Votre maison devient votre prison !

Évidemment, on le savait qu’on était en bulle immobilière, mais nos prêcheurs de bonnes morales économiques, tel que les économistes des banques, nos courtiers et nos politiciens ont prêché la bonne parole, il n’y a pas de pas de problème, continuer à vous endetter grâce à la largesse de notre crédit facile.

Mais, les astres sont tous en train de s’aligner vers une déconfiture sérieuse :

·         Les impôts et les tarifs de plus en plus agressifs de nos gouvernements détruisant l’économie réelle, moins d’argent dans vos poches moins d’argent à consommer.

·         Vos salaires qui stagnent, car vous êtres foncièrement trop bien payer par rapport à un Chinois ou un Mexicain, et bientôt par rapport aux Américains, car ils acceptent n’importe quoi pour sortir de leurs ‘foods stamps’

·         Et votre surendettement.

Bienvenue dans la dure réalité !

Les États-Unis, l’Espagne et l’Irlande ont tous passé par là, et ils sont encore au soin intensif…

Oui, ce n’est pas fort !

Il reste que l’exemple des États-Unis est frappant.

Et pointe vers une réalité toute simple:
la capacité de payer des ménages n’est pas élastique à l’infini.


Extrait de : Montréal «sévèrement inabordable», Maxiem Bergeron, La Presse, 22 janvier 2013 | Mis à jour le 22 janvier 2013 à 10h25

Housing affordability (4)L'époque où le marché immobilier montréalais était considéré comme une aubaine est loin, très loin derrière. La métropole est aujourd'hui jugée «sévèrement inabordable», aux côtés de Vancouver et de Toronto.

Dans son neuvième classement annuel publié hier, la firme américaine Demographia dresse le palmarès de 337 villes de la planète. Le Canada - et surtout ses grandes villes - y fait encore une fois mauvaise figure.

«L'accessibilité des maisons a peu changé dans les principaux marchés métropolitains du Canada, qui sont dans l'ensemble considérés comme sérieusement inabordables», écrivent les chercheurs de la firme, établie en Illinois. 

Selon les barèmes utilisés par Demographia - et par bon nombre d'analystes -, un marché immobilier est abordable lorsque le prix médian d'une propriété équivaut à moins de trois fois le revenu brut médian des ménages. Quand ce facteur est de 3,1 à 4, le marché est considéré comme «modérément inabordable»; de 4,1 à 5, «sérieusement inabordable»; et à plus de 5,1, «sévèrement inabordable».

Le facteur global des grandes villes canadiennes est passé de 4,5 à 4,7 depuis un an, indique l'étude. Avec un multiple de 9,5, Vancouver demeure de loin la ville la plus inaccessible du pays et la deuxième du monde après Hong Kong.

Housing affordability (2)

Housing affordability (3)

Toronto et Montréal, pour leur part, sont «à surveiller», a observé hier l'économiste Hélène Bégin, du Mouvement Desjardins. Le ratio s'est établi à 5,9 dans la Ville reine, et à 5,2 dans la métropole québécoise, toutes deux considérées comme «sévèrement inabordables» par Demographia.

Le prix médian des propriétés s'élevait à 287 300$ à Montréal au troisième trimestre de 2012, tandis que le revenu médian des ménages était de 56 700$, souligne l'étude. À Toronto, c'était 430 200$ pour 73 300$, et à Vancouver, 621 300$ pour 65 200$.

Les trois marchés les plus abordables du pays sont Moncton, Saint-Jean (Nouveau-Brunswick) et Windsor (Ontario), avec des ratios de moins de 2,5.

Surévaluation extrême

Le Canada dans son ensemble est perçu comme l'un des pays les plus surévalués de la planète en matière d'immobilier. Selon un classement publié à la mi-janvier par The Economist, les prix sont surévalués de 34% par rapport aux revenus moyens des ménages, devancés seulement par ceux de la France (35%).

Lorsqu'on évalue la valeur des maisons par rapport au loyer moyen, le Canada obtient la pire cote de tous les pays industrialisés, d'après The Economist. La surévaluation atteint alors 78%, comparativement à 69% à Hong Kong, 57% à Singapour et 50% en France. À l'autre bout du spectre, les prix sont largement sous-évalués au Japon, aux États-Unis et en Allemagne, indique le magazine.

