Le titre de mon blogue a changé, le pourquoi ?

Depuis le début de mon blogue, j’ai passé des dizaines de milliers d’heures sur l’économie internationale.

Souvent, on lit des excellents articles énonçant une problématique et l’origine qui a causé cette problématique.

Certains ont cette tendance à se comporter en mode bipolaire dans leur texte excluant toute autre origine que la leur.

Situation identique, quand vous avez une discussion en économie avec différents intervenants et vous discutez que l’État prend trop de place, les employés d’États sont sur payés, les retraites dorées excessives et ainsi de suite.

Vous avez, toujours quelqu’un qui vous dit :

1.      On devrait plutôt imposer les banques, car leurs profits sont gargantuesques.

2.      Ou les multinationales avec leurs évasions fiscales et la discussion tournent ainsi en rond.

Alors, je leur réponds, vous avez tout à fait raison :

Car le problème est multifactoriel

Ce n’est pas une simple cause qui a créé cette anarchie économique, mais des multiples causes qui réagissent en même temps.

Quand les jeunes ou tout groupe qui manifeste en disant  ‘faisons payer les riches, tels que le 1 %’, bien sûr,  Piketty la démontré, par contre, ça n’empêche pas que vos parents ont abusé de l’État Providence.

Examiner, bien mon blogue, je n’ai aucune allégeance particulière, je tape aussi bien sur la droite que la gauche, autant la gauche et la droite ont dérapé et tous deux se sont comporté avec excès.

Certains exemples :

·         Gauche : États-providence, peuple qui cherche des services en transférant le coût réel aux futures générations, employés d’États sur payer, conditions de travail éliminant l’imputabilité et la productivité ou des retraites dorées qui sont des modèles Ponzi accordés par des politiciens n’ayant aucune morale.

·         Droite : Mondialisation débridée, exploitation de la nature humaine, chantage fiscal, évasion fiscale de toutes les grandes multinationales.

·         Oligarchie : Impression de la monnaie singe, rendement à zéro, amplification de la richesse à ceux qui ont déjà du patrimoine.

Je suis certain, que l’on pourrait en remplir une page complète, d’excès de la part de la gauche et de la droite.

C’est pour cela que je vous invite à lire le document de Charles Sannat du Contrarien, nous sommes exactement sur la même longueur d’onde.

Je vous présente deux articles, tous deux sont excellents, par contre, on remarque cette bipolarité face à leurs conclusions, donc attention !

Le monde n’est ni noir ni blanc,
juste une multitude de nuances de gris.


Le texte est très long, j’en ai coupé un extrait, si vous voulez le lire au complet allez à la source.

Ce qu’il tente de démontrer le dérapage provient de l’État-providence, une démocratie douteuse ayant une multitude parasite vivant sur le dos des autres.

Par contre, il n’en reste pas moins que  1 % les plus fortunés posséderont bientôt la moitié de la richesse mondiale

Donc, un exclu pas l’autre, tous les deux ont abusé du système.


Extrait de : Thomas Piketty, le héros d’une imposture ?, Par Pascal Comas, Contrepoint, 3 janvier 2015 

Ce que le phénomène Thomas Piketty révèle vraiment des inégalités dans le monde.

La démocratie au service des manipulateurs.

Comme le résume admirablement Simone Wapler : « Dans la vision keynésienne, la consommation est au centre de tout. Plus vous consommez, plus l’activité économique augmente, plus vous vous enrichissez. Tout recul de la consommation est un drame et les politiques de l’offre permettent de lisser des cycles. Un enfant comprendrait aisément que la consommation n’est qu’un signe extérieur de richesse qui n’existe vraiment que si on a les moyens de consommer. Mais les politiciens professionnels adorent le keynésianisme : il permet de justifier des politiques de la demande – je prends à Pierre (qui ne consomme pas, le bougre d’animal obtus) pour donner à Paul qui va consommer (et qui est mon gentil électeur). »  Ces politiques économiques et monétaires sont défendues à corps perdu par les relais de propagande que sont les armées d’économistes keynésiens bénéficiant de tribunes à volonté dans les médias (Paul Krugman, Joseph Stiglitz, les analystes du FMI et de l’OCDE, etc.). Telle est la source de l’alliance entre politiques et grands maîtres du système financier.

