Pas de changement majeur, point de salut !

Je vous présente deux extraits :

1.      Le premier sous-gouverneur de la Banque du Canada à la Conférence W. Edmund Clark, Université Queen’s qui nous représente une situation peu reluisante de notre avenir si on ne prend pas de sérieuse décision en tant que Canadien, pour le Québec, malheureusement c’est une vraie cause désespérée.

2.      Le deuxième provient de la revue Économiste, ou les États américains n’ont aucun problème à brasser la cage pour survivre, mettre une ville en faillite parce que les syndicats ne veulent rien comprendre, aucun souci, changer les règles de la syndicalisation aucun problème, rétablir de l’imputabilité aucun problème.

De plus, les États américains sont en meilleures postures financières que nos provinces, car elles ne pas peuvent s’endetter pour payer des dépenses d’épiceries, pour le gouvernement central, leur problème est résolu, Washington imprime de l’argent en toute impunité.

Les États-Unis possèdent une qualité majeure pour améliorer leurs compétitivités, c’est la grande mobilité de la leur main d’œuvre, et ils n’ont aucun problème de purger un État qui n’est pas capable de s’adapter à la concurrence mondiale.

A Decade of State Population Change
Tandis, au Canada, au lieu de laisser aller une province qui sous performe en refusant d’assumer ces véritables responsabilités, au risque de perdre sa main-d’œuvre vers une province plus prospère, on lui donne un médicament qui soulage son mal de tête, tel que la péréquation.

Malheureusement, ce médicament ne semble pas efficace, le Québec en est un bel exemple, plus de 150 milliards de péréquations octroyées au Québec depuis des décennies, il est toujours aussi cancre au niveau de sa compétitivité par rapport au reste des États et provinces de l’Amérique du Nord, mais en plus, il s’est endetté de 255 milliards qui lui donne une position peu favorable du sixième pays le plus endettée au monde.

L’ensemble des provinces ne sont pas dans une situation aussi lamentable que le Québec, mais les politiciens provinciaux sont sérieusement sclérosés à prendre des décisions difficiles pour améliorer leurs compétitivités, particulièrement face aux Américains, qui sont prêts à tous chambouler pour s’en sortir, car soyons sérieux ce sont eux nos véritables compétiteurs.

Un exemple, le Canada a le plus haut taux de syndicalisation dans le secteur public en Amérique du Nord, tous ces privilèges acquis au cours des dernières décennies sont souvent irréalistes économiquement  dans le contexte actuel ou carrément insolvable.

Des centaines de milliards perdus en sous-performance (la santé en est un exemple), ne servent pas à stimuler la véritable économie, mais à maintenir ces privilèges.

Examinés ce que les États sont prêts à faire pour garder des emplois (article de l’Economist), est-ce que nous sommes prêts à faire de tels changements ?


Réorienter notre croissance économiqueExtrait du Discours de Tiff Macklem premier sous-gouverneur de la Banque du Canadaà la Conférence W. Edmund Clark, Université Queen’s Kingston (Ontario), 10 janvier 2013

Des exportations peu reluisantes

Même si elle est souhaitable, l’élimination du déficit financier net du secteur des ménages causerait une perte notable dans l’économie. La réduction des dépenses annuelles des ménages de quelque 50 milliards de dollars pourrait être compensée par une augmentation annuelle des exportations de 4 points de pourcentage.

Actuellement, par rapport à la trajectoire moyenne affichée par les exportations lors des reprises économiques précédentes, nous perdons 123 milliards de dollars par année (Graphique 18).

Les exportations Canadiennes

Autrement dit, pour remplacer 50 milliards de dollars au titre des dépenses des ménages financées par le crédit, les exportations ne devraient combler que les deux cinquièmes de l’écart entre la reprise actuelle et la reprise moyenne des exportations, ce qui devrait être faisable.

La moins bonne tenue de nos exportations est attribuable en partie à la faiblesse de la demande étrangère. Comme les États-Unis, notre principal partenaire commercial, connaissent leur pire récession et leur reprise la plus faible depuis la Grande Dépression, nos exportations ont chuté de façon marquée en 2008 et ne se sont redressées que lentement.

Toutefois, dans une perspective à plus long terme, on se rend compte que la récession mondiale n’a fait qu’exacerber une tendance déjà présente.

