L’entrepreneuriat se meurt, Québec : 92,000 emplois perdus, Ontario : 60,600 emplois gagnés

Il est intéressant de combiner des articles pour souligner certains points.

Le premier article :

Démontre, comment nous perdons des emplois payants (donc impôts) pour être remplacé par des emplois partiels (pas d’impôts).

De plus, un économiste qui dit la vérité, il est extrêmement difficile de rétablir la compétitivité d’une province ou d’un pays.

Il ne sera pas évident de renverser ces tendances,
selon l’économiste Jean-Michel Cousineau
.

Il faudrait prendre des décisions difficiles politiquement et le peuple malheureusement, ne veut pas perdre ces acquis.

Prenez les congés parentaux qui sont outrageusement plus favorables au Québec que dans les provinces ou États de proximité et qui sont inclus dans la masse salariale nettement plus élevée réduisant ainsi notre compétitivité.

Donc, des politiciens qui ne veulent pas stigmatiser la population pour ne pas perdre des votes, mais en même temps l’environnement d’affaires coûtent plus chers qu’ailleurs ne motivant aucun entrepreneur à vouloir investir, sachant qu’il est déjà 10 à 25 % trop chers.

Le second article :

Exprime assez bien la situation, "Des PME ferment faute d'avoir investi"

Pourquoi ?

Ça fait des décennies qu’on prend les entrepreneurs pour acquis.

Economic freedom 2012Ça fait des décennies au Québec, la notion de la liberté économique est la plus faible en Amérique du Nord, donc, pour un entrepreneur investissant avec SON VRAI ARGENT, il trouve l’environnement d’affaires trop risqué, alors, ils laissent la situation se dépérir et ferme ces opérations.

Des politiciens se préoccupant plus de rester au pouvoir que de maintenir un environnement sain pour garder les compagnies québécoises compétitives.

Alors les entrepreneurs lancent la serviette, malheureusement ce sont eux qui génèrent la richesse, non l’État.

Le troisième article :

Des entrepreneurs, ça mange quoi en hiver ?, évidemment ils ne sont pas la, juste pour travailler, mais pour faire du profit, sans eux, pas d’entreprise, pas d’emplois, pas de revenus et pas de dépenses.

"Pourquoi seulement 30 % de nos nouvelles entreprises réussissent à passer le cap de la cinquième année. Tandis qu'en Ontario, 50% le réussissent.

Une belle question à se poser.

Il nous faut plus d'entrepreneurs si on veut un effet d'entraînement, un milieu plus inspirant à leur égard pour atteindre un ratio de réussites plus élevé. "

Comment, as-ton survécu aussi longtemps et en les maltraitants?

Relativement simple :

270 milliards de dettes publiques


Extrait de : 92 000 emplois perdus au Québec en près de deux ans, Carl Renaud, Argent, 10 octobre 2014

L’emploi à temps plein a poursuivi sa dégringolade au Québec, le mois dernier, avec la disparition de 2 800 postes. Depuis janvier 2013, ce sont environ 92 000 emplois à temps complet qui sont disparus dans la province.

Environ 27% de ces emplois ont été éliminés de janvier à septembre 2014, soit 25 700 postes. Au cours de la même période, l’économie ontarienne a plutôt créé 60 600 emplois à temps complets.

Trois facteurs expliquent la situation québécoise, selon l’économiste Sébastien Lavoie.

1.      «Les technologies utilisées par les fabricants font en sorte qu’ils ont besoin de moins d’effectifs pour fabriquer leurs produits qu’il y a 15 ou 20 ans», a exprimé l’économiste en chef adjoint de la Banque Laurentienne.

De plus , nous sommes juste au début de la robolution, (1), (2)

2.      Le vieillissement de la population québécoise, qui est l’une des plus âgées au monde, contribue également à la chute de l’emploi à temps plein, en raison des nombreux départs à la retraite.

On le savait depuis longtemps.

L’amélioration du niveau de vie au Québec diminuera presque  de moitié dans les quinze prochaines années en raison du vieillissement de la population et de la baisse de la population active.» (2)


À partir de 2010, le taux de dépendance démographique du Québec augmentera substantiellement, ce qui signifie que chaque travailleur potentiellement actif devra supporter un plus grand nombre d’individus non-actifs.

En 2036, le Québec comptera près de 7 personnes potentiellement inactives contre 10 potentiellement actives sur le marché du travail. (4)

L’économie québécoise est plutôt abonnée à la création d’emplois à temps partiel. Au net, il s’en est créé 11 300 pendant les neuf premiers mois de l’année, au Québec.

