Les employés d’États sont sous payés ?…, 25 à 42 % de trop

Les syndicats pour leur part ambitionnent de combler un écart salarial qu'ils estiment à 8,3 % comparativement à l'ensemble des salariés québécois (excluant les employés d'entreprises privées de moins de 200 employés).

«On n'est pas déconnectés de la réalité. Le 4,5 % (par année) c'est notre protection du pouvoir d'achat qui s'est effrité depuis les 20 dernières années. On n'est pas gênés du tout de faire ces demandes-là (...) On a besoin d'un rattrapage dans le secteur public». (1)


L’art de faire des statistiques bidons

Avez-vous une idée? quand ils vous disent, quant leur statistique est basé sur les d’entreprises ayant plus de 200 employés.

Combien d’entreprises qu’ils viennent d’éliminer dans leurs calculs ?

Pas compliqué ! 

99.5 %
Des entreprises du Québec ne sont pas comptabilisées
. (2)

Entreprises avec employés, selon la taille de l'entreprise

Donc, une secrétaire du secteur privé d’une petite PME vous être juste un résidu de société qui ne vaut pas la peine d’être comptabilisé, par contre, on s’accapare drôlement de votre richesse (la vrai) pour supporter la dépense de leurs supposément manque à gagner.

Pas fort, comme raisonnement, mais à quoi s’attendre de l’institut des statistiques du Québec par des fonctionnaires.

Évidemment, nos médias crétins ont oublié de mentionner ce fait.


Les conséquences :

Pour les autres entreprises (99.5%) qu’on refuse de comptabiliser, les conséquences.

Un carnet que j’avais publié, mais toujours d’actualité.

Cela est un sérieux problème, en donnant des conditions supérieures à la fonction publique.

 On tue la richesse

En voici, des exemples flagrants :

1)     Avec de tels écarts salariaux à l'avantage de la fonction publique du Québec, il devient difficile de trouver de la main-d'oeuvre pour combler certains métiers dans les PME de la province.

2)     «C'est certain que personne ne veut sortir du gouvernement pour entrer dans une entreprise privée. C'est sécurisant d'avoir la sécurité d'emploi, le salaire plus élevé et les avantages sociaux», affirme M. André Desaulniers, directeur général et chasseur de têtes pour la firme Talent.

3)      À l'exception des grandes industries comme les papetières, des alumineries et autres, il n'a jamais pu offrir aux chercheurs d'emploi des conditions salariales qui rivalisent avec celles de la fonction publique.

4)      «On remarque que les employeurs privés ne peuvent pas offrir autant qu'au gouvernement. Les salaires des PME sont toujours 20 ou même 30 % moins chers que dans le public», ajoute-t-il.

Personnel difficile à dénicher

1)     «De plus en plus, on se fait voler des gens qui s'en vont au gouvernement», commente, pour sa part, Marcel Bérubé, président du groupe Perspectives, une autre firme de recrutement de personnel.

2)     Ce dernier précise que le phénomène concerne surtout les postes de soutien, les techniciens, les métiers spécialisés et le secteur des ressources humaines.

3)     C'est certain qu'avec une si grande différence de salaires, le gouvernement va continuer d'attirer de plus en plus de monde", considère-t-il.

4)     Les salaires plus élevés versés au gouvernement du Québec pénalisent les PME de la province qui parlent d'une distorsion et d'une surtaxe payée par l'ensemble des contribuables.

5)      «Les fonctionnaires provinciaux bénéficient déjà d'un avantage sur les salariés du secteur privé. Il faut arrêter de taxer les PME et les contribuables et cesser cette distorsion», lance M. Richard Fahey, vice-président au développement stratégique de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.

Il ne faut pas oublier que c’est le privé qui crée de la richesse,
la fonction publique ne fait que consommer la richesse.

Si le privé perd de bons candidats à cause des avantages accordés par la fonction publique à même nos taxes, on détruit le potentiel humain créateur de richesse. (3)


La réalité

Alors, quand on tient compte de la réalité, c’est-à-dire : 100 % des entreprises.

A Closer Look At Private-Public - Sector Wage Gaps

Savings if government employees were compensated at private sector norms

Queenie Wong, Senior Research Analyst

Taking into account wages and benefits, federal, provincial, and municipal  government employees are compensated between 25 to 42 per cent above  the private sector.

