R & D Canadienne en panne par une démocratie dysfonctionnelle

Tel que j’avais mentionné si on veut survivre dans la mondialisation, il faut ajuster nos flûtes.

Les pays qui survivent s’assurent que la recherche-développement soit très proche des attentes du milieu industriel, ce n’est pas juste pour faire des ‘jobs’ mais pour obtenir en bout de piste un produit commercial.

Les provinces et le fédéral ont de la difficulté de s’accorder entre eux, on dépense des milliards en recherche & développement dans l’ensemble du pays par l’entremise des universités et des Cies, mais on n’est pas très regardant si la recherche aboutit réellement vers un produit fini avec valeur ajoutée pour générer de la richesse.

Prenons l’exemple de l’Allemagne, l’ensemble de la recherche & développement sert principalement aux industriels allemands, même au secondaire on commence à former et à préparer les hommes de métier.

Donc, quand les universités crient famine, il faudrait qu’il soit imputable en fonction de la véritable richesse qu’il crée, non seulement pour générer des emplois ou faire de la rechercher fondamentale pour ‘tripper’.

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Extrait de : Paresseux, les profs d'université?, Francis Vailles, La presse, 26 février 2013

Trois heures. Les professeurs de sciences à l'université ne donnent que trois heures de cours par semaine. Travaillent pas fort fort, les profs, me suis-je dit.

La mission des profs n'est-elle pas de former des étudiants? D'enchaîner les cours du matin au soir à raison de 25 heures par semaine, disons, auxquels s'ajoutent la préparation et la correction?

Eh bien non, justement. La mission principale des profs d'université n'est pas d'enseigner, mais de faire de la recherche. Vous aurez compris que je ne parle pas des chargés de cours, mais des professeurs en titre, titulaires d'un doctorat. Dans toutes les universités du Québec, les profs consacrent l'essentiel de leur temps à faire de la recherche.

 

À l'Université de Montréal, par exemple, les deux tiers des profs de sciences ont des projets de recherche actifs et n'enseignent donc que trois heures par semaine, en moyenne, estime Lucie Parent, directrice du GEPROM et professeur à la faculté de médecine de l'Université de Montréal.

La recherche universitaire est essentielle pour notre avenir. De cette recherche dépendent nos emplois de demain et d'après-demain et ultimement, notre avenir comme collectivité.

Exacte, mais par contre le résultat n’est pas là.


Extrait de : R&D, innovation should be ‘on A list,’ Conference Board urges, Tavia Grant, The Globe and Mail, Apr. 04 2013

Canada’s innovation record ranks near rock bottom compared with peer countries, with particularly abysmal performances in research-and-development spending and venture capital.

 “This is about the legacy we leave the next generation in terms of job opportunities, the legacy we leave in the ability as an economy to generate income and wealth,”

Daniel Muzyka, president and chief executive officer, said in an interview.

“We’re still hugely dependent on resource extraction, and while that may be good, it makes you subject to pricing cycles – and it doesn’t create diversification in the economy to the extent it should.”

Tout à fait d’accord avec lui.


Innovation Indicators

Canada - Innovation Indicators

Source: How Canada Perform, The conference Board of Canada

Regarder attentivement, dans les dépenses publics et l’index de l’entrepreneurship, nous avons un B, par contre ce qui compte c’est le produit final qui doit se retrouver sur les tablettes et à ce niveau on est nul.

On a des D dans l’exportation, un simple C en aérospatiale, même si donne des centaines de millions en recherche & développement à l’industrie aérospatiale.


Putting innovation in context

The Conference Board defines innovation as a process through which economic or social value is extracted from knowledge—through the creating, diffusing, and transforming of ideas—to produce new or improved products, services, or processes.

Countries with the highest overall scores have successfully developed national strategies around innovation, giving them a substantial lead over their peers in one or more areas. Ireland has seen enormous success as a host for leading innovative companies. The U.S. fosters a combination of top science and engineering faculties, broad and deep capital markets, and an entrepreneurial culture. Japan is committed to efficient manufacturing and new product development. Switzerland, the top-ranked country this year, is a leader in the pharmaceuticals industry.

Canada is well supplied with good universities, engineering schools, teaching hospitals, and technical institutes. It produces science that is well respected around the world. But, with some exceptions, Canada does not take the steps that other countries take to ensure research can be successfully commercialized and used as a source of advantage for innovative companies seeking global market share.

