Allemagne, Chine même stratégie mercantilisme

Une excellente vidéo sur la réussite de l’Allemagne.

Que remarque-t-on, un lien étroit entre les syndicats, les politiciens et les entrepreneurs.

Les politiciens allemands savent très bien que la richesse d’un pays ce sont les entrepreneurs, sans eux, il n’y pas d’emplois, pas de revenus, pas de dépenses.

  • Contrairement au Québec, on s’est foutu depuis au moins 10 ans des conséquences politiques sur la viabilité économique de nos entreprises, seul mot d’ordre pour nos politiciens carriéristes québécois gagné des votes, on se retrouve donc le plus cancre de l’Amérique du Nord.
  • Des syndicats allemands conciliants, n’ont pas celle de la confrontation comme au Québec. La sécurité, la permanence et l’ancienneté est un privilège immuable au Québec acquis par coup de chantage syndical sur le dos du peuple, causant l’inefficacité et la non –imputabilité des individus.
  • Des entrepreneurs allemands sachant très bien que leurs forces ce sont leurs employés n’ont pas seulement le rendement ou les dividendes pour satisfaire les actionnaires, de plus, dans le conseil d’administration les syndicats ont du pouvoir.

Extrait de : La face cachée du modèle allemand, Guillaume Duval , Alternative Économique, 13 février 2013

Que ne lit-on et n’entend-on pas en France sur le "modèle allemand" ? On fait en particulier très régulièrement l’éloge de la rigueur budgétaire allemande, et de la capacité de nos voisins à accepter de lourds sacrifices pour restaurer la compétitivité de leur industrie. Or, explique Guillaume Duval sur XerfiCanal, ce ne sont pas là les véritables raisons des succès actuels de l’économie allemande.


La face cachée de l’Allemagne, le mercantilisme.

En refusant de laisser aller les pays du sud de l’Euro en difficulté, sachant très bien qu’ils ne pourront jamais compétitionner contre les produits allemands, on les assigne dans la pauvreté perpétuelle.

Extrait de : Et si l’Allemagne était le problème?, Institut des libertés, Charles Gaves, 19 Février 2013

Mon raisonnement depuis un moment fait remarquer que notre voisin d’outre Rhin subventionne sa production, taxe sa consommation (hausse de la TVA) et refuse de déréglementer les secteurs de services ou il n’est pas concurrentiel. Le but  était de dégager des excédents extérieurs que les autorités allemandes, encore et toujours mercantilistes, ont toujours considéré comme le signe d’une bonne gestion, ce qui est une erreur intellectuelle gigantesque. La majorité peut avoir tort aussi, comme trop souvent l’histoire nous l’a prouvé ne serait-ce que pendant la dernière guerre. Une erreur reste une erreur, même si elle est partagée par 90 % de la population.

Le mercantilisme a toujours amené à des désastres économiques ou financiers et nous en avons encore une preuve aujourd’hui.

Nous sommes en effet en train d’arriver au point ou le monstre que l’Allemagne a réveillé va se retourner contre elle.

L’Allemagne a accumulé depuis 10 ans un surplus commercial d’environ 700 milliards d’euro avec ses partenaires de l’Euro.

Ce qui veut dire en termes simples que l’Allemagne a vendu pour 700 milliards de plus qu’elle n’a acheté et qu’en contrepartie, elle a reçu plein de jolis bouts de papiers émis par des Grecs, des Italiens ou des Espagnols reconnaissant qu’ils doivent de l’argent aux allemands pour la Mercedes dans laquelle ils roulent.

Eh oui, si vous avez un excédent des comptes courants, vous avez un déficit de la balance des capitaux, c’est-à-dire que vous prêtez de l’argent à ceux qui achètent vos produits. Et si vous êtes dans une monnaie unique, vous ne pouvez pas demander aux Irlandais de vous filer une partie de leurs réserves de change pour solder vos dépenses. Le règlement des différences de balance commerciale se fait par l’Allemagne acceptant de la dette émise par des Irlandais. Pas d’autre solution. Sauf pour les Allemands a bâtir des usines en Espagne, ce qu’ils n’ont pas fait puisque c’était moins cher chez eux.

Et tous ces bouts de papier sont domiciliés dans les coffres des banques allemandes. Par exemple, les banques allemandes auraient prêté 180 milliards d’euro aux banques irlandaises en achetant leurs obligations ou en leur prêtant directement, ce qui correspond a prés de trois fois le PNB Irlandais.

Ce qui laisse à penser que les autorités de contrôle des banques allemandes, Bundesbank en tète, ont complètement failli à leur devoir de surveiller les banques allemandes.

Qui, en Allemagne, a été assez fou pour laisser les banques allemandes s’engager à ce point sans y mettre le holà ? Et en faire autant en Espagne, en Grèce, dans les subprimes Américain etc…

L’irresponsabilité des autorités financières de contrôle en Allemagne dépasse l’entendement.

