Le Québec est-il surendetté?, OUI !

Je vous présente un article qui est mal foutu, l’économiste M. Fortin, a cette mauvaise habitude de dire que des demi-vérités, c’est le même individu qui a récemment prétendu que les CPE rapportaient de l'argent (une prétention rapidement démolie).

Dans l’Actualité, il a publié un article ‘Le Québec est-il surendetté?’

Évidemment on n’est pas si pire, d’après lui, malheureusement, il n’a pas utilisé la bonne dette pour faire son tableau, d’ailleurs étrangement ce tableau a disparu sur le Web, par contre ces chiffres à la fin de son article représentent bien la dette brute, non la dette publique.

Si on veut faire une comparaison sérieuse avec les autres pays, il faut parler de la dette publique du Québec, non celle de la dette brute, car la dette publique représente toutes les charges qu’un contribuable doit payer.

Pour le cas d’un Québécois –Canadien, vous êtres responsables de :

1.      Impôt fédéral - (Dette du Canada, 23 % au prorata)

2.      Impôt provincial -  (Dette de la province)

3.      Taxes foncières et taxes scolaires (Dette des villes)

4.      + tous les tarifs qui sont sur contrôle du Gouvernement du Québec, ex : les tarifs hydroélectriques pour assumer la dette d’Hydro-Québec, SAAQ, CSST, RRQ …

D’autant plus surprenant, dans son article au troisième paragraphe, il parle bien de la dette publique, mais son tableau (disparu ?) et les chiffres publiés parlent de dette brute, induisant les lecteurs sur une fausse piste.

Comme le peuple ne sait pas la différence entre la dette publique et la dette brute, on oublie certaine dette et le tour est joué, on est tous plus heureux, comme il dit si bien à la fin de son article :

« le Québec n’en paraît que mieux.»

Je crois, plus que les économistes sont médiatisés, plus ils sont crétins !


Extrait de : Le Québec est-il surendetté, Pierre Fortin, L’Actualité, 11 mar. 2013

La dette de la province est lourde, mais les choses vont mieux depuis 15 ans. La situation s’améliorera encore si nous continuons à observer les lois du Québec sur l’équilibre budgétaire et sur la réduction de la dette.

Faut-tu être insignifiant pour écrire de telle aberrations, quel équilibre budgétaire ?

Ça fait plus de 20 ans qu’on magouille les chiffres, en excluant les dépense hors du périmètre comptable, il ne doit certainement pas lire le rapport du vérificateur, un oublie volontaire en spécifiant au peuple que tout est sous contrôle.

Même cette année, le vérificateur parle encore de magouillage, si on avait une vraie démocratie avec une vraie imputabilité, le vérificateur aurait des dents non seulement le droit de japper, comme aux États-Unis ‘ l’Agency controller’ peut instaurer une commission d’enquête si ça dérape.

Ainsi, le véritable déficit de l'an dernier n'est pas de 1,5 milliard, mais serait d'environ 760 millions plus élevé, selon M. Samson. Ce dernier a déposé à l'Assemblée nationale, jeudi, son évaluation de l'information financière, qui encore une fois déplore le manque de transparence des chiffres du gouvernement. (1)

La « dette du Québec » désigne habituellement la dette brute de l’administration provinciale. Il s’agit de la dette consolidée des ministères et organismes provinciaux et des secteurs de la santé et de l’éducation. Elle est composée 1) des emprunts accumulés de l’État et 2) du passif net des régimes de retraite de ses employés, qui mesure l’insuffisance des sommes présentement en caisse pour honorer les engagements futurs. Au 31 mars 2012, cette dette brute atteignait 183 milliards de dollars. Elle est à l’origine de la quasi-totalité des charges d’intérêts que Québec doit assumer, qui seront d’environ 9 milliards en 2013-2014.

S’endetter permet à un gouvernement de réaliser un déficit, c’est-à-dire de dépenser plus qu’il ne prélève d’impôts dans l’immédiat. En contrepartie, les intérêts qu’il aura à payer sur ses emprunts l’obligent à prélever à l’avenir plus d’impôts qu’il n’en aura besoin pour financer ses dépenses courantes. Un emprunt, c’est donc un report d’impôts.

Pour financer des infrastructures, emprunter est plein de bon sens. Les nouvelles générations en bénéficieront. Il est juste de faire contribuer leurs impôts futurs au paiement des intérêts sur les emprunts contractés. Pour financer les dépenses courantes, par contre, emprunter n’est souhaitable que si la conjoncture économique est mauvaise. Réaliser des déficits budgétaires en période de récession pour contenir le chômage, comme le Québec l’a fait en 1982, en 1991 et en 2009, est tout à fait dans l’ordre. Mais continuer à s’endetter rapidement quand la croissance a repris augmente le risque de dérapage financier lorsque la récession suivante frappe. Ce n’est pas une bonne idée !

