La classe politique la plus nulle en économie depuis l’existence de l’humanité

Il y a trois mois, j’avais écris un billet qui s’intitulait : Le PIB est une imposture.

Nous avons régulièrement dans nos médias traditionnels le ratio dette/PIB démontrant au peuple le niveau de l’endettement du pays ou de la province.

Par contre, ce ratio, est loin d’être suffisant pour déterminer la précarité du pays face à sa dette.

Ce ratio est très conciliant pour les politiciens en donnant l’illusion au peuple que la dette est sous –contrôle.

Posez-vous, la question M. le peuple, pourquoi l’Espagne qui avait une cote AAA en moins de
2 ans est devenue un ‘junk bound’.

Peut-être on a caché la vérité aux Espagnols ?

L’agence chinoise de notation Dagong a traité les agences de notations américaines de pure incompétence, biaisé par des intérêts politiques et économiques, certainement pas pour les intérêts des investisseurs.

Déjà la règle instaurer par le milieu de la finances qui est une absurdité lamentable :

Qu’un État peut emprunter indéfiniment aussi longtemps qu’il payait ces intérêts.

Malheureusement, cette absurdité a eu des conséquences, on le constate, où certains pays doivent imprimer de l’argent, car ils ne sont plus solvables.

Comme disait Dagong, je ne veux pas seulement recevoir des intérêts mais je veux revoir la couleur de mon argent.

Donc, revenons à ce ratio/dette véhiculé dans les médias, et examinons ces faiblesses.

Je vous pose une question fort simple, et vous allez comprendre facilement la problématique.

Si vous aviez le choix entre :

1.      100 milliards de PIB d’exportations de fer ou

2.      100 milliards de PIB d’exportations de pétrole

Quel choisiriez-vous, si vous me dites c’est la même chose, vous faîtes erreur.

Car le pétrole est nettement plus payant que le fer.

Voyez-vous le problème, si vous tenez compte seulement du PIB sans tenir compte des revenus qu’il génère, vous n’avez qu’un demi portait de la situation.

C’est comme regarder le bilan financier d’une compagnie en oubliant de regarder la dernière ligne, c’est à dire le profit.

Car on peut créer le PIB artificiellement, tel que du PIB par endettement ou par mauvais investissements.

1.      L’exemple du plan Nord, exporter des boulettes de fer en Chine, donne très peu de redevance, car le profit est manger par le coût du transport qui est 2.5 celle de l’Australie. En général, les milliards en infrastructures du plan Nord ne compensent pas les minables redevances en retour ou les emplois créés.

2.      Construire le barrage de la Romaine génère du PIB et des emplois mais n’est pas rentable, car le coût de production électrique est  inférieur au coût du marché.

3.      Augmenter le nombre d’employé de la fonction publique crée du PIB, mais ne crée que des dépenses

Ces trois exemples, créer des emplois et augmente le PIB, par contre, sa contrepartie est l’endettement excessif.

·         Donc, on peut avoir un beau PIB, mais pas nécessairement qu’il soit rentable.

·         Donc, on peut fausser l’image du niveau d’endettement en faisant du PIB artificiel.

Juste la connerie de M. Bachand d’augmenter la bonne dette pour réduire le ratio de la mauvaise dette démontre à quel point que c’est un GROS CO…

Évidemment cette imposture, n’est pas seulement véhiculé par les agences de notations, mais aussi par les médias traditionnels, de plus, il ne faut pas oublier, nos éternels bouffons d’économistes dans les médias, plus intéressés à recevoir leurs cachets que d’avoir un minimum d’intégrité.

Attention, les économistes ne sont pas tous des cons, mais, malheureusement, ceux qui sont encore intègre on ne les invite pas dans les médias.

Comme disait Maurice Allais, prix Nobel d’économie, on ne l’invitait jamais dans les médias, car il avait un bug majeur, il était contre la mondialisation sauvage.