Canadian companies are thus rarely at the leading edge of new technology and too often find themselves a generation or more behind the productivity growth achieved by global industry leaders.

Source: How Canada Perform, The conference Board of Canada

Le mot clé est ‘national strategies’ puisque l’éducation est de compétence provincial chaque province tire de son bord, comme ils ne sont pas assez riche et tous en déficits d’ailleurs, il n’y pas assez de synergie pour se démarquer des autres concurrents  ayant une stratégie nationale.


Corée du Sud

Prenez l’exemple de la Corée du Sud,à l’instar du « miracle » économique coréen, cette réussite ne doit rien au hasard. Elle est le fruit d’une stratégie portée à la fois par le secteur privé et par le gouvernement de Séoul. Si le pays était l’un des plus pauvres de la planète au lendemain de la guerre de Corée (1953), il est soixante ans plus tard la treizième puissance mondiale,.

« Dragon asiatique », la Corée du Sud doit son développement économique à une politique volontariste proche du modèle japonais.

La péninsule a aussi bénéficié d’une politique étatique favorisant l’essor d’industries fortes et compétitives autour des Chaebol, conglomérats d’entreprises là encore d’inspiration japonaise.

C’est notamment à partir des années 1960 – qui coïncident avec l’arrivée au pouvoir du dictateur Park Chung-hye, le père de l’actuelle présidente – que la Corée du Sud commence véritablement à exporter et à s’industrialiser.

La Corée du Sud se situe aux premiers rangs mondiaux pour l’électronique grand public, la construction automobile et navale ou encore la sidérurgie.

Leurs héritiers les plus fameux sont aujourd’hui Samsung, Hyundaï, LG ou encore SK Group. Ils font partie du paysage identitaire sud-coréen. « Servir l’entreprise, c’est servir la patrie » a longtemps été l’un des slogans internes de Samsung


Creation to transformation, Canada is weak

Canada gets a “D” for innovation and ranks 13th of 16 industrialized countries, the Conference Board said in its annual report card, which places Switzerland, Sweden and the United States on top. In two categories – business R&D and venture capital – Canada ranks second-to-last.

And in all stages of the innovation process, from creation to transformation, Canada is “weak” while the country is “rarely at the leading edge of new technology.”

It’s a sobering reminder that the nation still struggles to bring new ideas to market, despite years of study, reports, debate and public policy all aimed at spurring innovation. Poor innovation has long-term consequences for Canada’s ability to create wealth, fuel economic growth and compete on a global stage.

Canada is not a laggard in all areas related to innovation.

·         It has great post-secondary schools.

·         It has top-notch scientific research.

·         It is better-than-average in a half-dozen areas, among them the density of new firms, government online services and top-cited papers.

“But these signs of promise are not being turned into commercially viable products and services, and successful, globally-competitive companies are not emerging from our creative ideas,” the Conference Board says.

Canada - Innovation performance

Source: How Canada Perform, The conference Board of Canada


Does Canada do well on any innovation indicators?

Canada performance innovationCanada performs poorly on most indicators, scoring 13 “D”s, 2 “C”s, 6 “B”s, and no “A”s. The “D” grades underline Canada’s relative weakness in all three categories of the innovation process—creation, diffusion, and transformation.

Switzerland is an example of a success story. It was the top-performing country, scoring nine “A”s and ranking first on four indicators. Switzerland’s research and leadership in patents and trademarks translate into expertise in knowledge-intensive service, and further to export leadership in pharmaceuticals and scientific instruments. The U.S. is a leader on ICT investment and venture capital investment. It succeeds in translating new knowledge into business value—garnering “A”s or “B”s on knowledge-intensive services, aerospace exports, electronics exports, and office machinery and equipment exports.

The report cards reveal that it takes more than just one or two above-average scores to be a leader—it takes coherence. Coherence distinguishes the leaders from the mediocre. Canada’s peers demonstrate that coherence is a management challenge, not just a technological one.

Canada Innovation canada


Conclusion

Si vous remarquez dans le tableau, le premier pays qui remporte la palme est la Suisse, pourquoi ?

Ce que je vous avais déjà mentionné une démocratie défectueuse = économie défectueuse (2),  quand vous avez une démocratie ou tout le monde se chamaille pour gagner du capital politique ou s’approprier la richesse du peuple pour satisfaire les groupes d’intérêts, l’argent n’est plus disponible pour le R&D pour concurrencer la mondialisation.