«Ça s’explique partiellement par l’état de l’économie. Mais principalement, par l’action des baby-boomers, qui quittent leur travail à temps plein pour en occuper un à temps partiel, deux ou trois jours par semaine», a ajouté Sébastien Lavoie.

Enfin, les coûts de production du secteur manufacturier, au Québec et dans le reste du Canada, sont nettement supérieurs à ceux des États-Unis et du Mexique. Les écarts atteignent 10% et 25%, respectivement.

Réf : Les embûches d'être créateur de richesse au Québec

Il ne sera pas évident de renverser ces tendances, selon l’économiste Jean-Michel Cousineau, qui est président du Comité des politiques publiques de l'Association des économistes québécois.

Exacte, de plus, quand nous perdons une entreprise s’est facilement 10 à 15 ans d’efforts perdue.

De plus, M. le Ministre Couillard, il faudrait aussi calmer les ardeurs d’Agence Revenue Québec, car c’est le seul ministère le nombre d’employés a augmenté,
cherche pourquoi ?

La conjoncture est mauvaise pour le Québec.

Les consommateurs ne dépensent pas car ils sont essoufflés. La situation actuelle n’incite pas les entreprises à investir. Et en plus, l’État veut réduire ses dépenses», a-t-il exprimé.

Exacte, les gens sont surendettés, surtaxés et l’inflation n’arrête pas de gruger le peu qui reste, donc, ils consomment moins.

Alors, les compagnies qui pourraient investir, s’assit sur le ‘dead money’, car à quoi ça sert d’investir pour augmenter la capacité de production, si je ne suis pas capable d’écouler mon inventaire.

Mais dans le monde réel, les entreprises n'investissent pas lorsque les perspectives économiques semblent sombres. Pourquoi embaucher des travailleurs si vous n'êtes pas sûr, vous pouvez vendre ce qu'ils produisent?

Au lieu de cela, les entreprises ont pris des bénéfices supplémentaires fournis par le gouvernement et se sont assis - que ce soit sous forme de trésorerie ou les équivalents de trésorerie à court terme.

D’autant plus, les Américains en imprimant constamment de l’argent, fausse l’économie réelle, cette transgression permet de dévaluer leurs argents tout en transportant l’inflation aux autres pays..

N’oubliez jamais, nous sommes dans une situation unique au monde, notre seul voisin de proximité sont les Américains, donc, quand il imprime l’argent, il rend précaire tout investissement canadien, ajoutez une main-d’œuvre américaine qualifiée peu chers, rend tout entrepreneur canadien nerveux.

Si, nous ne trouvons pas une parade efficace, contre cette impression de monnaie de singe, les entrepreneurs ne bougeront pas, bienvenue dans cette réalité économique.

Pour le Québec, le chat est mort, on aurait dû réagir il y a dix ans, pour remettre notre compétitivité au moins égale à celle de l’Ontario, malheureusement M. Charest a préféré de faire de la petite politique au lieu de gérer à moyen long terme, c’est plate à dire, mais on part de trop loin, attendez-vous d’avoir des rendements négatifs pour très longtemps. (5)

Une hausse des exportations pourrait aider l’économie québécoise. Mais elles ne sont pas assez vigoureuses aux yeux de Paul-André Pinsonnault. «Le niveau actuel des exportations ne génère pas le niveau de création d’emploi qu’on connaissait, autrefois», a dit l’économiste principal au revenu fixe de la Financière Banque Nationale, en entrevue à Argent.

Dans la région de Québec, l’économie est plutôt en situation de plein emploi, depuis quelques années, en raison de la vigueur des secteurs de l’assurance, des sciences de la vie et de la haute technologie.

La finance, ça va toujours, dans les autres secteurs, il faudrait voir combien de subventions qu’ils reçoivent pour survivre ?

«C’est au début des années 2000 que la communauté d’affaires de Québec a décidé de capitaliser sur un secteur fort, l’assurance, et de développer de nouveaux potentiels», a exprimé Éric Lavoie, président du conseil d’administration de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.

M. Lavoie a expliqué que Québec s’est mis à l’abri des coups durs en diversifiant son économie dans plusieurs secteurs forts.


Extrait de :  Des PME ferment faute d'avoir investi, Carl Renaud, Argent, 15 octobre 2014

La fermeture d’une usine du fabricant de tapis Beaulieu Canada montre que le secteur manufacturier québécois continue d’en arracher, malgré la reprise économique américaine et le recul du dollar canadien par rapport au billet vert.

