Remember Europe's "austerity" or rather as "fauxterity"?

Extrait de: Someone Really Needs To Explain To Europe What "Austerity" Means, by Tyler Durden, Zero hedge, 10/23/2014

Remember Europe's "austerity", or rather as we dubbed it, fauxterity?

Of course, how could you forget: after all everything that is wrong with Europe is blamed not on government corruption and the complete lack of reform, enabled so gloriously by Goldman's custodian of Europe's money printer who would do "whatever it takes" to mask Europe's sad reality that without reform the continent is doomed, but on the intolerable, insufferable imposition of hated, loathed austerity on Europe's insolvent nations.

After all, how on earth are they all supposed to get out of their debt-induced depressions if they have to, gasp, cut their debt!

So yeah, we get the propaganda. What we don't get is whether everyone in Europe is completely incapable of reading simple numbers, is atrocious at math, or simply doesn't understand the definition of austerity.

According to the just released government debt data for Q2 2014 where we find that, in a very peculiar definition of what austerity supposedly means in Europe, total debt to GDP for the Euro Area rose once again, from 91.9%, to a new all time high of 92.7%, or in absolute terms from €9.15 trillion in government debt to €9.26 trillion.

Debt Euro Area

Here is what Europe's debt breakdown looks like on a chart:

Euro Debt % GDB

It wasn't all European states that were confused about the definition of austerity, however: only most of them.

"Compared with the first quarter of 2014,

1.     Twelve Member States registered an increase in their debt to GDP ratio at the end of the second quarter of 2014,

2.     Six a decrease and

3.     Estonia no change.

The highest increases in the ratio were recorded in Italy (+3.1 percentage points – pp), Malta (+2.7 pp) and Latvia (+2.4 pp)."

Euro Debt % GDB change

Congratulations are due to Ireland (-5.2%) and Portugal (-2.2%), which do have a permission to bash evil austerity. All the others better shut up.

But wait, it gets better. Because juuuuuust when you think Europe's worst debt offender, i.e., Italy, is about to get it... it loses it again.

Here is what the Bank of Italy released moments ago:

The ratio of debt to GDP is expected to rise to 133.4 per cent in 2015; it is projected to start decreasing in 2016, one year later than forecast in April, and to reach 124.6 per cent in 2018.

Next year, it will be projected to start decreasing in 2017, and the year after that, in 2018: always the year just after.

And now, let's all blame "austerity" for Europe's triple-dip recession aka ongoing depression.

Comment fait-on pour augmenter nos dettes, si l’on est cassé comme des clous, on imprime des trillions en crédit grâce à la BCE ou on emprunte, emprunte, emprunte …, jusqu’à mort s’en suivre.

Tout est beau dans le pays d’Alice et Merveilles.

Alices et Wonderland


Extrait de : L’austérité européenne est un mythe, Eric Leser, Slate.fr, 11.10.2014 - 10 h 43

Les dépenses publiques n’ont pas baissé en Europe au cours des dernières années. Elles ont même augmenté significativement.

La dénonciation de l’austérité menée par l’Union Européenne et notamment la zone euro et de ces conséquences désastreuses, une activité économique au ralenti, du chômage et même une menace de déflation, est permanente, surtout en France. L’austérité est notamment rejetée par les partisans de «l'autre politique» économique qu’ils soient à la gauche du Parti Socialiste, à l’extrême gauche ou à l’extrême droite et au Front National.

Total goverment expenditureLe problème, c’est que la politique d’austérité menée par l’Europe est en grande partie un mythe. En moyenne, les dépenses publiques n’ont pas baissé en Europe au cours des dernières années.

Elles ont même augmenté significativement depuis 2007, l’année avant qu’éclate la crise financière!

Et il s’agit de chiffres incontestables que publie la Commission Européenne sous la forme du graphique de la semaine. Il est même qualifié de graphique de la décennie par un expert de l’agence Bloomberg.

Ainsi, pour les 28 membres de l’Union Européenne, les dépenses publiques ont représenté en moyenne 49% du Produit Intérieur Brut (Pib) en 2013, soit une progression de 3,5 points par rapport à 2007.

Et cette démonstration est encore plus significative dans la zone euro. La dépense publique a représenté 50% du Pib en 2013 contre 46% en 2007.

L’exemple des deux économies malades de l’Europe, la deuxième, la française, et la troisième, l’italienne, est encore plus parlant. La dépense publique est passée en France depuis 7 ans de 52,6% à plus de 57% de la richesse nationale et en Italie dans le même temps de 47,6% à 50,6%.

Les keynésiens expliqueront que si la dépense publique a augmenté depuis 2007 en Europe, c’est pour soutenir l’activité en période de crise. Le problème c’est que cela ne fonctionne pas ou plus. Et la France, qui est parmi les grands pays d’Europe, de loin celui où la dépense publique est la plus importante en proportion de son économie, en est une parfaite démonstration avec une croissance anémiée maintenant depuis des années.

La théorie keynésienne du multiplicateur - un euro dépensé par le gouvernement se tranforme en plus qu'un euro de croissance - ne correspond plus à la réalité.

En fait, la dépense publique est même devenue un frein à la croissance et les économies les plus dynamiques en Europe sont celles où les dépenses publiques sont en proportion du Pib les plus faibles.

Le problème est celui de l’inefficacité grandissante
de la dépense publique.

Tout à fait valable pour le Québec, aussi.

C’est ce que la Commission Européenne souligne dans une étude publiée il y a quelques mois.