Au cours de la dernière décennie,

·         la part du Canada dans le marché mondial des exportations est passée d’environ 4,5 % à quelque 2,5 %,

·         et sa part du marché des exportations de biens manufacturés a été réduite de moitié.

Ce qui est encore plus révélateur, c’est que le Canada s’est classé à l’avant-dernier rang des pays du G20 au chapitre de l’augmentation des exportations (Graphique 19).

Exportations mondiales détenue par le Canada

Qu’est-ce qui explique d’aussi mauvais résultats?

Deux facteurs se sont renforcés mutuellement : la structure et la compétitivité.

Les deux tiers de ces piètres résultats tiennent au type de partenaire avec qui nous commerçons5. Presque 85 % de nos exportations sont destinées à des économies avancées qui affichent une croissance lente - 74 % aux États-Unis seulement - et 9 % uniquement à des économies émergentes à croissance rapide (Graphique 20).

Les échanges commerciaux du Canada

Comparativement à nos pairs, l’exposition du Canada aux marchés émergents, mesurée en fonction de la part des exportations, est faible (Graphique 21).

L’exposition du Canada aux économies de marché émergentes

L’autre tiers est attribuable à la baisse de la compétitivité.

Cela est manifeste dans le cas de notre partenariat commercial le plus important, où nous avons perdu une part de marché considérable.

·         De 2000 à 2011, la part des importations américaines en provenance de la Chine est passée de 8 à 18 %, et ce pays a ainsi remplacé le Canada au premier rang des exportateurs vers les États-Unis (Graphique 22).

Le Canada voit sa part du marché américain reculer

·         Pendant la même période, le Canada a vu sa part reculer, passant de presque 20 % à moins de 15 %. Qui plus est, bien que l’accroissement marqué de la part de la Chine ait eu des répercussions sur d’autres pays, certains - en particulier le Mexique et l’Allemagne - ont beaucoup mieux tiré leur épingle du jeu que le Canada.

Coûts unitaires de main-d’œuvre

La comparaison de l’évolution des coûts unitaires de main-d’œuvre au Canada et aux États-Unis est révélatrice. Entre 2000 et 2011, le coût de la main-d’œuvre par unité produite au Canada, comparé à celui des États-Unis et corrigé des variations de change, a augmenté de 75 % (Graphique 23).

Les entreprises canadiennes perdent de leur compétitivité

La majeure partie de cette perte de compétitivité est liée

1.      à l’appréciation du dollar canadien,

2.      mais la croissance de la productivité plus faible au Canada qu’aux États-Unis a joué un rôle important.

Depuis le début de 2000, la productivité du travail du secteur des entreprises au Canada a enregistré un taux de croissance annuel de seulement 0,8 % en moyenne comparativement à 2,3 % aux États-Unis. Cela représente à peu près le tiers de la baisse de notre compétitivité.


Extrait de : Competitiveness in the United States, The Economist, Mar 16th 2013

The America that works

Luckily, dysfunction in Washington is only one side of America’s story

clip_image017

“THE greatest nation on earth—the greatest nation on earth—cannot keep conducting its business by drifting from one manufactured crisis to the next. We can’t do it,” fulminated Barack Obama last month. The crisis of the moment, the “sequester” (a package of budget cuts designed to be so ghastly that Congress would pass a better version), duly came into effect on March 1st. Unless Congress agrees on an extension to its budget, the government will start to shut down on March 28th. In May the greatest nation will hit its debt ceiling; unless it is raised, Uncle Sam will soon start defaulting on his bills.

This is the America that China’s leaders laugh at, and the rest of the democratic world despairs of. Its debt is rising, its population is ageing in a budget-threatening way, its schools are mediocre by international standards, its infrastructure rickety, its regulations dense, its tax code byzantine, its immigration system hare-brained—and it has fallen from first position in the World Economic Forum’s competitiveness rankings to seventh in just four years. Last year both Mr Obama and his election opponent, Mitt Romney, complained about the American dream slipping away. Today, the country’s main businesses sit on nearly $2 trillion in cash, afraid to invest in part because corporate bosses cannot imagine any of Washington’s feuding partisans fixing anything.

