L'État peut tout : 2 solutions


Extrait de : Chypre : les leçons d'un hold-up géant, Patrick Smets, rtbf info, vendredi 22 mars 2013

A.   L'État peut tout

Le week-end dernier, les Chypriotes se sont réveillés avec une bien mauvaise surprise. Alors qu’ils viennent d’élire en février leur Président, Nikos Anastasiadis, sur une promesse de garantie complète des dépôts bancaires, ils ont découvert que tous les comptes ont été bloqués dans l’attente du prélèvement d’une taxe exceptionnelle de 6 à 10 %. Pris de court par la colère légitime de la population, les autorités politiques tentent à présent de faire demi-tour. Mais le capharnaüm politique actuel ne doit pas nous faire perdre de vue les principales leçons de cette crise.

L'état peut tout

Tandis que la communication officielle se noie dans les détails sur le statut particulier de l’île, pour le grand public, un seul fait émerge, clair, massif et incontournable.

À tout moment, un gouvernement peut bloquer l’ensemble du système bancaire, fermer les guichets, clôturer les opérations électroniques et prendre le contrôle de vos comptes.

Ce qu’il en fera ensuite est assez peu important. Qu’il restitue finalement chaque centime ou qu’il lève une taxe de 95 %.

·         Le gouvernement se sera accaparé votre propriété et l’aura mise au service de ses propres objectifs.

·         Plus personne ne peut prétendre posséder quelque chose car, désormais, l’État peut s’en saisir à tout moment, sans préavis.

·         L’usage de vos biens ne dépend, in fine, que de son seul bon vouloir.

C’est la première leçon à tirer de ce qu’il vient de se passer à Chypre

B.   Le consensus politique

La deuxième leçon porte sur les conceptions politiques réelles de nos dirigeants. La confiscation des comptes en banques à Chypre ne relève pas d’une affaire interne. Même si tous les pays n’ont pas le même poids pendant les négociations, ce sont bien les ministres européens dans leur ensemble qui ont décidé de cette mesure. Pour la Belgique, la décision a été avalisée par le Ministre des Finances M. Geens, sous la responsabilité du Premier Ministre M. Di Rupo et avec le soutien tacite du gouvernement. En cas d’opposition, un véto était toujours possible.

À défaut d’explications, il faudra donc conclure que l’ensemble des partis au pouvoir considère que la saisie des comptes en banque de la population est une option possible en cas de problème majeur.

On remarquera d’ailleurs que, depuis des années, l’agence de la dette présente les obligations souveraines belges aux investisseurs en spécifiant : " La situation financière du secteur privé belge est excellente et le patrimoine des ménages s’est remis de la crise grâce à un taux d’épargne élevé. Théoriquement, les ménages belges pourraient rembourser la dette publique ". La portée de ce genre d’engagement est désormais limpide.

C.   La liberté en danger

Enfin, la troisième leçon est de portée plus générale. La crise de la dette que nous traversons actuellement va provoquer un changement politique, économique et social majeur.

·         Le risque de défaut souverain et de faillite bancaire justifie potentiellement tous les abus.

Avant cette odieuse confiscation des comptes bancaires, nous avons déjà connu de nombreuses entorses à tous les principes de l’État de Droit : la Belgique qui vend une banque qui ne lui appartient pas, la BCE qui s’assied sur ses statuts pour faire tourner la planche à billets, la Troika qui usurpe la souveraineté nationale, le secteur bancaire protégé à tout prix des règles élémentaires du capitalisme, et, bien sûr, l’austérité aveugle qui tue l’économie sous une pluie de taxes et d’impôts.

Si nous n’y prenons garde, les mesures transitoires et exceptionnelles d’aujourd’hui deviendront l’ordinaire des générations futures.

Il semblerait que ni la classe politique ni les intellectuels n’aient encore pris la mesure de ce qui se joue devant nos yeux. Il est essentiel d’ouvrir un débat national sur la dette publique avant que celle-ci ne dévore ces acquis civilisationnels majeurs que sont la liberté individuelle, la propriété privée et la démocratie libérale.