En fait les médias traditionnels, filtre l’information, prenez l’exemple du Québec, son budget annuel est de 74 milliards ajoutés nos emprunts additionnels de 10 milliards, pensez-vous que tous ceux qui profitent de la manne de 84 milliards veulent que ça change ? et bien NON !

Pensez-vous qu’ils veulent prôner l’austérité, revenir avec un bon sens économique, oublier cela, tous les groupes d’intérêts sont de connivences pour que la situation perdurent, même au prix de faire défaut de paiement.

Donc, Charles Gaves a écrit un article sur ce PIB gonflé au stéroïde, même s’il parle de la France, il y a beaucoup de similarité avec le Québec.

De plus, si vous lisez  Le PIB est une imposture, même en 2010, un signal d’alarme avait sonné par Arnaud Marès, analyste financier de Morgan Stanley à Londres, dans une note aux investisseurs.

Rather, the problem lies with the measurement tool: 
debt/GDP is the most widely used debt metric, but we believe 
that it is a very inadequate indicator of government solvency, 
- Arnaud Marès, Morgan Stanley

Évidemment, on n’en a pas tenu compte, parce que ça dérangeait l’ordre établi, on constate le résultat pitoyable de cette oublie volontaire.


Extrait de : Petite bande dessinée pour expliquer la situation Française, Charles Gave, Institut des libertés, 25 février 2013

Cette semaine, je vais me livrer à un exercice quelque peu inhabituel. Je vais remonter dans le temps pour essayer d’expliquer pourquoi la France est dans une situation très difficile. Pour y arriver, je vais limiter au maximum les commentaires, présentant mon diagnostique sous forme de graphiques.

 LA légendu PIB comme Mesure de Santé d,un pyas

Graphique Numéro 1: Ce qu’il faut regarder et ce qui ne sert à rien. 

Les thuriféraires de l’économie officielle (du type INSEE) nous enjoignent de regarder l’évolution du PIB. La ligne noire ci dessus donne l’évolution relative du PIB Français par rapport au PIB Allemand depuis 1992, tandis que la ligne rouge donne l’évolution relative des productions industrielles.

A en croire les économistes « officiels »  qui regardent le PIB, la France a fait 5 % de  mieux que l’Allemagne depuis 1993. (Qui peut croire une telle ânerie?).

Par contre si l’on en croit le ratio des productions industrielles elle a fait 25 % moins bien.

Que croire?

Bien sur , c’est le ratio des productions industrielles qui reflète la réalité

1.      puisque le PIB ne prend en compte ni la détérioration du bilan de l’Etat

2.      ni la hausse du poids de ce même Etat dans l’économie: si les pouvoirs publics embauchent des dizaines de milliers de fonctionnaires et les payent en empruntant de l’argent, le PIB monte.

On voit la stupidité d’une telle mesure statistique (PIB)qui ne peut satisfaire qu’un Etatiste acharné du style Mélenchon.

Par contre la production industrielle mesure ce qui se passe dans une partie de l’économie non étatique, celle qui produit des biens.

Dans cette partie là, l’économie Française a reculé par rapport à sa concurrente outre Rhin d’environ 25% en 20 ans. Depuis 20 ans, la France s’est désindustrialisée comme jamais depuis deux siècles et cela est incontestable. Que le lecteur me comprenne bien: je ne dis pas que l’économie Française a reculé de 25 % par rapport à l’économie Allemande depuis vingt ans.

·         Je dis que le secteur privé en France a reculé par rapport au secteur privé Allemand et que dans l’industrie ce recul atteint 25 %.

Ce n’est probablement pas le cas dans les services ou le tourisme, mais c’est la tendance qui compte ici , pas les chiffres absolus.

·         Le secteur privé a reculé en France depuis 20 ans tandis qu’il augmentait en Allemagne, voila la vérité .

