Revenu Canada agi avec sagesse

Revenu Québec se démarque par son agressivité parmi les centres de perception en Amérique du Nord. La mentalité qui prévaut est celle «d'aller chercher le plus d'argent possible», auprès de la population.

À Revenu Québec, la mentalité est plutôt de considérer chaque cas litigieux comme celui d'un fraudeur latent.

En ne respectant une société de droit, en saisissant avant même de se défendre, on attaque directement le droit de propriété étant la base fondamentale de la démocratie.

Puisque, ce cas est unique au Québec, car dans le reste du pays, les impôts sont gérés par Revenu Canada. Cette agressivité a des conséquences beaucoup plus graves qu’on le croit, si on ne respecte plus le droit de propriété.

Les entrepreneurs ne sont pas assurés, car subir une arnaque de revenu Québec avec une cotisation abusive ne motive pas les entrepreneurs à créer de la richesse au Québec, vos mieux se délocaliser et faire ces opérations à l’extérieur de la province.

Mais comme nos politiciens ne pensent qu’à court terme, peu importe les conséquences, essayons d’aller chercher par tous les moyens de l’argent pour maintenir un état obèse et peu imputable, s’il n’y a plus d’entreprises, pas grave, je ne serai tout probablement plus au pouvoir. Bien plus facile de taper tout ce qui bouge que de réduire les dépenses, car on ne veut pas traumatiser les groupes d’intérêts au risque de perdre leurs votes.

Juste en 2013-2014, agence revenue Québec a fait 323, 529 interventions fiscales. Et si on veut se défendre, la plupart du temps, il en coute plus cher que la capacité économique des individus ou les entreprises, en espérant qu’ils n’ont pas été saisis auparavant. Après on se demande pourquoi la moitié des faillites au Canada se situe au Québec, hum …

«Le nombre de vérificateurs est directement lié aux objectifs budgétaires du gouvernement. Des objectifs qui ne cessent de croître», a déploré l'avocate de la firme CD Legal.

En 2010-2011, Revenu Québec a récupéré près de 2,8 milliards $ à la suite des interventions de ses vérificateurs. La somme a grimpé à près de 3,5 milliards $ en 2012-2013 et l'Agence du revenu estime que la cible de 3,8 milliards $ sera atteinte pour 2013-2014.

Par contre, agence Revenu Canada est beaucoup plus sage, si on pousse trop l’agressivité fiscale, les dommages qui peuvent en résulter sont beaucoup plus dommageables que les recettes fiscales.

Demandez à un investisseur privé ou étranger d’investir dans un pays qui ne respecte pas le droit de propriété ou le principe d’une société de droit, il ne serait pas très chaud à vouloir investir.

À Revenu Canada, on a tendance à donner le bénéfice du doute au contribuable. Dans les cas ambigus, on évite d'envoyer un nouvel avis de cotisation, de crainte de se tromper.


OTTAWA - Après trois années d'efforts, l'Agence du revenu du Canada a fait chou blanc dans sa tentative de créer une nouvelle stratégie visant à lutter contre l'économie clandestine — et ce, malgré des demandes répétées des provinces à court d'argent.

Ces provinces, particulièrement l'Ontario et la Colombie-Britannique, exercent des pressions sur l'agence depuis la fin 2010 pour que celle-ci mette à jour sa stratégie pour soutirer des revenus à l'économie clandestine, évaluée à plus de 35 milliards $ par année. Le document actuel est vieux d'une décennie, et les changements survenus depuis — y compris l'avènement de technologies permettant de dissimuler les ventes — l'ont rendu de plus en plus désuet.

L'agence procède régulièrement à des vérifications dans les trois secteurs les plus actifs de l'économie au noir: la construction, le commerce de détail et les services alimentaires, y compris le personnel de service.

En 2011-2012, l'année la plus récente pour laquelle des données sont disponibles, l'agence a mené près de 11 000 vérifications du genre, découvrant plus de 300 millions $ en taxes impayées. Des documents internes datant d'octobre dernier révèlent qu'une stratégie mise à jour visant à cibler les bonnes entreprises et les bons travailleurs, avec suffisamment de ressources et une coordination complète n'est toujours pas à la portée des responsables.