With Canada Pension Plan (CPP/QPP) hikes looming,  governments should instead look to other alternatives, such as reducing the  cost of the public sector, to help Canadians keep more of their money and  plan for retirement.

If government employees were compensated at private  sector norms, Canadians could save $27 billion annually.

This would mean  savings of $1,555 for every worker or $3,110 for a typical family where both  parents are working. (4)

Donc, nos chers pauvres fonctionnaires gagnent 25 à 42 % supérieure au privé et ils se plaignent…

Savings for Canadian Workers


Ma contre proposition :

Je suis prêt à vous accorder des salaires équivalents au .5 % des entreprises du Québec, par contre votre salaire sera individualisé et en fonction de votre rendement comme en Suède. (5)

Rémunération individualisée et liée au rendement

Ainsi, plus de 90 % des employés du secteur public en Suède ont maintenant des rémunérations différenciées qui varient en fonction

·         Du rendement du travailleur.

·         Du niveau de responsabilité qui correspond aux tâches à accomplir.

·         Du salaire dans le secteur privé pour un travail équivalent.

Évaluation

L’évaluation du rendement de chaque employé du secteur public en Suède se fait sur une base individuelle au moins une fois par année selon des objectifs précis à atteindre.

Autant les employés efficaces peuvent être promus, autant les employés qui ne remplissent pas leur mandat de travail peuvent être rétrogradés, voire même congédiés.

Les emplois à vie n’existent plus pour les employés du secteur public, lesquels sont maintenant régis par des règles pratiquement identiques à celles du secteur privé.


Votre retraite dorée :

Votre retraite dorée, terminé !, il sera à cotisation déterminée.

Saviez-vous, chers fonctionnaires malheureux, plus de 50 % des gens du privé au Québec qui sont à la retraite reçoivent le supplément revenus garanties.

Donc, des gens qui ont créé de la richesse toutes leurs vies pour payer les dépenses de leurs fonctionnaires et ce sont eux qui se retrouvent au seuil de pauvreté ?

Drôlement équitable notre système ?


Des régimes de retraite à deux vitesses

Un nouveau rapport de la FCEI intitulé Des régimes de retraite à deux vitesses au Canada illustre bien, à l'aide de Marie et Jeanne, deux travailleuses fictives, l’écart saisissant qui sépare les régimes de retraite des secteurs public et privé.

clip_image003Le rapport analyse les scénarios de ces deux employées qui ont commencé à travailler au même âge avec des salaires identiques tout au long de leur carrière.

Lorsqu’elles prendront leur retraite en 2029 à 65 ans :

1.      Jeanne (secteur privé) touchera environ 605 000 $ en prestations de retraite sur 20 ans.

2.      Marie (secteur public), quant à elle, pourra compter sur des prestations de retraite garanties totalisant 1,38 million pour la même période.

Le rapport s’intéresse aux raisons qui expliquent l’écart estimatif de 776 000 $ entre les deux régimes, notamment les généreuses cotisations de l’employeur du secteur public (soit les contribuables) de Marie et la formule de régime à prestations déterminées et garanties. Pour toucher sa pension mirobolante,

·         Marie (secteur public), n’aura eu qu’à verser 7 % de son salaire.

·         Jeanne (secteur privé), c’est plutôt 21 % de son salaire que Jeanne aurait dû cotiser pour obtenir des prestations équivalentes. 

Écart entre les régimes de pension :

·         80 % des Canadiens travaillent dans le secteur privé et les deux-tiers d’entre eux ne bénéficient pas de régimes de retraite agréés offerts par l’employeur.

·         20 % des Canadiens travaillent dans le secteur public et 87 % d’entre eux disposent d’un régime de retraite offert par l’employeur. La plupart de ces régimes versent des prestations garanties peu importe leur rendement.

·         Les salaires dans la fonction publique fédérale sont jusqu’à 17 % plus élevés que ceux versés dans le secteur privé pour des emplois équivalents. L’écart atteint 41 % lorsqu’on tient compte des régimes de retraite et des autres avantages sociaux.

·         En moyenne, les fonctionnaires partent à la retraite à 61 ans. Les travailleurs du secteur privé le font plutôt à 63 ans et les travailleurs autonomes à 66 ans.

·         Pour toucher un revenu de remplacement de 70 %, un fonctionnaire fédéral doit cotiser environ 7 % de son salaire, alors que son homologue du secteur privé doit verser jusqu’à 21 % de son salaire en cotisations.(6)


Conclusion :

Quant vous voyez un pauvre fonctionnaire se plaindre sur ces conditions de travails veuillez lui référer mon carnet, de plus, les journalistes arrêter de faire de la simple copie coller de la propagande syndicale.