Et maintenant, les Allemands, ces préteurs irresponsables, se retournent vers les Espagnols ou les Irlandais et leur disent qu’il est hors de question qu’ils ne soient pas remboursés, et que s’il faut, les populations locales doivent être réduites à la misère pour sauver ces banquiers incompétents s’il en fut, outre Rhin

Même pattern pour les Chinois

C’est exactement ce que la Chine a fait depuis au moins une bonne décennie par rapport aux Américains, elle a acheté leurs dettes pour qu’ils consomment.

Entre temps les compagnies américaines se délocalisaient :  production, savoir-faire et écosystèmes, de plus, durant le négociation initiale de la mondialisation, les multinationales se sont assurées que le renminbi n’était pas flottant, sécurisant ainsi leurs investissements privés.

Ce fut une belle connerie, valable pour l’investisseur étranger en Chine, mais destructeur pour les emplois des pays modernes, car elle donnait un avantage concurrentiel inestimable à la Chine.

« C'est une stratégie géniale, un pacte gagnant-gagnant: les multinationales engrangent les bénéfices, et la Chine les excédents commerciaux.

Aux dépens de l'industrie et des balances commerciales de l'Europe et des Etats-Unis, qui perdent des emplois et des capitaux.»

Les Américains n’ayant pas les mêmes contraintes que les pays de l’euro avec leur monnaie unique, constatent leurs erreurs, ils ont décidé depuis 3 ans d’imprimer de l’argent, gagnant ainsi sur deux fronts.

1.      Dévaluer leurs argents pour être plus concurrentiel.

2.      Tout en dévaluant implicitement, les 800 milliards de réserves américaines cumulées par les Chinois, la Chine voyant le stratagème, essaie actuellement de convertir le plus rapidement ces réserves américaines en bien tangible étrangères, tel que mines, port, transport.

3.      Effets pernicieux de cette impression d’argent, la Chine n’achète plus de dollars américains, la FED est d’obliger de racheter ces propres émissions d’obligations.

Donc, le mercantilisme n’est pas seulement lié à l’Allemagne, mais aussi à la Chine.

Si j’étais ministre des finances Irlandais ou Espagnol (ce que grâce au ciel je ne suis pas), je mettrais en avant les faits suivants.

·         Si je dois $ 1 million  à ma banque, j’ai un problème.

·         Si je luis dois $ 1 milliard, c’est elle qui a un problème.

Ce ne sont pas, ou pas seulement les Espagnols ou les Irlandais qui ont un problème : après tout, eux ils roulent en Mercedes.

Ce sont les banques et compagnies d’assurance allemandes 
qui sont bourrées des papiers émis par ces braves gens.

Et que l’on ne me dise pas que la bonne foi des banquiers allemands a été surprise : prêter trois fois le PNB pour aider les banques en Irlande à spéculer à du laisser de grasses commissions qui n’ont sans doute pas été perdue pour tout le monde, suivez mon regard.

Bref, avec sa politique mercantiliste imbécile, l’Allemagne a créé un problème financier monstrueux, dont, par un juste retour des choses, elle va être la victime, et c’est pour cela que le mercantilisme est une imbécillité.

Valable pour la mondialisation débridée,
 un jour le pendule revient toujours en position d’équilibre.

Je dirai donc simplement à Madame Merkel (même et surtout parce qu’elle ne demande rien):

  »Vous êtes à l’origine du problème, les banques qui sauteront en premier ce sont les vôtres, il serait urgent que vous trouviez une solution comme de continuer à financer le reste de l’Europe et à déréglementer à toute allure les secteurs ou vous n’étes pas concurrentiels pour nous permettre de vous vendre quelque chose. Etre créditeur, ne vous donne aucun droit spécial tant vous avez été nuls dans la distribution des crédits . »

En termes simples:

Abandonnez votre politique mercantiliste désastreuse, qui nous a mené là où nous en sommes. Ce n’est pas en appauvrissant les autres européens que les dettes que vous avez accumulées seront remboursées, bien au contraire.

Au lieu de cela,

·         coupez les impôts sur la consommation,

·         déréglementez,

·         cessez de pressurer les salaires,

·         ouvrez vos frontières et redevenez ce que l’Allemagne d’Adenauer et de Kohl  a toujours été, une force de croissance.

L’Europe ne se renforcera que si les économies, toutes les économies croissent.

Sinon, elle échouera, ce qui serait tragique.

Et l’Allemagne en portera la responsabilité. Encore


 

 

États-Providence un cul de sac vers la médiocrité

L’État-providence est par essence injuste et intenable. Injuste parce qu'il donne des droits à certains en en supprimant à d'autres, intenable parce qu'il promet une impossible sécurité économique.

La seule réelle promesse de l’État-providence
est la destruction de l'économie et des droits.

Dans la mesure où les choses dont l'homme a besoin pour survivre doivent être produites, et où la nature ne garantit le succès d'aucune entreprise humaine, il n'y a pas et il ne peut pas y avoir de garantie d'une sécurité économique.