Les 80 employés de l’usine Beaulieu de Farnham ne sont pas les seuls travailleurs du secteur manufacturier à avoir perdu leur emploi, au cours des derniers mois. Des dizaines de postes ont été sacrifiés, notamment chez Cascades (CAS) (TSX) et Produits forestiers Résolu (RFP) (TSX) qui ont fermé des usines à East Angus et Shawinigan.

Selon Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ), les industriels de la province ont éliminé 15 000 postes depuis la fin de 2013. Ils emploient actuellement 478 000 personnes alors qu’on en dénombrait 493 000, à la fin décembre 2013.

Le président-directeur général de MEQ soutient que plusieurs fabricants ne se sont pas préparés à profiter de la reprise. «Nous n’avons pas suffisamment modernisé nos équipements pour être plus productifs. Il y a eu une prise de conscience mais elle n’est pas encore assez forte», a dit Éric Tétrault. 

M. Tétrault a précisé que certains fabricants auraient besoin d’un appui financier du gouvernement mais que d’autres pourraient faire un effort. Selon lui, le Québec devrait s’inspirer des États-Unis qui rapatrient des emplois manufacturiers dans le cadre du mouvement «Made in USA».

Le seul, hic, c’est que les Américains possèdent un bassin de population de 340 millions, nous, seulement, 8.4 millions.

De plus, il rapatrie en créant des emplois peu rémunérés pour rester compétitifs ou fortement robotisés pour optimiser leur productivité.

«Il faut pousser sur la qualité Québec en ciblant certains secteurs, comme les pâtes et papiers et le textile», a exprimé Éric Tétrault, rappelant que 150 000 emplois manufacturiers sont disparus en 10 ans.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) croit aussi que la reprise de l’économie américaine et l’affaiblissement du dollar ne sont pas suffisants pour relancer les exportations des fabricants québécois.

«Oui, un dollar faible peut être avantageux. Mais nous ne sommes pas de retour à 65 cents comme au début des années 2000. Et en plus, la reprise américaine n’est pas aussi vigoureuse que prévu», a commenté Martine Hébert, vice-présidente principale de la FCEI.

Surtout avec un problème identique, beaucoup d’emplois à temps partiel et peu rémunéré.

ACCORDING TO SOCIAL SECURITY TAX RECORDS FOR 2011: (6)

151,380,749 wage earners (had earnings in 2011)

50 percent of US wage earners made less than or equal to the median wage, estimate to be $26,965

66 percent of US wage earners made less than or equal to $41,211.36

This information is at a granular level but extremely helpful.  Since everyone pays into the Social Security system, this is a good sense of how many people are earning income in the US.  According to this information 151 million Americans earned some sort of wages or compensation in 2011.  The median wage in the US per person is $26,695.  This tells us a lot since the median household income is at $50,500.  Since the Census data looks at households, this data hones in on individual wage earners.  66 percent of Americans earn less than $41,212.

It is important to understand the income breakdown in the US before fully appreciating the fiscal cliff talks.  After all, the biggest driving force for most Americans is their paycheck so it pays to understand this data fully

La dirigeante affirme également que les manufacturiers doivent hausser leur productivité en achetant de nouveaux équipements plus performants et aussi en misant sur des produits à valeur ajoutée. La recette est connue depuis plusieurs années mais il semble que certains industriels ne l’ont pas encore adoptée.

La raison est simple : SAUVE QUI PEUT

«Le contexte québécois fait en sorte que les entreprises ont de la difficulté à être concurrentielles. L’État propose plusieurs crédits d’impôt mais la fiscalité est lourde pour les entreprises», a analysé Mme Hébert. Elle croit que la réforme de la fiscalité, sur laquelle planche le gouvernement Couillard, pourrait changer la donne.

Trop tard, trop peu !

Des données publiées mercredi par l’Institut de la Statistique du Québec indiquent que le volume cumulatif des exportations québécoises, pour les huit premiers mois de 2014, est supérieur de 8% à son niveau correspondant de 2013. Pour la même période, la hausse est de 4,8% au Canada.


Extrait de : Des entrepreneurs, ça mange quoi en hiver ? (2/2), Claude Bérubé, Huff Post, 12/10/2014

Je viens de publier un livre, un essai, « À 72 ans, moi aussi j'ai un mot à dire » (Québec-Livres). Certains sujets sont d'actualité. Je vous en livre quelques extraits (les statistiques proviennent d'organismes officiels et de plusieurs journalistes de grands médias).

