Build a renminbi trading hub in Vancouver + inflation

Quand les américains impriment des trillions en monnaie de singe.

Il transfert de l’inflation sur le reste du monde, (vous avez un excellent exposé de Charles Gaves sur le sujet à la fin de ce carnet).

Il est grand temps que le commerce international se diversifie en utilisant autre que le dollars US.

Le monde entier est de plus en plus écœuré de leur insouciance.


Extrait de: Here’s half a billion reasons we should build a renminbi trading hub in Vancouver, Murad Hemmadi, Jul 28, 2014

Currency clearing centre would lower costs for companies operating in China, attract investment

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Establishing a Canadian offshore trading hub for the renminbi (RMB) could boost trade with China by $500 million a year, according to the Asia Pacific Foundation of Canada. British Columbia has enthusiastically welcomed the prospect of such a centre being built in Vancouver.

The U.S. dollar is the currency of choice for most of the trading world, but China is increasingly looking to internationalize the RMB, also called the yuan. The government is encouraging foreign investors to hold RMB-denominated assets, and dealing in the country’s domestic currency allows businesses operating in or trading there to minimize transaction costs.

The “redback” is the world’s fastest-growing currency, and Deborah Stokes says the Chinese government is paving the way:

Beginning in earnest around four years ago, Beijing engineered a series of liberalization moves to allow the renminbi to catch up to the economic status of its homeland, now the world’s second-largest economy. For example, most of the restrictions on cross-border buying and selling goods in RMB have now been lifted. Renminbi investing options have also opened up. Foreign banks now offer an array of RMB products and services; you can open an RMB account in Canada today.

READ: The Renminbi goes mainstream »

A Canadian RMB currency hub would allow banks and businesses to use the renminbi in China, a potentially significant saving to importers with local suppliers. And it could help attract more Chinese money to Canada, according to the Foundation’s report:

China has a large and expanding pool of savings from its household, private, and government sectors. As capital controls are slowly removed, an important amount of those savings will be invested offshore. Canada has an opportunity to present itself as a destination of choice for Chinese investment.

Vancouver is the logical place to host a renminbi hub in Canada. The city has a large Chinese-speaking population and has long been regarded as a gateway to the Pacific. With no offshore hubs yet established in North America, a Vancouver centre could attract a sizeable chunk of the international yuan market, which currently mostly runs through Hong Kong.

But Vancouver will need to act quickly: San Francisco is angling to be the first North American RMB hub as well, and recent entrants Frankfurt and London will not give up their newfound share of the currency market easily. If the city is successful, expect to see a little more red in Canadian wallets in the near future.


Extrait de : A propos de l’inflation aux USA, Charles Gave, Institut des libertés, 23 juin 2014

En ce moment, je reçois beaucoup de questions sur l’Inflation, en particulier aux USA où certains prix, tels le pétrole et la nourriture commencent à monter. Pour beaucoup de gens, il semble que l’inflation soit la solution à l’endettement généralisé et que la politique Américaine ait enfin réussi  à faire redémarrer l’inflation.

J’ai donc pensé qu’il serait utile de rappeler quelques vérités premières sur ce qu’est ou n’est pas l’inflation.

La première réalité à  bien comprendre est la suivante :

L’inflation en aucun cas ne crée de la richesse, elle ne fait que transférer de la richesse d’un agent économique à  un autre, de celui qui prête à celui qui emprunte, de celui qui n’a que sa force de travail à offrir à celui qui a des actifs et/ ou qui produit des biens de façon quasi monoblastique.

Pour une banque centrale qui voudrait organiser ces transferts, le plus simple est de maintenir des taux d’intérêts réels négatifs, le but étant de procéder à  ce que Keynes appelait « l’euthanasie du rentier ». Pour un Keynésien en effet, tous les malheurs du monde viennent toujours d’un excès d’épargne qu’il faut corriger en la pénalisant pour forcer les épargnants à sortir leur argent de dessous leurs matelas.  Malheureusement, et comme le disait Bastiat, en économie, il y a ce qui se voit et ce qui ne se voit pas.

Prenons la situation actuelle.

Depuis bientôt 6 ans, la banque centrale Américaine, la Fed suit une politique parfaitement Keynésienne en maintenant des taux réels négatifs sur les taux courts, ce qui veut dire en bon Français que celui qui achète des bons du trésor US  voit le pouvoir d’achat de son capital baisser au travers du temps.

A l’heure actuelle, la hausse des prix aux USA  avoisine les 2 %  et les taux  à 3 mois sont à zéro, ce qui veut dire que le pouvoir d’achat du rentier baisse de 2 % par an. Des taux réels négatifs sont donc en fait un impôt sur le capital, imposé non pas par les autorités fiscales mais par la banque centrale. Ce n’est  pas la première fois  que la Fed suit cette politique, comme en témoigne le graphique suivant, ou les périodes de taux réels négatifs sont hachurées en vert.