L'employeur qui vous donne un emploi n'a aucune garantie que son entreprise va rester en activité, que ses clients vont continuer à acheter ses produits ou services. Les clients n'ont aucune garantie qu'ils auront toujours la capacité et l'envie d'échanger avec lui, aucune garantie de ce que leur besoins, choix et revenus seront dans le futur. Si vous vous retirez dans une ferme autonome, vous n'avez aucune garantie vous protégeant des conséquences d'une inondation ou d'un ouragan sur vos terres et vos cultures.

Si vous laissez tout aux mains du gouvernement et lui donnez tout pouvoir pour planifier l'économie dans son ensemble, cela ne garantira aucunement votre sécurité économique, mais garantira l'abaissement de la nation entière à un niveau de pauvreté misérable – le résultat pratique que toutes les économies totalitaires, communistes ou fascistes, ont démontré.

Moralement, la promesse d'un impossible "droit" à la stabilité économique est une infâme tentative d'abrogation du concept de droits.

Elle ne peut signifier et ne signifie qu'une seule chose : la promesse de réduire en esclavage tous les hommes qui produisent au bénéfice de ceux qui ne travaillent pas. "Si certains hommes ont le droit de bénéficier des fruits du travail des autres, cela signifie que ces autres sont privés de droits et condamnés à travailler en esclaves."* Il ne peut y avoir de droit de réduire en esclavage, i.e. de droit de détruire les droits.

Ayn Rand, "The Ayn Rand Letter" ; *Ayn Rand, "Capitalism: The Unknown Ideal".


Moralement et économiquement, l’État-providence crée une traction sans cesse croissante vers le bas. Moralement, l'opportunité de satisfaire des revendications par la force élargit de plus en plus le périmètre des revendications.

Économiquement, les revendications forcées d'un groupe créent des difficultés pour tous les autres, produisant alors un fouillis inextricable de victimes véritables et de purs parasites. Dans la mesure où le besoin, et non l'accomplissement, est pris pour critère des récompenses, le gouvernement n'a d'autre choix que de sacrifier perpétuellement les groupes les plus productifs au profit des moins productifs, entravant progressivement le niveau le plus haut de l'économie, puis le suivant, et ainsi de suite. (De quelle autre façon des récompenses non méritées pourraient-elles être offertes ?)

Deux natures de besoin sont impliquées dans ce processus : le besoin d'un groupe émettant des revendications, besoin ouvertement formulé et servant de couverture à un autre besoin, qui n'est lui jamais mentionné – le besoin des affamés de pouvoir, qui ont besoin d'un groupe de bénéficiaires, dépendant de ses faveurs, pour accéder au pouvoir. L'altruisme nourrit le premier besoin, l'étatisme nourrit le second, le Pragmatisme rend tout le monde aveugle – y compris les victimes et les profiteurs – non seulement à la nature mortelle du processus, mais même au fait qu'un processus est en marche.

Ayn Rand, "The Ayn Rand Letter".


 

Un contrôle de change est nécessaire pour le Canada pour survivre !

Excellente entrevue avec Charles Gaves, un économiste et un financier qui est solide indépendant de fortune il n’a pas peur de dire la vérité, malheureusement ce type d’individu ne coure pas les rues.

Il ne sera jamais invité en ‘Tout le monde en parle’, car il offusquerait la classe politique et les oligarques. Brigitte Alepin est devenue non grata car elle a osé dire que les compagnies faisaient de l’évasion fiscale à tout de bras, imaginer celui-ci quand il vous dit qu’on se dirige vers des faillites d’État.

On va par contre inviter les mêmes foutus économistes à la solde du gouvernement, genre des ex-professeurs  ou des ‘thinks-tanks’ qui ont besoin de subventions gouvernementales pour survivre, en vous disant que ça va allez mieux, que tout le monde est beau, la mondialisation c’est le bonheur.

Toutes ces âneries qu’on vous débite quotidiennement, tout en constatant chaque jour que vous devenez de plus en plus pauvres et ça va de plus en plus mal dans le monde.


Version condensée :

00 : 25 = » Expérience monétaire qui n’a pas de comparaison dans l’histoire.

01 : 50 = » Effet secondaire que personne ne peut estimer.

02 : 28 = » Clairement les indépendances des banques centrales du Japon, de la réserve fédérale ou la banque d’Angleterre ce sont des farces aujourd’hui.

02 : 52 = » Vous ne pouvez maintenir dans un système de change flottant des gens qui font n’importe quoi,  avec leurs monnaies, et des gens qui suivent une politique raisonnable comme l’Australie, la Suède ou le Canada, à terme, ça nous mènera tout droit …  vers des systèmes de contrôle de change.

Exactement, ce que je vous avais mentionné, il y a plus d’un an, Dévaluons notre monnaie, si les Suisses peuvent le faire, nous aussi !, il est grand temps qu’on arrime notre dollar à celle des États-Unis, tel que .90c pour 1 dollar U.S.

