Finis les parachutes dorées, vive la saine démocratie de la Suisse

Contenu du carnet :

1.      Une vidéo.

2.      Le Médac (Québec) pour protéger les actionnaires.

3.      Plus deux articles sur le sujet.

4.      Le meilleur pays où il ferait bon naître en 2013 est la Suisse.


Évidemment les Suisses, nous montrent encore la voie, possédant une véritable démocratie pour le peuple, non une apparence de démocratie pour satisfaire les groupes d’intérêts.

Par contre, la qualité de notre démocratie est un sujet tabou dans notre milieu politique et journalistique, l’origine de notre endettement et du dérapage de notre gouvernance sont directement associés à notre faiblesse démocratique.

Alors, quand un vieux journaliste d’un certain journal fait la morale aux jeunes, en disant:

Allez voter, si vous n’être pas content ! 

Ah oui, pour qui ?

Deux vieux partis qui couchent avec les groupes d’intérêts et maintiennent l’État providence dans un État d’immobilisme en la surendettant.

Typique d’un vieux élitisme qui ne se remet jamais en question et n’a même pas la décence de chercher l’origine du problème.

Soyons sérieux cher peuple, plus une démocratie est faible, plus il y a de gens qui se graissent la patte avec l’argent du peuple et le crédit de ces enfants.

Donc, sujet tabou dans nos médias, n’oubliez jamais qui sont les propriétaires de ces médias, il ne faut surtout pas offusquer l’ordre établi de ces petits amis.

Alors quant vous constater que certains chroniqueurs se moquent de la démocratie directe utiliser par les étudiants, ils se ridiculisent : ou par ignorance, ou par intérêt à vous de choisir ?

Que diriez-vous qu’on fasse exactement la même chose pour nos fantastiques gestionnaires des banques canadiennes, ils se sont octroyés plus de 10 milliards de bonus l’année passée, favorisé par un environnement où la compétition est limité, grâce à un oligopole.

Bien sûr, un autre sujet tabou de notre classe journalistique, il ne faut pas oublier qu’ils sont de TRÈS bon clients.

Banques canadiennes - profits 2012



Lutte contre les "parachutes dorés": le vote... par euronews-fr

M. Michaud serait bien content avec une telle initiative populaire au Canada.

Combats prioritaires du MÉDAC

·         Interdire tous travaux autres que la vérification aux cabinets de vérificateurs;

·         Établir une rotation obligatoire des vérificateurs après 5 ans;

·         Abolir les options d’achats pour les hauts dirigeants et les remplacer par des actions en guise de prime au rendement;

·         Interdire aux hauts dirigeants la vente de plus de la moitié des actions ou options qu’ils détiennent aussi longtemps qu’ils sont à l’emploi de l’entreprise;

·         Enregistrer comme charge les options d’achats octroyées;

·         Mettre fin aux rémunérations indécentes des dirigeants en établissant des normes raisonnables de primes au rendement;

·         Obliger le comité des ressources humaines de présenter avant le vote des actionnaires les paramètres de la politique de rémunération des hauts dirigeants;

·         Réclamer par voie de justice ou prélèvement sur la retraite de toute forme d’enrichissement sans cause, de délit d’initié, de fraude ou autre manœuvre dolosive;

·         Préavis public de 10 jours ouvrables à être donné par les hauts dirigeants (initiés) quant à leur intention de vendre ou acheter des actions de leur société;

·         Signatures par le président-directeur général et le responsable des finances certifiant la véracité, la transparence et l’intégrité des états financiers;

·         Abolition des droits de vote multiples;

·         Fixer la retraite des hauts dirigeants à 70% de la moyenne du salaire des 5 dernières années sur la base de 2% par année de service


"Vive la Suisse!" Et vive le libéralisme...

Le plébiscite de l'initiative Minder contre les rémunérations abusives n'est pas un vote de gauche. C'est un vote libéral. Explications.

1.      Premièrement : Thomas Minder est un entrepreneur de droite. Très à droite, même : il siège avec le groupe de droite populiste UDC. A mille lieues d'Harlem Désir.

2.      Deuxièmement : ce que les Suisses ont plébiscité dimanche, c'est un renforcement de la démocratie actionnariale. Nous sommes au cœur même du libéralisme. Les Suisses ne demandent pas des plafonds salariaux. Ils demandent encore moins que l'Etat fixe le salaire des patrons. Ils donnent simplement plus de pouvoir aux actionnaires, aux "propriétaires". En un mot : pleins pouvoirs aux détenteurs du capital. Ce qui n'est, à ma connaissance, pas très socialiste...