«Nous avons rencontré plusieurs personnes importantes, qui possédaient toutes leur opinion et suggestions à propos de ce sur quoi la stratégie devrait porter, et il n'a pas été possible de dégager une telle stratégie», mentionne un rapport remis le 23 octobre à la haute direction de l'agence. Selon ce rapport, il y a trop d'avis divergents, entre les provinces et les responsables du Revenu, sur la définition de l'économie clandestine. Il met également en garde contre le risque de cibler les mauvais acteurs économiques.

«Le risque de non-respect des normes augmente si les interventions ciblent les mauvaises personnes, ou si les contribuables ont l'impression de ne pas être traités de façon équitable», dit-on dans le document.

«L'Agence du revenu du Canada dispose de ressources limitées, et des moyens de persuasion comme les vérifications coûtent cher. De fait, ces stratégies de persuasion devraient se concentrer sur les participants les plus importants de l'économie clandestine.»

Ce rapport fait écho aux constatations similaires indiquées par le vérificateur général à l'automne 2013. Michael Ferguson avait alors critiqué l'agence parce qu'elle s'appuyait sur un guide désuet par rapport aux pratiques bancaires modernes, particulièrement en ce qui concerne la dissimulation de fonds à l'étranger.

Un porte-parole de l'agence a confirmé qu'un document de 2004 continue d'encadrer les tentatives de récupération de taxes impayées, mais que celui-ci était «complété par de nouvelles mesures élaborées en réponse à des risques émergents».

Réf : Revenu Canada critiqué pour ses vieilles pratiques


 

Faillite : 10 à 15 ans d’efforts perdus.

La FCEI a raison sur les causes :

·         Peu importe le parti, se préoccupe plus de la création d’entreprises et d’entrepreneuriat que des entreprises existantes.

·         Le taux d’imposition des entreprises du Québec s’établit à 8%, plus du double de la moyenne canadienne.

·         Quant aux taxes sur la masse salariale, primes que les employeurs paient pour la CSST, le RRQ, le RQAP, et autres, elles sont 45% plus élevées que celles versées ailleurs au pays.

Mais les conséquences sont bien plus graves qu’ont le croit, pour créer une compagnie saine et rentable, environ 10 à 15 ans.

Donc, ça prend en moyenne 10 à 15 ans d’effort.

Donc, quand une compagnie :

1.      cesse ces opérations,

2.      fait faillite, ou

3.      se délocalisent.

10 à 15 ans d’efforts perdus.

C’est pour cette raison quand un pays perd de sa compétitivité, dû à une lourdeur fiscale trop agressive, des règlementations outrancières, syndicalisations excessives …

Même en rétablissant la compétitivité avec ces voisins immédiats, les nouvelles compagnies saines et prospères, vont apparaître que dans 10 à 15 ans, si on est capable de maintenir cet environnement compétitif pendant ces 15 ans.

Parlez-en aux Grecs, aux Espagnols, aux Portugais, qui essaient de se remettre à flots en se battant contre l’Allemagne (super –productif) ou les pays émergents (productifs et pas chers), il y très peu de compagnie qui passe le test.

Donc, nos chers politiciens qui ont rarement l’habitude d’attaquer les problèmes de fond vont maintenir cette situation, et le Québec va ainsi rester dans la spirale des déficits (moins de revenus + de dépenses), jusqu’au moment, que le marché financier va dire ça suffit les vacances.

C’est l’entreprise qui crée la richesse, non l’État.

Pour les jeunes, apprenez l’anglais,
votre survie et votre future famille en dépendent.


Extrait de : Québec : le paradis des faillites d’entreprises, Carl Renaud, le 3 avril 2014

Philippe Couillard s’est dit désolé, jeudi matin, que 50% des faillites d’entreprises enregistrées au Canada en 2013 soient survenues au Québec. Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) n’a pas tort.

Selon les données du Bureau du surintendant des faillites, 1 591 entreprises québécoises ont déposé leur bilan l’an dernier. Il s’agit de 49,9% du nombre de faillites observé à travers le Canada. L’Ontario est la deuxième province ayant enregistré le plus de faillites d’entreprises (30%) alors que l’Alberta est celle qui en a enregistré le moins (4,3%).

Ce que le chef libéral ne dit pas, c’est que le phénomène n’est pas nouveau. Au cours des dernières années, il y a toujours eu plus de faillites d’entreprises au Québec que dans les autres provinces.