 

Les obligations souveraines devient plus volatile, en un mot : plus dangereux.

Extrait de : Les obligations souveraines, dernier rempart avant l'effondrement ?, Philippe Herlin , Goldbroker, 23 oct. 2014

La semaine dernière a été mouvementée sur les marchés boursiers, avec de forts reculs à Londres, Francfort, Paris et New York. Un mini-krach, mais rien de sérieux ; un simple avertissement qui traduit une crainte diffuse des investisseurs : et si le temps des désillusions était venu ? En Europe et au Japon, les indices des marchés actions sont en-dessous de leur niveau du 1er janvier 2014, et à peine au-dessus aux États-Unis.

Le problème de fond est que la liquidité mondiale ne cesse d'augmenter à un rythme bien plus élevé que la croissance économique réelle.

Même si la Fed arrête son plan de Quantitative easing, la Banque du Japon accélère le sien et la Banque centrale européenne relance son propre plan, notamment en voulant racheter des actifs bancaires. Et puis toutes ces banques centrales maintiennent les taux à zéro, ce qui facilite l'expansion monétaire.

Ø  Résultat, toute cette monnaie excédentaire, qui ne trouve pas à s'employer dans l'économie réelle (le crédit aux entreprises ne repart pas), se retrouve sur les marchés et fait monter le prix des actifs. D'où les performances des bourses depuis 2009 (mars 2009 exactement, date du premier QE de la Fed).

1.      Mais à un certain niveau de valorisation, les prix des actifs risqués (actions, obligations d’entreprises) ne progressent plus, parce que les investisseurs se rendent compte que, manifestement, les primes de risque ne couvrent plus le risque.

2.      Et cette crainte est d'autant plus renforcée que les espoirs d'une véritable reprise économique s'envolent (le FMI a rabaissé ses prévisions, une série de mauvais chiffres ont récemment été publiés aux États-Unis et en Allemagne).

Comment réagissent les investisseurs ? Ils se reportent vers le dernier actif considéré comme sûr et se dirigent alors vers les dettes souveraines sans risque, c'est à dire celles des États-Unis et de l'Allemagne, principalement.

Parce qu'on assiste dans le même temps à une plus grande différenciation des dettes publiques :

Ø  la Grèce est abandonnée et voit ses taux dangereusement remonter,

Ø  l'Espagne et l'Italie sont délaissées et ne profitent pas de cet afflux,

Ø  la France en profite un peu, mais pas autant que l'Allemagne, avec qui les écarts de taux s'accroissent.

Le compartiment obligataire devient plus différencié,
plus volatile, en un mot : plus dangereux.

Mais les dettes considérées comme sûres en profitent et, comme on l’a constaté, leurs taux ont baissé au moment de la tourmente boursière de la semaine passée.

La dette publique américaine représente certes un volume gigantesque, cependant sa capacité d'absorption n'est pas infinie. Sa crédibilité non plus. Même si la Fed est derrière et peut imprimer ce qu'elle veut pour satisfaire les échéances, à un moment donné la défiance apparaîtra. Ce moment n'est pas encore venu, mais nous sommes ici clairement sur le dernier rempart qui fait encore tenir les systèmes monétaire et financier debout. Que celui-ci vienne à céder et la panique sera généralisée.

Si, il existe encore un rempart, mais les autorités monétaires n’y croient pas, ni les grands investisseurs ou les banques. Il s’agit de l’or, bien sûr. Celui-ci n’a jamais cédé au cours de l’Histoire, mais attention : il n’y en aura pas pour tout le monde !


 

Economics Led to Inequality and Recession

Ce n’est pas la première fois qu’on accuse les économistes d’en savoir moins qu’ils ne le prétendent et de guider ainsi les gouvernements vers de mauvaises voies. L’incapacité des économistes à prédire la dernière grande crise mondiale est un récent exemple souvent cité.

 « Quand admettra-t-on que l’économie n’est pas une science exacte ?

Qu’on y jongle avec beaucoup trop de variables
pour tenir ses conclusions pour des certitudes.

