Secteur manufacturier québécois

Baromètre industriel québécoisSTIQ est une association d’entreprises manufacturières québécoises qui a pour mission d’améliorer l’efficacité de la chaine d’approvisionnement en aidant les fournisseurs à se développer, à diversifier leur clientèle et à identifier des occasions d’affaires auprès des donneurs d’ordres.

L’association compte plus de 700 membres et clients oeuvrant dans les secteurs clés de l’économie québécoise, soit l’aéronautique, le transport, l’énergie électrique et les ressources minérales.

Elle dispose également d’un répertoire de fournisseurs, mis à jour annuellement, qui détaille la capacité industrielle de plus de 4 500 entreprises actives dans ces secteurs et possédant des chaines d’approvisionnement structurées.


Les 4 grandes chaines d’approvisionnement

Aéronautique

Le secteur de l’aéronautique s’en est bien tiré en 2013, notamment avec des livraisons plus nombreuses qu’en 2012. Les livraisons ont affiché une légère croissance de 3 % pour Bombardier et Pratt & Whitney Canada3. Par contre, les perspectives de croissance à court terme chez Bombardier s’annoncent moins favorables que prévu, puisque le carnet de commandes pour les années à venir a baissé comparativement à celui de l’an dernier. En effet, les commandes nettes ont été de 388 avions en 2013, alors qu’elles étaient de 481 en 20124.

Plusieurs investissements ont été annoncés durant l’année, dont l’arrivée d’un nouveau joueur : Aérolia. Celui-ci ouvrira une usine à Mirabel pour l’assemblage de fuselages, grâce à un investissement de 82 millions de dollars. Pratt & Whitney Canada a, de son côté, annoncé un investissement de 275 millions de dollars sur cinq ans, avec la création de 90 emplois et d’un Centre d’excellence mondial en fabrication intelligente à Longueuil.

Aéronautiques


Transport

Le secteur du transport n’a pas connu de grande tendance, ni à la hausse ni à la baisse, au courant de l’année 2013. Certains grands donneurs d’ordres voient même leurs revenus diminuer au profit d’autres régions dans le monde. De son côté, le renouvellement des rames du métro de Montréal progresse. Alstom a ouvert son usine à Sorel-Tracy en juillet 2013 afin de permettre la production des nouvelles voitures.

Malgré un léger retard, la livraison des 469 unités est toujours prévue pour septembre 201813.

De plus, dans le cadre de la nouvelle stratégie gouvernementale d’électrification des transports, un investissement de 516 millions de dollars d’ici 2017 a été annoncé par le gouvernement en novembre dernier, dont 222 millions de dollars pour développer une filière industrielle spécialisée dans l’électrification des transports.

Transport


Ressources minérales (Mines et carrières – Première transformation des métaux)

Le secteur minier a connu une année mouvementée et même certaines déceptions : incertitude, nouvelle réglementation, report de projets miniers importants, faiblesse des prix sur les marchés mondiaux, etc. Après une forte croissance des investissements miniers au cours des dix dernières années avec en moyenne 21 % par an, celles-ci ont chuté de 37 % par rapport à 20129. Cela s’explique par la baisse des investissements en exploration et par les projets de mise en valeur, qui sont de 47 % inférieurs à 2012.

L’indice des prix des métaux non ferreux continue, quant à lui, de baisser depuis 201110. Les livraisons minérales ont par contre augmenté de 11 % en 2013 par rapport à 201211.

Ressources minérales


Énergie électrique (Production - Transport - Distribution)

Le secteur de l’énergie électrique s’est, quant à lui, caractérisé par des investissements importants en 2013. Le grand chantier d’Hydro-Québec au complexe de la Romaine s’est poursuivi et, au 4 février 2014, 2,4 milliards de dollars de contrats avaient été accordés sur les 4,9 milliards initialement prévus pour le projet. Il s’agit d’une augmentation de 47 % depuis le 30 septembre 2012. Pour ce seul projet, 2 531 personnes étaient à l’emploi d’Hydro-Québec au 25 janvier 2014, dont 588 ont été affectées au développement du réseau électrique.

Le secteur de l’éolien a connu en 2013 une augmentation significative au Québec, croissance qui va durer jusqu’en 20178.

La mise en service de nouveaux parcs éoliens au Québec a permis de doubler la puissance en service pour atteindre 2 398 mégawatts.

D’ici 2017, on prévoit une augmentation de 64 % pour ajouter 1 532 mégawatts, dont 16 % en 2014, avec 386 mégawatts.

Par contre, ce sont des économies par endettement, le projet de l’Eastman et de la Romaine sont des barrages non rentables, on s’endette pour faire des emplois, phénomène identique pour l’Éolien.

Énergie électriques


La situation du secteur manufacturier québécois en 2013

Les sous-traitants dépendent considérablement des donneurs d’ordres et du marché intérieur. Malgré leurs efforts pour améliorer leur compétitivité et leur capacité à exporter, ils ne progressent pas au même rythme que leurs concurrents. Le secteur manufacturier québécois ne pourra se maintenir encore très longtemps dans un tel cycle de stabilité.

S’ouvrir sur le mondeclip_image012

Dans l’ensemble, les exportations des entreprises québécoises ont augmenté de 7 % en 2013, principalement dans les secteurs de l’aéronautique et des transports. Cependant, ces exportations sont encore inférieures de 18 % au niveau maximal atteint en 2000.