3.      Ensuite, ce vote est l'expression d'une tradition helvétique : la Suisse, forte d'une longue expérience démocratique, a le plus grand respect pour la souveraineté populaire.

·         Seul l'individu, in fine, est responsable.

·         L'individu, libre et responsable, a un droit fondamental : il exerce le pouvoir.

·         Cela s'appelle la démocratie directe.

Oui, car, il ne faut JAMAIS,  JAMAIS,  JAMAIS  accorder plein pouvoir à un politicien lors de son mandat, quand ça dérape, le peuple peut intervenir à tout moment.

4.      Dimanche, l'électeur a appliqué la même logique démocratique au fonctionnement d'une entreprise : tout individu, tout membre d'un groupe, a son mot à dire sur le fonctionnement du groupe. Et cet individu veut faire respecter sa liberté et sa responsabilité. Il veut exercer le pouvoir. Ce qui n'est toujours pas très socialiste...

5.      Enfin, la population suisse n'aime pas les rentes. Les cadeaux injustifiés. Un salaire doit correspondre à un travail. Une rémunération doit être justifiée.

C'est cela que les Suisses ont plébiscité ce week-end:

·         Plus de pouvoir aux actionnaires pour éviter les salaires injustifiés.

·         Plus de pouvoirs aux propriétaires pour évaluer si, oui ou non, le salaire du patron est mérité.

·         S'il l'est - si les résultats de l'entreprise sont bons - le patron peut gagner des sommes indécentes. En toute légitimité. Ce qui n'est, définitivement, pas socialiste...

6.      Le vote de dimanche est le fruit de notre culture libérale :

·         Nous ne voulons pas de plafonds salariaux.

·         Nous ne voulons en aucun cas de planification étatique des revenus.

·         Mais nous ne voulons pas non plus, d'un système de rente, d'usurpation de pouvoir. De parachutes dorés.

Mû par une obsession démocratique, le citoyen suisse est libre et indépendant.

Il veut pouvoir travailler, gagner de l'argent, voire beaucoup d'argent, mais uniquement de l'argent mérité.

Extrait de : "Vive la Suisse!" Et vive le libéralisme...,  Fathi Derder, Parlementaire suisse, membre du parti libéral radical, journaliste, Huff Post Monde, 05/03/2013


Le peuple a décidé de donner un signal fort
envers les conseils d'administration

L'initiative Minder, du nom de l'homme d'affaires et sénateur UDC (Union démocratique du centre, droite populiste) à l'origine de ce vote, a donc été très bien accueillie par les Suisses: selon la Chancellerie fédérale, elle a été acceptée avec un taux de participation de 46% par 67,9% des voix et tous les cantons ont dit "oui", ce qui est très rare.

L'initiative Minder vise à limiter les "rémunérations excessives" des patrons.

Ø  Les sanctions en cas d'infraction vont d'une amende correspondant à six ans de revenu à trois années de prison.

Ø  Pas de mise en place avant un an

Selon le texte soumis au vote des Suisses :

La durée du mandat des membres du conseil d'administration devra être limitée à une année, et certaines formes de rémunérations, telles que les indemnités de départ ou les primes pour des achats d'entreprises, seront interdites.

En outre, les rémunérations du conseil d'administration et de la direction devront être approuvées obligatoirement par l'assemblée générale des actionnaires, qui voteront chaque année la somme des rémunérations mise à la disposition des membres du conseil d'administration et de la direction.

Le texte a également été combattu par le gouvernement suisse. Le Parlement, qui n'avait pas donné de consigne de vote, a mis au point un contre-projet, moins réformateur et permettant d'opter pour des dérogations dans le cas des indemnités de départ.

Eh oui, les politiciens n’étaient pas d’accord, mais c’est le peuple qui a l’ultime pouvoir.

Si le texte de Minder est adopté, il faudra encore attendre plus d'un an avant sa mise en œuvre. Le gouvernement devra d'abord rédiger un projet de loi respectant les principales dispositions de l'initiative, puis la faire approuver par le Parlement.

Faute de majorité, c'est le contre-projet qui entrerait directement en vigueur


Extrait de : La suisse, pays où il fait bon naître en 2013, Laurent Le Loup, Les Echos.fr, 08/02/2013

Suisse, pays où il fait bon naître en 2013LE CERCLE. Dans une récente étude, The Economist Intelligence Unit (EIU), filiale de The Economist, a tenté de mesurer quel pays, parmi 80 sélectionnés, offrait les meilleures opportunités pour une vie saine, sûre et prospère dans les années à venir.