Bien sûr, il ne parle jamais de la mauvaise dette, plus du 2/3 de la dette brute est pour payer des dépenses d’épiceries, non pas pour payer des projets d’immobilisations.

Dette brute 2012-2013

Déficits cumulés = Dettes d’épiceries (116,7 milliards)

Source : Rapport du vérificateur 2012-2013, Chapitre6, p.21

Tel qu’un emprunt du FARR de plus de 40 milliards pour donner un coussin aux retraites dorées acquis par copinage syndical et politique.

De plus, il faudrait examiner spécifiquement chaque projet d’immobilisation, on devra ajouter dans la mauvaise dette tous les coûts supplémentaires liés à la corruption, la collusion et le copinage entre les entrepreneurs et les partis politiques.

Et tous les projets d’immobilisations qui ne servent qu’à faire des ’jobs’ même s’ils sont non rentables, tels que la Romaine.

L’endettement du Québec ne doit pas être pris à la légère. La dette brute de 183 milliards de l’administration provinciale au 31 mars 2012 équivalait à 53 % du PIB québécois. Ailleurs au Canada, le poids de cette dette était nettement moins lourd, s’établissant en moyenne à 29 % du PIB.

Les comparaisons internationales nous font cependant mieux paraître. Pour juger de la position relative du Québec dans sa totalité, il faut ajouter à la dette de l’administration provinciale celle des administrations municipales et la portion de la dette fédérale qui est supportée par les Québécois. Comme en fait foi le tableau ci-contre, l’addition de toutes ces sommes selon une méthode de calcul mise au point par l’OCDE aurait placé le Québec au 11e rang parmi les pays riches les plus endettés au début de 2012.

C’est à cet endroit qu’il y a une confusion, il parle de dette publique, mais ces chiffres parlent de dette brute.

La position relative du Québec en matière d’endettement s’est améliorée depuis 15 ans. Le tableau montre que nous sommes plus endettés que les Scandinaves, les Allemands et les Canadiens des autres provinces, mais moins que les Japonais, les Grecs, les Ita-liens, les Portugais, les Irlandais, les Américains, les Belges, les Français et les Britanniques.

Donc, à défaut d’avoir de vrais chiffres, je vais vous pondre un tableau en comparant les dettes publiques, je ne me casserai pas la tête j’utiliserai les chiffres de la revue ‘The Economist’, plus certains commentaires de mon cru qui sont rarement publiés dans les médias traditionnels.

Deux raisons expliquent l’évolution favorable du Québec. D’une part, un solide consensus politique s’est établi ici autour de la Loi sur l’équilibre budgétaire, de Lucien Bouchard (1996), et de celle sur la réduction de la dette, de Jean Charest (2006).

Quel idiotie, juste la dette du Québec s’est additionné de 55 milliards sous les gouvernent du parti Libéral en moins de 8 ans.

Ces deux lois ne sont pas toujours faciles d’application, mais elles encadrent nos finances publiques plus rigoureusement qu’autrefois. D’autre part, le poids de l’endettement s’est beaucoup accru depuis cinq ans en Europe et aux États-Unis, en raison de la crise économique.

Moins touché par la crise, le Québec n’en paraît que mieux.


Chiffre de l’Actualité

***

Le palmarès des éclopés

 Rang   Pays…………………………………… Dette brute en % du PIB

PUBLICITÉ

1        Japon……………………………………………………………….. 205

2        Grèce……………………………………………………………….. 175

3        Islande……………………………………………………………… 128

4        Italie………………………………………………………………… 120

5        Portugal…………………………………………………………… 118

6        Irlande…………………………………………………………….. 112

7        États-Unis…………………………………………………………. 102

7        Belgique………………………………………………………….. 102

9        France…………………………………………………………….. 100

9        Royaume-Uni……………………………………………………. 100

11       Québec…………………………………………………………….. 98

12       Allemagne………………………………………………………… 86

13       Canada hors Québec………………………………………….. 81

14       Autriche……………………………………………………………. 80

 

15       Espagne……………………………………………………………. 77

16       Pays-Bas…………………………………………………………… 76

17       Danemark…………………………………………………………. 62

18          Finlande………………………………………………………… 58

19       Suède………………………………………………………………. 49

20      Nouvelle-Zélande………………………………………………… 4


Les vrais chiffres de Québec Droite !