En 2012, 45,9% des faillites d’entreprises canadiennes ont touché des compagnies du Québec par rapport à 43% en 2011, 37,3% en 2010 et à 34,9% en 2009, année de la dernière récession. Les données montrent toutefois que le phénomène s’est amplifié entre 2009 et 2013.

Au cours de la même période, le nombre de faillites d’entreprises survenues en Ontario a plutôt eu tendance à diminuer, passant de 39,5% du total des faillites en 2008 à 30% en 2013. L’Ontario occupe cependant le deuxième rang au palmarès des provinces qui enregistrent le plus de faillites d’entreprises.

«Le Québec est renommé pour être le paradis des PME. La durée de vie de ces entreprises est souvent moins longue que pour les grandes sociétés, qui sont plus nombreuses en Ontario», a commenté Jean-Michel Cousineau, professeur d’économie à l’Université de Montréal.

Des données de Statistique Canada, datant de 2008, indique d’ailleurs que l'écart le plus marqué concerne les PME de 50 à 99 employés. Seulement 52,6% de ces PME sont toujours actives après cinq ans dans la province par rapport à 62,5%, en Ontario.

Quel est le problème?

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) croit que les faillites sont plus élevées au Québec parce que les gouvernements, peu importe le parti, se préoccupent plus de la création d’entreprises et d’entrepreneuriat que des entreprises existantes.

«L’environnement d’affaires dans lequel les entreprises évoluent n’est pas propice à leur croissance et à leur survie», a dit Martine Hébert, vice-présidente de l’organisation au Québec. La FCEI estime que les conditions dans lesquelles les entreprises brassent leurs affaires doivent être modifiées pour renverser la tendance.

«Il y a visiblement un problème. La moitié des faillites d’entreprises surviennent au Québec alors que la province génère seulement 20% du PIB canadien», a précisé Mme Hébert. Selon la FCEI, les principaux obstacles au succès des compagnies québécoises sont le taux d’imposition des entreprises et le niveau des taxes sur la masse salariale.

Le taux d’imposition des entreprises du Québec s’établit à 8%, plus du double de la moyenne canadienne. Quant aux taxes sur la masse salariale, primes que les employeurs paient pour la CSST, le RRQ, le RQAP, et autres, elles sont 45% plus élevées que celles versées ailleurs au pays.


Québec, 5e place des pays les plus endettés

L’endettement public du QuébecLe Québec, on le sait, demeure la province canadienne la plus endettée, à environ 49 % de son PIB.

Mais lorsqu'on tient compte de sa part dans la dette fédérale et l'arriéré des municipalités, l'ardoise dépasse 307 milliards $ en 2012-2013, soit 85,8 % du PIB provincial.

Comparer la dette obligataire du Québec avec celle d'États américains est encore plus affligeant : à environ 47 % du PIB, cette dette est quatre fois plus élevée que celle de l'État de New York, par exemple.

L’endettement public du Québec - 1

L’endettement public du Québec - 2

Il y a d'abord la dette directe, que nous devons aux marchés financiers, et sur laquelle nous payons de l'intérêt. La dette directe se divise en deux, brute et nette. La dette nette s'obtient en soustrayant les actifs de l'État : valeur de ses bâtiments, devises en réserve, etc.

Si le Québec assumait une part de la dette fédérale égale à sa part dans la population canadienne, sa dette totale augmenterait de 81%. Le Québec indépendant se retrouverait avec un ratio de dette par rapport au PIB de près de 87%, ce qui lui confèrerait la 5e place des pays les plus endettés de l'OCDE, derrière le Japon, la Grèce, l'Italie et l'Islande. (1)

Ainsi, la dette directe nette du Québec est passée de 37,6 milliards $ en 1990-1991 à 175,5 milliards $ en 2012-2013.

L’endettement public du Québec - 3

Une autre mesure de la dette, indirecte, comptabilise les ententes et garanties d'État, les obligations des gouvernements futurs envers les particuliers (l'Éducation, la Santé, les prestations de retraite), etc.

Le total combiné des dettes directes et indirectes du Québec, incluant les paliers fédéral, provincial et municipal, dépassait 955 milliards $ en 2011-2012, ou plus de 276 % du PIB provincial. Comme si chaque citoyen devait plus de 119 000 $ !

