Vladimir Poutine : Les États-Unis sont en guerre contre le reste du monde

Quand la démocratie de Washington ne satisfait que les oligarques (1), (2), le monde entier va grogner et certainement pas en faveur de ceux-ci, très bon texte de Giulietto Chiesa.

J’ai ajouté à la fin d’autres extraits du blogue de Mish.

Peuple canadien et peuple Québécois on va tous être impliqué dans ce bordel.

La guerre monétaire se déroule sur tous les fronts

Le système monétaire international donne aux Etats-Unis la possibilité de créer autant de monnaie et de crédit qu’ils le veulent. C’est à dire de dépenser sans compter et de drainer à leur profit les richesses réelles mondiales. Ils accumulent les déficits, paient leurs factures internationales en monnaie de singes, en jetons, en billes inconvertibles dont les créanciers, ils le savent maintenant, ne verront jamais la contrevaleur. Ce système leur permet de financer le beurre et les drones. Pas besoin de se priver pour payer sa suprématie militaire, c’est le reste du monde qui est mis à contribution. C’est le tribut de la Pax americana. (3)

 

« Une économie délocalisée n’est pas une économie »

Les revenus des Américains n’ont pas augmenté, à l’exception du fameux 1% de la population (les plus riches), et l’unique croissance du crédit concerne les prêts aux étudiants, alors que tous ceux qui ne peuvent trouver un emploi se tournent à tort vers «L’éducation c’est la solution».

Dans une économie basée sur la consommation, l’absence de croissance des revenus et du crédit signifie aucune croissance économique. L’économie des Etats-Unis ne peut pas croître parce que les grandes entreprises, poussées par Wall Street, ont délocalisé l’économie. Les produits manufacturés américains sont fabriqués à l’étranger.

Regardez les étiquettes sur vos vêtements, vos chaussures, votre vaisselle et vos casseroles, vos ordinateurs, etc. ! Les emplois américains qualifiés, comme dans l’ingénierie informatique, ont été déplacés à l’étranger.

Tout cela s’est déroulé à la vue de tous, tandis que les comparses grassement payés du libéralisme déclaraient que les Américains étaient bénéficiaires de ce système, un système qui donne les emplois de la classe moyenne aux Chinois ou aux Indiens.

Les économistes adorent l’argent qu’ils reçoivent pour mentir. Ils ne veulent surtout pas parmi eux d’une personne qui dit la vérité. (4)


Extrait de : Vladimir Poutine ne perçoit plus les États-Unis comme des « partenaires », par Giulietto Chiesa, Voltairenet.org, 8 Novembre 2014

Vladimir PoutineLe discours de Vladimir Poutine à Sotchi marque un tournant dans les relations internationales. Le président russe a clairement fait comprendre que désormais, il ne perçoit plus les États-Unis comme des « partenaires ». Il ne s’agit pas d’une déclaration de guerre, mais d’un constat : les États-Unis sont en guerre contre le reste du monde. Giulietto Chiesa analyse les conséquences de ce pas en avant.

À Sotchi, en ce mois d’octobre 2014, Vladimir Poutine a remis à plat de façon drastique les rapports entre la Russie et Washington. Un discours bien pensé [1] ; en sous-estimer l’importance serait une grave erreur. Bien plus fort, et à certains moments, dramatiquement limpide par rapport à celui qu’il avait prononcé à Munich en 2007 [2]. Au cours de ces 14 années de pouvoir, le président russe n’était jamais allé aussi loin. Et on comprend mieux pourquoi en suivant son raisonnement.

Voyons de quelle remise à plat, ou « Reset », il s’agit. Jusqu’à hier, Poutine était resté « à l’intérieur » du schéma post-Guerre froide. Il y était resté à la fois parce qu’il n’avait pas vraiment le choix, et parce que selon toute probabilité, il croyait à ce schéma qu’il pensait être utile et réaliste. Mais l’idée de le dépasser restait bien présente dans son esprit, à plus ou moins long terme, en bâtissant avec les États-Unis une nouvelle architecture pour la sécurité internationale.

