Between boast and reality lie Canada’s deficits


Extrait de: Between boast and reality lie Canada’s deficits, Jeffrey Simpson, The Globe and Mail, Sep. 13 2013,

Mark Carney, as governor of the Bank of Canada, used to urge Canadians to export their way to greater prosperity, especially by selling more to emerging markets, particularly China and India.

Prime Minister Stephen Harper seemed to agree. His government launched trade negotiations, or floated the idea of trade negotiations, in various parts of the world.

None of these talks has yet succeeded, and in most cases, it’s doubtful they ever will.

·         Negotiations with the European Union are stalemated.

·         Talks with India are going nowhere.

·         And the Trans-Pacific Partnership with the United States and many Pacific countries is complicated, particularly given Japan’s recent decision to join the talks.

Meanwhile, whatever hopes there are for a sturdier recovery for the Canadian economy rest with that old standby – the U.S. economy.

Despite all this trade talk, the sad fact is that Canada now has a billion-dollar trade deficit.

Throw in services and a chronic travel deficit, and Canada is running a current account deficit of about 3 per cent of gross domestic product, higher than any country in the G8, including the United States and Britain.

Canadians in general, and the Harper government in particular, have given themselves repeated pats on the back for weathering the 2008 recession and its aftermath better than any country. This narrative has become a fixture in government speechifying. The Prime Minister repeated it in a mild form at last week’s G20 summit. The narrative plays to the country’s self-esteem and therefore represents an excellent political message.

Canada’s strong fiscal situation, created by the governments of Jean Chrétien and Paul Martin, certainly helped when the financial meltdown arrived. So bad were the fiscal imbalances of the United States and European countries (except Germany) that Canada did indeed compare favourably, and still does (again, except for Germany).

We are five years from that recession now, and unemployment in Canada has been above 7 per cent since 2008. Yet strangely, there is little hue and cry about this new normal, which includes a youth jobless rate of more than 14 per cent.

In the past half-year, job creation has been about 12,000 per month, compared to 29,000 a month for the previous half-year. That lower rate reflects the overall sluggishness of economic growth.

The government’s mantra remains that it is focused on “jobs and the economy,” while other parties chase marginal issues such as legalization of marijuana and Senate abolition. The Conservatives are right about the marginality of the issues being talked up by their opponents. But if the government is indeed fixated on “jobs and the economy,” statistics show that a large gap remains between bragging and reality.

All the provinces, save Saskatchewan, remain in deficit.

So does the federal government, although it appears to be heading toward a balanced budget in time for the 2015 election, an accomplishment the Conservatives will highlight during the campaign.

Economic growth remains below 2 per cent, not enough to make a dent in the unemployment rate. Next year looks somewhat better, courtesy of a recovery of sorts in the United States, the train that still pulls along the Canadian economy. But it’s hard to see unemployment ducking below 7 per cent for quite a while.

Quick growth isn’t going to come from trading with emerging markets, most of which have slowed down. It won’t come from trade deals, since even if they happen, they won’t produce results until years down the road.

·         Domestic demand will remain sluggish, with some of that demand built on debt, as in the housing market.

·         Pumping more bitumen to other places is fraught with uncertainties, and it will take many years for a pipeline to be ready to pump crude from the west to Quebec and New Brunswick.

·         As for the “ring of fire” metal deposits in Northern Ontario, these will be snarled in aboriginal claims and politics for many years.

Five years after that brutal recession, Canada remains:

·         fiscally weaker,

·         saddled with a much higher rate of unemployment,

·         a slower growth rate,

·         trade and current account deficits,

·         sputtering or failing trade negotiations,

·         an aging population,

·         uncertain energy exports.

But a lot of political bragging
about how wonderfully we are performing.


 

Les enfants Grecs piochent dans les poubelles, pourquoi pas !

Totalement pathétique !

Sujets que nos médias traditionnels évitent de parler, bien sûr !

La génération des 800 euros et les enfants qui trinquent, devant une mainmise du milieu politique par la cupidité démesurée du monde financier.


Extrait de : Désormais, les enfants grecs trinquent aussi…,  Albert Ricchi, CentPapier, 28 août 2013

Après le choix de la monnaie unique à tout prix fait par la Commission de Bruxelles, la BCE et le FMI, c’est toute la population grecque qui a été prise en otage. Aujourd’hui, la crise touche désormais les enfants qui payent eux aussi la note pour que l’euro puisse survivre.

