Vidéo: Vers la faillite des États : les carottes sont cuites

Imprimer de la monnaie singe

Toutes les cartouches ont été utilisées : les carottes sont cuites

Excellente vidéo : Les conséquences de notre dette publique non remboursable !


Entretien avec Olivier Delamarche : vers la faillite des Etats

1.      Pourquoi la crise économique actuelle est-elle si spéciale pour vous ?

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2.      Pour relancer l’activité, on préconise également parfois des dépenses d’investissement de la part de l’État (éducation, infrastructures, etc.) Qu’en pensez-vous ?

== » 12 : 18 min

3.      Donc, selon vous, la solution à nos problèmes actuels passera forcément par des "haircuts", c’est-à-dire par l’effacement partiel ou total des dettes des États ?

== » 14 : 26 min

4.      Mais en économie les choses sont souvent lentes à produire leurs effets. Le dollar peut s’effondrer dans 1 an comme dans 2 ans ou 10 ans …

Comment prévoir de telles échéances ?

== » 21 : 09 min

5.      Vous affirmez donc qu’on avait des alternatives pour sortir de cette crise, mais que rien n’a été fait et qu’il est désormais trop tard ?

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6.      Si vous pouviez changer les choses, que feriez-vous pour améliorer la situation dans les prochaines années ?

== » 42 : 55 min

7.      Mais certains analystes dénoncent la loi française de 1973 et l’impossibilité de l’État depuis se financer à 0 %

== » 47 : 23 min

8.      Vous avez affirmé que vous pouvez actuellement proposer 10 % de rendement à n’importe quel client mais que, simplement, la personne ne reverra jamais son capital …

== » 52 : 45 min

9.      Mais n’y-a-t ’il pas d’obligations légale d’informer le client s’il risque de ne jamais revoir son capital  ?

== » 54 : 35 min

10.  Que conseillez-vous actuellement à vos clients ?

D’investir dans l’or ? Dans l’immobilier ?

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11.  Pourquoi conseilles-vous aux jeunes financiers de changer de métier ?

== » 1 : 05 : 49 min


Extrait de : Après les sommations, la guerre des devises est déclarée, Bcolmant, L’echo, 17 février 2013

Le G-20 vient d'affirmer qu'il n'y aurait pas de guerre des monnaies.

En d'autres termes, les grands argentiers postulent que les grandes zones monétaires ne vont pas se lancer dans une course aux dévaluations.

Une dévaluation vise à affaiblir son propre cours de change afin de retrouver un certain pouvoir concurrentiel sur les marchés extérieurs, tout en contractant ses importations. Il s'agit donc de promouvoir les entreprises domestiques exportatrices.

Les dévaluations sont souvent qualifiées de concurrentielles si elle s'inscrivent dans un mouvement en cascade où chaque zone monétaire tente de prendre les autres de vitesse.

Les dévaluations concurrentielles ont bien sûr un coût, puisque la finance est un jeu à somme nulle : c'est l'inflation. L'histoire recense quelques exemples de dévaluations concurrentielles, dont celle des années trente : la plupart des pays ont tenté de s'extraire de la récession en dépréciant frénétiquement leur monnaie.

Je tire quelques intuitions de cette affirmation du G-20.

1.      Tout d'abord, les grandes zones monétaires se sont évidemment lancées dans de feutrées dévaluations concurrentielles. Face à la récession, les banques centrales font tourner la planche à billets.

a)      C'est essentiellement le cas aux Etats-Unis (avec son quantitative easing),

b)      en Chine (qui sous-évalue sa monnaie, toujours non convertible),

c)      au Royaume-Uni, et plus récemment au Japon.

Le cas du Japon est d'ailleurs exemplatif : les autorités ont sciemment choisi d'affaiblir (avec succès) le Yen pour stimuler les exportations tout en tentant de faire augmenter l'inflation domestique japonaise, qui est trop faible. Le Japon veut augmenter son taux d'inflation de 0,5 % à 2 %. La Norvège vient de donner un message identique aux marchés.

2. L'Europe répugne à rejoindre une guerre généralisée des monnaies, au motif qu'une devise forte est disciplinante. C'est peut-être vrai, mais cela alimente la déflation et la récession. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si certains gouvernants européens (France, Espagne, etc.) revendiquent une politique monétaire moins rigide. Le véritable risque d'une guerre des monnaies est de ne pas y être enrôlé.

3. Le problème central de nos économies est l'envergure des dettes publiques et il est directement lié au problème des dévaluations concurrentielles, puisque le rembourrement de la dette publique et la faiblesse d'une monnaie ont un point commun : la planche à billets.