Et ont leurs dis, tant aussi longtemps que tu imprimes de l’argent, on ne laisse plus notre argent flotté.

Si les Suisses l’ont fait, on peut le faire, par contre, eux, ils ont un avantage majeur, ils ont une vraie démocratie, la nôtre n’est qu’une démocratie fantoche pour satisfaire les groupes d’intérêts.

Évidemment, Mc Carney est contre, bien évident, c’est un ex de Goldman Sachs…

03 : 15 = » Cette politique c’est la fin de la mondialisation… chacun reprend le contrôle de sa monnaie.

04 : 35 = » Aux États-Unis sur les sept dernières années le revenu disponible par habitant a baissé, pour la première fois depuis 1945.

04 : 50 = » C’est une solution qui tue la croissance.

07 : 18 = » La banque centrale chinoise est en train d’essayer de transformer le Renmembi  en une monnaie internationale.

07 : 56 = » Annule les dettes …qui va payer ?, … ce sont les épargnants, il achète un système Ponzi.

09 : 04 = »  Le souverain fait passer des réglementations pour forcer les assurances, les banques à acheter des dettes,  … s’il n’y avait pas de réglementation, jamais ces instituions n’achèterai cela.

10 : 07 = »  On est dans une trappe à dette dans le sud de l’Europe.

11 : 10 = »  On a pris comme idée que la seule façon de régler la dette est d’augmenter les impôts, que c’est une imbécillité totale (il faudrait que l’économiste de la Banque Laurentienne suivre des cours 101 d’économie avant de dire des niaiseries).

Version étendue : Charles Gave sur BFM Business Mardi 29 Janvier 2013


Charles Gave

Économiste et financier, Charles Gave s'est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 " Des Lions menés par des ânes "(Editions Robert Laffont) ou il dénonçait l'Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage "L'Etat est mort, vive l'état" Editions François Bourin 2009 prévoyait la chute de la Gréce et de l'Espagne. Il est le fondateur et président de Gavekal research (www.gavekal.com) et Gavekal securities et membre du conseil d'administration de SCOR.

Son blogue : Institut des libertés


 

Manque de productivité, mais à quel prix ?

Je vais légèrement changer l’orientation du blogue, je vais faire moins de carnets, mais plus d’articles dans le même carnet, pour que vous puissiez faire des liens.

1.      Souvent, nos chroniqueurs économiques ne font que diffuser l’information (simple copier-coller) de l’information, mais rarement des analyses sérieuses sur les conséquences qui pourront modifier substantiellement votre niveau de vie.

·        Une raison insidieuse, c’est qu’il ne faut jamais oublier que les journalistes sont des employés : leurs syndicats et leurs employeurs les empêchent souvent à haute voix d’exprimer leurs opinions pour ne pas traumatiser certains groupes d’intérêts.

·        De plus, les analyses de synthèse sont drôlement plus complexe, l’économie actuelle n’est plus un simple ratio d’un PIB/dette, mais des centaines de variables qui peuvent influencer le résultat final et beaucoup plus complexe depuis que les banques centrales sont contrôlées par les politiciens, des impondérables peuvent subvenir en tout temps et changer la donne radicalement.

2.      D’où le pourquoi, que les économistes actuelles sont souvent hors champ, car ils sont trop spécialistes et pas assez généralistes.


Pour connaître l’économie réelle vous devez constamment être à l’écoute de l’économie internationale, depuis la libéralisation des marchés et de la mondialisation car tout est lié.

Voici, 4 articles et je vais conclure avec le Canada et le Québec.

1.      Le premier article est un incident survenu la semaine passé entre le président de Titan, M.Taylor et M. Montebourg, ministre du Redressement productif de la France.

2.      Le second article est analyse fort simple entre les États-Unis et la France, mais on constate, qu’il y a une forte relation avec le Québec.

3.      Le troisième le salaire minimum aux États-Unis.

4.      Le quatrième est un extrait de la situation du Mexique, son niveau d’exportation et son coût de main d’œuvre.

5.      Commentaires pour le Québec.


1.      Au départ, je vous amène en France, ou il y a eu un incident entre le président du groupe américain Titan et explique au ministre du Redressement productif M. Montebourg, pourquoi il jette l'éponge sur la reprise de l'usine Goodyear d'Amiens Nord.

En voici un extrait (1):

« Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? »

« J'ai visité cette usine plusieurs fois. Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures. Je l'ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m'ont répondu que c'était comme ça en France (...). Monsieur, votre lettre signale que vous voulez que Titan démarre une discussion. Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? Titan est celui qui a l'argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français. (...)

Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins de 1 euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin. Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens nord. »


Ne croyez-pas que tous les économistes sont tous des imbéciles, cet article est intéressant, et il est écrit par un économiste.

Puisque l’économie n’est pas une science pure, parfois, ils m’exaspèrent, leurs opinions peuvent être fortement influencées par leurs employeurs.

