L’économie canadienne, une économie du tiers monde dans un vase de porcelaine

Dans une économie forte, tu dois transformer et fabriquer des produits avec valeurs ajoutées.

Malheureusement, exporter des boulettes de fers est beaucoup moins payant que de recevoir des laveuses ou sécheuses en contrepartie.

Par contre, ces compagnies à valeur ajoutée doivent être compétitives.

Le dollar canadien au pair avec le dollar américain n’a certainement pas aidé, la mondialisation sauvage n’ont plus, mais l’inaction de nos politiciens ont été la cause profonde de notre déraillement d’une économie à valeur ajoutée à une économie de commodité.

Voici un graphique représentant la grande vulnérabilité de notre économie.


Non-energy export sector has collapsed in recent years

But a new analysis from BMO Capital Markets illustrates just how intensely Canada’s non-energy export sector has collapsed in recent years. And yes, the economist behind it does put some — just some — of the blame on a rising dollar. (1)

Canadian non-energy export sector has collapsed in recent years

Check out this chart from BMO economist Douglas Porter.

·      The blue line represents the trade balance in energy exports.

·      The red line represents the trade balance in everything else. Everything else has fallen off a cliff.

Note that the decline began at the start of the last decade, and accelerated sharply with the arrival of the Great Recession about five years ago. Canada has gone from consistently running trade surpluses in both the energy and non-energy sectors, to running overall trade deficits.

Porter notes that last year Canada ran a record $12-billion merchandise trade deficit. He points to three reasons for the decline:

1.      Weakness in the U.S. economy,

2.      the slowdown in China,

3.      and the high Canadian dollar.

“Net trade was weakening prior to 2007 due to the relentless rise in the Canadian dollar from 2002 right up to 2007.... Over that period, it rose by more than 60 per cent against the U.S. dollar,” he told HuffPost.


Manque de compétitivité

Durant la transition, d’une monnaie plus forte, le Québec et l’Ontario n’ont pas pris des mesures adéquates pour rétablir notre compétitivité.

Des mesures difficiles et peu populaires auraient dû être imposées, c’est-à-dire de l’austérité au peuple pour rétablir sa compétitivité.

Je vais, vous donnez un exemple simple et vous pouvez l’appliquer à toutes les sauces.

Nous avons les congés parentaux les plus généreux de l’Amérique du Nord, inexorablement, ce coût se retrouve dans nos produits finis par l’entremise de la masse salariale, ajoutés une CSST fort généreuse, un fonds de santé trop dispendieux, un code du travail pro syndicale, un fardeau réglementaire trop lourd, une agressivité fiscale non imputable, mettez toutes ces variables en fin de compte vous n’êtres tout simplement plus compétitifs.

Trop de bébelles à la saveur socialiste, détruit notre compétitivité, tu peux en garder quelqu’une, mais tu dois compenser ailleurs, tel qu’un État très mince comme les pays scandinaves.

Par contre, il faut y ajouter un bémol, nous ne sommes pas en Europe, mais en Amérique du Nord et notre seul voisin direct sont les États-Unis et ceux-ci, restent encore le plus productifs au monde, donc, loin d’être une sinécure pour nos entreprises.

La solution facile

Malheureusement, pour ne pas traumatiser leurs peuples et de risquer de perdre leurs prochaines élections, ils n‘ont pris aucune décision, ce laisser-faire, graduellement affectera à la baisse notre compétitivité et la survie de nos entreprises.

Qu’ont –il fait à la place, ils ont créé une économie artificielle en endettant le peuple par le crédit facile et en sur endettant l’État par des projets d’immobilisations fort douteux.

“Canadian domestic demand was consistently stronger (par endettement) than U.S. spending growth for much of that decade, with incomes boosted by strong commodity prices and rebounding government spending, (par endettement)

he said(2).

Plusieurs problèmes font surface après 10 ans de dérapage.

·      Les provinces et les individus ont une limite de l’endettement.

·      Deuxième problème, pour compenser la perte de notre économie en produits finis, ils se sont concentrés sur une économie basée sur l’énergie et la matière première, par contre, elles représentent deux inconvénients majeurs.

a)      Elle est très instable, un jour, tu es un héros, si le marché est en hausse, mais si le marché baisse, tu es au chômage, l’ensemble de l’économie s’écrase.

b)      De plus, l’extraction de nos ressources est à la limite de la solvabilité :

Une économie dans un vase de porcelaine

Trois exemples typiques :

1.      Le coût d’extraction des sables bitumineux coûte très cher, s’il y a une technologie permettant d’extraire le pétrole conventionnel à moindre coût (pétrole par fragmentation), les sables bitumineux deviennent  moins rentables, donc, nous sommes obligés de le vendre à rabais. De plus, certains projets d’investissement sont mis sur la glace, car elles deviennent difficilement rentables.

2.      Hydro-Québec, grâce à l’introduction des gaz de schistes aux États-Unis, nous a obligés de vendre notre électricité à moindre coût, 4 cent le KW/heure quand le peuple québécois le paie à 7 cents, encore une vente à rabais.

3.      Le Plan Nord, ces mines sont à la limite de la solvabilité, puisque nos clients principaux sont les pays émergents, le transport coûte deux fois plus chères que l’équivalent australien, ajouté une pureté moindre et un climat difficile, on se retrouve avec des redevances d’États minimes.

Ajouter les coûts des infrastructures que le gouvernement québécois doit assumer ou les maintenir, on risque facilement de dérailler vers un rendement négatif.

De plus, si le marché des matières premières baisse, on risque d’avoir un éléphant blanc sur le dos, car ce sont ces premières mines qui vont être fermées à cause du coût d’exploitation.

Donc, le fait de ne pas avoir attaqué le problème de front sur notre baisse de compétitivité, nous avons créée une économie fragile.

Une économie basée sur les matières premières fait peut-être un beau PIB, mais malheureusement génère peu de richesse, parlez-en aux pays africains, ils connaissent très bien le dossier.

Alors, pourquoi certains pays démocratiques s’en sortent ?

À cause de la qualité de leur gouvernance.

Je vous l’ai dit, tout est lié …

À suivre, au prochain carnet  


  1. gravatar

    # by lemoutongris - 17 mars 2013 à 07 h 48

    Tu vas sérieusement te laisser berner par des sophismes mercantilistes?

    Le Québec et le Canada ont un immense territoire et peu de monde pour bien l'exploiter. Le Japon a un territoire minuscule surpeuplé. Les premiers ont donc avantage à se spécialiser dans l'Exploitation des ressources naturelles, le second dans la transformation.

    Après tout, on paie les importations par des exportations

  2. gravatar

    # by Québec de Droite - 18 mars 2013 à 12 h 54

    Exploration c’est une chose, mais est-elle rentable ?, loin d’être évident !