Et comme au bon vieux temps de l’Union Soviétique, les médias européens et grecs ne parlent surtout pas de cette nouvelle tragédie…

Les dernières coupes budgétaires pour obtenir le déblocage d’une nouvelle tranche d’aide financière des trois institutions ont provoqué la colère des Grecs car le renflouement mis en œuvre par l’UE repart majoritairement vers l’Union, vers les banques, pour éponger la dette et les nouveaux taux d’intérêt.

·       Ainsi les banques encaissent encore des intérêts copieux et

·       les créances sont à la charge des contribuables.

En trois ans au total, sur 206,9 milliards d’euros effectivement versés,

·       58 milliards ont servi à recapitaliser les banques grecques,

·       101 milliards sont allés dans les poches des créanciers de l’Etat grec. Dans cette catégorie, on trouve à la fois les représentants de l’oligarchie du pays et des fonds spéculatifs.

·       Seuls 43,7 milliards ont atterri dans les caisses du budget de l’Etat. sans que l’on sache vraiment à quoi ils ont été affectés, hormis les 10 milliards consacrés à l’armée… Il n’y a donc pas d’argent pour les réformes structurelles !

L’Etat-providence grec s’atrophie et toute une génération voit ses attentes, ses revenus et sa qualité de vie rétrogradés. Cette même génération, qui avait pris l’habitude d’accéder à des crédits pas chers après l’entrée de la Grèce dans la zone euro en 2001, s’efforce maintenant d’apprendre à vivre avec bien moins.

Dans le secteur privé,

·       les salaires ont diminué de plus de 30% depuis 2010,

·       de 22% pour le salaire minimum mensuel et

·       de 32% pour les salaires des moins de 25 ans !

Pourtant, les prix ont été maintenus à des niveaux élevés par le manque de concurrence, les comportements oligarchiques et la hausse des taxes.

Le taux de chômage devrait dépasser les 26% en 2014, selon la Banque de Grèce, voire les 31% selon l’Institut de Kiel pour l’économie mondiale, un centre de recherche allemand. Si ces prévisions sont justes, on dépassera donc les 24% atteints au pire moment de la grande dépression américaine !

·       Plus de 60% des chômeurs grecs sont sans travail depuis plus d’un an.

·       Le chômage des jeunes, qui pointe à 55%, est déjà supérieur à celui de la plupart des pays ayant des taux similaires de participation au marché du travail.

En attendant de voir la lumière au bout d’un tunnel malheureusement sans fin, des pères de famille s’immolent devant les banques car celles-ci n’acceptent pas une prolongation des délais de remboursement des prêts consentis initialement. Ces trois dernières années, les statistiques concernant les suicides et les maladies mentales ont fortement augmenté.

Des familles entières se trouvent ainsi à la rue, ne pouvant plus payer leur loyer. Comment en effet peut-on vivre avec 300 à 500 euros qui est la tranche moyenne mensuelle des salaires d’une famille grecque ?

La famine commence à toucher une partie de la population qui n’a plus aucune réserve financière.

·       Pendant la nuit, de nombreuses personnes, âgées pour la plupart, sortent pour ne pas être vues et recherchent dans les poubelles des voisins s’il ne reste pas quelque chose à manger…

·       D’autres attendent sagement la fin des marchés dans les villages pour pouvoir ramasser les fruits et légumes périmés…

Selon les services de santé publique, les niveaux de sécurité alimentaire du pays sont désormais en dessous de ceux de certains pays africains.

La crise fait maintenant de nouvelles victimes

Les enfants aussi sont nombreux à piocher dans les poubelles pour tenter de trouver un peu de nourriture. Et certains parents ont décidé de les abandonner dans des orphelinats puisque c’est pour eux le seul moyen qu’ils puissent manger à leur faim.  Les établissements comme celui d’Athènes voient ainsi des enfants abandonnés pour des raisons économiques. Un organisme de la ville estime qu’ils sont plusieurs centaines concernées par ce problème alimentaire. La majorité des enfants ont été déposés par les familles qui ne peuvent plus subvenir à leur besoin. Certains arrivent avec un état de santé dégradé et n’arrivent plus à parler.