Une démocratie qui ne travaille pas en concordance ne peut pas réussir, remarquez les autres pays en haut du palmarès ce sont les pays scandinaves, fortes démocraties de transparence, de conciliation et d’imputabilité, donc, on a de l’argent et on investit aux bons endroits.

Évidemment, le ‘conference board’ évite ce sujet, mais je vous l’ai toujours dit, tout est lié, la mondialisation n’est pas un jeu.

Pour les Américains, ils sont surtout très riches, surtout quand tu as la possibilité d’imprimer 87 milliards par mois en toute impunité, démontrant par ce fait, comment les agences de notations américaines sont foncièrement biaisées.

Malheureusement pour nous, il est notre seul voisin de proximité.


L'Allemagne investit plus que jamais dans la recherche et développement

La publication des nouveaux chiffres de la Fédération des donateurs pour la science allemande [1] montre qu'en 2010, les dépenses en matière de recherche et développement de l'Allemagne ont atteint un niveau record de 70 milliards d'euros. Le pays a ainsi pris la première place en Europe. De ce montant, 46,9 milliards ont été investis par les entreprises allemandes dans leur R&D interne, soit 3,7% de plus qu'en 2009. Une nouvelle hausse de 5% est anticipée pour l'année 2011. Le nombre d'emplois dans le domaine de la R&D devrait lui aussi continuer à augmenter : les plans des entreprises prévoient 7.800 embauches supplémentaires.

La croissance des investissements en recherche et développement a contribué ces dernières années à de grands succès pour les entreprises allemandes sur les marchés mondiaux des biens technologiques : le commerce extérieur dans le domaine des biens à forte intensivité en R&D est florissant, et l'Allemagne pouvait en 2009 prétendre à la position de leader mondial dans l'exportation de ces biens, avec 12,3% du commerce mondial, devant la Chine et les Etats-Unis.

"La hausse des investissements en R&D de l'économie allemande est très réjouissante.

Nos investissements étatiques considérables sont pour les entreprises privées un stimulant pour leur propre engagement en matière de recherche.

Cela montre que la Stratégie High-tech du gouvernement fédéral fait effet" a déclaré Annette Schavan, la Ministre fédérale de l'enseignement et de la recherche après la publication des estimations de la la Fédération des donateurs pour la science allemande. Le Gouvernement fédéral investit à lui seul 27 milliards d'euros pour la Stratégie High-tech [2] sur la période 2010-2013,

1.      dans les domaines du climat et de l'énergie,

2.      de la santé et de l'alimentation,

3.      de la mobilité,

4.      de la sécurité

5.      et de la communication.

Selon la Ministre, la Stratégie High-tech permet de mettre en place des thèmes centraux à long terme, et de donner ainsi aux entreprises allemandes une direction pour leurs décisions d'investissements.

Malgré une croissance nominale forte du PIB d'environ 4,3% pour l'année 2010, la part de la R&D dans le PIB est restée à son haut niveau des années précédentes, à 2,82% (la part des entreprises se montant à 1,89%). Le Ministre fédéral de l'économie et de la technologie, Philipp Rösler, se réjouit : "Les chiffres montrent que la tendance à long terme d'investir plus dans la recherche et développement est ininterrompue". La croissance des dépenses en R&D des entreprises et de l'Etat est particulièrement nette depuis 2008.

·         L'Allemagne se situe de ce fait dans le groupe de tête au niveau européen.

·         Seuls la Finlande (3,87%), la Suède (3,42%) et le Danemark (3,06%) ont dépensé plus que l'Allemagne en R&D, proportionnellement à leur PIB.

Tous des pays scandinaves, tout à fait normaux, leurs surplus budgétaires ne servent pas à alimenter un État obèse et non imputable, mais à stimuler l’économie réelle.

Celle-ci se situe devant la France (2,26%), le Royaume-Uni (1,77%) ou l'Italie (1,26%). La moyenne de l'Union Européenne tourne quant à elle autour de 2%.


Allemagne Recherche Développement

 

Allemagne Recherche Développement (2)


 

 

  1. gravatar

    # by Anonyme - 16 avril 2013 à 11 h 09

    Excellent travail