sûr, il y a des politiciens ou des économistes qui vont vous dire : on a juste à créer des compagnies avec de la valeur ajoutée avec des gens bien formés, tout le baratin standard, c’est vrai en théorie, mais ton voisin est aussi brillant que toi, mais il coûte moins cher, oups !

Créer une compagnie facile à dire, mais loin d’être évident, typique de ces individus qui n’on jamais mit la main à la pâte, ça prend au moins 10 à 15 ans avant de créer une PME, en espérant qu’elle n’a pas fait faillite ou l’entrepreneur ne s’est pas découragé entre temps, et cela dans un environnement de saine concurrence.

Ce qui est loin d’être le cas, on se bat contre un pays émergent et l’autre imprime chaque mois de la monnaie de singe, donc, on risque de mourir bien avant.

Québec

Au Québec, vous avez les deux phénomènes simultanés, vous êtres trop endettés, dû au crédit facile accordé par nos politiciens pour stimuler une fausse économie par endettement.

Et comme la France, nos coûts du travail sont trop élevés par rapport aux autres provinces et États américains, toujours grâce à nos politiciens pour acheter des votes.

Pour le Québec, nous sommes un cas extrêmement lourd, nous sommes les plus cancres de toute l’Amérique du Nord, charge sociale trop élevée, fardeau réglementaire trop lourd, agressivité fiscale, juste un exemple, notre masse salariale est 40 % plus élevée que celle de l’Ontario, et l’Ontario n’est plus concurrentiels avec les États-Unis.

Pierre Karl Péladeau s'inquiète du manque d'entrepreneurs

La faible création de PME et la perte de nombreux sièges sociaux au Québec sont des phénomènes préoccupants et inquiétants pour le PDG de Québecor. (3)

Qui veut partir une compagnie dans ces conditions, croyez-vous qu’ils veulent se faire Harikiri, quand je suis parti en affaire l’environnement était nettement plus sain, votre père aussi, les gens qui veulent se lancer en affaire actuellement n’ont pas tous des papas fortunés, si ça dérape.

Au Québec, on peut continuer à jouer au déni, nous sommes experts à ce niveau, nous pouvons maintenir cette grande sagesse  économique québécoise, créer de l’économie par endettement, en voici multiples exemples :

·         Maintenir la construction d’un barrage au coût de 6.5 milliards qui n’est pas rentable.

·         Maintenir l’industrie porcine qui n’est pas rentable.

·         Maintenir les subventions aux compagnies, dépassant outrageusement les impôts de sociétés.

·         Maintenir un État obèse pour faire de l’emploi.

·         Maintenir le plan Nord, ou les coûts des infrastructures coûtent plus chers que les emplois générés.

·         Ou prendre l’idée de l’ancien ministre de Finance de M. Bachand, qui est l’idée la plus ridicule que je n’ai jamais attendue, je veux bien croire que les économistes, ça ne vole pas haut, mais tomber, si bas, ça s’approche de la sénilité.

Son idée brillante était d’améliorer le ratio de la bonne dette sur la mauvaise dette, totalement idiot, comme si on n’était pas assez endetté actuellement. D’autant plus surprenant, qu’aucun journaliste ne l’a repris, ça vous prouve à quel point la qualité journalistique que nous avons.

Et bien sûr, ce surendettement se fait au détriment de vos jeunes, car c’est eux qui vont supporter vos idioties pendant 40 ans, tout en les traitants entre temps de parasites et d’irresponsables (futur carnet et il ne sera pas beau à voir!)

Donc, en résumé, si on veut être plus productif,
on réduit notre niveau de vie ou on crève.

Peut-être une alternative ?

Il y a peut-être une solution moins douloureuse, et on l’a vécu pendant des années et on a très bien survécu, forcer la dévaluation de notre monnaie pour nous rendre plus concurrentiel, actuellement Harper s’y refuse préférant satisfaire ces petits amis pour satisfaire les dividendes et les stocks options.

Mais comme les Américains impriment plus de 45 milliards par mois, on n’aura peut-être pas le choix, car ce n’est à toute fin que du simple protectionniste à bas niveau et notre survie en dépend, si bien sûr, ce n’est pas en contradiction avec l’agenda politique personnel de M. Harper.