La majorité des familles aux abois continuent naturellement d’envoyer leurs enfants à l’école mais comment un enfant peut-il étudier le ventre vide ? Comment peut-il mémoriser sans peine alors que son organisme est très affaibli ?

Pendant l’année scolaire, des enfants se sont évanouis car n’ayant plus correctement mangé depuis plusieurs mois. Pour la plupart d’entre eux, au bout du rouleau, ils n’ont plus la force de lutter… Certains même tombent au sol pendant les récréations, quelques-uns se sont même suicidés !

·       Dans la région d’Athènes, on a compté plus de 2500 enfants qui se sont évanouis lors des cours.

·       A Thessalonique, deuxième ville grecque,  plus de 600 enfants se sont retrouvés dans un état lamentable, ceux-ci n’ayant plus eu de petit déjeuner avant d’aller à l’école depuis des mois.

Devant cette situation, l’état grec prévoit dans chaque école une distribution de soupe populaire afin de donner un minimum aux enfants. Plus de 300 établissements scolaires ont déjà prévu une distribution de soupe !

Certains professeurs des écoles qui ont encore des salaires de l’ordre de 600 à 800 euros par mois, essayent d’acheter des compléments de nourriture (pâtes et pain principalement) pour leurs élèves. A l’heure actuelle, ils estiment qu’il y a 25% des enfants qui ne sont plus nourris correctement depuis des mois, les enfants étrangers étant les plus atteints par la crise.

Et de surcroît, ne pouvant plus régler leurs dépenses de chauffage, plusieurs écoles, surtout celles du Nord, ne seront plus chauffées. Quand on sait que 43 % des communes grecques sont situées au-dessus des 800 mètres d’altitude où la température peut descendre jusqu’à – 20° l’hiver, alors cela devient dramatique pour les enfants.

Pour couronner le tout, les écoles publiques ne reçoivent plus de manuel scolaire. L’Etat ayant accumulé d’énormes dettes auprès des maisons d’édition, les livraisons ne sont plus effectuées. Les élèves reçoivent désormais des CD et leurs parents doivent acheter des ordinateurs pour leur permettre de suivre les cours.

Voila donc ce qui se passe dans un pays qu’on laisse volontairement dans un délabrement total pour ne pas mettre la zone euro en danger alors que la Grèce aurait besoin de sortir de l’euro et de dévaluer sa monnaie pour faire respirer puis repartir son économie.

Cette situation devrait pourtant alerter tous les pays de la vieille Europe car on ne peut accepter de voir des enfants mourir à cause de coupes budgétaires dans les dépenses sociales pour réduire une dette qui s’apparente de plus en plus à un génocide financier. Mais il y a peu d’espoir que les européistes béats, Angela Merkel et François Hollande en tête, proposent aux Grecs autre chose que le menu servi par les représentants de la troïka.


Extrait de : GRÈCE :Jusqu’où baisseront les salaires ?, KATHIMERINI ,19 septembre 2013I

Des jeunes diplômés aux travailleurs plus âgés qui retrouvent un emploi après une période de chômage, les Grecs doivent accepter des salaires de plus en plus bas.

I Kathimerini

"Beaucoup de jeunes qui nous soumettent leur curriculum vitae pour postuler à un travail sont extrêmement qualifiés. J’ai honte de les lire, surtout quand on sait que parmi des centaines de candidats, on doit en choisir un seul !"Les confessions de ce responsable des ressources humaines d’une grande entreprise, requérant l’anonymat, sont symptomatiques. Il n’est pas le seul dans ce cas. Un jeune diplômé de l’Ecole polytechnique d’Athènes, détenteur d’un doctorat, qui a enseigné quelques mois dans une école technique, fait le même constat, en cachant son identité : "Mon salaire était tellement bas que je me glissais souvent dans la file des étudiants pour manger à la cantine et faire des économies sur mon repas."

Ces deux témoignages projettent une image brute de la réalité du marché du travail actuel. D’un côté, des curriculum vitae très "lourds" et, de l’autre, un chômage chronique ou de très bas salaires [le taux de chômage était de 27,9 % en juin 2013 contre 24,6 % un an auparavant. Les femmes et les jeunes sont particulièrement touchés]. On repense alors à la "génération 700 euros" [nom donné aux jeunes diplômés au début de la crise, en 2007] avec… nostalgie, car les salaires des personnes employées en ce moment sont généralement inférieurs (et de beaucoup) à 700 euros net.

