Faillite : 10 à 15 ans d’efforts perdus.

La FCEI a raison sur les causes :

·         Peu importe le parti, se préoccupe plus de la création d’entreprises et d’entrepreneuriat que des entreprises existantes.

·         Le taux d’imposition des entreprises du Québec s’établit à 8%, plus du double de la moyenne canadienne.

·         Quant aux taxes sur la masse salariale, primes que les employeurs paient pour la CSST, le RRQ, le RQAP, et autres, elles sont 45% plus élevées que celles versées ailleurs au pays.

Mais les conséquences sont bien plus graves qu’ont le croit, pour créer une compagnie saine et rentable, environ 10 à 15 ans.

Donc, ça prend en moyenne 10 à 15 ans d’effort.

Donc, quand une compagnie :

1.      cesse ces opérations,

2.      fait faillite, ou

3.      se délocalisent.

10 à 15 ans d’efforts perdus.

C’est pour cette raison quand un pays perd de sa compétitivité, dû à une lourdeur fiscale trop agressive, des règlementations outrancières, syndicalisations excessives …

Même en rétablissant la compétitivité avec ces voisins immédiats, les nouvelles compagnies saines et prospères, vont apparaître que dans 10 à 15 ans, si on est capable de maintenir cet environnement compétitif pendant ces 15 ans.

Parlez-en aux Grecs, aux Espagnols, aux Portugais, qui essaient de se remettre à flots en se battant contre l’Allemagne (super –productif) ou les pays émergents (productifs et pas chers), il y très peu de compagnie qui passe le test.

Donc, nos chers politiciens qui ont rarement l’habitude d’attaquer les problèmes de fond vont maintenir cette situation, et le Québec va ainsi rester dans la spirale des déficits (moins de revenus + de dépenses), jusqu’au moment, que le marché financier va dire ça suffit les vacances.

C’est l’entreprise qui crée la richesse, non l’État.

Pour les jeunes, apprenez l’anglais,
votre survie et votre future famille en dépendent.


Extrait de : Québec : le paradis des faillites d’entreprises, Carl Renaud, le 3 avril 2014

Philippe Couillard s’est dit désolé, jeudi matin, que 50% des faillites d’entreprises enregistrées au Canada en 2013 soient survenues au Québec. Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) n’a pas tort.

Selon les données du Bureau du surintendant des faillites, 1 591 entreprises québécoises ont déposé leur bilan l’an dernier. Il s’agit de 49,9% du nombre de faillites observé à travers le Canada. L’Ontario est la deuxième province ayant enregistré le plus de faillites d’entreprises (30%) alors que l’Alberta est celle qui en a enregistré le moins (4,3%).

Ce que le chef libéral ne dit pas, c’est que le phénomène n’est pas nouveau. Au cours des dernières années, il y a toujours eu plus de faillites d’entreprises au Québec que dans les autres provinces.

En 2012, 45,9% des faillites d’entreprises canadiennes ont touché des compagnies du Québec par rapport à 43% en 2011, 37,3% en 2010 et à 34,9% en 2009, année de la dernière récession. Les données montrent toutefois que le phénomène s’est amplifié entre 2009 et 2013.

Au cours de la même période, le nombre de faillites d’entreprises survenues en Ontario a plutôt eu tendance à diminuer, passant de 39,5% du total des faillites en 2008 à 30% en 2013. L’Ontario occupe cependant le deuxième rang au palmarès des provinces qui enregistrent le plus de faillites d’entreprises.

«Le Québec est renommé pour être le paradis des PME. La durée de vie de ces entreprises est souvent moins longue que pour les grandes sociétés, qui sont plus nombreuses en Ontario», a commenté Jean-Michel Cousineau, professeur d’économie à l’Université de Montréal.

Des données de Statistique Canada, datant de 2008, indique d’ailleurs que l'écart le plus marqué concerne les PME de 50 à 99 employés. Seulement 52,6% de ces PME sont toujours actives après cinq ans dans la province par rapport à 62,5%, en Ontario.

Quel est le problème?

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) croit que les faillites sont plus élevées au Québec parce que les gouvernements, peu importe le parti, se préoccupent plus de la création d’entreprises et d’entrepreneuriat que des entreprises existantes.

«L’environnement d’affaires dans lequel les entreprises évoluent n’est pas propice à leur croissance et à leur survie», a dit Martine Hébert, vice-présidente de l’organisation au Québec. La FCEI estime que les conditions dans lesquelles les entreprises brassent leurs affaires doivent être modifiées pour renverser la tendance.

«Il y a visiblement un problème. La moitié des faillites d’entreprises surviennent au Québec alors que la province génère seulement 20% du PIB canadien», a précisé Mme Hébert. Selon la FCEI, les principaux obstacles au succès des compagnies québécoises sont le taux d’imposition des entreprises et le niveau des taxes sur la masse salariale.

Le taux d’imposition des entreprises du Québec s’établit à 8%, plus du double de la moyenne canadienne. Quant aux taxes sur la masse salariale, primes que les employeurs paient pour la CSST, le RRQ, le RQAP, et autres, elles sont 45% plus élevées que celles versées ailleurs au pays.