Parler de « couleuvres » à propos de tout ce que la Russie a dû avaler sans piper mot, pendant des années, depuis la chute du Mur est un doux euphémisme.

Il serait plus juste de parler de gifles reçues.

La Russie a été mise à l’écart de la plupart des décisions majeures au niveau international, reléguée au second plan, écartée sans aucun égard. C’était (aussi) un moyen de lui faire comprendre qu’elle comptait « pour du beurre » , et qu’on ne tenait pas à ce que cela change.

·         Exclue de la gestion des conflits en Afrique.

·         Ignorée dans le débat sur les questions financières.

·         Mise dans la file d’attente du Nouvel Ordre Mondial.

·         Durement blessée lors de la guerre en ex-Yougoslavie, jusqu’au bombardement de Belgrade et à l’indépendance du Kosovo.

·         Admise à la table des négociations seulement quand elle était indispensable, comme lors des discussions avec l’Iran et durant la crise syrienne.

Pire : avec les derniers présidents états-uniens, de Bill Clinton à Barack Obama en passant par George W. Bush, les États-Unis ont manœuvré à l’échelle planétaire en omettant royalement de reconnaître la zone d’influence de la Russie, en allant s’y promener sans aucune espèce d’égard diplomatique.

Ils se sont installés dans l’ensemble de l’Asie centrale ex-soviétique : de l’Azerbaïdjan à la Kirghizie. Pas toujours avec le même bonheur évidemment, mais l’essentiel était de faire passer le message : Washington signifiait ainsi à Moscou qu’il ne tenait aucun compte du poids de la Russie dans cette région du monde.

Sans parler de l’Otan, dont l’expansion vers l’est, après la fin du Pacte de Varsovie, s’est poursuivie sans relâche, en même temps que l’élargissement de l’Union européenne à toute l’Europe orientale, jusqu’à inclure certains territoires qui avaient fait partie de l’Union soviétique comme les trois républiques baltes.

Le tout, en violation des accords, verbaux et écrits, qui interdisaient à l’Otan d’installer des bases ou des armements dans les nouvelles républiques qui adhéraient les unes après les autres à l’Union européenne.

Une expansion accompagnée de déclarations toujours plus en décalage avec les faits, et selon lesquelles l’expansion de l’Otan n’était pas motivée par un encerclement progressif de la Russie.

Enfin, les opérations de ces dernières années, avec l’inclusion de la Géorgie de Mikheil Saakachvili dans les mécanismes de l’Otan, et la promesse d’une future entrée dans l’Otan, toutes voiles dehors, de la quatrième ex-république soviétique ; et avec les pressions et les promesses similaires faites à la Moldavie.

Souvenons-nous aussi de la « guerre de Géorgie », qui s’était conclue avec la lourde défaite de Tbilissi après le massacre de Tzkinvali et l’intervention des forces armées russes pour repousser les Géorgiens du territoire d’Ossétie du Sud. La reconnaissance par la Russie des deux républiques d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud (que Poutine n’avait pas officialisée avant août 2008) fut le premier signe montrant que le Kremlin avait décidé – même si ce n’était pas de sa propre initiative, mais contraint par les manœuvres adverses – de dire stop à Washington.

Tout ceci a été tout d’un coup mis au second plan par la périlleuse aventure du coup d’État à Kiev, qui a vu le renversement par la violence du président Viktor Ianoukovytch et l’établissement d’une nouvelle Ukraine ostensiblement belliqueuse et hostile vis-à-vis de Moscou.

Le tout non seulement avec le consensus, mais aussi le financement, la supervision, et le contrôle par les États-uniens des opérations sur le territoire ukrainien, au niveau politique d’abord, et militaire ensuite.

On ne peut pas comprendre pleinement la synthèse opérée par Poutine à Sotchi si l’on ne tient pas compte de l’ensemble de ces événements.