Cessons donc de considérer la crise de la dette comme un problème financier complexe et incompréhensible. Il s’agit d’un problème politique qui nous touche tous et qui nécessite un large débat démocratique afin de sauvegarder notre liberté et notre prospérité. Nous sommes tous des Européens, nous sommes tous des Chypriotes.

Patrick Smets, Président du Parti Libertarien

Patrick Smets est docteur en Sociologie. Il est le Président du Parti Libertarien en Belgique, fondé en novembre 2012. Ce parti reprend le nom d’un parti américain favorable à une législation minimale, au libre-échange et à des libertés individuelles fortes


Solution 1 : Compte bancaire offshore

Qui veut être un Trillionaire Zimbabwe?

Trillionaire ZimbabweAvoir un compte bancaire offshore est un élément fondamental de la diversification internationale. Il est particulièrement important en ces temps difficiles où le contrôle des changes et les règlements gouvernementaux sont de plus strictes, soi-disant, "blanchiment d'argent et au terrorisme international.".

Les activités bancaires offshore permet un moyen d'avoir une partie de votre patrimoine à l'extérieur de votre pays, de sorte que vous ne risquez jamais avoir un gel gouvernement ou de confisquer tous vos biens.

Les gouvernements, notamment le gouvernement, peut geler et confisquer vos biens sans même avoir à prouver leur cas. Ils pourraient simplement agir sur une intuition.

Comment vous sentiriez-vous comme se réveiller un jour avec vos cartes de crédit ne fonctionnent pas et de découvrir tous vos comptes sont gelés indéfiniment?

Il peut prendre des mois, voire des années, de longues audiences avant de récupérer votre argent.

Comment allez-vous payer un avocat si vos comptes bancaires sont gelés?

Un compte en banque étrangère est une importante diversification de votre patrimoine. Vous devriez envisager de juridictions avec des impôts peu élevés, un secteur financier solide et stable, et l'autre sans une histoire de piller les banques dans les mauvais moments.

Un point à noter est que les activités bancaires offshore n'est pas à propos de cacher votre argent du fisc.

Il s'agit de diversifier votre risque souverain

Souvent, vous trouverez aussi que les taux d'intérêt en mer sont bien meilleurs que ceux du pays - si cela vient comme une surprise pour vous, ce n'est pas de ta faute. Pour des raisons évidentes, les banques canadiennes ne vont pas vous dire que vous pouvez obtenir un bien meilleur rendement tout en ayant votre argent dans un compte bancaire étranger, pour ne pas mentionner le fait que les banques étrangères sont susceptibles d'être plus fort que les banques de votre pays d'origine.

Lieux où vous trouverez la meilleure banque offshore des pays comme la Suisse, Hong Kong, Singapour, Émirats Arabes Unis, au Qatar, et quelques autres. Un "Offshore" banque ne doivent pas nécessairement être situé dans un "paradis fiscal" soi-disant. Plusieurs des pays mentionnés ci-dessus sont épargnés du paradis fiscal timbre que de nombreux autres pays à faible fiscalité.

Traduit par Google : Offshore Bank Account: How To Get One And Why


Solution 2 : votre matelas

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Planquer ses économies dans les paradis fiscaux ? Hasardeux. Les mettre à la banque ? Risqué. Par les temps qui courent, rien ne vaut le bon vieux bas de laine, ou plutôt le bon vieux matelas. Un fabricant espagnol revisite l’épargne de grand-papa avec cette literie à coffre-fort intégré.

Le modèle Caja de Ahorros Micolchón - (Caisse d’Epargne MonMatelas) se vend comme des petits pains, à en croire ABC. ”0% d’intérêts, 0 % de taxe, 0% de commission” clame le site Internet de DeS’S dont le spot promotionnel s’ouvre sur des images de manifestants en colère. ”Les banques espagnoles s’effondrent. Les gens n’ont plus confiance ... la solution pour que votre argent soit en lieu sûr et très loin des banques” proclame la vidéo.

Placé au pied du lit sous un rabat discret, le coffre-fort n’affecte pas votre sommeil, assure l’entreprise de Salamanque. Pour dormir en paix avec votre pactole, comptez 515 euros le matelas une place, 875 euros le modèle pour deux personnes (fabrication sur commande).