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Le livre d’économie le plus court qui ait jamais été écrit

 

CONFLITS D’INTÉRÊTS ET CONNIVENCES MÉDIATIQUES

Editoriaux, matinales radiophoniques, plateaux de télévision : en pleine campagne présidentielle, une poignée d’économistes quadrillent l’espace médiatique et bornent celui des possibles. Présentés comme universitaires, ils incarneraient la rigueur technique au cœur de la mêlée idéologique. Mais leurs diagnostics seraient-ils aussi crédibles si ces « experts » rendaient publiques leurs autres activités ?

On appelle cela l’« effet Dracula » : à l’instar du célèbre vampire des Carpates, les arrangements illégitimes ne résisteraient pas à leur exposition au grand jour.

La controverse concerne la collusion entre économistes et institutions financières. Nombre d’universitaires invités par les médias pour éclairer le débat public, mais aussi de chercheurs appointés comme conseillers par les gouvernements, sont en effet rétribués par des banques ou de grandes entreprises. Un expert peut-il, « en toute indépendance », prôner la dérégulation financière quand il occupe simultanément un poste d’administrateur d’un fonds d’investissement ?

Donc, quand vous écoutez l’opinion d’un économiste, prenez-le, toujours comme un GROS GRAIN DE SEL, essayer de vérifier qui est son employeur ou quel client qui pourrait bien desservir.


Extrait de: How Laissez-Faire Economics Led to Inequality and Recession, Jeff Madrick , The World Post, 10/14/2014

Author, 'Seven Bad Ideas: How Mainstream Economists Have Damaged America and the World'

Seven Bad IdeasRemember in 2009 when everyone was dodging blame for the financial crisis? Depending on who you asked, it was the bankers, the federal regulators, Fannie Mae, fraudster mortgage companies, the ratings agencies and the sub-prime borrowers themselves. The favorite claim of excuse makers was that no single group was to blame -- it was a cluster-f*** as one journalist friend put it.

If everyone did it, no one could be held accountable. But it wasn't true.

Bankers and regulators were the major creators of the crisis, for their neglect and single-minded self-aggrandizement that often involved bending the rules.

But let me single out one group that avoided blame and deserved plenty of it: mainstream economists.

The deeply held ideas of the nation's most elite economists from the Right and the Left were direct causes of the crisis, justifying perverse behavior on Wall Street and in Washington, and careless and ignorant behavior at the Federal Open Market Committee of the nation's central bank, the Federal Reserve.

These ideas did a lot of harm along the way -- in particular, they were responsible for slower than necessary economic growth that resulted in higher unemployment and inequality.

But first, consider this one enormous area of theoretical neglect, and you get an idea of the inadequacies of the prevailing body of economic ideas. The Federal Reserve just named a new committee headed by vice chairman Stanly Fischer to research how unstable financial markets may affect the real economy of jobs, production, business investment and profits. If you read the 2008 minutes of the Federal Open Market Committee (released earlier this year), which meets roughly every six weeks to set interest rate and other policies, you'll see that the policymakers and their staffs had little idea how to account for financial risk. Finance simply wasn't in their economic models.

In short, the policymakers had no firm concept that the roiled financial markets, which had been in turmoil since 2007, could undo the nation's Gross Domestic Product.

·         The Fed economists, as able a bunch as there are, did once try to put a guestimate to the effect of the troubled mortgage markets, and they were way off the market.

·         The FOMC didn't anticipate a serious recession until the December meetings, after the economy fully crashed and credit dried up two months earlier –

·         And even then they underestimated by a long shot how far the nation's total income would fall. At that point, they thought the unemployment rate would go to, at worst, about eight percent, but it rose to 10 percent.

I think the casual reader may find this hard to believe -- not that economists missed the forecast (they generally have an abysmal record at predicting recessions) but that they didn't even really take financial excesses into account in their models.

This was not just the oversight or prejudice of stuffy FOMC members. It directly reflected the ideas of mainstream macroeconomists at elite universities -- the economists typically quoted in the media -- from the so-called fresh-water conservatives at schools like the University of Chicago to the salt-water semi-liberals of Yale, Princeton and MIT. (I leave out Harvard, which on balance now has a politically conservative economics department, including Gregory Mankiw, Alberto Alesina, Robert Barro and Martin Feldstein, for example.) As the highly regarded Olivier Blanchard, a left-of-center MIT economist who is now chief economist at the International Monetary Fund, admitted after the collapse, there had simply been no place for financial regulation in macroeconomics up to that point.

