Provinces, territories save millions except for Quebec

Ah, le Québec toujours différent des autres !

Expliquez-moi-le pourquoi en tant que payeurs de taxes dans une province parmi la plus agressive de l’Amérique du Nord.

Sur quelles raisons économiques, nous n’avons pas rejoint les autres provinces pour acheter à fort volume les médicaments les plus utilisés ?

C’est bien beaux êtres distincts, en nous perquisitionnant constamment l’argent dans nos poches, par contre, je dois vous aviser qu’elle commence sérieusement à être trouée.

Imputabilité : mot obscur et désuet dans le vocabulaire
de la gouvernance du Québec


Extrait de: Provinces, territories bulk buying to save millions on generic drug costs, The Canadian Press, Jan 18, 2013

REGINA – Nine provinces and all three territories say they’ll bulk buy some generic drugs used to treat everything from high cholesterol to depression.

The regions are working together to get lower prices for six drugs, which represent about 20 per cent of the publicly funded spending on generic drugs in Canada.

The provinces, except for Quebec, and territories are setting the price point at 18 per cent of the equivalent brand-name drug.

Individual provinces and territories currently pay between 25 and 40 per cent of brand-name prices.

They say this joint approach could produce savings of up to $100 million for provincial and territorial drug plans.

Saskatchewan Premier Brad Wall, who leads a health working group with PEI Premier Robert Ghiz, says drug plan costs have been increasing for all Canadians.

“In recent years the generic drug industry has worked with provincial and territorial drug plans to lower generic drug prices in Canada and, with today’s announcement, we will realize savings that will ensure more dollars for provincial health-care systems across Canada.”

The new prices are to be in effect by April 1.

The six drugs are: Atorvastatin — used to treat high cholesterol; Ramipril — used to treat blood pressure and other cardiovascular conditions; Venlafaxine — used to treat depression and other mental health conditions; Amlodipine — used to treat high blood pressure and angina; Omeprazole — used to treat a variety of gastrointestinal conditions; and Rabeprazole — used to treat a variety of gastrointestinal condition.


Extrait de : Les médicaments pourraient coûter encore moins cher, Carl Renaud, Argent, 14 janvier 2013  

Le prix de certains médicaments génériques va demeurer trop élevé au Québec malgré l'abolition de la règle des 15 ans. C'est ce que croit l'IRÉC, qui s'est penché sur les médicaments l'été dernier.

Le prix de certains médicaments génériques va demeurer trop élevé au Québec malgré l'abolition de la règle des 15 ans, qui entre en vigueur aujourd'hui. C'est ce que croit l'Institut de recherche en économie Contemporaine (IRÉC), qui a publié une étude sur le prix des médicaments l'été dernier.

Le gouvernement du Québec a annoncé l'abolition de la règle des 15 ans lors de la présentation de son budget 2013-2014, l'automne dernier. En raison de l'entrée en vigueur de cette mesure, la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) doit arrêter de rembourser la soixantaine de médicaments d'origine qui étaient toujours protégés malgré l'existence de produits génériques équivalents.

La RAMQ paiera donc désormais le plus bas prix, c'est-à-dire celui du médicament générique. Seuls les médicaments consommés par les bénéficiaires du régime d'assurance public, administré par la RAMQ, sont visés par le changement. Ceux remboursés par les assureurs privés ne le sont pas.

«Ça va permettre au gouvernement d'économiser beaucoup d'argent car la RAMQ va rembourser de 25% à 60% du prix des produits d'origine», a expliqué à Argent, Marc Lortie, porte-parole de l'organisation.

 

L'IRÉC déplore que le gouvernement n'ait pas emboîté le pas à l'Ontario qui, lorsque les brevets des médicaments d'origine viennent à échéance, rembourse seulement 25% de leurs prix pour tous les génériques.

«Nous pourrions économiser beaucoup d'argent si le Québec adoptait la règle de 25%», a commenté Oscar Calderon, chercheur à l'IRÉC. Il a précisé que les deux tiers des produits génériques vendus au Québec sont déjà remboursés à 25% en raison de l'existence d'une politique du plus bas prix au Canada.

Selon M. Calderon, le Québec autorise actuellement la vente d'environ 2000 médicaments de plus que l'Ontario. Le remboursement de ces médicaments peut correspondre à 60% du prix du produit d'origine.

«Ce n'est pas la Régie qui fixe les prix, c'est l'Institut national en santé et en services sociaux (INESSS) à la suite d'une évaluation», a expliqué Marc Lortie.

