Conclusion : Le rapport d’Amours est à contre-courant du bon sens économique.

Conclusion

Le rapport d’Amours donne un constat simple, les retraites dorées dont insolvables, bravo, on le savait depuis des décennies !, par contre les solutions proposées sont totalement inadéquates.

Le rapport d’Amours proclame que leur solution est à contre-courant, tout à fait d’accord avec eux:

Le rapport d’Amours est à contre-courant du bon sens économique.

Dans le monde entier on diminue les prestations peu importe la méthode, ici on veut ajouter un autre 4 milliards sur le dos du contribuable et de l’industrie.

Je ne sais pas si ces gens qui ont rédigé le rapport connaissent la réalité économique du Québec, évidemment, ils font partie de la crème qui jouit d’une belle retraite dorée.

Par contre, imposés 2 milliards de taxes additionnelles sur le dos du contribuable parce qu’ils ne cotisent pas assez pour leurs retraites, peut-être vous n’avez rien compris, peut-être qu’ils ne leurs restent plus d’argent à la fin du mois ?

Saviez-vous que 54.4 % d’entre eux font moins que 30,000 $ ?

Juste, le gouvernement précédent les a assommés de 12 milliards de taxes additionnelles depuis 4 ans, ils sont K.O., le niveau d’endettement ça ne vous dit rien ?

Alors, vous vivez dans quel monde ?, chose assurée pas celle du peuple.

Typique d’un rapport qui regarde l’arbre
sans regarder l’ensemble de la forêt

Évidemment ce 4 milliards sera partagé par l’industrie, encore là, M. de la noblesse, je ne sais pas si vous avez examiné régulièrement les perspectives économiques du Québec, mais nous sommes dans une sérieuse merde.

Avec un taux de croissance de 1 %, soustrayez l’apport de l’État et celles de ces sociétés, nous avons un taux croissance réelle de .1 à .2%, autant dire nous sommes en panne et vous voulez en ajouter encore plus ?

Être vous totalement déconnectés de la réalité ?

Nous avons la masse salariale la plus importante de l’Amérique du Nord et en plus nous sommes les plus cancres de l’Amérique du Nord, au niveau de la productivité et la compétitivité, vous voulez quoi, qu’on coule encore plus vite ?

Sérieusement déconnecté de la réalité

Petit message particulier à M. D’amours et à M. Lamoureux, si vous êtres aussi friands des régimes de prestations déterminées, est-ce que vous seriez d’accord, de donner votre retraite dorée même si c’est un geste symbolique pour compenser le déficit actuariel de 3 milliards de la Caisse populaire Desjardins ou les 9.6 milliards de déficits actuariels des Teachers.

Vous savez, pourquoi Madoff a été en prison pour avoir monté un modèle Ponzi ?

Pour son malheur, il a volé les riches, quand c’est le peuple, ça ne compte pas, car vous êtres justes du bétail à consommer et à payer des impôts.

Maintenant, parlons au peuple.

Aucune solution ne sera acceptée par le peuple si on ne règle pas l’iniquité flagrante entre le secteur public et privé et la jeunesse, point à ligne.

Ne me sortez pas ce boniment simpliste : les journalistes, les politiciens et les syndiqués, en me disant qu’ils ont négocié de bonnes fois, négocier à coup de chantage syndical, plutôt !

Jamais, le peuple n’à donner son accord à payer des retraites pyramidales, ces acquis ont été gagnés par coercitions, donc illégales.

Tout le monde doit faire des sacrifices :

·        Pas seulement les moins de 45 ans qui doivent supposément travailler jusqu’à 75 ans.

·        On devra taxer tous ceux qui reçoivent des retraites dorées (taxes intergénérationnelles, taxes d’équités) peut importe le nom qu’on lui donne, car, ces gens n’ont jamais assez payé pour leurs retraites.

Ce n’est pas aux générations futures à travailler comme des imbéciles, car ceux-ci n’étaient même pas au monde quand on a décidé d’utiliser leurs crédits.

·        Toutes les retraites dorées devront être converties en cotisations déterminées, c’est la seule solution viable, le reste ne sont que des nuages pour camoufler le problème et pelleter les problèmes à plus tard.

Si on ne fait rien?

C’est simple, on frappe le mur, le marché obligataire nous passe plus d’argent.