Évidemment, Québec ne doit pas rembourser la dette indirecte demain matin. Filip Palda spécifie que le calcul de la dette indirecte est « un exercice spéculatif », pour cerner des tendances.

L’endettement public du Québec - 4

L'Institut Fraser a également comparé la dette obligataire (part de la dette publique représentée par des obligations) du Québec à celle 24 États américains.

L’endettement public du Québec - 5

Ce passif, au Québec, atteignait 160,8 milliards $ ou environ 47 % du PIB en 2011. Un ratio dette/PIB deux fois plus élevé que dans la plupart des États américains endettés. Notamment l'État de New York, qui déclarait une dette obligataire totale de 142,7 milliards $.

Cet État étant beaucoup plus prospère que le Québec, sa dette obligataire pèse moins lourd sur ses épaules : elle ne représentait que 12,3 % de son PIB en 2011.

« Nous sommes à la limite extrême de l'endettement en Amérique du Nord, ça ne peut pas continuer comme ça », avertit Filip Palda.

La Chine à la conquête de la Grèce

Évidemment, le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Puisque les Chinois n’achètent plus la dette américaine, aucune raison, puisqu’à peu près tout a été délocalisé.

De plus, les bonds américains se résument a de simple billet de Monopoly surtout quant tu en as imprimé pour 3.59 trillions.

Alors, les Chinois achètent du tangible, pourquoi ne pas acheter des joyaux de la couronne pendant des ventes de feu.

Allons-y gaiement, la Grèce c’est bon et ce n’est pas cher !


La Chine à la conquête de la Grèce

Le Point.fr - Publié le  - Modifié le 

Le Premier ministre chinois est à Athènes. Au programme : des contrats de plusieurs milliards d'euros et le rachat d'infrastructures.

Après une visite éclair à Londres, le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a posé ses valises pour trois jours en Grèce. Il n'est pas venu les mains vides... Avec dix-neuf accords de coopération et de contrats commerciaux d'un montant total de 3,4 milliards d'euros, c'est l'empire du Milieu qui compte bien s'implanter en Grèce.

Après le rachat de deux terminaux du port du Pirée par la compagnie chinoise Cosco en 2008, Pékin convoite des aéroports, des voies ferroviaires et d'autres infrastructures. Ils figurent tous sur la longue liste du Taiped, le fonds chargé de vendre les biens publics dans le cadre du large plan de privatisation exigé par les bailleurs de fonds de la Grèce. La Chine s'est déclarée particulièrement intéressée par l'aéroport international d'Athènes Elefthérios Venizelos, l'aéroport de Kasteli et le port de Timbaki en Crète. D'après le quotidien grec To Vima, Li Hatzoun, quatrième fortune de Chine, a rencontré récemment le Premier ministre grec, Antonis Samaras, et a souhaité racheter la compagnie publique d'électricité. Des contrats dans les domaines de la marine marchande, de l'énergie, de la construction, du commerce de vin ou d'huile d'olive ont parallèlement été signés.

Le Pirée, une acquisition contestée

Mais, c'est surtout l'avenir du Pirée qui semble préoccuper les Grecs. La compagnie chinoise Cosco, qui possède déjà deux terminaux commerciaux du port, veut se procurer un troisième terminal, mais se trouve face au veto de la Commission européenne. Pour éviter un monopole, la Commission préférerait en effet qu'un autre acheteur se déclare. 

La reprise des terminaux par les Chinois en 2008 avait suscité l'inquiétude des travailleurs grecs. Mais, comme le souligne Zou Xiaoli, l'ambassadeur de Chine en Grèce, interrogé dans le journalKathimerini, "après trois ans de dur travail, les terminaux pour conteneurs au Pirée ont quadruplé leur activité. C'est désormais le port qui se développe le plus rapidement au monde et il a participé à la croissance de l'économie grecque et a créé de l'emploi."

LIRE notre reportage "Le Pirée, port chinois sur la Méditerranée" 

L'achat par la compagnie chinoise Cosco d'un troisième terminal n'est, cependant, pas du goût de tout le monde. Avant l'arrivée à Athènes du Premier ministre Li Keqiang, les maires des communes autour du Pirée et les syndicats des dockers s'étaient rassemblés mercredi pour se prononcer unanimement contre la privatisation totale du port. Le maire du Pirée, Yannis Moralis, a demandé une concertation à ce sujet avec le gouvernement, mais sans succès !

