Boom Bust Boom reveals our unstable economic system

Mes éternels souffrent douleurs :

Une vidéo satirique sur les prétentieux économistes qui ne connaissent pas grand-chose sur l’économie réelle en pensant tout connaître.

Il y en a par contre qui excelle, mais ils ne sont pas publiés, car ils ne font partis de la clique.


Conclusion: Humble, competent people?

The Superiority of Economists“If economists could manage to get themselves thought of as humble, competent people, on a level with dentists, that would be splendid!,” Keynes famously wrote. Most modern economists have a strong practical bent. They believe in the ideal of an expert-advised democracy, in which their competence would be utilized and on display in high profile, non-elective positions in government and other institutions.

But democratic societies are deeply suspicious of (non-democratic) expertise, and economic advice, unlike dentistry, can never be humble. The fact is that – in some ways true to its philosophical origins – economics is a very moral science after all. Unlike atoms and molecules, the “objects” upon which economists seek to act have a perspective on the world, too.

Human life is messy, never to be grasped in its full complexity or shaped according to a plan: people act in unanticipated ways, politics makes its own demands, cultures (which economists do not understand well) resist. Thus the very real success of economists in establishing their professional dominion also inevitably throws them into the rough and tumble of democratic politics, forcing them to try to manage a hazardous intimacy with economic, political, and administrative power. It takes a lot of self-confidence to put forward decisive expert claims in that context. That confidence is perhaps the greatest achievement of the economics profession – but it is also its most vulnerable trait, its Achilles heel.


Les sept mauvaises idées des économistes.

clip_image004L’auteur analyse dans son livre sept idées associées à l’économie orthodoxe (ou néoclassique) qui, même si elles n’ont jamais été démontrées, sont toujours appuyées et appliquées dans les pays occidentaux. Il s’agit de :

  • La main invisible : l’auteur donne à la main invisible sa définition large, c’est-à-dire pas uniquement associée à «l’idée que des actions guidées uniquement par l’intérêt personnel de chacun peuvent contribuer à la richesse et au bien-être de tous», mais aussi au mécanisme qui permet l’équilibre entre l’offre et la demande (mécanisme que l’auteur considère une conséquence de la définition plus restreinte de la main invisible). Une belle idée, mais qui ne repose que sur du vent!
  • La loi de Say et l’austérité : il s’agit de la base théorique de l’économie de l’offre qui prétend que l’offre crée sa propre demande. Cette idée a été démontrée fausse à de nombreuses reprises, mais est encore aujourd’hui utilisée pour justifier les mesures d’austérité en Europe et même les prévisions de croissance des investissements des entreprises grâce à la baisse de leurs impôts, croissance qui ne s’observe pas dans la réalité.
  • Le rôle limité des gouvernements : Pour contrer l’idée des économistes néoclassiques (dont Milton Friedman) qui affirment que les gouvernements devraient se limiter à protéger la propriété privée et à corriger les imperfections des marchés (qui sont sensées être très rares…) et que seuls les marchés et le secteur privé peuvent créer de la richesse et des emplois. Madrick montre les nombreuses contributions essentielles de l’État, notamment dans les infrastructures, en éducation, en santé, en recherche et développement, en protection sociale, etc. Il ajoute qu’aucun lien n’a jamais pu être établi de façon claire entre l’amélioration du niveau de vie et la présence étatique dans l’économie.

Par contre, elle doit être bien gérée, les Suisses l’ont compris,
mais avec une vraie démocratie
.

  • La priorité à une inflation faible : sans nier qu’une inflation élevée puisse être nuisible (en rendant incertaines les conditions économiques à venir), l’auteur montre que la cible d’une inflation à 2 % visée par presque toutes les banques centrales ne repose sur aucune donnée empirique et est beaucoup trop faible. Il s’en prend aussi à la priorité accordée à cette cible par rapport aux autres mandats des banques centrales (maintenir le taux de chômage faible, assurer la stabilité de l’économie, etc.).
  • Les bulles spéculatives n’existent pas : ce chapitre s’en prend au concept de marché efficient qui prétend que les marchés financiers accordent toujours la valeur exacte aux actions négociées en bourse. C’est en se basant sur cette théorie (ridicule, quand on regarde les faits) que les représentants du secteur financier pressent les gouvernements de déréglementer leurs activités, car, affirment-ils, le marché s’autorégule de lui-même. Or, la dernière crise a apporté une preuve supplémentaire que oui, les bulles spéculatives existent et que ce marché ne peut pas s’autoréguler…
  • Les bénéfices de la mondialisation : sans nier certains bénéfices de la mondialisation, l’auteur s’en prend de façon véhémente à l’idéologie qui prétend qu’il faut déréglementer le commerce mondial et les mouvements des capitaux pour bénéficier pleinement des avantages du commerce international sur la croissance économique. Madrick montre que les solutions uniques, comme celles basées sur le consensus de Washington, ont détruit le tissu social et économique de bien des pays. Il favorise au contraire des solutions adaptées aux caractéristiques de chaque pays, y compris, lorsque nécessaire, des mesures protectionnistes pour défendre une industrie naissante ou essentielle à un pays (mesures qui ont d’ailleurs aidé l’économie des États-Unis au XIXème siècle, notamment face au concurrent britannique).
  • L’économie est une science : Sans difficulté, l’auteur démontre à quel point la prétention des économistes orthodoxes que l’économie est une science est erronée. Elle l’est autant en raison des hypothèses fausses des promoteurs de cette idée qu’en raison du caractère changeant de l’être humain.