Yet there is also another America, where things work. One hint comes from what those bosses like to call the real economy. Recent numbers from the jobs market and the housing sector have been quite healthy. Consumer balance-sheets are being repaired. The stockmarket has just hit a record high. Some of this is cyclical: the private sector is rebounding from the crunch. But it also reflects the fact that, beyond the District of Columbia, the rest of the country is starting to tackle some of its deeper competitive problems.

Businesses and politicians are not waiting for the federal government to ride to their rescue. Instead, as our special report this week shows, they are getting to grips with the failings Congress is ignoring.

America the beautiful

One reason for optimism is that America’s inventors are as busy as they have ever been, and its entrepreneurs are seizing on their ideas with the same alacrity as always.

·         Investment in research and development as a share of output recently matched the previous record, 2.9% of GDP, set at the height of the space race.

·         America is home to 27 of the 30 universities that put out the most-cited scientific research—and it is still good at developing those ideas.

·         Although many countries possess big reserves of oil and gas trapped in impermeable rocks, American businesses worked out how to free that energy and then commercialised that technology at a rapid pace; the resulting “shale gale” is now billowing the economy’s sails.

Some of the money for fracking technology came from the federal government, but the shale revolution has largely happened despite Mr Obama and his tribe of green regulators. It has been driven from the bottom up—by entrepreneurs and by states like North Dakota (see article) competing to lure in investors with notably more fervour than, say, France.

This fits a pattern. Pressed for cash, states are adopting sweeping reforms as they vie to attract investments and migrants.

·         Louisiana and Nebraska want to abolish corporate and personal income taxes.

·         Kansas has created a post called “the Repealer” to get rid of red tape and pays a “bounty” to high schools for every vocational qualification their students earn in certain fields;

·         Ohio has privatised its economic-development agency;

·         Virginia has just reformed its petrol-tax system.

In this second, can-do America, creative policymaking is being applied to the very problems Congress runs away from, like infrastructure spending. While the federal government twiddles its thumbs, states and cities, which are much shorter of cash, are coming up with new ways to raise money for roads, bridges and schools.

·         Chicago has a special trust to drum up private funds to refurbish decrepit city buildings.

·         Indiana has turned to privatisation to raise money for road-building.

Even education is showing some signs of change.

The states are giving America’s schools their biggest overhaul in living memory. Forty-five of them are developing new curriculums.

·         Tests are becoming more rigorous, and schools and teachers are at last being held accountable for results.

·         Thirty-eight states have reformed teachers’ pay, tying it, in many instances, to their students’ exam results.

·         Forty-two now allow independently managed, but government-funded, “charter schools”.

·         It is too soon to tell what this upheaval will yield, but a long overdue shake-up is finally under way.

Stand aside and deliver

Regulation, innovation, infrastructure, education: each of these is crucial to competitiveness. Put together the small things happening in the states, and they become something rather big. That is the essence of the America that works.

And the federal government? On some occasions, it helps—federal laws were a catalyst for the education reforms—but more often Mr Obama and the squabbling Republicans seem irrelevant or obstructive. A federal law restricts tolls on motorways, for example, cutting states off from one obvious means of financing new roads. The federal tax credit for R&D must be renewed regularly, creating unnecessary uncertainty for those who invest in innovation. Congress stops talented immigrants getting into the country (and makes criminals of many who are there). Far more of America would work if Washington seized on the successful ideas in its various state laboratories: the opportunity cost of not doing so is immense.

And it could get worse. The “manufactured crises” in Washington will possibly undermine the things that work. Better schools and cheaper energy are wonderful, but if Mr Obama and Congress do nothing to curb the unaffordable growth in health and pension spending, America will still be going broke. By 2037 such entitlements will chew up 17% of GDP—an unsustainable amount. Even if the America that fails cannot get its act together to help, Mr Obama and the Republicans could at least aim not to wreck everything.


 

  1. gravatar

    # by Anonyme - 14 mai 2013 à 13 h 50

    La privatisation massive des services publiques, comme le développement économique, les routes, les écoles et même la police et la prison comme au UK sont exactement le but de la destruction systématique des cronie capitalist des USA.

  2. gravatar

    # by Anonyme - 15 mai 2013 à 13 h 13

    C'est la réaction typique du Québécois qui a peu d'être sevrer de l'argent des autres.