30 percent tariff with the whole world or the countries running a surplus with us

Si l’on veut avoir une mondialisation qui fonctionne, il faut rééquilibrer la situation.

Quasi-interdiction d’avoir des balances commerciales négatives sans avoir de fortes pénalités. Si la balance commerciale devient trop négative entre un pays, des douanes seront automatiquement appliquées.

Une balance commerciale trop négative ou exporter de la matière ayant peu de valeur ajoutée pour des produits finis nous emmènera irrémédiablement vers un appauvrissement.

Quand, on utilisait l’or, il y avait un équilibre économique, maintenant dû à libéralisation financière et sans contrôle sur la création monétaire, c’est un suicide.

Deux articles :

1.      Le premier, expliquent l’équilibre imposé par l’étalon d’or.

2.      Le deuxième provient du gouverneur Roemer suggérant un équilibre pour avoir une saine mondialisation.


Extrait de :   Les méfaits de la désindustrialisation et du chômage, Par Hugo Salinas Price - Plata.mx, 24hgold

 L’étalon or : le protecteur et le générateur des emplois

La désindustrialisation et le chômage sont  apparus parce que l’or a été éliminé tout d’abord en tant que limite à l’expansion du crédit et à la création monétaire puis  comme forme unique de règlement des dettes internationales.

Sous l’étalon or, tous les participants au commerce international savaient qu’il n’était possible de vendre à un pays que si ce dernier pouvait également vendre quelque chose en retour.

Il n’était pas possible d‘acheter à un pays qui n’achèterait rien en retour.

 Le commerce était naturellement équilibré par cette restriction. Les « déséquilibres structurels » qui sont aujourd’hui si courants étaient alors inexistants.

Par exemple, en 1900, le Mexique pouvait exporter du café vers l’Allemagne parce que l’Allemagne exportait en retour des machines-outils vers le Mexique. Or l’Allemagne pouvait acheter du café provenant du Mexique parce qu’en retour, ce dernier achetait des machines à l’Allemagne. Chaque transaction était faite en or et en conséquence, l’équilibre était basé sur une réalité économique. Comme il existait un équilibre mondial des relations commerciales, un montant relativement faible d’or était suffisant pour ajuster la balance internationale. Le centre financier mondial qui agissait comme « une centrale de compensation mondiale », c’était Londres. Quelques tonnes d’or étaient suffisantes pour satisfaire aux besoins de ce lieu de compensation. Pour une lecture plus approfondie sur la fonction de centre mondial de compensation du commerce mondial, voir « Real Bills » et les articles associés rédigés par Antal E. Fekete sur www.professorfekete.com

Un autre exemple: en 1930 les USA ne pouvaient vendre que très peu à la Chine parce que cette dernière était pauvre et manquait de pouvoir d’achat. Comme les Etats-Unis vendaient très peu à la Chine, ils ne pouvaient acquérir que très peu en provenance de Chine. Et bien que les prix chinois fussent très bas, les USA ne pouvaient acheter que très peu à la Chine parce que la Chine n’achetait rien en provenance des USA – la Chine était pauvre et ne pouvait s’offrir les produits américains. Ainsi, le commerce entre la Chine et les USA était équilibré en raison de la nécessité de régler le solde des leurs transactions en or. L’équilibre était impératif. Il n’y avait aucune chance qu’un « déséquilibre structurel » n’apparaisse.

Dans un marché libre sous le régime d’étalon or, la grande majorité des transactions n’exigeaient pas de mouvements d’or pour que l’échange ait lieu. Les biens échangés payaient réciproquement les uns pour les autres. Il ne demeurait que de petits soldes qui devaient être payés en or. En conséquence, le commerce international était limité par le volume des achats réciproques entre les parties concernées ; par exemple la soie chinoise payait les importations de machines américaines et vice-versa.

L’étalon or imposait ordre et harmonie. Si le président Nixon n’avait pas “fermé le guichet doré” en 1971, le monde serait radicalement différent aujourd’hui. La Chine aurait mis un siècle ou davantage à atteindre son niveau actuel. La Chine n’aurait pas pu acheter grand chose en provenance des USA parce qu’elle était pauvre et ainsi la Chine n’aurait pas pu vendre beaucoup aux USA.

Un changement radical a eu lieu avec l’abolition de l’étalon or.

Tout cela a changé parce que les Etats-Unis, ayant ôté l’or du système monétaire international, pouvaient tout “payer” en dollars sans l’étalon or comme contrainte institutionnelle de limitation, ils pouvaient imprimer des dollars ad libitum – sans limite.