This is dismaying but it is important to understand that a fundamental mainstream idea was behind it. Generally, the reaction of the economic mainstream to the inflationary turmoil of the 1970s was to retreat to an ideological interpretation of their fundamental ideas -- a doctrinaire reinforcement of laissez-faire economics. As Americans turned away from government, so did the economics profession. In regard to the financial markets, it boiled down to this.

Free markets without government interference work too well to become dangerously unstable; therefore, no need to account for how a credit crisis might affect the real economy. It would correct itself too quickly to do damage.

Since the 1980s, this had been a central economic idea, one of several major ones that did great damage. Financial markets were "rational." If a stock price or mortgage security was overvalued, a smart professional would sell it. Milton Friedman said as much in the early 1950s about letting currencies trade in free financial markets. Speculation would usually lead to stability, not instability.

As with many fundamental ideas, they were often useful initially. Eugene Fama and several other economists at the normally conservative University of Chicago and the usually liberal MIT made persuasive cases that individuals could not "beat the market," which was composed of countless smart investors incorporating information accurately when assessing how much a stock was worth. That is, even if they invested in a professionally run mutual fund, odds were high simply buying an index fund that mimicked the Standard & Poor's 500 would do better. Fama won a Nobel Prize for his early work.

But the economics profession became more extreme in their support of the power of free markets, and what had been known as the efficient markets theory went off the rails.

Economists like Fama began to claim there were no speculative bubbles. Regulations to limit them, like credit restraints, would only interfere with the efficient workings of the markets. Others like Michael Jensen, a Harvard Business School disciple of Fama's, argued as did Fama that stock prices rationally reflected the future value of a company. To get CEOs to manage companies better, just give them stock options. They will get rich as the company's stock price rose due to their abilities.

It turned out, however, that stock prices weren't all that rational at all. They were subject to fashions, as Robert Shiller, the Nobelist from Yale showed. It also turned out that, as Lucian Bebchuck at Harvard Law School has shown, there is little relationship between CEO compensation and a company's performance.

Some purely bad ideas were resurrected, such as Say's Law. It argued in part that any savings in a nation would be productively invested. But what we know is that just isn't true if there is no buying power for goods and services. Austerity economics was one damaging result, not merely at the University of Chicago but among researchers at, for example, Harvard, led by Alberto Alesina, and to a large extent Kenneth Rogoff, and some economists at the Brookings Institution. But deficits became the bogeyman.

The wide-ranging turn to laissez-faire doctrine reached across the economy, but here is how it contributed directly to poor and unequal incomes.

After the inflationary 1970s, the nearly sole objective of government policy should be to keep inflation low. Again, there was a fundamental idea here. Inflation upset the rational workings of free markets by introducing uncertainty. With low inflation, economies would be efficient and prosperous.

But inflation targeting, led by the Federal Reserve,

1.      resulted in higher unemployment rates than necessary and

2.      slower growth in wages for most workers.

There was a deliberate effort to keep wages from rising rapidly to avoid a squeeze on profit margins that would force business to raise wages. The unemployment rate was higher than what government economists thought a natural rate should be most of the time since the 1970s.

Invisible hand

The founding idea of modern economics is Adam Smith's invisible hand, and this great idea, badly over-simplified, was the foundation of many bad ideas of the last generation.

1.      The invisible hand tells us how an economy free of government regulations may work, not how it does work.

2.      Competitors will push prices down to maximize consumer buying, pure and simple.

3.      Government need not regulate these competitors.

4.      Increasingly, the profession took a dogmatic view. Financial deregulation, a low minimum wage, reduce government invest -- these were all results of a purist interpretation of the invisible hand.

The great nineteenth century economist, John Stuart Mill, writing well after Adam Smith, was skeptical that competition alone was the great regulator as Smith insisted it was in his invisible hand.

·         He said that economics was by nature "hypothetical." Its laws were not engraved in stone.

If you looked around, wrote Mill, "custom," which he used to describe many non-economic aspects of culture and behavior, was equally important. "It would be a great misconception of the actual course of human affairs to suppose that competition exercises in fact this unlimited sway."

The ideas that governed the mainstream economics profession since the 1980s were turned into rules when they were at best only hypotheses. Rules are easier to deal with; ambiguity and uncertainty are shunted aside.

But the world is not so simple, and good policy is scarce when a profession once dedicated to brilliant thinking and extemporaneous judgment to fit changing times turns to formula and ultimately cliché.