Jouer des divergences européennes

Quels sont les intérêts qui poussent la Chine à investir dans un petit pays comme la Grèce ? "Pékin veut étendre son influence partout dans le monde et a compris qu'il était toujours plus facile de vendre des produits en étant proche du consommateur", explique Mary-Françoise Renard, responsable de l'Iddrec (Institut de recherche sur l'économie de la Chine) au Centre d'études et de recherches sur le développement international. Par ailleurs, la main-d'oeuvre chinoise commence à devenir de plus en plus chère, et la stratégie des entreprises chinoises est désormais de proposer des produits plus haut de gamme. "Pour y arriver, elles ont besoin d'acquérir certaines technologies et une solution est de se rapprocher des entreprises européennes", soutient la chercheuse.

 

Mais en aidant les pays de l'Europe en difficulté, la Chine espère aussi acquérir leur soutien politique, notamment pour s'opposer aux États-Unis qui réclament une réévaluation du yuan. Et compte bien s'appuyer sur les dissensions intracommunautaires. Le Premier ministre chinois n'a pas choisi par hasard de venir, lors de cette tournée européenne, au Royaume-Uni et en Grèce, deux pays qui, ces temps-ci, sont plutôt hostiles à l'Union. "Est-ce qu'on va laisser la Chine profiter des divisions européennes ? C'est réellement la question que devrait se poser l'Europe. S'il n'existe pas de règles communes en termes de fiscalité, de politique commerciale, la Chine va toujours essayer d'imposer ses conditions à chaque pays et les pays européens se concurrenceront entre eux pour attirer les investissements chinois", avertit Mary-Françoise Renard.


Référence : La Chine à la conquête de la Grèce

L’austérité en Grèce : tous les chiffres

Chères Grèce, tout va pour le mieux.

La BCE vous prête des milliards, oups quel malheur vous ne les voyez pas !

Car l’argent prêté sert à payer les bonds échus, pour s’assurer que les banques allemandes, françaises ou anglaises ne sautent pas.

Entre-temps, chers peuples vous n'êtres que du bétail, qui souffre, qui souffre, qui souffre …


L'AUSTÉRITÉ EN GRÈCE : TOUS LES CHIFFRES

L’évolution négative de tous les indicateurs économiques et sociaux renvoient à un pays qui vient de sortir d’une guerre destructrice ou d’un grand krach économique.

La sombre réalité des mémorandums et de l'austérité que vivent les Grecs dans tout le pays est décrite avec précision par les chiffres économiques et sociaux

Grèce Chaque jour

Austérité en Grèce

Référence : L'AUSTÉRITÉ EN GRÈCE : TOUS LES CHIFFRES

Fausse-monnaie et réserves fractionnaires: la descente en enfer

fausse monnaie  Crédit photo: Hergé

Depuis des millénaires les hommes ont choisi l’or comme monnaie pour ses caractéristiques uniques de rareté, divisibilité et de valeur. C’est au XVIIème siècle que fut introduit le billet de banque d’abord en Allemagne mais surtout en Angleterre coïncidant avec la création de la banque d’Angleterre en 1694. Le billet de banque était un titre de créance sur la banque d’émission remboursable à vue en métal précieux généralement en or mais aussi en argent. Les billets de banque étaient gagés sur l’encaisse métallique détenue par les banques d’émission qui devait par conséquent avoir une valeur égale à celle des billets en circulation.

Ces billets étaient l’équivalent de certificats de dépôts d’or et d’argent métal (warehouse receipts). Les banquiers et par la suite les banques centrales ont réalisé qu’il était possible de procéder – exactement comme des faux-monnayeurs – à des émissions d’une valeur très supérieure à celle de leur encaisse (en fait de faux certificats de dépôts car les obligations légales ne peuvent être honorées) et de transformer ainsi le billet en un habile et puissant instrument de crédit.