Ainsi, dans les années 1970, les Etats-Unis commencèrent à acheter des énormes quantités de produits de grande qualité au Japon tandis que les Japonais se targuaient du fait que « le Japon vend mais le Japon n’achète pas ».

Une situation impossible sous l’étalon or devint parfaitement possible sous le système de dollar à cours forcé. Les japonais devinrent des producteurs gigantesques et leur pays, une ile transformée en immense usine.

Le Japon accumulait des dollars que les USA envoyaient en échanges des produits japonais. Et cela, en retour, déclencha la désindustrialisation des USA.

Prenez par exemple les producteurs américains de télévisions. Voici certains noms connus de producteurs de millions de récepteurs de TV : « Philco », « Admiral », « Zénith » ou « Motorola ». Les japonais avaient des produits de meilleure qualité et meilleur marché et, comme l’abandon de l’étalon or permettait au Japon de vendre sans rien acheter en retour et réciproquement permettait aux USA d’acheter sans rien vendre en retour, le résultat fut que ces immenses usines qui vendaient des téléviseurs aux USA furent fermées. Et c’est ainsi que « l’abandon de l’or » a mis fin à l’industrie américaine.

Des achats illimités du Japon inondèrent les USA et le monde parce qu’ils étaient payés en dollars qui pouvaient être créés en quantités illimitées.

L’équilibre que l’étalon or avait imposé disparut et les déséquilibres le remplacèrent.

Après 1971, les USA s’embarquèrent dans une expansion du crédit à grande échelle voulue et prolongée.

Alors que la nation se désindustrialisait et que les emplois bien payés de l’industrie disparaissaient, le manque de revenu disponible pour la population fut remplacé par un accès facile à un crédit bon marché et cela afin de masquer la baisse du revenu par habitant.

Le crédit à la consommation conduisit à de plus larges importations d’Asie et une plus grande désindustrialisation.

De l’économie par l’endettement pour la masse

La grande expansion américaine du crédit fut possible parce que l’étalon or qui avait précédemment restreint l’expansion du crédit par le système bancaire avait été abandonné. Certains analystes ont observé, et ce n’est pas une simple coïncidence, qu’en termes réels, les ouvriers américains n’ont profité d’aucune augmentation de leur revenu réel depuis 1970.

Tous les économistes mainstream considèrent que l’élimination de l’étalon or était parfaitement acceptable. Ils ne voient toujours pas ou bien ne veulent pas voir que la loi « des conséquences imprévisibles » était en marche : l’énorme avantage obtenu par les USA qui étaient en mesure de payer des sommes illimitées en dollars non convertibles a eu des conséquences fatales en particulier la destruction de l’industrie américaine et occidentale en général.

Un proverbe mexicain s’applique parfaitement ici : « en el pecado llevas la penitencia » ce qui signifie « le péché contient sa propre pénitence ».


Extrait : Gov. Buddy Roemer Calls for Withdrawal From NAFTA, WTO, Ian Fletcher, Huff Post, 10/21/11

How do you feel about NAFTA, CAFTA, and our other trade agreements?

These agreements didn't happen because the American people wanted them. They happened because corporate America wanted them and with the campaign-finance system we have now, corporate America can buy whatever it wants in Washington. That's why I took campaign finance reform as the key to my campaign and I've limited my contributions to $100. And remember, a lot of it wasn't even corporate America, it was multinational corporations that don't give a fig about this country anymore. They say they do, but they don't. They pretend to be American on Capitol Hill.

They're all blathering about expanding exports when it doesn't matter how much we export if our imports just keep going up even more, which is what's been happening.

It's only net exports that are going to make a dent in our unemployment, and we're going the opposite direction right now with a trade deficit that is around $500 billion a year or so. That's a jobs plan we could do right now: end the trade deficit, or at least cut it.

But it's real money, money that we borrow abroad and sell off our assets here in the United States, and that's a permanent loss of real wealth to this country.

So we've got to consider things like a serious tariff to end our trade deficit. Not something I'd rush into blindly, and maybe there's other ways to skin this cat, but I wouldn't flinch at putting a 30 percent tariff on Chinese goods, or a tariff on imports across the board, with the whole world or the countries running a surplus with us. And the interesting thing, of course, is that once the other side knows that, knows that we'd do a tariff, maybe they learn real fast to be a bit more reasonable? But you've got to have a credible threat that you'd do it if you want that "Speak softly and carry a big stick" stuff to work.