400 euros au noir

En effet, aujourd’hui, nous pouvons parler de plusieurs "générations 700 euros". Il ne s’agit plus seulement des jeunes diplômés, mais de ceux qui ont la quarantaine ou la cinquantaine et qui ont perdu leur emploi. S’ils en trouvent un nouveau, ils ne peuvent espérer demander plus que 700 euros.

C’est une somme insuffisante aujourd’hui pour répondre aux besoins de base, et surtout en totale inadéquation avec le niveau d’études

400 euros au noir. Pour chaque annonce d’emploi, il y a un bombardement de curriculum vitae (CV). "Quand une annonce est publiée, on reçoit parfois jusqu’à 600 CV en une semaine. Un tiers d’entre eux sont envoyés par des jeunes gens hautement qualifiés, diplômés d’études supérieures, et maîtrisant au moins deux langues étrangères. Concourant pour le même poste, il y a des personnes plus âgées, ayant de plus faibles qualifications sur le papier mais disposant d’une expertise et d’une expérience importantes. Il est très difficile de choisir", explique un gérant de personnel de société. Mais, pour toute personne recrutée, le salaire est de 600 euros brut. C’est une somme insuffisante aujourd’hui pour répondre aux besoins de base, et surtout en totale inadéquation avec le niveau d’études. Bien entendu, dans de nombreux cas de première embauche à un poste non qualifié, le salaire dégringole à 300 ou 400 euros.

Quatre cents euros payés au noir, c’est ce que touchait Konstantinos Sp., 27 ans, l’hiver dernier, pour huit heures de travail par jour dans un cabinet d’avocat. Diplômé de droit et d’un master effectué en Allemagne, il lui a été très difficile de trouver ce travail. "La contribution sociale de l’employeur est de 150 euros par mois, et je dépensais 45 euros en abonnement pour les transports publics. Qu’est-ce qu’il reste pour vivre ? J’ai des collègues jeunes avocats qui travaillent sans compter leurs heures, au bureau jusqu’à minuit, pour gagner 600 ou 800 euros par mois. En fait, ils gagnent moins qu’un ouvrier non qualifié. Malheureusement, le statut d’employé n’a pas été reconnu pour un jeune avocat", dit-il.

Partis pour l’étranger

"Quand j’envoie des CV, on me répond par des éloges : ‘CV incroyable, doctorat, publications, bravo !’ Mais aucune proposition de travail", confie P. K., 30 ans, diplôme d’ingénieur électronique à Polytechnique. Finalement, il a travaillé l’année dernière comme enseignant à l’Ecole des hautes études techniques, puis, au deuxième semestre, à temps partiel à l’Ecole technique de Chalkida [au nord d’Athènes]. Son salaire ? 700 et 300 euros respectivement ! "Ce n’est pas rentable, surtout pour nous, les techniciens, qui avons une assurance plus chère. La plupart de mes collègues sont déjà partis pour l’étranger."

Georgia, 36 ans, est diplômée de l’Université agricole. Elle possède un master de l’Ecole polytechnique et manie parfaitement trois langues étrangères. Sa déclaration d’impôts affiche un revenu de 5 000 euros par an. "Et c’est vrai, affirme-t-elle, parce que, pour être payée, je fais des factures, j’ai des preuves. Comment vivre avec un tel revenu ?"

Les emplois ont disparu, les salaires chutent

Les emplois ont disparu, les salaires chutent. Résultat ? "Il y a quelques années, je percevais 1 200 à 1 400 euros par mois. Au cours des dernières années, mon salaire est tombé à 800 euros. L’année dernière était encore une mauvaise année. Vu mes études, et compte tenu de la technologie que j’utilise, je devrais être payée beaucoup plus. Mais où trouver une telle somme ?"

Malheureusement, la réalité du salaire minimum concerne de plus en plus les personnes plus âgées, et pas seulement les jeunes. P. S., qui a travaillé pendant plusieurs années dans le secteur de l’impression, touchait 1 500 euros environ. Il a été licencié et il est resté un an et demi au chômage. Aujourd’hui, il a trouvé un travail à 650 euros, brut…


 

Les revenus des Québécois demeurent sous la moyenne canadienne

Son revenu familial médian n'est que de 68 000 $ alors qu'il est de 76 000 $ en moyenne au Canada en 2010

Au Québec, en 2010, le revenu médian des particuliers n’était que de 28 099 $. Autrement dit, la moitié des individus gagnaient davantage de ce chiffre, et l'autre moitié, moins.

