Entreprise Privé vs Entreprise d’État (3)

Ce texte est important, il vous indique sur quel type de champ de bataille qu’ont se bat actuellement, les règles ne sont plus les mêmes depuis la mondialisation en étant extrêmement mal définis au départ.

Entreprise Privé vs Entreprise d’État

La Chine utilise sa puissance économique part l’entremise de ces sociétés d’État pour acheter les ressources, le savoir et de concurrencer les entreprises privées quand ils ont acquis la maîtrise technologique.

Nous ne jouons pas avec les mêmes règles du jeu.

Dans une démocratie figée, empourprée dans des débats sans fin, elle ne pourra jamais rivaliser avec les Chinois développant son économie sur un plan quinquennal en utilisant toutes les ressources de l’État pour y arriver.

Si vous n’aimez pas la comparaison avec la Chine, prenez l’exemple de la Coré du Sud, croyez-vous que Samsung, LG, Hyundai ou Kia auraient cette envergure, si l’État coréen n’avait pas subventionné à coups de milliards sa recherche, sa production, sa mise en marché et dévaluer volontairement sa monnaie pendant au moins une décennie pour percer le marché et à toute fin mettre KO les fabricants japonais n’ayant pas eu ce même privilège.

Voici la réalité économique, loin de fonctionner comme la théorie ou tout le monde est beau ou gentil, tous les coups bas sont permis.

Selon le FMI, le PIB chinois devrait dépasser celui des États-Unis dans les quatre ans à venir, sur la base des parités de pouvoir d’achat.

Le rythme de la croissance chinoise n’est pas plus en cause: même si un exportateur asiatique se voyant contraint de choisir entre la Chine et l’Amérique avait tendance à opter pour cette première, le commerce avec l’Asie connaît une plus forte croissance en Chine qu’aux États-Unis.

La rivalité qui oppose les deux superpuissances est aussi une rivalité entre deux modèles économiques:

CAPITALISME DE MARCHÉ CONTRE CAPITALISME D’ETAT

En janvier 2012, lors du Forum économique mondial de Davos, David Rubenstein, co-fondateur du Carlyle Group, a exprimé une opinion largement répandue, selon laquelle le modèle chinois du capitalisme d’État est en train de prendre l’ascendant sur le modèle de marché américain.

The U.S. capitalist love affair with Communist China

« This has become such a familiar refrain that it is easy to lose sight of what a radical assertion it is.

We used to think:

That capitalism and democracy went together

that was the premise behind much of the U.S.-led global nation-building effort of the past two decades.

But it has become commonplace to hear the most successful American business people assert that the world’s great power that most explicitly rejects democracy – China – is also the most business-friendly.

This embrace of Chinese Communism shouldn’t be entirely surprising. The best business people are pragmatists. Deng Xiaoping famously said it didn’t matter whether a cat was black or white so long as it caught mice.

Smart business people are likewise pretty indifferent to a regime’s ideology (and indeed its treatment of dissidents, journalists and other such niceties) as long as their deals can get done and their tax rates are lenient.

So long as you have a skill or a technology that the comrades have decided China needs, its authoritarian system can be welcoming indeed, and free of many of the delays and frustrations that getting things done in a democracy can entail.

It is easy to equate that effectiveness of execution with good government. But fans of authoritarian regimes, including well-run ones such as China, should never forget the agency problem that is their big structural flaw: For their systems to work, dictators need not only be smart; they must also act in the interests of the state, not of themselves. It doesn’t always work out that way.»

Extrait de: The U.S. capitalist love affair with Communist China,
By Chrystia, Reuters, April 29, 2011

Dans son ouvrage The End of the Free Market (La fin du libre marché), Ian Bremmer (le président d’Eurasia Group) affirme que les gouvernements autoritaires du monde entier ont «inventé quelque chose de nouveau: le capitalisme d’État».

Extrait:

«Dans ce système, les gouvernements utilisent divers type d’entreprises nationalisées pour gérer l’exploitation des ressources qu’ils considèrent comme étant les plus précieuses de l’État, ainsi que pour créer et maintenir de nombreux emplois. Ils utilisent un petit groupe d’entreprises privées pour dominer certains secteurs économiques. Ils utilisent des fonds soi-disant souverains pour investir l’excédent budgétaire afin d’optimiser les profits de l’État.»

«Dans ces trois cas, l’Etat utilise les marchés pour générer de la richesse ; les responsables politiques font alors usage de cette richesse comme bon leur semble. Et dans ces trois cas, la finalité de l’action n’est pas économique (optimiser la croissance) mais politique (optimiser le pouvoir de l’État et les chances de survie du parti). C’est une forme de capitalisme, mais un capitalisme bien particulier: l’État demeure l’acteur économique le plus important, et il utilise les marchés à des fins principalement politiques.»

Pour Bremmer, le capitalisme d’Etat constitue une importante «menace», non seulement pour le modèle du libre-échange, mais aussi pour la démocratie dans le monde en développement.