Équilibre budgétaire ???

Pour ceux qui ne le savent pas, même si on est en équilibre budgétaire (en incluant les magouilles comptables), on doit toujours emprunter.

Ça fait plus de 20 ans qu’on ne paie plus le capital, chaque année on doit emprunter 7 à 10 milliards à cause des obligations échues.

Donc, vos retraites dorées, vous leurs dites, ‘bye bye’, si on frappe le mur.

Car, on va avoir le choix de payer la chimio pour un cancer ou maintenir les retraites dorées, le choix va êtres faciles.

Soyons réaliste, quand le Québec va avoir de la difficulté à trouver de l’argent sur le marché, il ne pourra pas utiliser la solution simpliste des grands pays, imprimer de l’argent, il y a de grandes chances qui piges dans les fonds de retraite pour empêcher de faire défaut de paiement.

C’est exactement ce que l’Espagne a fait cette année, alors votre pauvre 4 milliards de cotisations par année ou la Caisse de Dépôt serviront comme tampon pour payer les obligations échues, donc, leurs accorder plus d’argent, ils l’utiliseront sans remord même si c’était pour votre retraite.

Quand, ça va vraiment allez mal, beaucoup de nos chers politiciens carriéristes et irresponsables vont se sauver, ne voulant pas subir les foudres du peuple.

Quand tu vois ta bien-aimée ou ton fils mourir, car l’État n’a plus d’argent pour payer les médicaments, le peuple grogne.

En Grèce, les politiciens, ceux qui ont encore assez de courage d’y rester, leurs protections sont maintenant assurés par le secteur privé, car ils n’ont plus confiance en leur propre corps policier.

Soyez assurés, avec le type de politicien que nous avons et un peuple qui joue régulièrement à l’autruche (coupe, mais pas dans ma cour) le mur est inévitable.

Si c’était juste cela, juste la démographie va nous jouer un vilain tour.

Ayant, le deuxième plus important problème démographique au monde, on a de moins en moins de gens créant de la richesse et de plus en plus gens dépendants.

Le Japon ayant le plus important problème démographique a trouvé une solution temporaire, il imprime de l’argent à l’infini, ça fonctionne pour l’instant, par contre le Québec n’ayant pas cette option va être obligé de faire face à la dure réalité.

Donc, arrêtons de faire du bruit pour faire du bruit, le temps passe et on devient de plus en plus pauvre.

Que fait-on ?

On joue à l’autruche ou on se comporte en société responsable ?

Q.D.


1.      Le rapport d’Amours une insulte à la jeunesse et au secteur privé (1)

2.      Des inquiétudes supplémentaires, si l’on se projette dans le futur

3.      La situation des régimes du secteur municipal et universitaire

4.      Objectifs de principes et de valeurs, pure hypocrisie !

5.      Italie, Irlande, Espagne, États et villes américaines des vraies solutions

6.      Différentes réactions sur le rapport d’Amours

7.      Retraites : sans capitalisation point de salut

8.      Conclusion : Le rapport d’Amours est à contre-courant du bon sens économique.


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    # by Anonyme - 27 avril 2013 à 09 h 52

    Croyez-vous que les jeunes qui sont qualifiés vont rester sagement au Québec pour se faire plumer pour renflouer les retraites dorées des fonctionnaires?

    La réponse est non, ils vont quitter pour aller dans un endroit moins gourmand.

    Résultat, le Québec va s'appauvrir encore plus.

    Ensuite, qui sera intéressé à partir une entreprise au Québec pour ensuite se faire rançonner par les taxes de toutes sortes?

    Personne, sauf ceux qui vivent au crochet de l'état.

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    # by Anonyme - 27 avril 2013 à 11 h 01

    Est-ce que vous avez lu le rapport ?

    Il n'y a aucun lien entre les 4 milliards dont vous parlez et le déficit des régimes de pension à prestations déterminées.

    Francois Boudreau

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    # by Québec de Droite - 27 avril 2013 à 11 h 31

    C’est exactement cela le problème du rapport, on a omis de parler du véritable enjeu l’insolvabilité des régimes de prestations déterminées du secteur public.