4. On argumentera qu'une dette publique ne doit jamais être remboursée. Il n'empêche : plus les dettes publiques s'accumulent, moins leur remboursement avec une monnaie stable devient crédible.

5. Pour faciliter le remboursement de ces dettes, il faut augmenter l'offre de monnaie, c'est-à-dire faire tourner la planche à billets, en espérant que les taux d'intérêt ne reflètent pas trop rapidement les anticipations d'inflation entraînées par cette offre accrue de monnaie.

6. Au reste, le message du G-20 est très ambigu, puisqu'il s'interdit toute guerre des monnaies tout en reportant le remboursement des dettes publiques, devenues trop importantes.

7. Cela signifie qu'au mieux, la vitesse des planches à billets va être synchronisée afin d'imprimer les monnaies au même rythme et qu'au pire, une guerre des monnaies sera déclarée.

Son vainqueur en sera le pays qui aura suffisamment réduit le pouvoir d'achat de sa propre monnaie afin de relancer ses exportations ET de diminuer concomitamment le poids relatif de sa dette publique, qui sera refinancée avec une devise plus faible.


Extrait de : Les achats d’or des banques centrales au plus haut depuis 1964, Par Tim Iacono - Iacono Research, 19 février 2013

J'ai jugé important de partager ce graphique publié dans le rapport 2012 du Conseil Mondial de l’Or sur la demande en or, puisque les barres de couleur violet foncé que vous pourrez y voire témoignent d’un phénomène important et on-ne-peut-plus actuel

Conseil Mondial de l’Or

L’arrêt de leurs ventes d’or par les banques centrales Occidentales il y a quelques années et la multiplication des achats d’or par les banques centrales des marchés émergeants (à l’exclusion de la banque centrale Chinoise qui refuse de déclarer à quiconque quelles quantités d’or elle achète) ont engendré la naissance de la plus importante des tendances observées sur le marché de l’or depuis le début de la crise financière.

Il existe bien entendu une bonne raison à cela. Il semblerait que les banques centrales Occidentales n’aient cessé de faire tourner leur planche à billets au cours de ces dernières années pour combattre les effets d’une crise financière qui, selon beaucoup, serait le fruit d’une trop forte dose de politiques monétaires laxistes.


Extrait de : Discrètement, la Chine fait main basse sur les mines d’or, Par Hayat Gazzane, Figaro.fr, 04/02/2013

Pour sécuriser ses approvisionnements, Pékin a décidé d’aller chercher le métal précieux directement à la source. Le pays s’est lancé dans une campagne agressive de rachats d’actifs dans les plus importantes sociétés aurifères mondiales. D’après une étude PwC publiée la semaine dernière, quatre des dix principales acquisitions recensées dans le secteur l’an dernier ont été réalisées par des acheteurs chinois, aux côtés des traditionnels canadiens et australiens.

Les années 2011-2012 ont particulièrement bien illustré ce phénomène.

1.      En plus de quatre deals internes, figurent la prise de contrôle des mines australiennes de Focus Mineral, Norton Gold Fields et Southern Cross par Shandong Gold, Zijin Mining et China Hanking Holdings, les plus gros producteurs d’or chinois.

2.      En Afrique du Sud, la mine de Pamodzi est passé sous le contrôle de China African Precious Metals tandis que celle de Zara Mining en Erythrée a été rachetée par Shanghai Construction Group.

3.      D’autres opérations ont eu lieu au Kirghizistan et au Brésil. «La Chine n’a pas de zone de prédilection. Elle va là où se trouve l’or», note le spécialiste de PwC. «Les producteurs chinois se ruent sur les aquisitions d’une part parce que l’or local n’est pas de grande qualité et d’autre part parce qu’ils espèrent accéder à de meilleures techniques d’exploration», expliquait l’analyste Li Ning au Wall Street Journal récemment.

Chine Producteur d'or

La Chine fait aussi des achats sur les marchés internationaux tout en restant très discrète pour ne pas provoquer de mouvements haussiers trop brutaux. Les importations depuis Hong Kong ont bondi à 315 tonnes sur les seuls cinq premiers mois de 2012, d’après les derniers chiffres officiels en date. Enfin, les citoyens chinois contribuent à l’effort national via l’achat massif de métaux précieux. Tous ces éléments constituent un fort soutien aux cours du métal roi. D’après l’étude PwC, 80% des dirigeants de sociétés aurifères prévoient une poursuite de la hausse des prix de l’or à plus de 2000 dollars l’once cette année. Elle en vaut aujourd’hui 1672,55 dollars.