 

Governments dominate key domestic economic sectors. The oil companies they own now control three quarters of the world's crude-oil reserves.

The End of the Free Market Who Wins the War Between States and CorporationsThey use state-owned and favored privately owned companies to intervene in global markets for aviation, shipping, power generation, anns production, telecommunications, metals, minerals, petrochemicals, and other industries.

Their market clout is growing. Governments own the oil and gas companies that now control the lion's share of global reserves. They own (or actively favor) companies in direct competition with Western multinationals in power generation, telecommunications, mining, arms production, automotives. and aviation.

They own and operate investment portfolios—including sovereign wealth funds—that are fast becoming a key contributor to global capital Hows

It's a system in which the state dominates markets primarily for political gain. As this trend develops, it will generate friction in international politics and distortions in global economic performance.

There are times when governments must protect citizens from the worst effects of underregulated markets.

Comme toutes les puissances ascendantes, ce pays met en œuvre une stratégie de conquête basée sur un mercantilisme forcené.

En engrangeant des excédents, la puissance mercantiliste cherche à obtenir pour elle une croissance saine et robuste tandis que les pays déficitaires voient leur croissance s'affaiblir et devenir de plus en plus artificiel et problématique et s'exposent à la déstabilisation.

Le mercantilisme est un système par essence déséquilibré : les pays excédentaires recueillent tous les avantages, les autres tous les problèmes.

Les bons apôtres du "gagnant-gagnant" du libre-échange nous trompent. C'est une loi de l'histoire : les états créanciers finissent toujours par imposer leurs règles du jeu, et par se payer, en cas d'insolvabilité, en s'emparant des actifs réels des États débiteurs ou en s'emparant même de leur souveraineté.

Le machiavélisme des Chinois est tout entier ici : ils ont "topé" avec les multinationales via les gouvernements au détriment des intérêts des populations occidentales. Que pèsent en effet les quelques gains de pouvoir d'achat résultant de l'achat de produits chinois importés moins chers face aux cohortes d'emplois définitivement perdus ?

Capitalisme et totalitarisme politique : ces deux options, expliquent les succès économiques du pays obtenus par la Chine depuis lors.

Que vous aimez le discours ou pas, la réalité est bien présente, le Canada est un exemple, il fait de moins en moins de produis finis, pour faire de plus en plus des boulettes de fer, une simple économie de pauvre.

Alors que fait-on ? On ne fait rien, car notre démocratie est totalement embourbée pas des conflits d’intérêts et de la politicaillerie.

Je vous donne un exemple fort simple, quand les Suisses ont vu que leurs voisins cancres de l’Euro avaient de sérieuses difficultés financières à équilibrer leurs budgets, et par défaut, le Franc suisse est devenu une valeur de refuge, donc, une appréciation artificielle trop rapide de leurs monnaies mettant en danger la compétitivité de leurs entreprises, ils n’ont pas attendus aeternam, ils ont réagi rapidement en arrimant leur franc suisse à 1.2 de l’euro, sécurisant du même coup tous les entreprises suisses, disant on est là pour vous protéger, ceci c’est une démocratie qui a de la fluidité et capable de réagir rapidement.

Ici, au Canada, depuis au moins une décennie notre monnaie est trop forte à cause du pétro Albertain, que fait-on? on discute, on discute, on discute …

Entre temps, nos compagnies se délocalisent, ferment leurs opérations, je ne dis pas que c’est l’unique raison, mais elle est importante.

Même constat, quand les Américains, nos voisins de proximité, impriment plus de 87 milliards artificiellement par mois, ce qui donne une modique somme de 1 trillion monnaie de singe en moins d’une année, que font-ils? Ils font du pur protectionniste en dévaluant volontairement leurs argents.

Alors, quelle est la réaction de notre gouvernement canadien, rien !

Car nos chers politiciens sont pognés entre les profits des actionnaires (avec un dollar fort) et nos pauvres PME qui se demandent s’ils vont encore rester compétitifs pour longtemps.

·         Le fait que notre démocratie n’a aucun plan stratégique économique national à long terme.

·         Le fait que le Canada manque sérieusement de leadership pour imposer s’il y a lieu certaines directives aux provinces pour assainir leurs finances.

·         Le fait que certains dossiers majeurs tels que la santé, la main d’œuvre, la qualification, la recherche-développement ont tous des saveurs uniques selon la province créant confusion et inefficacité sur le plan national.

·         Le fait que toute cette incohérence est souvent maintenue pour gagner du capital politique au lieu de faire avancer les dossiers.

Alors, comment voulez-vous qu’on puisse compétitionner avec le monde entier, si on se chamaille constamment ?

Entre temps, certains pays rassemblent leurs ressources, peu importe la méthode utilisée, concordance, conciliation ou entreprises d’État, ils focalisent toutes leurs énergies pour être les futurs gagnant, car malheureusement :

La mondialisation n’est pas un jeu !


 

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    # by Anonyme - 20 mars 2013 à 16 h 00

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