·         Les résultats préliminaires montrent que la dette du secteur public du Québec devrait s’établir à 248 621 millions de dollars au 31 mars 2012, ce qui équivaut à 74,5 % du PIB.

Québec - Dette publique 2012-2013

Réf : Budget 2012-2013, D.19


Dette publique des Québécois (Canadien) :  113 % du PIB 

·         Il faut ajouter la portion de la dette fédérale que les Québécois doivent assumer, car votre revenue est ponctionnée quand vous payez votre impôt fédéral.

·         Je prendrai les chiffres publiés par la revue The Economist, pas trop compliquer et donne une bonne idée de la situation.

·         La dette nette du Canada (2012) est de 608 milliards, la population québecoise se situe à 23 % de la population canadienne, nous sommes donc responsable de 140 milliards de la dette fédérale.

·         Si on additionne les deux dettes, la dette publique des canadiens (québécois) plus celle de la province, elle se situe à 388 milliards
(140 + 248).

·         Par rapport à notre PIB nominal de 344 milliards pour le Québec, nous avons un taux d’endettement de 113 % du PIB.


Québec selon différents pays

 

Pays

Population

% Dette/PIB

Dette par habitant

 

 

 

 

 

 

 

 

Québec

8,042,000

113 *

48,371 $

 

 

 

 

 

 

 

 

Comparatif

 

 

 

 

 

 

 

1

Japon

125,998,360

227.0

99,528 $

Imprime de l’argent grâce au Q.E.

2

Grèce

11,305,081

157.2

34,526 $

Imprime du crédit grâce à la BCE.

3

Portugal

10,712,704

127.2

25,127 $

Imprime du crédit grâce à la BCE.

4

Italie

61,053,360

120.9

40,364 $

Imprime du crédit grâce à la BCE.

5

Irlande

4,215,245

117.8

55,481 $

Imprime du crédit grâce à la BCE.

 

 

 

 

 

 

6

Québec

8,042,000

113 *

48,371 $

 

 

 

 

 

 

 

7

Royaume-Unis

63,196,557

91.7

36,082 $

Imprime de l’argent grâce au Q.E.

8

France

63,678,770

90.8

36,910 $

 

9

Canada

34,783,852

86.6

44,714 $

 

10

Allemagne

81,707,622

83,1

34,222 $

 

11

États-Unis

314,935,245

75.7

37,944 $

Imprime de l’argent grâce au Q.E.

 

 

 

 

 

 

*

·         Tous les pays qui emploie des moyens détournés pour racheter leurs propres obligations ont fait défaut de paiement, car le marché obligataire assume qu’ils ne sont plus fiables.

·         Donc, le Québec se situe au sixième rang, les plus endettés.

·         De plus, si on regarde la dette par habitant, nous sommes le troisième plus endetté par habitant au monde.

·         Souvent la dette/habitant donne une meilleure indication que la dette/PIB, car certains gouvernements centraux n’assument pas toutes les responsabilités des dépenses, tel que Canada, où la santé et l’éducation est sur la responsabilité provinciale.

·         De plus, il faut faire très attention sur le ratio de la DETTE /PIB, car vous pouvez faire du PIB artificiel, PIB ne veut pas nécessairement dire que c’est rentable pour l’État.


Une pensée magique qui revient souvent :  On a Hydro Québec.

Combien pensez-vous que les étrangers vont payer pour une compagnie qui fait seulement
3 milliards de profits, pas plus de 30 milliards (minimum 10 % de rendement), et je suis encore généreux, quand vous êtres dans la merde, les chacals achètent les joyaux de la couronne à un prix dérisoire.

Demandez au Portugal, les chinois ont achetés le réseau électrique public EDP et REN pour une vente de feu à 3 milliards.

Après la vente du joyau EDP, la suite du programme de privatisations s'annonce plus délicate.

"Ce programme de privatisations rend le Portugal plus pauvre et les Chinois plus riches", tranche Paul de Grauwe, professeur d'économie à l'université de Louvain, en Belgique.

En cédant EDP notamment, Lisbonne a fait "un cadeau aux Chinois" et s'est privé d'une source de revenus futurs, victime de "la stupidité des Européens qui forcent les pays à vendre des actifs très rentables à des prix de solde", explique l'économiste. (1)


 

  1. gravatar

    # by Anonyme - 3 avril 2013 à 12 h 16

    Merci de nous informer sur la vraie réalité économique du Québec.