En 2010, le Québec traînait de la patte dans presque tous les indicateurs sur le revenu,

·         Qu’il s’agisse du revenu moyen des particuliers (36 352 $ dans la province contre 40 650 $ dans l’ensemble du pays).

·         Du revenu moyen après impôts des couples sans enfants (60 724 $ au Québec et 70 562 $ au Canada).

·         Celui des couples avec enfants à la maison (84 295 $ vs 95 284 $).

·         Celui des familles monoparentales (45 529 $ vs 48 930 $).

Ces moyennes masquent évidemment des extrêmes, notamment dans les villes. Par exemple :

·         Le revenu moyen des particuliers était de 56 600 $ dans la région métropolitaine de recensement de Calgary et de 38 281 $ dans la région de Montréal.

Le revenu des Québécois augmente aussi plus lentement que la moyenne canadienne: depuis le dernier recensement en 2006, il n'a augmenté que de cinq pour cent alors que la progression ailleurs au pays a été en moyenne de 6%.

Les recettes familiales québécoises ne sont ainsi supérieures qu'à deux provinces, soit le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador, où elles se situent à environ 65 000 $.

Les ménages québécois sont toutefois à peu près à égalité avec ceux de la Nouvelle-Écosse et de l'Île-du-Prince-Édouard. Sans surprise, c'est dans la riche province de l'Alberta où le revenu médian est le plus élevé avec 93 000 $ bien sonnants.

Les Québécois sont aussi parmi ceux qui ont le plus bénéficié des prestations d'assurance-emploi:

·         2,4% de leurs revenus globaux proviennent de cette source gouvernementale, par rapport à 1,8 en moyenne pour le Canada.

L'enquête révèle aussi que 13% des Canadiens vivent uniquement de prestations gouvernementales diverses.

Série « Perspective géographique » de l'ENM – Québec

Composition du revenu de la population dans les ménages privés en 2010

Composition du revenu de la population dans les ménages privés en 2010

Population âgée de 15 ans et plus selon le revenu total, Québec, Canada

Population âgée de 15 ans et plus selon le revenu total, Québec, Canada

 

Revenu après impôt médian en 2010, Québec et Canada

Revenu après impôt médian en 2010, Québec et Canada

 


 

Des régimes de retraite à deux vitesses: 7 % versus 21 %

7 % versus 21 %

Un nouveau rapport de la FCEI intitulé Des régimes de retraite à deux vitesses au Canada illustre bien, à l'aide de Marie et Jeanne, deux travailleuses fictives, l’écart saisissant qui sépare les régimes de retraite des secteurs public et privé.

Des régimes de retraite à deux vitesses au CanadaLe rapport analyse les scénarios de ces deux employées qui ont commencé à travailler au même âge avec des salaires identiques tout au long de leur carrière.

Lorsqu’elles prendront leur retraite en 2029 à 65 ans :

1.      Jeanne (secteur privé) touchera environ 605 000 $ en prestations de retraite sur 20 ans.

2.      Marie (secteur public), quant à elle, pourra compter sur des prestations de retraite garanties totalisant 1,38 million pour la même période.

Le rapport s’intéresse aux raisons qui expliquent l’écart estimatif de 776 000 $ entre les deux régimes, notamment les généreuses cotisations de l’employeur du secteur public (soit les contribuables) de Marie et la formule de régime à prestations déterminées et garanties. Pour toucher sa pension mirobolante,

·         Marie (secteur public), n’aura eu qu’à verser 7 % de son salaire.

·         Jeanne (secteur privé), c’est plutôt 21 % de son salaire que Jeanne aurait dû cotiser pour obtenir des prestations équivalentes.

Écart entre les régimes de pension :

·         80 % des Canadiens travaillent dans le secteur privé et les deux-tiers d’entre eux ne bénéficient pas de régimes de retraite agréés offerts par l’employeur.

·         20 % des Canadiens travaillent dans le secteur public et 87 % d’entre eux disposent d’un régime de retraite offert par l’employeur. La plupart de ces régimes versent des prestations garanties peu importe leur rendement.

