Faible hausse du PIB parce que vous êtres cassées.

Deux articles qui sont liés.

On vient d’apprendre que vous êtres de plus en plus pauvres, rien de surprenant depuis des années on vous assomme de taxes additionnelles de tous bords pour tenter d’équilibrer les budgets.

Au lieu, bien sûr, de couper dans les dépenses.

Évidemment, il ne faut pas traumatiser les 850,000 emplois (sens large) du secteur public avec leurs gros syndicats en siphonnant littéralement le peu de richesse qui reste du peuple.

Comme vous êtres surendettés, et vous avez de moins en moins de marge de manœuvre pour dépenser et stimuler la véritable économie.

Notre PIB, surprise, a de la difficulté à progresser, cherche pourquoi ?

C’est exactement ce qui se produit quand on maintient des politiciens incompétents depuis des décennies en n’attaquant pas les vrais problèmes à la source.


Extrait de : Le pouvoir d'achat des Québécois a fléchi, JULIEN ARSENAULT, La Presse, 17 décembre 2014

Le pouvoir d'achat des Québécois a fléchi en 2013 - une première en 17 ans - principalement parce que les augmentations salariales n'ont pas suivi l'inflation, estime l'Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Dans un rapport publié mercredi, l'agence souligne que le revenu disponible par habitant - destiné à la consommation de biens et services - a grimpé de 0,9 pour cent l'an dernier, mais n'a pas suivi l'indice des prix à la consommation, qui a progressé de 1,2 pour cent au cours de la même période.

«Il s'est créé moins d'emplois à temps plein en 2013 et les revenus de placement ont aussi reculé, explique le spécialiste en aménagement du territoire et développement régional de l'ISQ, Stéphane Ladouceur. Les revenus d'emplois ont progressé, mais de façon anémique, autour d'un pour cent.»

De plus, le Québec se classe au 12e et avant-dernier rang - devant l'Île-du-Prince-Édouard - en ce qui a trait au revenu disponible, avec 26 774 $ par habitant. La moyenne canadienne se situe à 30 746 $ par habitant, ce qui représente une croissance de 1,3 pour cent par rapport à 2012. 

Selon l'ISQ, cette situation s'explique principalement par la progression plus rapide des impôts directs et des cotisations aux régimes d'assurance sociale par rapport aux revenus.

D'après le rapport, il faut remonter à l'année 2009 pour voir le Québec présenter une hausse réelle supérieure à la moyenne canadienne.

Les habitants des Territoires du Nord-Ouest (41 035 $) ont disposé du montant le plus élevé, suivi, de ceux du Yukon (41 030 $), de l'Alberta (40 303 $) ainsi que de la Saskatchewan (33 050 $).

«Les provinces riches en ressources naturelles occupent le haut du classement, observe M. Ladouceur. Ce sont ces provinces qui tirent la moyenne vers le haut. Pour une rare fois, même l'Ontario (30 401 $) a affiché un revenu disponible inférieur à la moyenne canadienne.»

L'expert de l'ISQ n'a toutefois pas voulu s'avancer sur l'effet que pourrait avoir la dégringolade du baril de pétrole sur le revenu disponible dans les provinces des Prairies, affirmant ne pas avoir de données sur les derniers trimestres de l'année 2014.

Au Québec, Montréal semble battre de l'aile puisqu'il s'agit de la seule région administrative parmi les 17 de la province à subir une baisse (-0,3 pour cent) du revenu disponible par habitant, qui se situe à 26 984 $.

«Il y a eu une baisse plus marquée du ralentissement de la croissance des salaires», souligne M. Ladouceur.

La Côte-Nord occupe le haut du classement à ce chapitre pour une quatrième année consécutive, avec un revenu disponible de 28 890 $, suivie par la Montérégie (28 115 $) et l'Abitibi-Témiscamingue (27 997 $).

L'ISQ note cependant un essoufflement de la croissance du revenu disponible sur la Côte-Nord (0,4 pour cent) ainsi qu'en Abitibi-Témiscamingue (0,8 pour cent), notamment en raison du ralentissement des investissements miniers constaté dans ces deux régions en 2013.

«Au cours des dernières années, ces deux régions affichaient une croissance de plus de quatre pour cent (...) et cette année c'est anémique», observe M. Ladouceur.

À l'échelle provinciale, selon l'ISQ, les investissements miniers ont été de 4,6 milliards $ en 2013, en baisse de près de 11 pour cent comparativement au record enregistré l'année précédente. La Côte-Nord a accaparé 45 pour cent de ce montant, alors que 18,2 pour cent des investissements ont été réalisés en Abitibi-Témiscamingue.

Finalement, la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et la Mauricie arrivent en queue de peloton, avec un revenu disponible par habitant, respectivement, de 23 136 $ et 23 474 $.

La faiblesse des salaires et un taux d'emploi plus bas dans ces deux régions que dans le reste de la province expliquent en grande partie cette situation.


Extrait de : Faible hausse du PIB du Québec, Le Devoir, 20 décembre 2014

Le PIB du Québec a enregistré une faible hausse au troisième trimestre. La croissance a été de loin inférieure à celle au Canada.

Le PIB québécois a progressé de 0,4 % au troisième trimestre, soit une hausse annualisée de 1,5 %. « En regard des trois mêmes trimestres de 2013, le PIB réel progresse de 1,5 % au Québec contre 2,4 % au Canada », a souligné l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

À la Financière Banque Nationale, les analystes ont retenu que ces données « ne sont pas particulièrement réjouissantes dans la mesure où les meilleures nouvelles étaient déjà connues, à savoir une solide performance commerce international de marchandises. Le commerce extérieur, qui comprend également le commerce interprovincial, explique à lui seul la croissance du trimestre », ont-ils noté. « Malgré cela, la demande intérieure a avancé à pas de tortue notamment en raison de la faiblesse des investissements des entreprises et de la consommation. » Pour eux, la croissance de l’économie du Québec devrait s’établir à 1,6 % en 2014.

L’ISQ confirme qu’au troisième trimestre, « la croissance provient essentiellement de l’amélioration du solde du commerce extérieur, alors que la demande intérieure finale avance à peine en dépit d’une hausse de l’investissement en capital fixe et que l’accroissement des stocks ralentit ».

En hausse de 0,7 %, les exportations progressent depuis le premier trimestre de 2014, avec une croissance plus substantielle de 3,3 % au deuxième trimestre. « Les exportations vers les autres provinces [+ 1 %] viennent les épauler. » S’ajoute un recul des importations au troisième trimestre après avoir augmenté de 3,1 % au deuxième.

Au final, « la croissance des exportations totales, conjuguée à la diminution des importations totales, fait que le déficit du commerce extérieur décroît de 1,4 milliard », souligne l’ISQ.


 

  1. gravatar

    # by ouvrir un compte bancaire en ligne - 18 février 2015 à 05 h 21

    On va bien finir par s'y habituer... malheureusement.