La situation des régimes du secteur municipal et universitaire

La situation des régimes du secteur municipal et universitaire


La situation est particulièrement inquiétante pour les régimes sous la juridiction de la Régie des rentes du Québec dont l’employeur est public – soit essentiellement les régimes des municipalités et des universités.

Elle est aussi inquiétante pour tout le secteur public, mais comme par hasard le rapport d’Amours devait exclure la fonction publique.

·         Entre le 31 décembre 2006 et le 31 décembre 2011, le degré de solvabilité médian des régimes dont l’employeur est privé est passé de 90 % à 75 %.

·         Durant la même période, celui des régimes dont l’employeur est public (essentiellement les régimes du secteur municipal et des universités) est passé de 93 % à 67 %.

·         Au 31 décembre 2011, le déficit total de capitalisation des municipalités était d’un peu plus de 4 milliards de dollars (près de 9 milliards de dollars pour le déficit de solvabilité).

·         Dans les universités, le déficit total de capitalisation était à pareille date d’un peu plus de 1 milliard de dollars (un peu plus de 4 milliards de dollars pour le déficit de solvabilité).

Pourquoi autant de déficits en si peu de temps ?

Trop d'actuaires font preuve de «complaisance» et minimisent 
indûment les problèmes de capitalisation des régimes de retraite à cause de la pression des politiciens.

Soit complaisant ou trouve-toi un emploi ailleurs !, un peu comme les journalistes, soit gentils avec le propriétaire ou tu vas écrire tes articles dans un autre journal.

Le mirage d’une embellie des marchés


Certains croient qu’une embellie des marchés, soutenue et significative, règlera les problèmes à long terme, et qu’il suffit ainsi d’être patient.

Comme l’illustrent les graphiques 8 et 9, une telle embellie appartient plutôt à la catégorie des mirages.

Effet d’une variation de taux d’intérêt 

Rendement espéré des marchés financiers

 

·        Ceux qui attendent une remontée soudaine des taux d’intérêt doivent comprendre qu’une telle remontée ne constituerait pas la solution aux problèmes des régimes à prestations déterminées.

Oubliez cela, si les taux d’intérêt augemntent l’ensemble
des États Providence font faillites.

·        On ne doit pas non plus compter sur des rendements élevés sur les marchés boursiers, pour résoudre les problèmes actuels.

La hausse de la bourse actuellement est due au QE de différents pays foncièrement insolvables, cette surliquidité d’argent imprimé ne se retrouve pas dans l’économie réelle, mais plutôt dans les mains des spéculateurs.

Dans la réalité, la solution ne peut être imaginée sans un retour sur l’équation coûts-bénéfices.

La relation historique entre la croissance boursière et la croissance économique est forte, et dans un avenir proche, les experts s’attendent à une croissance économique qui restera modérée.

Modérer quel optimisme? Équivalent à l’optimiste exagéré des actuaires sur le déficit actuariel des fonds de pension.

La réalité, on se dirige vers un vrai désastre, si vous obtenez un accroissement de 1% à 2% dans l’économie réel, vous être très bon.