·         Les salaires dans la fonction publique fédérale sont jusqu’à 17 % plus élevés que ceux versés dans le secteur privé pour des emplois équivalents. L’écart atteint 41 % lorsqu’on tient compte des régimes de retraite et des autres avantages sociaux.

·         En moyenne, les fonctionnaires partent à la retraite à 61 ans. Les travailleurs du secteur privé le font plutôt à 63 ans et les travailleurs autonomes à 66 ans.

·         Pour toucher un revenu de remplacement de 70 %, un fonctionnaire fédéral doit cotiser environ 7 % de son salaire, alors que son homologue du secteur privé doit verser jusqu’à 21 % de son salaire en cotisations.

CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

L’équité et la pérennité à la base de la réforme

·         L’équité doit être le principe directeur de tous les gouvernements. Ceux-ci doivent assurer un revenu de retraite décent pour tous les Canadiens et ils n’y parviendront qu’en mettant sur un même pied d’égalité les options d’épargne-retraite offertes aux travailleurs des secteurs public et privé.

·         Les gouvernements doivent étudier des solutions réalistes pour résoudre le problème des déficits de capitalisation des régimes à prestations déterminées du secteur public. Puiser dans les poches des contribuables pour combler ces déficits ne devrait pas être leur réflexe automatique.

La FCEI soumet au gouvernement les recommandations

·         Ne pas imposer une augmentation des cotisations du RPC/RRQ.

·         Les politiciens doivent donner l’exemple.

·         Offrir aux nouveaux fonctionnaires un régime de retraite à cotisations déterminées.

·         Éliminer les dispositions qui permettent aux fonctionnaires de prendre une retraite anticipée.

·         Améliorer les règles relatives à la divulgation de la situation des régimes de retraite publics.


 

Les étrangers produisent des biens ; les Américains impriment de l’argent.

Extrait de : Pourquoi le dollar basé sur la dette est-il toujours là ?, Bill Bonner, La Chronique Agora, 02 août 2013

D’abord, nous avons examiné la monnaie. Nous avons vu que les États-Unis (et l’Occident plus généralement) fonctionnent sur un type de devise plus adapté au Paléolithique.

Un système monétaire adossé au crédit n’a jamais fonctionné dans le monde moderne… et aucun d’entre eux n’a jamais survécu à un cycle de crédit complet. Le crédit enfle jusqu’à ce que la dette soit bien trop lourde. Ensuite, quand les taux d’intérêt grimpent, le coût de la dette augmente… jusqu’à ce que le système tombe en morceaux.

Deuxièmement, nous avons réfléchi au fardeau de l’Américain moyen.

En 1950, le travailleur américain lambda pouvait subvenir aux besoins d’une famille. Aujourd’hui, il a du mal à subvenir ne serait-ce qu’à ses propres besoins — parce que ses principales dépenses ont grimpé en flèche. Nous avons vu le coût d’une nouvelle voiture et d’une nouvelle maison cette semaine. Il doit travailler deux fois plus longtemps pour les acquérir. Les soins de santé sont pires encore. Le coût par personne et par an en 1950 était de 100 $ environ. Selon les chiffres du gouvernement, les prix aujourd’hui sont environ 10 fois plus élevés. La santé devrait donc coûter environ 1 000 $. On en est loin : elle est à 9 000 $.

En 1950, l’Américain moyen gagnait environ 60 $ par semaine. Pour une famille de quatre, il devait travailler moins de sept semaines pour couvrir les dépenses de santé. Aujourd’hui, combien gagne-t-il par an ? Nous avons utilisé le chiffre de 30 000 $. Pourtant, une famille de quatre personnes consacre environ 36 000 $ rien qu’aux dépenses de santé !

Comment l’argent louche des autorités a-t-il affecté le patrimoine de la famille américaine moyenne ?

On peut commencer en se demandant ce qui serait arrivé si les Etats-Unis avaient conservé leur système monétaire d’avant 1971.

·         A l’époque, la quantité de crédit était limitée. Les comptes nationaux étaient réglés en or.

Quoi que disent les autorités, quand on est au pied du mur, c’est à l’or que l’on fait confiance. En 1971, la France avait accumulé plus de dollars qu’elle n’en voulait. Son économiste en chef, Jacques Rueff, a conseillé aux Français d’amener tout de suite leurs dollars au Trésor US et de demander de l’or en échange. Mais après le 15 août, il était trop tard. La fenêtre de l’or avait été brutalement refermée. La France devait conserver ses dollars et espérer que tout irait bien.