Ce petit chien qu’on met en laisse au risque de perdre leurs emplois, pour répandre, bien sûr, la bonne parole tout en oubliant certains faits ou citant des demis vérités pour ne pas traumatiser certains groupes d’intérêts.


Extrait de : France – Etats-Unis : le choc des Titans ?, Pascal Rossignol, Le monde.fr, 22 février 2013

L’affaire Titan a été l’occasion d’un déballage souvent indécent sur ce qui oppose les économies française et américaine. Je profite de l’occasion pour proposer une simple comparaison macroéconomique des deux pays.

France – Etats-Unis  le choc des Titans (1)

France – Etats-Unis  le choc des Titans (2)

 

Il est a priori difficile de distinguer les deux graphiques ci-dessous.

Tous deux présentent une économie où la demande intérieure
augmente plus vite que le PIB
.

Une telle évolution se traduit généralement par une détérioration des comptes extérieurs (déficit commercial).

Entre 2000 et 2007, le déficit courant américain s’est creusé de 2 points de PIB. En France, de 3 points.

Les causes sont pourtant complètement différentes.

États-Unis

·         France – Etats-Unis  le choc des Titans (3)Aux États-Unis, l’excès de demande a été pour l’essentiel tiré par l’augmentation de la dette des ménages. La phase de croissance des années 2001-2007 a été qualifiée de "sans emploi". La part des salaires dans le PIB a fortement chuté. En termes réels (c’est-à-dire corrigé de l’inflation), le salaire minimum a atteint en 2007 son plus bas depuis 1950.

·         L’encours de la dette des ménages rapportée à leur revenu disponible a en revanche explosé, comme on le voit sur le graphique ci-dessous. L’excès de demande était avant tout le reflet d’un excès de dette.

FRANCE

On ne peut en dire autant de la France, où l’endettement a progressé à un rythme moindre et où le niveau de la dette rapportée au revenu est resté (et reste) soutenable. En revanche, les salaires (notamment le salaire minimum) ont connu des orientations divergentes.

Le salaire minimum a une dimension politique aux Etats-Unis. Il est par exemple resté inchangé pendant l’essentiel de la présidence de Bush (et de Reagan) avant qu’une triple augmentation annuelle ne soit approuvée par le Congrès en 2007.

Il sert de seuil pour les différents Etats qui peuvent ensuite décider de le rehausser (certains, dans le Sud-Est notamment, n’ont pas de salaire minimum). Dans tous les cas néanmoins, les entreprises doivent payer le salaire minimum de l’Etat ou celui fixé par Washington.

États-Unis

Sa stagnation a en partie contribué

1.      au creusement des inégalités au cours des vingt dernières années,

2.      aux côtés de la mondialisation,

3.      des modes de rémunération (stock-options) et

4.      de l’inégale distribution de la richesse patrimoniale.

FRANCE

En France, en revanche, le salaire minimum (smic)

1.      augmente en fonction de l’inflation (hors tabac),

2.      de la moitié de la croissance du salaire ouvrier brut de base et

3.      d’un éventuel coup de pouce politique.

France – Etats-Unis  le choc des Titans (4)Il ne reflète que marginalement l’évolution du taux de chômage. Dans le jargon des économistes, on parle de "rigidité réelle", c’est-à-dire d’insensibilité du salaire réel à la situation du marché du travail.

C’est la hausse du smic qui a permis au salaire réel (donc au pouvoir d’achat) des ménages français d’augmenter à un rythme moyen de 1 % par an entre 2001 et 2007 (quand il baissait de 1 % en Allemagne).

C’est aussi cette hausse inconditionnelle qui explique
la perte de compétitivité des entreprises françaises
.

En partie seulement, car il serait trop facile d’imputer la perte de compétitivité française au seul smic :

·         le coût du travail s’explique par le niveau très élevé des charges sociales. Ce coût n'est que partiellement compensé par la hausse de la productivité par tête.

En outre, le repli de la productivité des facteurs (celle qui ne s’explique pas par l’adjonction de travail ou de capital et que l’on résume souvent au progrès technique) suggère que le problème français est multiple : spécialisation, innovation ou formation, toutes trois insuffisantes.

Le coût du travail n'a de sens que lorsqu'il est rapporté à la qualité des produits fabriqués et exportés.

Voyez par exemple l’évolution comparée de ses exportations françaises et espagnoles. Entre 1999 et 2007 le coût salarial unitaire (salaire corrigé des gains de productivité) a augmenté deux fois plus vite en Espagne qu’en France. Pourtant, cette dernière a perdu 40 % de parts de marché à l’exportation contre 15 % "seulement" pour l’Espagne. Tout n’est donc pas uniquement affaire de coût du travail, même si cette dimension ne doit pas être négligée.

Si on résume.

Les États Unis et la France ont connu une décennie de croissance excessive de la demande intérieure qui s’est traduite par une détérioration des comptes extérieurs.

·         La cause est venue, aux Etats-Unis d’un excès de dette.