La question que graphique amène à se poser est bien entendu la suivante : pourquoi ce recul Française qui a commencé aux alentours de l’an 2000? Avant cette date et depuis 1960, les productions industrielles dans les deux pays avaient exactement le même taux de croissance.

La réponse est simple: à infrastructures égales, un investissement industriel dépend des couts relatifs du capital et du travail par rapport aux pays concurrents.

Compte tenu du fait que le cout du capital a été le même en France et en Allemagne pendant longtemps, la responsabilité doit sans doute être recherchée du coté du cout du travail.

Trois tendances se dégagent de ce graphique.

1.      De 1985 à la réunification Allemande, le cout du travail baisse en Allemagne par rapport à la France et nous perdons du terrain industriel.

Puis arrive la divine surprise de la réunification qui permet au travail Français de redevenir compétitif. Notre production industrielle remonte. Nous en profitons pour légiférer sur les 35 heures, ce qui nous fait immédiatement reperdre l’avantage de prix que nous avions enregistré. Normalement, compte tenu de cette perte de compétitivité, nous aurions du dévaluer en 2001 ou 2002.

Impossible avec l’Euro.

2.      Et c’est le moment que choisit l’Allemagne pour se réformer avec Schroeder tandis que nous ne pensons qu’à « dépenser la cagnotte « , ce qui fait que notre compétitivité se met vraiment à plonger

A partir de là, tout s’enchaine comme dans une tragédie Grecque.

3.      Le commerce extérieur Français plonge… normal, nous devenons de moins en moins compétitifs.

L’économie Française est dans une trappe.

Le travail y est trop cher, son cout ne cesse de monter, et la dérive non corrigée dure depuis tellement longtemps (1997 au moins) qu’un ajustement des prix du travail d’au moins 30 % serait nécessaire pour remettre les pendules à l’heure.

Autrefois, une dévaluation aurait réglé le problème, elle est impossible aujourd’hui compte tenu de l’existence de l’euro. Et il est impossible de faire baisser les salaires de 30 % de façon autoritaire. La dette reste la seule variable d’ajustement et va donc continuer à  croitre de façon exponentielle.

Cout du travail et cout du capital (après impôts) sont maintenant beaucoup plus élevés en France que chez nos voisins. 

Identique au Québec

Les dépenses d’investissement vont s’écrouler alors même qu’investir est la seule réponse rationnelle à un cout du travail trop élevé  (Les entreprises qui le peuvent iront investir en Allemagne ou en Irlande).

Dans notre cas, ce sont les États-Unis.

 Double motivation : ajoutés plus de 85 milliards en impression par mois 
en monnaie singe pour faire dévalués leurs monnaies.

Minutes, or written records, of the Fed's Jan. 29-30 policy meeting released Wednesday showed that some officials worried about the Fed's plan to keep buying $85 billion in bonds each month until the job market has improved substantially. (1)

Il est donc à craindre que la chute de notre pays ne s’accélère dans les mois qui viennent car déjà les PME sont en train de sauter un peu partout. La crise ne fait que commencer chez nous…

Pour être honnête, depuis 40 ans, je n’ai jamais vu, sauf en Argentine, une telle rage de la part des autorités politiques pour détruire l’appareil productif d’un pays

·         au nom d’une idéologie à la fois  technocratique (l’euro) et égalitaire (le socialisme de redistribution).

Nous sommes gouvernés par la classe politique la plus nulle de l’Histoire de France, que les Français ont élu en connaissance de cause, et à cela, il n’y a pas de solution.


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    # by lemoutongris - 5 mars 2013 à 10 h 10

    c'est sûr que le PIB est une imposture. Regardez simplement Krugman, qui voit dans les catastrophes naturelles un "boost" pour l'économie

  2. gravatar

    # by Anonyme - 13 mars 2013 à 14 h 27

    Excellent post however I was wondering if you could write a litte more on this subject?

    I'd be very thankful if you could elaborate a little bit further. Appreciate it!

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