Référendum sur l’or de la Suisse – une opportunité unique

J’ai toujours admiré la qualité de leur démocratie.

Rien à voir avec notre démocratie de bouffon qui permet à un parti de faire n’importe quoi pendant 4 ans pour ne pas trop traumatiser les groupes d’intérêts.

Évidemment, sujet tabou dans nos médias traditionnels, il ne faut pas traumatiser nos  ‘petits amis’.

UN FREIN ET UN MOTEUR

Le système suisse permet d’éviter une incompréhension croissante entre les organismes représentatifs et le peuple, incompréhension fréquente aujourd’hui dans les pays occidentaux et qui est très grave pour l’avenir de la démocratie.

·     Ainsi, les modes intellectuelles des « élites » peuvent être contrées directement par le peuple.

·     A l’inverse, si le peuple estime que le gouvernement ou le parlement manque d’imagination et d’envergure dans sa politique, l’initiative populaire permet de créer un débat refusé par le monde officiel.

C’est ainsi que les problèmes de l’immigration ont étés largement débattus dans ce pays (pas moins de 6 consultations populaires ont eu lieu) alors que dans d’autres pays, le débat était occulté de façon dangereuse, laissant les passions s’enflammer de façon souterraine. On considère que les débats les plus importants de ces dernières années ont généralement dérivé de l’initiative populaire, notamment sur des sujets tels que l’avortement, l’immigration, les centrales nucléaires, certains impôts nouveaux, etc. En général, le peuple, sur tous ces sujets, a fait preuve d’une grande sagesse et tous les textes extrémistes ont été largement rejetés.

Le système suisse de démocratie directe comporte donc un frein (le référendum) et un moteur (l’initiative populaire). C’est un système équilibré entre les nécessités novatrices et le maintien du socle traditionnel qui fait l’identité de la Nation. (1)


 

Extrait de :  Suisse : Le référendum sur l’or sauvera-t-il le système financier (E. von Greyerz) ?, Olivier Demeulenaere, 7 octobre 2014

Référendum sur l’or de la Suisse – une opportunité unique

Une victoire du Gold Initiative permettrait à l’économie et la devise de la Suisse de ne pas suivre toutes les monnaies fiduciaires dans leur course vers le bas.

Le 30 novembre, les Suisses voteront sur :

·         Le rapatriement de leur or détenu à l’étranger.

·         L’obligation pour la Banque Nationale Suisse de détenir 20% de ses actifs en or physique.

·         L’interdiction de toutes ventes futures d’or.

Alors, pourquoi ce référendum est-il si important ? Parce que la Suisse, depuis des centaines d’années, a été un bastion de politiques monétaires saines et d’inflation modérée.

Mais tout cela a changé, progressivement, lors des 100 dernières années, depuis la création de la Réserve fédérale (Fed), aux États-Unis, et surtout ces 15 dernières années, aprés que le gouvernement suisse ait supprimé en douce l’adossement obligatoire de 40% à l’or lors de la révision de la Constitution fédérale adoptée par un vote populaire en 1999.

Aucune monnaie papier n’a survécu à travers l’histoire dans sa forme originale. Et le franc suisse, qui a toujours été une monnaie forte, est en train d’être détruit lentement par les politiques récentes de la Banque nationale Suisse, la SNB.

Depuis 2008, le bilan de la SNB a quintuplé, passant de 100 milliards de francs suisses à 500 milliards CHF.

Donc la Suisse a imprimé environ 400 milliards de francs suisses lors des 6 dernières années afin de garder sa devise basse vis-à-vis de l’euro et des autres devises. 400 milliards CHF, c’est environ 2/3 du PIB.

Ceci signifie que la Suisse a imprimé plus de monnaie, relativement, que tout autre pays important dans le monde, au cours des six dernières années

Déjà, en 1729, Voltaire disait :

« Toutes les monnaies de papier retournent
à leur valeur intrinsèque – ZÉRO. ».

Pour éviter ce sort, la Suisse a maintenant l’opportunité de devenir le premier pays au monde à voir sa devise être partiellement adossée à l’or. Une devise adossée à l’or empêcherait le gouvernement et la banque centrale de manipuler la devise comme bon leur semble et d’imprimer des bouts de papier sans valeur qu’ils appellent « monnaie ». Cela stabiliserait la valeur réelle et le pouvoir d’achat du franc suisse. Une devise qui maintient un pouvoir d’achat stable engendre des prix stables et encourage l’épargne et l’investissement, plutôt que les dépenses et l’endettement. Officiellement, la Suisse, comme la plupart des pays, a une inflation faible, mais, pour les gens ordinaires, les prix à la consommation pour la nourriture et autres besoins ne cessent de croître.

Même si le taux officiel d’inflation en Suisse est bas, il y a de l’inflation massive dans quelques secteurs, comme l’immobilier et les actifs financiers.

L’impression monétaire en Suisse, combinée avec des taux d’intérêts maintenus artificiellement bas, a créé une grosse bulle immobilière.

J’ai l’impression que la même histoire pathétique se répète ailleurs dans le monde, crédit facile, bulle immobilière.

Les prix des maisons en Suisse sont maintenant trop élevés pour la plupart des Suisses, par rapport à leurs revenus, et entrent dans une bulle insoutenable.

 Une augmentation des taux hypothécaires en Suisse, qui tournent autour de 1-2% par an, à des taux plus normaux d’environ 4% pourrait mener à de nombreux défauts de paiement et à un effondrement du secteur immobilier.

Les Suisses, depuis longtemps, convertissent une partie de leurs économies dans le Vreneli, la pièce d’or de 20 francs suisses. Dernièrement, comme la norme a été de dépenser à crédit plutôt que d’économiser, les Suisses ont acheté moins d’or mais, en dépit de cela, ils ont plus d’affinités avec l’or que n’en ont les citoyens des autres pays occidentaux. L’industrie de l’or occupe également une place significative, puisque que près de 70% de tous les lingots d’or du monde sont raffinés en Suisse.

Bien sûr, ceux qui économisent le plus en or sont les Indiens, surtout avec la joaillerie. Mais, ces dernières années, c’est la Chine qui a acheté le plus d’or. Il y a un mouvement constant d’or de l’Ouest vers l’Est, ce qui a créé une pénurie d’or en Occident.


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