Certains sont des diplômés. D'autres sont des décrocheurs. Ils ont des idées. Ils croient dans leurs idées. Des idées qui brassent les vieilles habitudes et innovent. Qui savent reconnaître une occasion de créer quelque chose de nouveau. Ils ne créent pas des besoins virtuels, car ils perçoivent avec acuité les besoins de la population. Ils ont l'esprit d'initiative. Ils doivent innover, car l'innovation est l'essence même de l'entrepreneuriat. Ils ont surtout une grande confiance en eux. Ils acceptent de prendre des risques. De travailler de longues heures. D'être moins bien payés que des employés. Avec le risque de tout perdre. Même s'ils ne croient pas que cela puisse leur arriver. Ils sont invincibles et déterminés. N'ont pas peur de se tromper. Ils apprennent l'épargne, car ils auront besoin de liquidité comme l'automobile a besoin de pétrole. Ils passent souvent pour des extra-terrestres. Ils participent à la collectivité. Paient des impôts. Créent de nouveaux emplois. L'optimisme est toujours au rendez-vous. C'est le paradis du « croire en soi ». En somme, une quinzaine de traits de caractère qui décrivent bien ces individus. Je vous les cite pour bien les cerner soit : 1-créativité; 2-débrouillardise; 3-confiance en soi; 4-esprit d'équipe, l'entraide; 5-sens des responsabilités; 6-détermination; 7-autonomie; 8-esprit d'initiative; 9-persévérance; 10-motivation; 11-sens de l'effort; 12-solidarité; 13-capacité de réaliser, de construire; 14-exploration; 15-leadership. Tout un cocktail nécessaire et qui mérite le respect.

Si malgré tout ça, la société dévalorise ces individus et le secteur d'activités dans lequel ils doivent évoluer, les chances de les voir se tourner vers des emplois rémunérateurs, confortables et valorisés sont optimisées.

On ne respecte pas les entrepreneurs, quand le climat de la compétitivité est au plancher depuis au moins 10 ans, par rapport aux provinces et États de proximité,
on se foutais totalement de leurs survies.

Les directeurs de grandes entreprises sont largement bien payés et valorisés. Tandis que ceux qui investissent temps et argents sont perçus comme des exploiteurs à la recherche de profits malsains. Je m'attriste devant l'image hostile que projette notre société à l'égard des entreprises, du secteur privé et du profit.

·         Le syndicalisme de la fonction publique ne cesse de dénigrer la présence du privé et de son profit, comme si cela est incompatible avec l'excellence.

·         Le profit n'est pas toujours au rendez-vous, beaucoup d'entreprises font des pertes assumées par les actionnaires.

·         La fonction publique cherche à remplacer le privé dans la sous-traitance comme si la lourdeur de la bureaucratie est le modèle idéal.

·         Le syndicalisme et les médias véhiculent des contremodèles du patronat.

·         Une image déprimante. Une influence qui met un frein à tellement de vocations.

La malversation, fraudes, inconduites font la une des médias. Il est plus rare qu'on applaudisse aux succès, aux bons coups ou à la conduite exemplaire d'entreprises responsables. Qui voudrait flirter avec un avenir affublé d'une notoriété aussi démotivante ? Cette réputation déshonorante les fait fuir ou se taire.

Les vrais bâtisseurs sont rarement invités à s'exprimer.

Les entrepreneurs devraient avoir la chance de discourir sur toutes les tribunes et lors de débats pour étayer leurs points de vue sur les grands enjeux de la société et apporter une vision différente et plus pragmatique de la société.

Au Québec, on écorche avec opprobre ceux qui échouent. À tort, puisqu'un entrepreneur qui échoue n'est pas un « looser », un raté, un moins que rien. Bien au contraire, il témoigne d'un individu audacieux qui a eu la foi au point de tout risquer et de tout perdre. On se méfie de ceux qui réussissent. Les hommes d'affaires sont perçus comme des bandits à cravates, des exploiteurs de pauvres gens. Alors que ces gens d'affaires ne souhaitent que la reconnaissance dans leurs communautés et dans les médias.

Pourquoi seulement 30 % de nos nouvelles entreprises réussissent à passer le cap de la cinquième année. Tandis qu'en Ontario, 50% le réussissent.

Une belle question à se poser.

Relativement simple, on ne pose jamais les vrais questions au Québec.