Jusque vers 1910 la plupart des banques centrales garantissaient la convertibilité en or de chaque billet en circulation, elle fut ensuite supprimée ce qui de facto démonétisa l’or et l’argent métal les faisant basculer d’un statut de monnaie à celui de simples commodités. Nous mentionnions dans un article ultérieur le rôle du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque des Règlements Internationaux (BRI) dans ce processus de démonétisation sournois qui a déclenché la guerre de l’or.

Ferdinand Lips, ancien banquier Suisse et expert en or avait tiré la sonnette d’alarme et expédié un exemplaire de son livre à chaque parlementaire "Gold Wars: The Battle Against Sound Money as Seen from a Swiss Perspective". Guerre toujours en cours opposant d’un coté le cartel bancaire mondial, l’élite politico-économique et financière – artisans du fiat currency¹ et des réserves fractionnaires – ces deux instruments constituants à eux deux le pouvoir suprême, et l’or métallique qui est dans l’inconscient collectif la seule vraie réserve de valeur, défendu par les libéraux authentiques qui luttent pour la réintroduction d’une monnaie saine et honnête dans l’intérêt public.

On se souvient des ventes d’or étrangement coordonnées et étalées dans le temps de plusieurs banques centrales dès 1990 dont la Banque d’Angleterre la Banque nationale de Belgique, la FED, la France et encore récemment ici et celles dela BNS avec les effets d’annonce qui n’ont pas d’autres objectifs que d’influencer son cours à la baisse (une hausse du prix de l’or dans la monnaie dont il est libellé indique une dépréciation de cette même monnaie). On notera également icil’opacité dans de la fixation du cours de l’or et dont nous savons pertinemment qu’il n’est pas à sa vraie valeur et que son potentiel haussier est très important au vu de la quantité d’argent dette qui circule au niveau mondial. Nous pensons que la prochaine crise qui sera beaucoup plus forte que celle de 2008 propulsera le cours du métal jaune à des sommets entre $3000 et $4000 l’once si ce n’est plus indiquant par là que les investisseurs institutionnels et les particuliers se tournent massivement vers l’or pour préserver leur capital. (la manipulation du cours étant intenable dans cette situation)

Mais revenons à la monnaie fiduciaire. Le billet de banque à cours forcé fut rapidement imposé comme seule monnaie légale constituant ainsi un monopole monétaire et la fin des Accords de Bretton Woods en 1971 ont définitivement enterré la couverture en or métal. Cette transformation s’est largement déroulée avec l’appui idéologique et les théories fallacieuses du pro-inflationiste John Maynard Keynes, le principal artisan du système monétaire international de l’après guerre qui était un virulent opposant à l’or. Son influence a été considérable à tel point qu’il a servit de justification au statisme et à l’interventionnisme des banques centrales par le biais de leurs "politiques monétaires"destructrices. Aujourd’hui les monnaies sont gagées sur du vent et deux sources d’émission de fausse monnaie sont identifiées: les banques centrales et les banques commerciales par les réserves fractionnaires. (notons que le système bancaire des réserves fractionnaires violent les droits de propriété)

Aujourd’hui la majorité des individus et encore plus inquiétant – les parlementaires – ignorent les fondamentaux de la monnaie. Cette thématique est pour ainsi dire inexistante dans le cursus académique. On trouve dans les bibliothèques universitaires une très grande quantité de livres sur les cycles économiques – une conséquence des politiques monétaires débridées – et si peu sur les principes d’une monnaie saine et honnête – prônés par les économistes dite de l’Ecole Autrichienne d’Economie tels Ludwig Von Mises, Murray Rothbard, Maurice Allais et bien d’autres.

L’émission de billets de banque en quantité illimitée et les réserves fractionnaires ont démultiplié l’inflation à tel point que le dollar américain a perdu 99% de sa valeur depuis 1913 (90% pour le franc suisse) et ce faisant a perverti la société au niveau politique, économique, financier, académique, social et culturel.

Fausse monnaie et réserves fractionnaires, le chaos inflationniste et ses conséquences

Nous entendons par "inflation" l’expansion de la masse monétaire en circulation qui dans son usage habituel signifie une augmentation généralisée des prix.