·         En France, en revanche, c’est la stabilité de la hausse du salaire (réel, soit du pouvoir d’achat) qui en est à l’origine.

L’économiste oublie de mentionner que la croissance a été soutenue aussi par une croissance excessive de la dette de l’État, faire des déficits budgétaires récurrents, crée du PIB artificiel, mais ne crée pas une véritable économie avec des produits ayant de la valeur ajoutée et exportables.

L’endettement de l’État pour faire croître le PIB a des limites, il n’est qu’un simple artifice, il atteint ces limites quand l’État ne peut plus emprunter, détail qu’il n’a pas mentionné, car en France, c’est un sujet tabou, ça fait plus de 38 ans qu’ils sont en déficit budgétaire, en vivant sur le dos leurs enfants.

De plus, un surendettement de l’État tue l’économie réelle, car elle impose une charge sociale trop lourde sur les créateurs de richesse qui doivent compétitionner dans notre cas (Québec) contre les provinces ou États qui ont été mieux gérés.

La principale question que soulève cette analyse est : comment corriger les excès et revenir à une situation macroéconomique plus équilibrée ?

Une partie de la réponse est donnée par le premier graphique.

En cas d’excès de dette :

·         Une hausse du taux d’épargne,

·         Des défauts et l’abandon de créances par les banques permet de réduire – quoique lentement – l’excès de dette.

·         Une baisse des taux d’intérêt est bienvenue si elle permet de renégocier les crédits.

·         Aux Etats-Unis, non seulement l’encours de dette rapporté au revenu a baissé, mais la part des paiements d’intérêts aussi (de 14,5 % avant la crise à 10,5 % du revenu aujourd’hui).

La problématique française est bien plus complexe.

Pour preuve, contrairement au cas américain, l’écart entre la demande intérieure et le PIB ne s’est pas résorbé. La solution ne passe pas par un ajustement du bilan des ménages, mais par une évolution complexe et longue des prix relatifs, de la fiscalité, du financement des entreprises.

Derrière des évolutions macroéconomiques apparemment similaires se cachent donc des problématiques totalement différentes, l’une portant sur un modèle de cohésion sociale, l’autre de croissance.

Le débat sur le salaire minimum aux Etats-Unis est clairement celui du maintien d’un filet "privé" de sécurité lorsque la nature de la concurrence économique (nationale avec les travailleurs hautement qualifiés, et extérieure avec la mondialisation de la chaîne de valeur) a accru les inégalités. Même pour les petites entreprises, le coût du travail n’est pas un problème.

Je comprends, avec un salaire minimum de $7.25 en 2013,
(15,080 $ par année), vous êtres au seuil de pauvreté.

·         En France, le débat se concentre davantage sur la perte de compétitivité et le chômage que sur l’inégalité.

L'augmentation continue du salaire minimum explique la résilience de la consommation des ménages, mais se traduit par des problèmes graves du côté de l'offre : faible rentabilité des entreprises et perte de parts de marché à l'exportation.


Extrait de : États-Unis: salaire minimum, l'heure de la redistribution?, Jean Maxime, Huff Post, 24/02/2013

Principale surprise du "State Of The Union speech" de Barack Obama le 13 février, l'évocation d'une hausse progressive du salaire horaire fédéral minimum de 7,25 dollars à 9 dollars (+24%) provoque d'ores-et-déjà un vif débat outre-Atlantique.

Pour rappel, si chaque État américain fixe son salaire minimum, aucun ne doit cependant être inférieur au salaire fédéral fixé par Washington et non ajusté de l'inflation.

Actuellement la plupart des États ont des niveaux proches du seuil fédéral de 7,25$ US.

Étas-Unis salire minimum

Le projet de Barack Obama vise à nettement revaloriser le seuil actuel de 7,25$ pour atteindre 9$ en 2015, puis de l'indexer sur l'inflation.

Le président américain a notamment mis l'accent sur la faiblesse absolue du niveau actuel, qui ne permet pas à une famille moyenne (2 enfants) de dépasser le seuil de pauvreté.

Si le salaire minimum a légèrement progressé sur la décennie écoulée, il reste effectivement très bas historiquement et d'autant plus en relatif avec les revenus des ménages les plus aisés.


Made in Mexico

Et s’il affiche une croissance de 3,9% l’année dernière, et anticipée à 3,6% cette année, ce n’est pas uniquement elle qui fait rêver les investisseurs. Ce qui focalise leur attention – et leurs capitaux –,

·         c’est que le Mexique s’est en quelques années transformé en une très performante usine du monde, capable de concurrencer la Chine elle-même.

·         Et atout supplémentaire, seule une frontière le sépare d’un des plus gros clients au monde, les Etats-Unis.

·         Une démographie extrêmement favorable, qui lui permet d’afficher des coûts du travail extrêmement compétitif. Avec près de 112 millions d’habitants, souvent jeunes, le pays dispose d’un important réservoir de main-d’oeuvre bon marché.