La conclusion qui s’impose est la suivante :

Le leadership états-unien ne prévoit aucune forme de multipolarité ni aucun respect des règles entre partenaires de mêmes niveaux. Il n’existe plus de règles communes. Il ne reste que le chaos, sans aucune direction générale.

Poutine en prend acte – sans le dire explicitement, mais en montrant qu’il a parfaitement compris que la véritable cible, c’était lui, sa propre personne. Que les sanctions économiques ne visaient pas à sanctionner la Russie, mais à pénaliser son propre entourage. Que dans les comportements et les déclarations des dirigeants occidentaux, on discernait aisément l’idée que Poutine ne représentait pas la Russie, et que donc, une fois qu’il aurait été éliminé, la Russie pourrait rentrer dans le rang.

Autrement dit : l’Occident n’entend pas négocier avec la Russie tant que Poutine reste à sa tête.

La riposte de Sotchi est claire et nette, et constitue un point de non-retour.

Elle s’appuie sur plusieurs piliers fondamentaux.

Premier Pilier :

Le premier est l’idée que l’unité de l’Occident est relativement précaire.

L’Europe est loin d’être compacte derrière l’Amérique. Elle reste une partenaire, même sous contraintes. Les chiffres portant sur les échanges économiques et commerciaux parlent d’eux-mêmes, tout comme l’histoire de l’après-guerre. C’est le premier pilier. Et cela pourrait être un pari qui ne se renouvellera pas. Mais c’est clairement une façon de laisser ouvert l’ensemble des scénarios possibles. Poutine montre qu’il sait parfaitement que la Russie qu’il a entre ses mains est associée de mille façons au système occidental. Même durant ses quatorze années de pouvoir, et pas seulement durant la période Eltsine, la Russie s’est liée pieds et poings au destin de l’Occident. Elle est par conséquent vulnérable et devra payer la facture, qui sera sans doute très salée. Poutine se retrouve ainsi le dos au mur, et devra prouver à ses concitoyens qu’il parvient à s’en dépêtrer.

Deuxième pilier

Le problème pourrait se dénouer du fait de la crise politique de cette Europe. L’effritement des partis politiques, pratiquement partout, montre que l’on peut trouver d’autres interlocuteurs, en dehors des « conservateurs » traditionnels liés aux partis de gauche sociaux-démocrates, tous désormais pro-atlantiques.

L’Europe populaire se déplace vers la droite, prenant une tendance anti-européenne, antiaméricaine et anti-globaliste, et converge vers l’autre pilier sur lequel Poutine s’appuie : celui du patriotisme, du conservatisme éthique, des valeurs traditionnelles de la famille, de l’éducation, du respect du passé. La « Famille européenne » pourrait bien s’en trouver modifiée dans les prochaines années.

Il a tout à fait raison, parce que le système ne marche pas, vous avez de plus en plus d’emplois précaires, moins de moins rémunérateurs, l’État et vous-même, vous êtres de plus en plus endettés et pour les jeunes on vous a donner un mur comme avenir, tandis que le 1 %,  lui cumule de la richesse.

Troisième pilier

Et il y a un troisième pilier, évident celui-là : l’Orient, la Chine, l’Iran, le reste du monde. C’est dans cette direction que se tournera l’aigle à deux têtes, si les tentatives vers l’Occident devaient mal tourner. Les sanctions —explique Poutine— n’arrêteront pas cette Russie, qui telle qu’il la décrit, apparaît comme soudainement réveillée, solidaire, et compacte comme elle ne l’était plus depuis des dizaines d’années.

C’est une sorte de prélude à un gouvernement de salut national, auquel pourraient bien participer les communistes de Guennadi Ziouganov, les libéraux démocrates de Vladimir Jirinovski, ainsi que les nationalistes de droite comme de gauche, ignorant superbement les distinctions qui ont cours en Europe et plus généralement en Occident, mais qui n’ont jamais eu de poids réel en Russie.