Les États-Unis demeurent le marché principal des produits manufacturiers québécois. En 2013, 73 % des exportations manufacturières y étaient acheminées, et cette proportion est stable depuis les cinq dernières années. Les exportations manufacturières vers les États-Unis ont augmenté de 17 % depuis 2009. Toutefois, elles restent encore inférieures de 8 % au niveau de 2008, soit avant la récession américaine, avec 42,9 milliards de dollars en 2013, comparativement à 46,3 milliards de dollars en 2008. En 2013, la deuxième destination après les États-Unis est la Chine, avec seulement 3 % des exportations totales, pour un total de 1,5 milliard de dollars.

Au cours des dernières années, on assiste aux États-Unis à un phénomène de « relocalisation », voire de protectionnisme. De nombreuses grandes entreprises mondiales ont réalisé d’importants investissements aux États-Unis : Honda, Siemens, Toyota, Toshiba, Airbus, Yamaha, Rolls-Royce, Michelin pour n’en citer que quelques-unes. Par ailleurs, dans le domaine du transport public, par exemple, les donneurs d’ordres se tournent de plus en plus, sous le couvert du « Buy America Act », vers le « Made in USA », ce qui pénalise grandement les manufacturiers de la province.

« Si on doit investir, le fait-on dans notre entreprise actuel au Québec ou suit-on le marché et on investit aux États-Unis ? À cause du " Buy America Act ", on sera forcés de faire nos prochains investissements sur le territoire américain, ce qui nuit à l’investissement local. »

Dominic Fortin – Estampro


De nouveaux marchés impliquent de grands efforts

Pour se sortir de leur dépendance aux grands donneurs d’ordres locaux et pour explorer de nouveaux marchés à l’international, les PME du secteur manufacturier du Québec doivent intensifier leurs efforts de commercialisation.

Malheureusement, les PME manufacturières sont peu présentes à l’extérieur du Québec, et encore moins à l’international.

Ainsi, dans l’ensemble, les répondants affirment réaliser 63 % de leur chiffre d’affaires au Québec, 16 % dans le reste du Canada, 15 % aux États-Unis et seulement 6 % à l’international (hors États-Unis).

Il est évident que le Québec aurait avantage à diminuer sa dépendance envers les États-Unis et à accroitre ses exportations vers d’autres pays en profitant des nouveaux accords de libre-échange, mis en place ou à venir, pour positionner ses produits à l’étranger.

Seulement 51 % des entreprises interrogées en 2013 ont tenté de percer les marchés à l’étranger au cours des deux dernières années. Parmi l’ensemble des entreprises qui ont tenté d’exporter, seule la moitié a vu ses démarches porter fruit (soit 26 % du total des répondants), les autres n’ayant pas obtenu les résultats escomptés.

Succès de leurs démarches


Ne croyez pas que c’est mieux dans le reste du Canada

It’s a Small World After All (UK and China)

clip_image016That reality is not escaping Ottawa which in recent years has intensied its efforts to diversify the country’s export machine.

But the story goes beyond speed. Chart 4 tells the tale.

Almost all of the improvement in export diversication over the past decade came from two sources, the UK and developing countries.

1.      A closer look at the trade ows to the UK reveals that virtually all of that gain was due to the 300% increase in the price of gold—hardly an inspiring diversication story. So we are left with developing countries as the key source of Canada’s export diversication of the past decade.

2.      And a quick glance at Chart 5 suggests that this diversificatio story is also very concentrated, and becoming more so.

Since 2003, China has accounted for more than half of the growth in developing market exports. But in the past ve years, it has accounted for all of the growth. Exports to all other developing countries (with the exception of tiny Bulgaria) have actually seen declining shares of our EM exports. (1)


Le marché mondial devient plus compétitif

Les intégrateurs : une position stratégique

Le rôle d’intégrateurs dans la chaine d’approvisionnement est une tendance qui se précise pour plusieurs entreprises à l’échelle mondiale.

La mondialisation impose aux grands donneurs d’ordres une pression toujours plus forte afin de réduire les coûts. Cette contrainte se répercute directement sur les dépenses d’approvisionnements, se transformant en une prospection à travers la planète pour trouver des fournisseurs offrant le produit ou le service au meilleur prix, et ce, souvent au détriment des fournisseurs québécois dont la faible taille ne permet pas de jouer le rôle d’intégrateurs.

Cette tendance s’accentuera au cours des prochaines années en raison de la chute progressive des principales barrières douanières; le nombre grandissant d’accords de libre-échange facilitant les échanges internationaux.

La productivité et la compétitivité

Investissement du chiffre d’affairesLa baisse de productivité est attribuable en grande partie aux faibles investissements dans les machines et le matériel, ou plus globalement, en recherche et développement (R&D). En 2012, l’investissement privé en machines et matériel représentait 4,9 % du PIB du Québec24, soit une baisse de 40 % par rapport à 1999.

Au cours des dernières années, on assiste aux États-Unis à un phénomène de « relocalisation », voire de protectionnisme. Les donneurs d’ordres se tournent de plus en plus, sous le couvert du « Buy America Act », vers le « Made in USA », ce qui pénalise grandement les manufacturiers de la province du Québec.