·         L’écart entre les salaires chinois et mexicains est ainsi passé de 260% en 2006 à 10% aujourd’hui.

·         La proximité avec les Etats-Unis. Le pays voisin est non seulement le premier client du pays (destination de 79% de ses exportations) mais aussi une source d’investissements. Enfin, la très nombreuse diaspora mexicaine aux Etats-Unis participe au revenu des familles restées au pays.

·         D’après HSBC, le Mexique devrait donc devenir le principal fournisseur des États-Unis d’ici 2018, devant la Chine et le Canada. Les exportations de biens manufacturés au Mexique et exportés vers son riche voisin ont augmenté de 5,25% par an entre 2001 et 2011 pour atteindre une valeur de 197,5 millions de dollars.

·         Qu’exporte le Mexique ? Des voitures d’abord, sa grande spécialité. L’industrie automobile mexicaine, qui représente 5% du PIB et près de 30% de ses exportations, s’est spécialisée dans les véhicules bon marché, les camions légers ainsi que dans les pièces détachées – une production adaptée à la demande latino-américaine et américaine. Le pays est ainsi devenu le 8e producteur automobile au monde, avec près de 3 millions de véhicules sortis de ses usines l’année dernière mais aussi et surtout le 4e exportateur.

·         Les grands noms de l’industrie automobile américaine (Chrysler, Ford, General Motors) mais aussi européenne (Volkswagen) et asiatique (Honda, Nissan, Toyota) sont déjà installés au Mexique. “Le Mexique plaît aux constructeurs automobiles. Suivant un mouvement initié par les constructeurs américains, Nissan continue à développer son implantation au coeur de cette économie émergente, l’une des plus puissantes. La société Jatco, filiale du Japonais, a mercredi 6 février un investissement de 220 millions de dollars dans une deuxième usine au Mexique“, expliquait Le Monde le 7 février dernier.

Source : Chroniques émergentes : des profits “made in Mexico”, Cécile Chevré, La Quotidienne, 18 février 2013


Le Canada

Canada Trade Balance

Le Canada est dans une sérieuse précarité, nos exportations diminuent, le nombre d’entreprises diminue et l’investissement privé stagne.

Je l’avais maintes fois mentionné, le phénomène du ‘grilled cheese’, malheureusement, nous sommes un cas unique dans le monde, nos deux pays de proximité sont les Américains et les Mexicains.

·         Le premier se bat pour se maintenir en vie, il accepte d’être au seuil de pauvreté pour avoir un emploi.

·         Et nous avons les Mexicains concurrençant directement le coût de la main-d’œuvre chinoise.

Les Américains se bat contre les Mexicains et il est prêt à travailler à 12 $ à 14 $ de l’heure dans le secteur manufacturier sans aucun bénéfice marginal pour se sortir des ‘foods stamps’, et nous on se bat contre les Américains et les Mexicains.

"If we don't look at what other countries are doing, and it's just basically decided on labour rates, then, quite frankly, they'll be no industry here in 10 years," he warned..

King said the labour rate issue is already decided.

"I think what's gone are the days where people that are working in low-skilled jobs are going to be able to command high high salaries based simply on unions being able to negotiate big increases," he said. "Those days are gone." (1)

Le Canada n’est tout simplement plus concurrentiel, l’investissement privé est au point mort (dead money, futur carnet), car aucun entrepreneur ne veut investir dans ces conditions.

“Rather than investing the windfall from their tax cuts to create jobs, Canada’s largest non-financial corporations are hoarding cash and paying fat compensation to their CEOs,” says the Canadian Labour Congress in a press release accompanying the study.

Corporate income tax cuts by recent Liberal governments and the Harper Conservatives have failed to have the desired effect of prompting economic growth, the study concludes.

“Proponents of ever lower corporate taxes argued that the money corporations saved from lower taxes would be reinvested in real assets such as new factories, new machinery and equipment, and training, thus boosting economic growth and productivity, and helping create more and better jobs,” the study said.

“However, this is not what has happened. Real investment has languished while profitable corporations have been paying out much more in dividends to shareholders and accumulating more financial assets.” (1)

Vous constater dans quel pétrin que nous sommes.

Harper voulant miser sur un seul cheval avec le pétrole albertain, il s’est trompé royalement, comme il s’est trompé royalement en baissant les impôts de société, nous privant ainsi de milliards d’impôts.

Évidemment, comme j’avais mentionné  à plusieurs reprises, c’est bien plus complexe qu’une simple baisse d’impôts, mais comme c’est un économiste, il avait lu cela dans un livre, enfin …

“Proponents of ever lower corporate taxes argued that the money corporations saved from lower taxes would be reinvested in real assets such as new factories, new machinery and equipment, and training, thus boosting economic growth and productivity, and helping create more and better jobs,” the study said.

“However, this is not what has happened. Real investment has languished while profitable corporations have been paying out much more in dividends to shareholders and accumulating more financial assets.”