  • l’inflation est basée sur une économie de la dette (les états ont l’obligation de se financer auprès des banques commerciales et des marchés financiers)
  • En plus des impôts directs et indirects l’inflation est une confiscation anonyme et cachée du revenu de celui ou celle qui l’a durement gagné par le fruit de son travail
  • l’inflation est un impôt non consenti qui permet ce que le contribuable n’accepterait jamais de payer via un prélèvement idoine : les guerres, interventions militaires et conflits armés
  • l’inflation opère une redistribution de la richesse, elle confisque arbitrairement et finance des prestations qui gonflent les déficits publics
  • l’inflation agit comme un transfert de richesses des faibles revenus (ceux qui vivent de leur travail) vers les plus riches (ceux qui vivent de leur capital). Les banques sont les premières bénéficiaires des liquidités inflationnistes et illimitées qui leurs sont mises à disposition par les banques centrales. La perte de pouvoir d’achat induite dans l’économie réelle sur les faibles revenus est décalée dans le temps. (effet Cantillon)
  • l’inflation favorise les grosses structures, les multinationales et la concentration verticale (elles ont facilement accès au crédit, ont des réserves de cash importantes, elles rachètent les concurrents plus faibles et payent peu d’impôts en recrutant du personnel spécialisé dans l’optimisation fiscale)
  • l’inflation favorise les fusions-acquisitions (très grandes quantités de liquidités inflationnistes en circulation qui permettent la spéculation, un gonflement artificiel des cours en Bourse qui ne correspond pas à l’économie réelle, les produits dérivés, hedge funds) Les victimes de la bulle cyclique se font alors racheter à vil prix.
  • l’inflation supprime progressivement la concurrence et les petites entités (fusions-acquisitions, taxes sur les entreprises que seules les grosses structures peuvent supporter)
  • l’inflation décourage l’épargne et empêche la constitution d’un capital (taux d’intérêts quasi nuls)
  • l’inflation encourage l’achat à crédit et l’esclavagisme économique (course à la croissance sans fin, perte des valeurs, mentalité de la possession immédiate)
  • l’inflation gaspille les richesses et favorise des investissements non rentables (des taux d’intérêts très bas encourage des investissements qui ne seraient pas rentables avec des taux plus élevés) L’inflation favorise les faillites d’entreprises.
  • l’inflation favorise le globalisme et le rachat de sociétés indigènes par des sociétés étrangères (dévaluation compétitives, croissance domestique faible oblige à l’internationalisation)
  • l’inflation hypothèque les revenus des retraités (pouvoir d’achat réduit, caisses de pensions qui investissent dans les produits dérivés)
  • Malgré les progrès technologiques et l’élévation du niveau de vie l’inflation empêche la réduction du temps de travail hebdomadaire et oblige de travailler plus pour maintenir la cellule familiale (coïncidé avec l’entrée des femmes sur le marché du travail, un salaire ne suffit plus)
  • l’inflation favorise la démagogie politique (les politiciens peuvent se faire réélire en promettant des dépenses étatiques financées par la dette)
  • l’inflation fait progresser l’économie souterraine (forte taxation, TVA élevée, bureaucratie, baisse du pouvoir d’achat)
  • l’inflation favorise les impôts et les prélèvements (stagnation économique, faibles entrées fiscales, remboursement des intérêts de la dette)
  • l’inflation favorise la répression fiscale et un état intrusif (développement du statisme, d’institutions supranationales sans légitimité, pression de la dette)
  • l’inflation favorise la centralisation du pouvoir: les crises, récessions, dépressions "justifient" toujours plus d’interventionnisme, de planisme. (le responsable du problème se pose en redresseur de tors)
  • l’inflation décourage l’entrepreneuriat et la création d’emplois (développement du planisme, de la bureaucratie, d’un code du travail et de réglementations contraignants)
  • l’inflation rend difficile la possibilité de faire fortune (ascenseur social) Les riches sont de plus en plus riches, les survivants (prolétaires et classe moyenne) de plus en plus pauvres.
  • l’inflation favorise le développement de produits de moindre qualité (réduction des coûts fixes pour maintenir les marges)
  • l’inflation décourage l’innovation (instabilité, incertitude, baisse des profits)
  • L’inflation est le carburant du collectivisme et érode progressivement les libertés individuelles

¹ Fiat currency : monnaie sans aucune valeur intrinsèque ni couverture métallique or ou argent (fonctionne uniquement sur la confiance de ceux qui l’acceptent et l’utilisent.

Référence: Fausse-monnaie et réserves fractionnaires: la descente en enfer