Devez-vous fuir l'Europe ?

Le constat est le même dans toute la Zone euro : les exportations sont à la peine, victimes d’un euro fort, et les investissements en fort recul.

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Source : Le PIB de l'Union européenne en légère hausse de 0,2 %


Taking Europe’s pulse

THE euro-zone's feeble recovery since the spring of 2013 came to a halt in the second quarter of 2014, when GDP stagnated. There were some bright spots. Spanish growth quickened from 0.4% in the first three months of the year to 0.6%. And both Dutch and Portuguese GDP, which had contracted in the first quarter, rebounded, with growth of 0.5% and 0.6% respectively. But the euro area was held back by poor performances in its three biggest economies. GDP fell in Germany, the biggest, and Italy, the third largest, by 0.2%; France, the second largest economy, stagnated.

The weakness in the euro zone is arousing fears that the 18-country currency club may fall into deflation. Inflation fell to just 0.4% in July, well below the European Central Bank's target of almost 2%. Even though the ECB adopted measures in June to foster activity - lowering interest rates and announcing a plan to stimulate bank lending to the private sector - it remains under pressure to do more to counter low inflation, by adopting a programme of quantitative easing - creating money to buy financial assets.

Low inflation and negligible growth are a potentially lethal combination for countries weighed down by debt, as many are in the euro area. Moreover, the problem arises not just from high levels of public debt but also from excessive debt owed by households and firms. Even if inflation remains merely low it presents a problem for borrowers whose incomes are rising much more slowly, if at all, than they expected when they took out their loans. And if prices start generally to fall, this raises the real burden of debt.

The lacklustre recovery has barely dented unemployment across the euro zone although it has crept down from last year's high. There remain enormous differences between countries with low jobless rates such as Austria and Germany and countries with high joblessness such as Greece and Spain.

By contrast with the troubled euro area, Britain, which retains its own currency, is faring much better than before, as its recovery continues to flourish, pushing down unemployment much faster than expected.

Extrait de: Taking Europe’s pulse, The Economist, Aug 15th 2014

L’Allemagne

Mais qu'est-ce qu'une croissance digne de ce nom ? Je vous proposais 3%, un niveau de croissance que nous n'avons plus connu depuis le tout début des années 2000.

L’Allemagne, victime à retardement de la crise ?

L’Allemagne, censée être la locomotive de l’Europe faut-il encore le rappeler, est elle aussi menacée par la récession. Avec un PIB en recul de -0,2% au 2e trimestre le risque est aujourd’hui pris au sérieux alors que le point fort du pays, ses exportations, montre de persistants signes de faiblesse.

Je vous dirais bien, cher lecteur, que tout ceci n’est que chiffres. Que ces histoires de déficit, de 3%… on s’en fiche un peu (ce qui n’est pas tout à fait faux d’ailleurs).

Qu’il faut nous habituer à des croissances nulles (et espérer avoir une politique publique en conséquence – un voeu pieux je le crains).

France :

Notre pays est en faillite car l'arithmétique n'est pas la politique. L'arithmétique ne ment pas, n'a pas besoin de mots bizarres comme inflation, déflation, dépression, croissance négative, etc.

·       0% de croissance du PIB = croissance nulle = rien = zéro (même si Christine Lagarde a certainement une autre expression plus jolie).

·       Une dette égale au PIB = 100% du PIB

·       Des intérêts de la dette d'environ 2% = pour les payer, il faut une croissance du PIB de 2%.

Jusqu'à présent notre pays empruntait :

·       Pour rembourser la dette qui arrivait à échéance (les emprunts contractés il y a deux ans, cinq ans, 10 ans,...)

·       Pour financer le déficit

Maintenant, il va falloir emprunter pour payer les intérêts.

Donc nous sommes bien en faillite.

Une fois que vous avez compris cela, peu importent ce que font les marchés, vous devez chercher comment mettre à l'abri votre épargne car l'ultime étape pour reculer le moment du défaut sera de vous la confisquer.

Extrait de :

1.      Combien de croissance nous faut-il pour éviter la faillite ?, Agora, 21 août 2014

2.      Europe vs. Croissance, Cécile Chevré, Quotidienne-agora.fr, 20 août 2014