L’« Amérique » d’Obama, l’« Amérique » que Moscou perçoit comme en proie à une crise sans retour (car après Obama, on pourrait bien avoir le pire du pire, avec Hillary Clinton qui gagnerait les élections sur la base d’un programme républicain des plus forcenés), n’est plus un partenaire.

L’amérique de Obama n’est pas celle du peuple américain
mais des oligarches.

Nous avons vu beaucoup de violence et d'instabilité au cours des dernières années : le printemps arabe, l'intervention étrangère en Libye, les problèmes d'endettement incontrôlé et les émeutes aux États-Unis et en Europe, les menaces de récession mondiale.

C'est la même crise qui est l'effondrement de la mondialisation. Il ne fonctionne plus et il se manifeste par la montée des prix des matières premières. 47 millions d'américains vivent dans la pauvreté, ils ne passent pas la moitié de leurs revenus sur la nourriture, mais ils dépensent maintenant environ 35 pour cent.

Donc, nous avons créé une sorte d'élite oligarchique mondiale qui est super national – il ne doit aucune loyauté à tel ou tel pays.

Il a réduit la classe ouvrière aux Etats-Unis et dans les pays occidentaux à un niveau d'une existence de plus en plus minable. Il raconte aux travailleurs, qu'ils doivent être compétitifs sur le marché mondial, ce qui signifie qu'ils doivent être compétitifs avec le travailleurs du Bangladesh, de la Chine ou du Mexique.

Donc, c'est une reconfiguration de sociétés d'une économie mondiale où la classe moyenne de travail est plus en plus prise dans l'étau dans lequel il n'y a pas d'échappatoire. Le système de la mondialisation du capitalisme débridé de sociétés non réglementée ne fonctionne pas pour le citoyen ordinaire et que l'on voit allumer – contestation populaire.

Donc, c’est à eux que s’adresse Poutine.

L’ours russe —ainsi s’est exprimé Poutine— n’entend pas sortir de son territoire. Il n’a pas d’ambitions expansionnistes. Mais il n’est pas pour autant prêt à se faire déloger.

Poutine est arrivé à cette conclusion. C’est son plan pour résister. Il faudra maintenant voir s’il est en mesure de le mener à bien. Et avec cette « Amérique » qui joue à « ça passe ou ça casse », la partie s’annonce ardue. D’autant que les deux protagonistes se retrouvent le dos au mur.


La propagande de Washington règne sur les esprits des Américains mais ne produit que railleries et mépris partout ailleurs.Les mauvaises perspectives économiques ont conduit les deux plus grands lobbies d’entreprises des Etats-Unis – la Chambre de commerce des Etats-Unis et la National Association of Manufacturers (ou ce qu’il en reste) – à entrer en conflit avec la menace, par le régime d’Obama, de nouvelles sanctions contre la Russie.

Selon Bloomberg News, à partir de demain (26 juin), ces groupements d’entreprises publieront des publicités dans le New York Times, le Wall Street Journal et le Washington Post s’opposant à de nouvelles sanctions contre la Russie. Les associations d’entreprises américaines disent que ces sanctions nuiront à leurs profits et entraîneront de nouveaux licenciements.

Donc, les deux plus grandes associations d’entreprises des Etats-Unis, sources importantes de financement pour les campagnes électorales, ont finalement ajouté leurs voix à celles des entreprises allemandes, françaises et italiennes.


"Brink" of a New Cold War? Another Cold War Already Started? Is McCain Brain Dead?
Mike "Mish" Shedlock

Former Soviet Union leader Mikhail Gorbachev warned on Saturday that the Ukraine crisis had brought the world to the "Brink of a New Cold War".

“The world is on the brink of a new cold war. Some say it has already begun,” said [Mikhail Gorbachev] the 83-year-old former Kremlin chief in a sombre speech delivered in Berlin at an event to mark the 25th anniversary of the fall of the Berlin Wall this weekend.

Mr Gorbachev accused the west, led by the US, of “triumphalism” after the fall of the Berlin Wall ended Soviet dominance in eastern Europe.