D'autres économies

L'IRÉC estime également que le gouvernement québécois pourrait épargner sur le prix versé pour les autres médicaments d'origine qui sont protégés par un brevet. «Si le gouvernement adoptait une politique d'achats centralisés, il pourrait négocier avec les fournisseurs pour obtenir de meilleurs prix», a ajouté Oscar Calderon.

Actuellement, le gouvernement dispose de peu de pouvoir de négociation car les hôpitaux et les pharmacies commandent leurs stocks séparément.

Ah oui, pourquoi ?

Qui commande le Québec, les directeurs des hôpitaux ou le gouvernement ?

Remarque, quand ce n’est pas ton argent, pourquoi s’en faire ?

Le président d l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires pense qu'une politique d'achats centralisés pourrait être néfaste. «Si on faisait affaire avec moins de fournisseurs pour avoir de meilleurs prix, il y aurait plus de danger d'avoir des problèmes d'approvisionnement», a exprimé Jean Thiffault, en entrevue à Argent.


Extrait de : Économiser 1 milliard $ chaque année, IREC, 27 août 2012

Une nouvelle note d’intervention de l’IRÉC diffusée aujourd’hui présente de manière détaillée les enjeux financiers autour de la politique du médicament du Québec, dont les impacts négatifs de la « règle des 15 ans » qui favorise l’industrie aux dépens des finances publiques. Selon les chercheurs à l’IRÉC, Jules Bélanger, Gilles L. Bourque et Oscar Calderon, il est temps pour le Québec de redéfinir ses objectifs et ses stratégies dans le domaine du médicament.

« L’enjeu est de taille, disent-ils, car cela permettrait à l’État québécois de diminuer les coûts d’un peu plus de 1 milliard $ annuellement ».

La règle des 15 ans fait en sorte qu’un médicament sous brevet inscrit à la Liste des médicaments sera remboursé intégralement pendant 15 ans, et ce même si un médicament moins coûteux de même type est également inscrit sur la liste. Il s’agit d’une protection qui s’ajoute à celle du brevet puisqu’en général les médicaments sont en moyenne inscrits à la Liste des médicaments dix ans après l’obtention du brevet, alors que celui-ci offre une protection pour une durée totale de 20 ans. « La compensation directe du ministère de la Santé à la Régie de l’assurance maladie du Québec est passée 9 M$ en 2001 à 158,3 M$ en 2011. Cette croissance importante s’expliquerait par le fait que plusieurs brevets importants étaient à échéance pendant ces années, enchérissant ainsi le coût de la règle des 15 ans », constatent les chercheurs.

Une politique industrielle pour l’industrie pharmaceutique

L’État québécois favorise également la R-D pharmaceutique au Québec avec des outils fiscaux comme les crédits d’impôts et de subventions directes. Il faut ajouter des crédits d’impôt du gouvernement fédéral.

Les entreprises pharmaceutiques ont reçu un total de 233 M$ en crédits d’impôt pour
la R-D en 2010
.

« Pourtant, le secteur biopharmaceutique a connu une importante hémorragie d’emplois au cours des récentes années. De plus, les investissements en capital de risque dans les sciences de la vie ont été en baisse continue depuis 2006, de sorte que la place du secteur comme destination des investissements connaît une détérioration majeure», expliquent les trois économistes de l’IRÉC.

Raison relativement simple, un PHD chinois ou indien coûte 5 fois moins chères que ceux de l’Amérique ont le même niveau de QI et sont formés par des universités aussi performantes que les nôtres.

Donc, en résumé vous coûtez trop chers !

Mis en place d’un régime universel et élimination de la règle des 15 ans

Devant ces tendances lourdes, les chercheurs pensent qu’un régime public de couverture universelle des médicaments sera nécessaire pour assurer une équité dans l’accessibilité aux médicaments ainsi qu’un véritable contrôle des coûts.

« Les gouvernements qui ont mis en place des régimes universels accompagnés de politique d’achat centralisé, comme celui de la Nouvelle-Zélande, se distinguent par les prix de médicaments les plus bas. La mise en place d’un régime universel et l’élimination de la règle des 15 ans entraîneraient une diminution nette des coûts de médicaments en plus d’économies supplémentaires découlant principalement de la fin des subventions fiscales octroyées aux assurances privées dans le système actuel. Ce scénario représente une diminution des coûts d’un peu plus
de
1 milliard $ annuellement pour le Québec»,

ont conclu les trois chercheurs de l’IRÉC.