CLC Secretary-Treasurer Hassan Yussuff said the taxes being paid by business have steadily declined in recent decades.

“Corporate income taxes amounted to only 8.3 per cent of all government revenues in 2011, down from 8.8 per cent in 2010 and from an average of 11 per cent in the 1960s and ’70s,” he said.

“In return for tax breaks, companies are supposed to be investing their windfall to create good jobs in Canada but instead they are hoarding cash.” (2)

Donc, la solution, elle ne sera pas joyeuse, et les politiciens ne voudront pas vous le dire, mais étant un blogue, j’ai pleine liberté de vous le dire :

Vous allez devoir baisser votre niveau de vie pour rester concurrentiel, en espérant que les compagnies ne vont pas disparaître entre temps.

Bien sûr, il y a des politiciens ou des économistes qui vont vous dire : on a juste à créer des compagnies avec de la valeur ajoutée avec des gens bien formés, tout le baratin standard, c’est vrai en théorie, mais ton voisin est aussi brillant que toi, mais il coûte moins cher, oups !

Créer une compagnie facile à dire, mais loin d’être évident, typique de ces individus qui n’on jamais mit la main à la pâte, ça prend au moins 10 à 15 ans avant de créer une PME, en espérant qu’elle n’a pas fait faillite ou l’entrepreneur ne s’est pas découragé entre temps, et cela dans un environnement de saine concurrence.

Ce qui est loin d’être le cas, on se bat contre un pays émergent et l’autre imprime chaque mois de la monnaie de singe, donc, on risque de mourir bien avant.

Québec

Au Québec, vous avez les deux phénomènes simultanés, vous êtres trop endettés, dû au crédit facile accordé par nos politiciens pour stimuler une fausse économie par endettement.

Et comme la France, nos coûts du travail sont trop élevés par rapport aux autres provinces et États américains, toujours grâce à nos politiciens pour acheter des votes.

Pour le Québec, nous sommes un cas extrêmement lourd, nous sommes les plus cancres de toute l’Amérique du Nord, charge sociale trop élevée, fardeau réglementaire trop lourd, agressivité fiscale, juste un exemple, notre masse salariale est 40 % plus élevée que celle de l’Ontario, et l’Ontario n’est plus concurrentiels avec les États-Unis.

Pierre Karl Péladeau s'inquiète du manque d'entrepreneurs

La faible création de PME et la perte de nombreux sièges sociaux au Québec sont des phénomènes préoccupants et inquiétants pour le PDG de Québecor. (3)

Qui veut partir une compagnie dans ces conditions, croyez-vous qu’ils veulent se faire Harikiri, quand je suis parti en affaire l’environnement était nettement plus sain, votre père aussi, les gens qui veulent se lancer en affaire actuellement n’ont pas tous des papas fortunés, si ça dérape.

Au Québec, on peut continuer à jouer au déni, nous sommes experts à ce niveau, nous pouvons maintenir cette grande sagesse  économique québécoise, créer de l’économie par endettement, en voici multiples exemples :

·         Maintenir la construction d’un barrage au coût de 6.5 milliards qui n’est pas rentable.

·         Maintenir l’industrie porcine qui n’est pas rentable.

·         Maintenir les subventions aux compagnies, dépassant outrageusement les impôts de sociétés.

·         Maintenir un État obèse pour faire de l’emploi.

·         Maintenir le plan Nord, ou les coûts des infrastructures coûtent plus chers que les emplois générés.

·         Ou prendre l’idée de l’ancien ministre de Finance de M. Bachand, qui est l’idée la plus ridicule que je n’ai jamais attendue, je veux bien croire que les économistes, ça ne vole pas haut, mais tomber, si bas, ça s’approche de la sénilité.

Son idée brillante était d’améliorer le ratio de la bonne dette sur la mauvaise dette, totalement idiot, comme si on n’était pas assez endetté actuellement. D’autant plus surprenant, qu’aucun journaliste ne l’a repris, ça vous prouve à quel point la qualité journalistique que nous avons.

Et bien sûr, ce surendettement se fait au détriment de vos jeunes, car c’est eux qui vont supporter vos idioties pendant 40 ans, tout en les traitants entre temps de parasites et d’irresponsables (futur carnet et il ne sera pas beau à voir!)

Donc, en résumé, si on veut être plus productif,
on réduit notre niveau de vie ou on crève.

Peut-être une alternative ?

Il y a peut-être une solution moins douloureuse, et on l’a vécu pendant des années et on a très bien survécu, forcer la dévaluation de notre monnaie pour nous rendre plus concurrentiel, actuellement Harper s’y refuse préférant satisfaire ces petits amis pour satisfaire les dividendes et les stocks options.

Mais comme les Américains impriment plus de 45 milliards par mois, on n’aura peut-être pas le choix, car ce n’est à toute fin que du simple protectionniste à bas niveau et notre survie en dépend, si bien sûr, ce n’est pas en contradiction avec l’agenda politique personnel de M. Harper.