Un quart de siècle plus tôt, en 1988, dans "The World in 1988" la même étude avait classé 50 pays où il ferait bon naître et les États-Unis étaient arrivés en tête, suivis de la France. Aujourd'hui, le classement a été bouleversé, car les États-Unis sont passés à la 16e place et la France à la 26e !

Le pays où il fait bon naître

Le meilleur pays où il ferait bon naître en 2013 est la Suisse (13e en 1988) suivie de l'Australie et de la Norvège.

·         Les pays de petite taille économique dominent le top dix et la moitié d'entre eux sont européens, mais un seul, les Pays-Bas fait partie de la zone euro.

·         Les pays nordiques brillent dans le haut du classement, tandis que le sud de l'Europe en crise (Grèce, Portugal et Espagne) est à la traîne malgré l'avantage d'un climat favorable.

·         Par ailleurs les plus grandes économies européennes (Allemagne-16, France-26 et Grande-Bretagne-27) glissent dans le classement. En dépit de leur dynamisme économique, aucun des pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) ne figure dans le haut du classement.

·         Enfin parmi les 80 pays étudiés, le Nigeria occupe le dernier rang. "C'est le pire endroit pour un enfant qui arrive au monde en 2013", indique l'étude.

Les indicateurs retenus

Lors de cette étude, The Economist Intelligence Unit, a pris en compte des indicateurs statistiquement significatifs :

- Le bien-être matériel (mesuré par le PIB par habitant).

- L'espérance de vie à la naissance.

- La qualité de vie familiale (fondée principalement sur les taux de divorce).

- L'état des libertés politiques.

- La sécurité de l'emploi (mesurée par le taux de chômage).

- Le climat (mesurée par deux variables : l'écart moyen des températures minimales et maximales mensuelles de 14 degrés Celsius, et le nombre de mois dans l'année avec moins de 30 mm de précipitations).

- La sécurité (basée principalement sur les taux d'homicides enregistrés et les évaluations pour le risque de criminalité et de terrorisme).

- La qualité de vie en communauté (fondée sur l'appartenance à des organisations sociales).

- La gouvernance (mesurée par les statistiques de corruption).

- L'égalité entre les sexes (mesurée par la part des sièges au Parlement occupés par des femmes).

L'étude révèle, entre autres, que malgré la crise économique mondiale, notre époque, à certains égards, n'a jamais été aussi favorable pour les peuples : le taux de croissance de la production est en baisse partout dans le monde, mais les niveaux de revenus atteignent des sommets historiques, l'espérance de vie ne cesse de croître et les libertés politiques se répandent à travers le monde, dont récemment, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. À d'autres égards, cependant, la crise a laissé une empreinte profonde dans la zone euro et dans d'autres pays, en particulier sur le chômage et la sécurité personnelle.

L'ennui est préférable

Global Competitiveness IndexLaza Kekic, directeur du Economist Intelligence Unit, souligne dans son article de présentation "La loterie de la vie" du "The Economist" de janvier que "la Suisse a marqué de nombreux points sur deux aspects : la pauvreté culturelle et l'indice de bâillement, ce dernier indice étant la mesure selon laquelle un pays peut, malgré toutes ses vertus, être irrémédiablement ennuyeux...".

Il ajoute également que "dans le film "The Third Man", le personnage d'Orson Welles, le coquin Harry Lime, dit fameusement que : l'Italie pendant 30 ans sous les Borgia a connu la guerre, la terreur et les assassinats, mais qu'au même moment elle a produit Michel-Ange, Léonard de Vinci et la Renaissance. La Suisse, quant à elle, avec 500 ans de paix et de démocratie a produit le coucou"...

Mais laissons à Harry Lime ce qui lui appartient et parions qu'il y a sûrement beaucoup à dire aujourd'hui en faveur de la stabilité ennuyeuse en ces temps incertains.

Ajoutons pour conclure, afin de ne point froisser nos chers voisins helvètes, que dans le Rapport global sur la Compétitivité du World Economic Forum, dont l’édition 2012-2013 a été récemment publiée, la Suisse arrive en tête et ce, pour la quatrième année consécutive...


 

  1. gravatar

    # by Anonyme - 6 mars 2013 à 16 h 36

    "Allez voter, si vous n’être pas content !

    Ah oui, pour qui ?

    Deux vieux partis qui couchent avec les groupes d’intérêts et maintiennent l’État providence dans un État d’immobilisme en la surendettant."

    Tellement vrai, aux prochaines élection provinciale, je pense que je n'irais plus voter.

    Une vraie bande d'incapable. Le plus bel exemple. tous d'accord pour un registre Québécois des armes à feu alors que les études montrent que cela ne sert strictement à rien.