12.000.000.000.000 de dollars jamais remboursés

L’art de créer de la monnaie sans avoir de fondamental pour la supporter.

Pendant des décennies les Américains se sont permis une multitude de ‘bebelles’ en imprimant de l’argent.

On achète des produits chinois avec de l’argent fraîchement imprimé tout en acceptant insidieusement (oligarque) que le savoir-faire américain se délocalise en Chine.

Vie heureuse, jusqu’au moment, il n’y a plus d’emplois pour se les payer, car tout a été délocalisé.

Conséquence, quand Obama a demandé à Steve Job, pourquoi il ne fabriquait pas l'iPhone aux États-Unis, il a tout simplement répondu qu’il n’avait plus le savoir-faire pour le produire.

Pas pire !

Before Reagan won the White House, the United States was the world's largest importer of raw goods and exporter of manufactured goods as well as the world's largest creditor. But today, we're the world's largest exporter of raw materials and importer of manufactured good. No surprise, we're also the world's largest debtor. (1)

Cette monnaie fantoche que les politiciens ont utilisée à outrance à déstabiliser les finances des États et l'économie réelle.

Deux articles sur la création monétaire, le deuxième sur le prochain carnet.

De plus, l’auteur du deuxième article a plusieurs vidéos à sa disposition, si vous voulez approfondir le sujet.


Extrait de :  Le tribut que le monde verse à l’Empire, Par Hugo Salinas Price - Plata.mx, 01 octobre 2014

Les réserves monétaires internationales ont atteint un nouveau record  : elles s’élèvent désormais à plus de 12.000.000.000.000 de dollars, soit 12 trillions de dollars. Le dollar représente une majeure partie de ces réserves, et le reste est composé d’euros, de livres sterling, de yens et de francs suisses.

Mais que signifie ce chiffre colossal ?

Les réserves mesurent la quantité de crédit que les pays exportateurs du monde ont prêté aux pays (et à l’Union monétaire européenne) qui émettent des devises qui sont perçues comme pouvant jouer le rôle de réserves pour les banques centrales du monde. Le fait qu’il s’agisse de crédit est assez clair, puisque les 12 trillions de réserves de dollars, d’euros et autres sont investis sur des obligations, qui sont des promesses de paiement futur émises par les Etats-Unis, l’Union monétaire européenne et d’autres. Ceux qui détiennent ces obligations sont des créditeurs, c’est-à-dire qu’ils ont élargi la base de crédit.

Les réserves monétaires de la Banque du Mexique sont comprises dans la somme mentionnée ci-dessus, ce qui signifie que le Mexique contribue lui-aussi à l’élargissement du crédit, notamment à celui des Etats-Unis, parce que la majorité des réserves de Banco de Mexico sont investies sur des obligations en dollars.

Mais cette extension de crédit signifie que le Mexique n’a pas reçu le versement de ce qu’on lui doit. Les Mexicains financent les Etats-Unis, l’Europe et d’autres émetteurs de devises de réserve, au point que la Banque du Mexique possède dans ses réserves des obligations en dollars, en euros et dans d’autres devises.

Depuis août 1971, alors que les pays du monde se sont vus interdire de recevoir de l’or en échange de leur balance commerciale positive, ou d’étendre le crédit en recevant des dollars, les réserves monétaires détenues par les banques centrales ont monstrueusement augmenté.

Depuis lors, il n’y a plus eu de paiements en or, et le monde n’a eu d’autre solution que d’accorder toujours plus de crédit dans l’attente d’un paiement réel – qui ne sera jamais effectué.

La triste vérité, c’est que ces 12 trillions de dollars représentent le tribut impérial soutiré aux pays qui n’émettent pas de devise de réserve, qui est versé depuis 43 ans à ceux qui les émettent. Il ne peut s’agir de rien d’autre que d’un tribut impérial, parce que ces fonds représentent des obligations qui ne seront jamais remboursées. Les exportations échangées contre des obligations qui ne seront jamais remboursées sont un tribut versé par les pays exportateurs aux Etats-Unis et à l’Europe.

Mais si l’on arrête d’en acheter, tout le château de cartes s’écroule, car pour payer leurs obligations qui sont échues, ils doivent de nouveau se refinancer.

Quand César a envahi la Grande-Bretagne en 54 avant J-C, ses légions ont dû massacrer plusieurs milliers de Britanniques. Après que les Britanniques se soient rendus, il a demandé à la Grande-Bretagne de lui verser un tribut annuel, ou stipendia, sous la forme de ressources diverses. Ce tribut a été payé par les Britanniques pendant quatre cent ans. Les tributs sont ce qui soutient et nourrit un empire.

Tout au long de l’Histoire, il n’y a jamais existé de tribut impérial de l’échelle de la combine financière actuelle, qui demande à ce que les importations soient payées grâce à des obligations qui ne seront jamais remboursées.

Pire encore, personne ne comprend réellement ce système.

Seul un paiement en or peut annuler la dette internationale.

Tant que l’or ne sera plus utilisé pour régler les dettes internationales, comme ça a été le cas jusqu’en 1971, le monde continuera de verser un tribut aux pays qui émettent les devises de réserve, et les pays exportateurs continueront de verser une partie de leur richesse pour n’obtenir rien en retour. Telle est l’essence d’un tribut.