Québec : Trop de taxes pour être compétitif


Extrait de : Trop de taxes pour être compétitif, Les Affaires 

Summary of 2010 RatingLes entreprises québécoises sont les plus taxées en Amérique du Nord, ce qui nuit à leur compétitivité et, éventuellement, à leur productivité, estime le Centre sur la productivité et la prospérité (CPP) de HEC Montréal dans une étude publiée mercredi.

Dans l'un des nombreux volets de son Bilan 2012 sur la productivité et la prospérité au Québec, le CPP compare les fardeaux fiscaux imposés aux entreprises québécoises, canadiennes, nord-américaines ainsi que celles de certains pays européens en bonne situation économique.

ll en ressort d'abord que la compétitivité fiscale du Québec et du Canada se positionne avantageusement par rapport à celle de pays européens cités comme des modèles de croissance économique, comme la Norvège, la Suède, la Finlande et le Royaume-Uni.

Productivité et propérité au QuébecLe Québec impose aux entreprises une charge qui représente 5,1% de leur production brute, comparativement à des parts allant de 5,2% à 11,2% pour les quatre pays cités précédemment. Au Canada, la charge est de 4,1%. Parmi les pays ciblés, seul le Danemark fait mieux, avec 2,6%.

« Arrêter notre raisonnement à ce stade serait cependant trompeur, avertissent les auteurs de l'étude. Pour attirer les entreprises et les capitaux, le Québec se trouve davantage en concurrence avec les acteurs qui se trouvent à proximité de son marché local qu'avec les six pays européens analysés. »

Enfin, on commence à comprendre, cela fait des années que je leur dis cesser de comparer avec l’Europe, notre réelle compétition, ce sont les provinces et États de proximité.

 

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Et du peloton de tête, le Québec passe rapidement en queue de peloton lorsqu'il est comparé aux juridictions nord-américaines. Son taux de 5,1% n'arrive alors pas à rivaliser avec les 4,0% de l'Ontario, les 3,8% de la Colombie-Britannique ou les 2,9% des États-Unis.

Les charges fiscales québécoises s'accompagnent d'une aide aux entreprises aussi plus généreuses que la moyenne. En en tenant compte, la charge fiscale des entreprises québécoises passe de 5,1% à 3,6%, au net. C'est, encore une fois, la charge la plus élevée parmi les juridictions nord-américaines, même si l'écart se rétrécit. Poides de la fiscalité

De 26% plus élevé que l'Ontario qu'il était, le fardeau fiscal québécois ne l'est ainsi plus que de 2% ou 3%. L'écart avec les États-Unis passe de 100% à 33%.

Selon le directeur du CPP, Robert Gagné, la maigre performance économique du Québec au cours des dernières décennies démontre que le modèle fiscal employé ne fonctionne pas.

« On fait plus de mal à notre économie en surtaxant l'ensemble des entreprises qu'on fait du bien en en  "sursubventionnant" certaines, résume-t-il. Si c'était ça, la bonne recette, l'économie du Québec se porterait beaucoup mieux. »

D'après le chercheur, la situation pourrait être corrigée rapidement et de façon « neutre » en finançant une baisse globale de la charge fiscale des entreprises par une baisse équivalente de l'aide fiscale qui leur est accordée.

Par contre, rien n’est sûr d’avoir un résultat immédiat. Devant une économie dysfonctionnelle mondiale avec autant de création monétaire, les règles économiques standards ne sont plus viables.

« De façon générale, les entreprises vont toujours chercher à refiler leur facture fiscale. Bien souvent, cela se traduit par des salaires plus bas, qui à leur tour attirent des employés moins qualifiés et nuisent à la productivité. ».


Entre-temps nos politiciens font du bruit pour faire du bruit.

Le porte-parole du Parti québécois en matière d'emploi, Dave Turcotte, attribue la débâcle de l'emploi au Québec à l'incurie du gouvernement libéral.

Le député péquiste croit aussi que le climat d'austérité entretenu par le gouvernement Couillard nuit à la confiance des investisseurs avec les conséquences négatives qui en découlent.

«Le climat créé par le gouvernement avec l'austérité, les coupes, la fermeture des CLD (Centres locaux de développement) et autres, envoie le message aux entrepreneurs que les choses vont mal au Québec. Et qu'est-ce qui arrive lorsqu'on a peur? On n'investit pas», a-t-il analysé. (1)

À cause des libéraux de Couillard ?, bien voyons !

La débâcle est dû à 30 ans de dérapage grâce à nos politiciens avides de pouvoir.

Je le dis assez régulièrement, si le Québec serait un pays , on serait le cinquième pays le plus endetté au monde.

Donc, on a eu les 5 nièmes politiciens les plus incompétents au monde.