Les chargés de cours n’ont que des miettes, les autres se gavent

Les vieux professeurs (53 %) se graissent la patte
et les chargées de cours (47 %) n’ont que des miettes.

Que diriez-vous de partager avec vos jeunes confrères certains privilèges financiers que vous acquis par copinage syndical et politique, incluant vos multitudes jours de vacances, vos bénéfices marginaux, et vos années sabbatiques que vous cumulés.

Un déficit cumulé du côté du fonctionnement, pourquoi ?

Ce fonds, dans lequel les établissements sont désormais tenus d’inclure des pans comptables majeurs tels les fonds d’amortissement des régimes de retraite, est désormais déficitaire à hauteur de 2,1 milliards (fin 2009-2010). (1)

Des déficits à cause de leurs foutus retraites dorées insolvables.

Il ne faut pas oublier, leur sécurité d’emploi et leur permanence qui permet d’être imputable de rien sur la qualité de l’enseignement, tel que les professeurs d’économies qui enseignent des théories économiques totalement dépassées.

En fait, c’est toujours la même histoire, les vieux refusent de ne perdre aucun privilège, pour les jeunes, on s’en fout.

Bien sûr, les vieux vont dirent : quand ils vont êtres vieux ça va être leurs tours d’acquérir des privilèges, évidemment, c’est totalement faux, car l’État va être sur le bord de la faillite, parce que les deux anciennes générations ont tous pris.

Lamentable !

Certains blâment le sous-financement des universités pour expliquer la publication au compte-goutte des offres d'emplois, se disant que toute augmentation de l'investissement mènerait à une offre proportionnelle de postes bien rémunérés.

Mais la culture interne de ces établissements
ne fonctionne pas ainsi.

Plus d'argent investi ne m'aidera pas si je me heurte à une iniquité salariale croissante entre le personnel-cadre et le personnel enseignant, et entre les jeunes que l'on qualifie de «chargés de cours» et les «professeurs titulaires» plus âgés qui ont pourtant des diplômes et des connaissances identiques (ou parfois même vétustes).

Si on leur signe un chèque, à qui ira la cagnotte, à qui les pinottes? Allons voir.

·         Un professeur à temps plein au Canada gagne en moyenne 87 500$, mais cela ne représente que 53% du personnel enseignant.

·         Le 47% restant, qui regroupe les temps partiels et les chargés de cours, ne gagne en moyenne que 40 000$, malgré leurs 22 années (ou plus) d'éducation.

En enseignement secondaire et primaire, ce genre de système à deux vitesses ne serait jamais toléré. Mais à l'université, on a coupé de 10% le nombre de professeurs depuis dix ans, tout en augmentant le nombre de chargés de cours de 30%. Et comme aucun professeur n'a pu être démis de ses fonctions, cela fut accompli en offrant moins de promotions aux jeunes. Si je restais ici, j'aurais donc de bien meilleures chances de tomber dans la catégorie des 47% exploités que celle des 53% bien nantis, et ce, pour longtemps. (1)

Aux États-Unis, ce n’est pas mieux, lisez le prochain article.


Extrait de: 1 out of 4 college adjunct faculty collecting government assistance: Students in debt and professors barely getting by all the while tuition soars, My Budget

The student debt crisis continues to move across the nation’s landscape like an unrelenting storm.  The stories of economic pain are growing involving students but what about adjunct professors? 

For those of you that are unfamiliar, adjunct professors are like contract teachers at many colleges.  Many carry a heavy teaching load but receive very little job security. 

At many for-profits, more money is spent on marketing than actual instruction which begs the question as to where the money is flowing.  It certainly isn’t on career services to help students given the abysmal results. 

·         Adjunct faculty as it turns out, are now part of the new low wage America

·         A recent study found that a whopping 25% of college adjunct faculty are receiving some form of government assistance. 

·         This isn’t someone working a part-time job making pizza.  No, these are people teaching your young college kids economics and science.

Professors on government assistance

The number of Americans receiving government assistance is no surprise.  Even though the paper economy is booming (i.e., the stock market, equity in housing, etc) many Americans are still unable to meet their monthly expenses without outside help.  What is a surprise is the large number of adjunct faculty receiving government help:

Nearly 100,000 of these part-time faculty, generally known as adjuncts, benefit from the earned income tax credit and, to a lesser extent, Medicaid and the CHIP health-care program for children, the Supplemental Nutrition Assistance Program, previously known as food stamps, and Temporary Assistance for Needy Families, or TANF, according to the study.

“It’s shocking, but it’s the reality,” said Carol Zabin, research director at the Center for Labor Research and Education. “Universities are depending much more on part-time and adjunct faculty.”

The data isn’t pretty:

Professors on government assistance

What is happening is that many colleges are not paying their fair share and allowing for these government subsidies (aka, taxpayer dollars) to make up for the gap that is being taken home by these adjunct instructors.  Many are kept at lower hours to avoid paying for retirement plans or healthcare benefits.  Someone ends up paying the bill.

You wouldn’t think of someone teaching at a college as being on government help.  You certainly wouldn’t expect it given the rise in tuition:

College intuition fee

Adjuncts make up a large part of the teaching pool:

“Indeed, the American Association of University Professors reported this week that well over half of the college academic labor force is part time. That includes both graduate teaching assistants, which account for 12.2%, and other part-timers, or adjuncts, which are 46.7% of the total.”

Étrange au Canada, nous sommes dans la même proportion.

Now you can feel comforted that you as a college student are eating Top Ramen but so is your professor.  I’m sure that will make paying the tens of thousands of dollars in student debt more satisfying.  If you don’t think that we have some serious challenges in the current college structure and student debt markets, you are in for a big surprise.