Puisque le dollar américain était désormais la pierre angulaire du système monétaire international, les dollars étaient très demandés. Les Américains en avaient. Ils pouvaient donc jeter l’argent par les fenêtres. Le dollar lui-même est devenu la première exportation américaine… avec la marge la plus haute de tous les produits d’exportations jamais fabriqués.

La loi de Say, cependant, nous dit que “l’achat d’un produit ne peut être fait qu’avec la valeur d’un autre ”. Il voulait dire par là qu’il faut produire des choses pour pouvoir en acheter d’autres. C’est normalement vrai… sauf quand on imprime la devise de réserve mondiale. Dans ce cas, on a le privilège exorbitant de ne devoir produire que de la “monnaie”.

En l’occurrence, les usines qui auraient normalement fabriqué les produits nécessaires pour acheter d’autres produits à d’autres gens en d’autres endroits ont décampés directement dans d’autres endroits.

Entre 1978 et 2010, le Bureau américain des statistiques de l’emploi nous dit que :

·         Les Etats-Unis ont perdu 78% de leurs travailleurs dans le secteur de l’habillement.

·         69% dans le secteur des “métaux primaires”.

·         67% dans le secteur du textile et

·         26% dans le secteur des “équipements de transport”.

Ou, pour voir les choses autrement, le déficit commercial accumulé depuis 1971 se monte en gros à 8 000 milliards de dollars. C’est à ce point que l’échange “produits contre produits” est déséquilibré.

Les étrangers produisent des biens ; les Américains ne produisent que de l’argent.

Imaginez que la composante “main-d’oeuvre” des biens se monte à 50%. Cela signifie que les travailleurs américains ont laissé échapper l’équivalent de 4 000 milliards de dollars de revenus. Répartissez cette somme sur l’intégralité de la main-d’oeuvre masculine, et chacun serait 80 000 $ plus riche. Plus important, sans le recul général de leur industrie, les Américains auraient désormais plus d’emplois et des salaires plus élevés.

Pourquoi une telle prépondérance de la devise basée sur le crédit, dans ce cas ?

L’argent basé sur le crédit est de l’argent facile. Et l’argent facile devient facilement plus de dette. La dette appauvrit. Elle ne rend pas les gens plus riches.

Alors pourquoi avons-nous cette devise basée sur le crédit ? Parce que les gouvernements sont, à la base, un moyen pour les initiés (qui contrôlent la fonction policière de l’Etat) de s’emparer du pouvoir et de l’argent des non-initiés. Cicéron a décrit autrefois ces deux groupes comme étant les Optimates d’un côté et les Populares de l’autre. On peut aussi les considérer comme les élites et l’homme de la rue… les classes privilégiées et la plèbe.

La différence essentielle entre les deux, c’est que les élites, les optimates, les initiés… ont le gouvernement dans la poche. Les autres non.

La monnaie basée sur le métal précieux est une limite naturelle à la capacité des élites à dépouiller le reste de la population. Il est relativement plus difficile de bidouiller des pièces d’or et d’argent que de la monnaie papier ou de la monnaie papier appuyée à une autre forme de crédit. Il n’y a qu’une quantité donné d’or et d’argent. Soit on en a, soit on n’en a pas. Et quand les Français se présentent au Trésor dollars en main, vous devez leur donner votre métal, sans quoi vous êtes en défaut de paiement.

Dès le départ, les gouvernements ont pris le contrôle de la devise. Episodiquement, ils l’ont utilisée comme un autre moyen de détourner la richesse des non-initiés vers les initiés. On peut voir les résultats en réexaminant les effets sur le salaire d’un Américain moyen. Nourriture, carburant, automobile, logement, soins de santé — selon nos calculs, le travailleur moyen d’aujourd’hui aurait besoin d’à peu près deux fois autant de revenus pour atteindre le niveau de vie de 1950.

Où est allé tout ce revenu supplémentaire ?

1.      Une partie est allée à la Chine et autres concurrents des États-Unis.

2.      Une autre est allé aux zombies.

3.      Et une partie est simplement partie en fumée…

… rejoignant le néant d’où provient la nouvelle monnaie des autorités.

Nous n’en avons pas encore fini avec ce sujet…