Taux réels négatifs matière première

Sur ce graphique,  j’ai rajouté les prix de deux matières premières extrêmement importantes, le prix du pétrole et le prix de la nourriture.

Comme le lecteur peut le voir toutes les périodes de taux réels négatifs ont coïncidé avec des fortes hausses de ces deux produits essentiels. (Attention, l’échelle de  gauche est en graphique logarithmique. Entre 1970 et 1980, le prix du pétrole a été multiplié par 10 et celui de la nourriture par 4).En revanche, dans les périodes de taux réels positifs (non hachurées sur le graphique), le prix de ces matières premières baissent ou restent stables.

Pourquoi ? Quelques mots d’explications sont nécessaires ici.

Le prix de ces matières est libellé en dollars US.

·         Lorsque nous avons des taux réels négatifs, le taux de change du dollar US baisse.

·         Les prix des matières premières s’ajustent à  la hausse,  pour compenser cette baisse du dollar.

Cette hausse acquière assez rapidement un caractère durable dans la mesure où la Fed annonce à  qui veut bien entendre que les taux vont restés négatifs pendant encore très longtemps.

Et donc, les matières premières montent…Mais c’est là que nous retrouvons « ce qui se voit et ce qui ne se voit pas »

Qui en effet souffre le plus de cette hausse des matières premières ?

Ce sont ceux que j’appelle  « les petites gens », c’est-à-dire tous ceux qui ont des revenus en dessous de la moyenne.

·         Pour eux, les dépenses énergétiques et  de nourriture, représentent une part très importante de leurs budgets et ce sont des dépenses absolument indispensables.

·         Pour eux, une hausse des prix dans ces deux postes est exactement équivalente à  une hausse des impôts.

·         Leur revenu disponible, après impôts, loyers, nourriture et énergie (toutes dépenses absolument nécessaires)  baisse de façon catastrophique.

Et du coup, leur consommation sur les autres produits, qui représente une part importante de la consommation nationale baisse très fortement.

Ce qui entraine bien évidemment un ralentissement économique dans  tous les secteurs qui vendent en priorité à cette catégorie de population.

Ainsi, Wal-Mart, le Carrefour Américain, qui vend en priorité  à cette clientèle voit ses ventes baisser d’une année sur l’autre tandis que ceux qui vendent à  la partie la plus fortunée de la population voient leurs ventes s’envoler, puisque le prix des actifs détenus par ces gens monte fortement.

Dans le fonds, une politique de taux réels négatifs est une immense subvention à  ceux qui contrôlent des actifs financiers ou immobiliers et la note est payée par ceux qui n’ont que leur force de travail à offrir.

Ce que fait la Fed c’est de subventionner les riches en taxant les pauvres.

Il s’agit en fait d’une politique extraordinairement régressive socialement et humainement, qui ne fait que creuser l’écart entre les plus riches et les plus pauvres, ce qui politiquement  ne peut pas ne pas amener   à de graves problèmes.

Mais cela va s’arrêter le jour où cette baisse du niveau de vie des plus pauvres  aura  été suffisamment forte pour que cela déclenche une récession, par insuffisances de la demande, ce qui peut apparaitre paradoxal dans la mesure où toute la politique a été faite pour « stimuler la demande »  mais qui est la réalité.

Et lorsque cette récession arrivera, le prix de tous les actifs baissera sèchement et ce sera le tour des riches d’être appauvri. Et il est à parier que le prix du pétrole  et le prix de la nourriture, à ce moment là baisseront aussi et que le dollar montera.

Si appauvrir les riches pour transférer leur argent aux pauvres n’est jamais une solution, appauvrir les pauvres pour transférer de l’argent  aux riches  devrait être  encore moins envisageable. Et pourtant, c’est le résultat inéluctable de la politique suivie

Pour résumer :

·         Certains prix sont orientés à la hausse, ce qui est la conséquence des taux réels négatifs aux USA.

·         Ces prix font baisser le niveau de vie d’une grande partie de la population, ce qui amène à  une baisse de la consommation.

·         Cette baisse de la consommation va déclencher une baisse des prix d’abord sur tous les produits non indispensables  que les « non riches » avaient l’habitude d’acheter, puis sur tous les autres au travers d’un ralentissement économique, voir d’une récession.

·         Et il est à craindre que la Fed à ce moment là ne décide qu’il faille continuer avec la politique des taux réels négatifs plus longtemps encore, en vertu du bon principe technocratique que la politique appliquée est la bonne, mais qu’elle n’a pas été mise en œuvre avec suffisamment de vigueur….

Le cercle vicieux par excellence.

Vivement que le monde politique reprenne le contrôle des banques centrales  

(NDLR: sic dans la mesure ou nous sommes au pire du contrôle envisageable, le remarque de l’auteur est  à prendre avec ironie // vivement que les communistes, reviennent // Vivement qu’on créve tous au fond d’un puit etc etc).