Ces chiffres extrêmes donnent des arguments aux observateurs qui estiment que le Canada flirte avec une bulle immobilière, d'autant plus que l'endettement des ménages atteint des records. Plusieurs analystes s'attendent à une certaine correction des prix à court et à moyen terme.

Housing affordability

Sans surprise, le classement publié hier par la firme Demographia reflète bien la déflation des prix aux États-Unis. Parmi les 337 marchés mondiaux étudiés, les 20 plus abordables sont dans ce pays. Le ratio prix/revenu des 51 plus grandes villes américaines s'établit à 3,1.

Detroit est la ville la moins chère. Le prix médian des maisons y atteint 75 700$, tandis que le revenu des ménages s'établit à 49 800$, ce qui donne un multiple de 1,5. «Ce ratio extraordinairement bas est le résultat du déclin économique extrême de cette ville», indiquent les chercheurs de Demographia.

Hong Kong conserve la palme des prix les plus stratosphériques de la planète, avec un ratio de 13,5. Vancouver demeure deuxième, bien que la baisse des prix des derniers mois ait fait reculer son ratio de 10,6 à 9,5. Honolulu, à Hawaii, est troisième (9,3).


A painful domestic housing slump

«Canada could be setting itself up for a devastating one-two punch: a painful domestic housing slump just as Canada’s export and resource-driven economy is hit with falling global demand. The most acute threat is the U.S. debt crisis, which, if handled poorly, could tip the world’s largest economy back into recession, taking Canada along with it. Meanwhile, Europe remains mired in a recession and concerns about China’s growth persist. “I feel like Canada is in the path of a perfect storm here,” Madani says. Other than housing, “the key pillar of strength is our booming resource sector,” says Madani. “If you take that away, it’s just going to knock the lights out.”

The sudden cooling in Canada’s housing sector seemingly struck without warning. As recently as last spring, bidding wars were common in many Canadian cities as were the “over asking!” stickers agents slapped on “for sale” signs. The peak may have been reached in March when one Toronto bungalow made headlines after selling for $1.1 million, more than $420,000 above the list price.

Eight months later, the story has been reversed. And not just in Toronto and Vancouver.

·         In Victoria, existing home sales were down by 22 per cent in November from a year earlier.

·         In Montreal, sales were down 19 per cent last month.

·         Ottawa’s sales were down nine per cent and Edmonton’s were down six per cent.

With all those houses lingering on the market, prices dipped in 10 of 11 big cities across the country between October and November, according to the Teranet-National Bank index. It was the first such drop since 2009.

Housing affordability (5)

The weakness is also evident in new home construction. The Canada Mortgage and Housing Corporation reported a third straight month of falling housing starts in November. The trend is expected to continue next year.»

But a mere collapse in home sales—and prices—would be bad enough. Ben Rabidoux, an analyst at M Hanson Advisers, estimates that 1.3 million people, or seven per cent of Canadian workers, are employed in the construction industry, with housing being the main driver. He argued in a recent report that a U.S.-sized housing slowdown could result in the loss of 370,000 jobs and push the unemployment rate well over nine per cent, compared to 7.2 per cent now. And that doesn’t include job losses in related industries.

Equally important is the psychological effect that even a moderate slump in home prices will have on consumers. As people watch their net worth crumble—at least on paper—they are less likely to spend money on everything from new dishwashers to automobiles. “We talk about having a strong housing market because we have a strong economy,” Rabidoux says. “But it’s also true that our economy is strong because we have a strong housing sector.” He estimates that as much as 27 per cent of GDP can be linked to Canada’s housing market, a disproportionately large number compared to other countries, including the U.S. at its peak. “Take it away and that alone puts us into a recession, given where we are,” Rabidoux says.

In such a scenario, the homeowners most at risk are those who are overextended. Of the $570 billion in mortgages that the CMHC insures, about half are borrowers with less than 20 per cent equity in their homes. “If housing lands hard and affects the broader economy, many people will find themselves effectively underwater at a time when they would most need mobility to pursue employment,” Rabidoux says. “In this scenario, a house becomes a prison.” And it’s not necessarily condo buyers or those who paid over a million to live in a hot downtown neighbourhood who are most at risk.

Extrait de : Great Canadian real estate crash of 2013, Chris Sorensen, Macleans.ca, January 9, 2013