Trust between Russia and the west had “collapsed” in the last few months, he said, highlighting the damage done by the Ukraine crisis. He called for new initiatives to restore trust, including a lifting of personal sanctions imposed by the US and the EU on top Russian officials in response to Moscow’s actions in Ukraine.

Mr Gorbachev clearly sees the west as the culprit in the crisis, having given his unequivocal backing to Mr Putin last week. He said, before arriving in Germany, that he was “absolutely convinced that Putin protects Russia’s interests better than anyone else”.

New Cold War Already Started

Count me in the group that says it's blatantly obvious a new cold war has already begun.

Inane sanctions by the US and Europe led by President Obama and fueled by warmongering hype from Senator John McCain and others provides sufficient evidence.

US Blowbacks and Russian Interests

The US once again is clueless when it comes to predicting global blowbacks to its inept foreign policy.

Gorbachev's statement he was “absolutely convinced that Putin protects Russia’s interests better than anyone else” is well beyond reproach.

The US is not interested one iota in other country's best interests.

Arguably, the US shouldn't be. 

The other side of the coin should be equally easy to see: Other countries have a need to protect their vested interests. And they will.

The US needs to understand that. It also needs to weigh the potential for blowbacks when it doesn't.

The blowbacks in Iraq, Ukraine, and Libya have been spectacular. Iran is on deck.

US Wakes Up Russian Bear


When the US meddled in the internal affairs of Ukraine, it woke up the Russian bear. 

Threats to make Ukraine a member of NATO in spite of promises otherwise, then fomenting the overthrow of the prior Ukrainian government led by Viktor Yanukovych was too much for Russia to take.

The US does not like the annexation of Crimea that followed or the resultant civil war that will break Ukraine in two, although we helped cause those outcomes. (For further discussion, see Ukraine Split in Two; Expect Major Rebel Advance
).

Even though the overthrow of Yanukovych was unconstitutional and the ensuing election a complete sham, the US accepted that vote. The US does not accept the vote in Crimea or the more recent rebel vote in Donetsk, labeling them "unconstitutional".

Why? The former suits US interests but the latter doesn't. That's all you need to know. 

Fool's Mission to Teach Russia a Lesson

In a fool's mission to "teach Russia a lesson", the US initiated sanctions on Russia, then persuaded fools in Europe to go along. The fact of the matter is sanctions don't work. 

Ironically, it was Russia who taught the US a lesson (except the US was too stupid to learn from it).

Sanctions Do Four Things (All Bad)


  1. Cause a collapse in trade harming both sides
  2. Cause retaliations, harming both sides
  3. Cause public sentiment for the leader of the sanctioned country to rise
  4. Increase the likelihood of war if economic pressures rise high enough


Is McCain Brain Dead?

McCain wants to send missiles to Eastern Europe and arms to Ukraine. And in spite of the complete foolishness of sanctions, he wants to increase them on Russia.

Besides wasting taxpayer money for the benefit of McCain's defense industry cronies, what good would any of that do? Would it increase or decrease the odds of war?

Is McCain simply too brain-dead to figure out sending missiles to Europe and weapons to Ukraine is a bad idea? Another possibility is that McCain simply does not care. A third possibility is McCain knows what he is doing and wants more wars regardless of cost.

I lean towards the idea that McCain is brain-dead, perhaps a result of captivity in Vietnam, but the question is certainly debatable.

Whatever your answer, Prepare for War: Obama Asks Congress for ISIS War Authorization; Republican Hawks Have War Plan Prepared
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More Blowbacks: Russia to Build 8 New Nuclear Reactors in Iran; Putin Signs Another Gas Deal with China, Mike "Mish" Shedlock

As the US (but not Germany) threatens more sanctions to "punish" Russia, I keep wondering who is punishing whom?

Is Chancellor Merkel finally beginning to see the economic and geopolitical stupidity of sanctions? 

I ask because the Wall Street Journal reports
Merkel: No New Economic Sanctions on Russia Planned.
 

Meanwhile, Obama and Putin briefly met on Tuesday at the Asia-Pacific Economic Cooperation summit in Beijing.