Sûrement une question de culture. Chose certaine, chez nous, nous cultivons de moins en moins la valorisation de l'entrepreneuriat qui produit des héros. Au Canada, on a un ratio de 16,3 % d'entrepreneurs qui ont lancé une nouvelle compagnie pour seulement 9,5 % au Québec. Si on se compare au Danemark, à la Finlande, à la Hongrie, aux Pays-Bas, à la Nouvelle-Zélande, aux É.U., à l'Allemagne, au Royaume-Uni, à la France, nous remarquons qu'ils ont un taux supérieur à 12 % (2006). Nous avons pourtant été des précurseurs durant la période faste de la Révolution tranquille. Pourquoi avons-nous régressé ?

Il nous faut plus d'entrepreneurs si on veut un effet d'entraînement, un milieu plus inspirant à leur égard pour atteindre un ratio de réussites plus élevé.

Il ne faut pas confondre entrepreneur avec homme ou femme d'affaires, gestionnaire, administrateur, investisseur et spéculateur. Tous ces derniers ne sont pas des entrepreneurs. Mais, on peut retrouver des entrepreneurs parmi eux.

Un entrepreneur est un visionnaire. Un créateur, qui aime bâtir des entreprises qui sauront durer et dont il sera fier, même orgueilleux.

On retrouve aussi les mêmes traits de caractère chez des entrepreneurs sociaux comme le Dr Julien ou Jean Vanier. Et même chez certains personnages politiques.

Imaginez que le gouvernement québécois a distribué l'an dernier 556 millions de dollars à 1000 organismes voués à la cause des entrepreneurs, pour donner un coup de main. Voyez le résultat.

Minable.

Comme si des fonctionnaires sont aptes à créer des programmes pour les entrepreneurs, à les comprendre, à savoir ce qu'il leur faut. Une étude a démontré que 1 sur 4 profite de l'argent du gouvernement du Québec. 1 sur 10 ailleurs au pays.

Ailleurs, ils en veulent moins pour ne pas se badrer de la paperasse étatique.

Au Québec, 60 % des fonds viennent du public, du parapublic et des fonds syndicaux. En Ontario, 60 % des fonds viennent du privé.

·         Nous, nous inventons des projets en fonctions des subventions.

·         Nous avons un esprit de subventionné au lieu d'un esprit d'entreprise.

Nous observons aussi que le Gouvernement ne se préoccupe que de vérifier si l'argent a été dépensé, mais pas les résultats.

En jetant un coup d'œil à la liste des dirigeants de ces organismes subventionnés, comme le Conseil québécois en Entrepreneuriat, ils sont tous de hauts fonctionnaires et hauts gestionnaires. Même plus, il suffit de regarder les antécédents des élus et des ministres pour évaluer leurs réalisations passées et ainsi juger de leurs compétences entrepreneuriales ou de gestionnaires. On remarquera vite que la plupart de nos leaders politiques ne viennent pas du secteur entrepreneurial et n'en ont pas la fibre.

Nos politiciens gèrent des milliards et la plupart ne savent même pas ce que sait un compte payable ou un compte à recevoir.

La Beauce est un terreau prolifique à l'entrepreneuriat. Faut-il se surprendre que Marcel Dutil, président de Canam, ait fondé l'École d'Entrepreneuriat de la Beauce ?

·         Il a récolté chez ses pareils la somme de $3 millions pour la mettre sur pied.

·         Les étudiants doivent déjà être en affaires et paient $50,000 pour un cours de 2 ans.

·         Un cours totalement différent et adapté adéquatement sur toute la ligne.

·         Conçu pour répondre aux besoins spécifiques de l'entrepreneuriat par de vrais entrepreneurs.

·         À ce prix, ils sont assurés d'un cours taillé sur mesure, de professeurs triés sur le volet et du dévouement d'un grand nombre de nos grands entrepreneurs comme mentors.

Comme bonus : de grandes portes s'ouvriront pour leur donner accès à un crédit financier de risques. Il n'en faut pas moins pour investir dans notre futur, pour créer la richesse. Pas les patentes à gosses de fonctionnaires. Plusieurs de nos futurs grands leaders vont sûrement sortir de cette école. À une époque où la population fait preuve de cynisme à l'égard des personnages publics, souhaitons qu'ils deviennent nos nouveaux modèles de comportement et nos futurs héros.

Pour inciter à la réussite, le discours scolaire actuel prépare les élèves à être de bons employés bien rémunérés. Meilleurs diplômes, meilleurs salaires. C'est pourquoi plusieurs proposent d'inclure l'économie et l'entrepreneuriat dans la formation des professeurs qui ne peuvent transmettre ce qu'ils ne connaissent pas.

L'entrepreneuriat fait partie des outils qui peuvent apporter la richesse dont nous aurons besoin.