    «Par contre, ce mandat excluait les régimes qui ne sont pas sous la juridiction de la Régie des rentes du Québec, soit les régimes dont l’employeur est l’État (régimes sous la juridiction de la Commission administrative des régimes de retraite et d’assurances – la CARRA), p3»

    Je vais citer exactement ce que l’IEDM a dit :

    «Le véritable péril qui guette le Québec, autant du point de vue social que du point de vue des finances publiques, c'est l'immense déficit des régimes de retraite des employés de la fonction publique et des municipalités.»

    Donc, tenter de faire miroiter au peuple un régime de prestations déterminées quand un tel régime est foncièrement insolvable au coût de 4 milliards par année est une pure fumisterie.

    Si on veut réduire les déficits actuariels du RRQ on a juste à piger dans les retraites dorées du secteur public, ce qui seraient nettement plus équitable, entre le privé et le public.

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    # by Anonyme - 27 avril 2013 à 17 h 20

    Quels déficits actuariels du RRQ ?

    Les régimes de retraite des municipalités sont couverts par le rapport.

    Les 4 milliards de cotisations annuelles ne visent pas la création d'un régime à prestation déterminées, ni le renflouement de ceux existants.

    François Boudreau

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    # by Québec de Droite - 27 avril 2013 à 19 h 13

    «Cette proposition signifie que le système québécois de retraite comprendrait un nouveau pilier, situé au deuxième étage du système, à côté du Régime de rentes du Québec. Tous les travailleurs bénéficieraient, à partir de 75 ans, d’une rente à prestations déterminées. Cette rente permettrait à tous de mieux gérer le risque de longévité, en concentrant le besoin d’épargne personnelle sur une période allant de la retraite à 75 ans.», p21.

    Si je lis le texte du document, on dit bien : Prestations déterminées.

    Donc, c’est bien un régime à prestations déterminées qu’on veut introduire, on sait bien depuis belle lurette, que c’est insolvable.

    Car on ne peut garantir, puisque le rendement n’est pas garanti.

    Mais nonobstant cette situation, ce qu’on refuse de discuter dans la place publique, pour quelle raison que le privé devrait supporter l’insolvabilité des régimes de prestations déterminées du public.

    Sur quel ordre établi, le privé doit se sacrifier pour maintenir des retraites dorées du secteur public, ce qui d’autant plus ironique, c’est que la moitié des retraités au privé se retrouve au seuil de pauvreté, en demandant le Surplus de revenus garantit.

    Donc, avant de vous payer votre insolvabilité, transférons cet argent sauvé directement dans le RRQ, ainsi on ne serait pas obligé de se taper une hausse de 4 milliards pour avoir une retraite décente pour le secteur privé.

    Deuxième ironie dans cette situation burlesque, c’est nous qui créons la richesse et c’est nous qui est au seuil de la pauvreté.

    Chercher l’erreur ?

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    # by Anonyme - 28 avril 2013 à 10 h 26

    Est-ce que vous êtes actuaire ? Permettez-moi d'en douter. Donc en ce qui concerne la solvabilité de la rente de longévité, votre opinion me laisse indifférent.

    D'ailleurs, vos textes seraient plus clairs si vous utilisiez les bons termes. Vous avez parlé de la rente de longévité dans chacun de vos messages sans la nommer.

    Ensuite, la majorité des recommendations du rapport traitent du problème de solvabilité des régimes de retraites à prestations déterminées, y compris plusieurs du secteur publique. Et ces recommendations ont été largement discutées sur la place publique.

    Finalement, et ce sera mon dernier message, je suis d'accord avec votre conclusion. Les déficits actuarielles des régimes de retraite à prestations déterminés ne peuvent pas être assumé uniquement par l'employeur. (Qu'il soit privé ou public.) Ce n'est d'ailleurs pas ce que propose le rapport d'Amours. Par contre, votre article initial à tout mélangé les concepts et en condamnant le rapport au complet, vous avez jeté le bébé avec l'eau du bain.

    Francois Boudreau

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    # by Québec de Droite - 25 octobre 2014 à 05 h 54

    Quelle place publique d'avoir les intervenants qui ne feront pas de bruit.

    Seule, solutions acceptables:

    1) Conversion des régimes à prestations déterminées en cotisations déterminées.

    2)Taxes intergénérationnelles sur les retraites dorées existantes.