On that note, the Washington Examiner reports
Obama Talks Ukraine with Putin as White House Hints New Sanctions are Coming
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Rocks in Head Sure to Rattle

Russia has responded twice in two days in ways that will have the rocks in president Obama's and Senator John McCain's head rattling for sure.

Russia to Build 8 New Nuclear Reactors in Iran

The Financial Times reports
Russia-Iran Nuclear Reactor Deal Raises Eyebrows
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Russia has agreed to build eight new nuclear reactors in Iran in a deal raising eyebrows in Washington and Europe as fraught international talks to curb Tehran’s atomic ambitions near their deadline.

Meeting in Moscow on Tuesday, Iranian and Russian officials said they had negotiated terms for the construction by Russia’s state nuclear power company Rosatom of four new reactors at the Islamic republic’s existing Russian-built Bushehr facility, and four more at another site in the country.

Russian officials said their eight-plant nuclear deal – the broad terms of which were first laid down in a 1995 agreement – could boost efforts to make Iran’s nuclear activities more transparent and would benefit the Vienna discussions. 

“The entire construction project of the nuclear power units in Iran, including equipment and nuclear fuel supplies, will be under International Atomic Energy Agency safeguards and fully meet the nuclear non-proliferation regime the same way as during construction of the first power unit of Bushehr,” Rosatom said in a statement.

Make-or-Break Moment 

Iranian negotiators and counterparts from the P5+1 – the five permanent members of the UN Security Council and Germany – are set to meet next week in Vienna to begin the final bout of talks aimed at ending crippling international sanctions against the Islamic republic in exchange for permanent limits to its uranium enrichment activities.

Speaking in Berlin, German foreign minister Frank-Walter Steinmeier warned that the talks were at a “make-or-break moment,” and if no agreement was achievable by the November 24 deadline, it could be at least two years before they could meaningfully resume.

Oversight Not Wanted

More independent oversight by the International Atomic Energy Agency should be precisely what everyone wants.

Perhaps Merkel can pound some common sense into Obama's head, but don't count on that. Her judgement has not been all that brilliant lately, to say the least.    

Instead, I fully expect McCain will have a hyperventilation attack and Obama will go along with McCain.

This is really not about oversight but rather about total control. The US wants to dictate what every country can or cannot do. It's that simple.

Iran Sanctions Will Break Soon

Should the US scuttle the "make-or-break talks", look for Russia and China to work out more deals to buy Iranian oil.

South Africa, which only went along with sanctions under pressure from Obama, may also throw in the towel. Other countries will follow. One way or another, I expect the sanctions on Iran to break down soon.

Obama has two unpalatable choices at this point.

Option 1: Should the November 24 talks die without agreement, the Obama-inspired sanctions will end in total complete failure, obvious to the entire world.

Option 2: Obama agrees to lift the sanctions, with McCain and the war hawks howling bloody murder.

No Winning Play for Obama

Putin's Iran nuclear reactor deal was announced purposely at this time to make Obama look like a fool. And it worked.

There is no real winning play for Obama at this point. That's something one ought to consider when imposing inane sanctions.

Should sanity prevail and the US lift the sanctions, one needs to stop and ask the questions "What did we get, and was it worth the effort?"   

Perhaps the threat of option 1 will save the day, culminating in an Obama "we did it speech" that in reality will be much ado about nothing, and with McCain bellowing like a sick moose for weeks.

That is the very best Obama can get out of this mess now.

Putin Signs Another Gas Deal with China

The Financial Times takes the cake for the most ridiculous headline of the month with
Putin Snubs Europe with Siberian Gas Deal that Bolsters China Ties
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"Putin Snubs Europe?!" 

What the H should Europe expect when it bows to the inane wishes of Obama and imposes ridiculous sanctions on Russia. Also note that in response to Ukraine, the EU blocked Russia's pipeline proposals to bring more gas to Europe. 

What's Putin supposed to do? Kiss Obama's ass