Des régimes de retraite à deux vitesses: 7 % versus 21 %

7 % versus 21 %

Un nouveau rapport de la FCEI intitulé Des régimes de retraite à deux vitesses au Canada illustre bien, à l'aide de Marie et Jeanne, deux travailleuses fictives, l’écart saisissant qui sépare les régimes de retraite des secteurs public et privé.

Des régimes de retraite à deux vitesses au CanadaLe rapport analyse les scénarios de ces deux employées qui ont commencé à travailler au même âge avec des salaires identiques tout au long de leur carrière.

Lorsqu’elles prendront leur retraite en 2029 à 65 ans :

1.      Jeanne (secteur privé) touchera environ 605 000 $ en prestations de retraite sur 20 ans.

2.      Marie (secteur public), quant à elle, pourra compter sur des prestations de retraite garanties totalisant 1,38 million pour la même période.

Le rapport s’intéresse aux raisons qui expliquent l’écart estimatif de 776 000 $ entre les deux régimes, notamment les généreuses cotisations de l’employeur du secteur public (soit les contribuables) de Marie et la formule de régime à prestations déterminées et garanties. Pour toucher sa pension mirobolante,

·         Marie (secteur public), n’aura eu qu’à verser 7 % de son salaire.

·         Jeanne (secteur privé), c’est plutôt 21 % de son salaire que Jeanne aurait dû cotiser pour obtenir des prestations équivalentes.

Écart entre les régimes de pension :

·         80 % des Canadiens travaillent dans le secteur privé et les deux-tiers d’entre eux ne bénéficient pas de régimes de retraite agréés offerts par l’employeur.

·         20 % des Canadiens travaillent dans le secteur public et 87 % d’entre eux disposent d’un régime de retraite offert par l’employeur. La plupart de ces régimes versent des prestations garanties peu importe leur rendement.

·         Les salaires dans la fonction publique fédérale sont jusqu’à 17 % plus élevés que ceux versés dans le secteur privé pour des emplois équivalents. L’écart atteint 41 % lorsqu’on tient compte des régimes de retraite et des autres avantages sociaux.

·         En moyenne, les fonctionnaires partent à la retraite à 61 ans. Les travailleurs du secteur privé le font plutôt à 63 ans et les travailleurs autonomes à 66 ans.

·         Pour toucher un revenu de remplacement de 70 %, un fonctionnaire fédéral doit cotiser environ 7 % de son salaire, alors que son homologue du secteur privé doit verser jusqu’à 21 % de son salaire en cotisations.

CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

L’équité et la pérennité à la base de la réforme

·         L’équité doit être le principe directeur de tous les gouvernements. Ceux-ci doivent assurer un revenu de retraite décent pour tous les Canadiens et ils n’y parviendront qu’en mettant sur un même pied d’égalité les options d’épargne-retraite offertes aux travailleurs des secteurs public et privé.

·         Les gouvernements doivent étudier des solutions réalistes pour résoudre le problème des déficits de capitalisation des régimes à prestations déterminées du secteur public. Puiser dans les poches des contribuables pour combler ces déficits ne devrait pas être leur réflexe automatique.

La FCEI soumet au gouvernement les recommandations

·         Ne pas imposer une augmentation des cotisations du RPC/RRQ.

·         Les politiciens doivent donner l’exemple.

·         Offrir aux nouveaux fonctionnaires un régime de retraite à cotisations déterminées.

·         Éliminer les dispositions qui permettent aux fonctionnaires de prendre une retraite anticipée.

·         Améliorer les règles relatives à la divulgation de la situation des régimes de retraite publics.


 

  1. gravatar

    # by DP - 18 octobre 2013 à 11 h 20

    Vous êtes pas écœurés de mourir bande de caves ! C'est assez ! (Claude Péloquin)
    Changer mourir pour: "payer des taxes pour les retraites dorées de l'aristocratie du secteur public".
    Devient:
    Vous êtes pas écœurés de payer des taxes pour les retraites dorées de l'aristocratie du secteur public bande de caves ! C'est assez !