L’opinion publique arrive parfois à entrevoir les contours du dessin, mais les distorsions sont trop nombreuses dans le signal, car une grande partie de ceux qui ont une certaine audience et dénoncent les manigances des 0,1% (qu’ils arrondissent a 1% pour une meilleure musicalité médiatique) se vautrent avec délices dans la facilité d’attribuer ces méfaits à la « droite dure », au capitalisme ou au« néo-libéralisme » (cf. Étienne Chouard), alors que les auteurs de l’école libérale sont les premiers dénonciateurs des dérives actuelles.

Se prévalant de l’enrichissement considérable d’une infime minorité, on préconise des taxes contre ceux qui sont relativement beaucoup moins fortunés et sont déjà très lourdement taxés. Les chiffres associés aux 0,1% permettent de jeter en pâture aux foules des écarts gigantesques mais non significatifs. Ils servent de distraction, comme ces morceaux de viande que l’on jette aux chiens de garde pour pouvoir se faufiler dans la maison à cambrioler. C’est un vieux truc, mais il fonctionne toujours aussi bien depuis Lénine. La faute au capitalisme, à ces « plus riches que vous » qui accaparent les richesses. Les masses ont les yeux rivés sur le morceau de viande qu’on leur jette et ne voient rien du pillage qui s’organise dans leur dos.

Avec un cynisme ahurissant, les « maîtres », pour reprendre le terme de Bruno Bertez, se servent de la démocratie pour asseoir leur pouvoir. Ils créent une situation dans laquelle ceux qui bénéficient de la re-distribution (fonctionnaires, structures semi-publiques, organismes subventionnés, assistés sociaux…) et leurs familles sont plus nombreux que ceux qui financent cette distribution.

Le système est solide car ses fondations reposent sur la loi du nombre, ce danger de la démocratie entrevu par Tocqueville. On ne mord pas la main qui vous nourrit.

C’est le point central qu’il faut bien comprendre :  l’appauvrissement des classes défavorisées et moyennes est à la fois une conséquence des politiques économiques et monétaires imposées par les « maitres », et une partie de leur plan, car il augmente la proportion de la population qui n’a rien à perdre par les impôts, et tout à gagner ou presque de plus de contrôles, de répression fiscale, de taxes, d’impôts progressifs et de dette.

Exacte, prenez un exemple au Québec, vous avez seulement 2.5 millions de personnes dans le privé qui font plus de 30,000$, tous le reste vit à leurs dépends, donc 30 % de la population tente de faire vivre 70 % de la population.

C’est pour cela, qu’aucun parti réformiste se fait élire dans un état providence, car seulement 30 % paient la vraie facture, car c’est la majorité qui l’emporte.

Oui, l’appauvrissement des masses accroît le pouvoir des élites, les financiers qui vivent de la dette et de la monnaie-fiat, et les politiques dont les tripatouillages re-distributifs sont la condition et la conséquence de leur existence de parasites.

Dans cette logique on remarquera que les politiques menées présentent toujours les mêmes constantes :

  • des décisions politiques et des textes de lois qui sont des usines a gaz, nécessitant des armées de fonctionnaires et de technocrates pour les gérer. Des fonctionnaires avouant souvent qu’ils ne comprennent pas les textes votés et ne se compromettent jamais à fournir à l’administré le moindre document écrit à même de lui fournir un peu de certitude dans un environnement ou les règles du jeu changent tous les 31 du mois.
  • des taxes toujours plus importantes sur les créateurs de richesses au nom de la nécessaire solidarité avec les plus démunis.

La faux égalitaire version anglaise

En Angleterre le Labour récite comme un mantra son texte stratégiquement établi, certainement avec l’aide de ses conseillers en communication : « Those with the broader shoulders must bear the greater load » (« Ceux qui ont les épaules les plus larges doivent supporter le plus grand fardeau »). Cela pour justifier une taxe sur les propriétés se rapprochant de notre cher ISF : la Mansion Tax.

Nous nous sommes livrés a un calcul pour établir quelle somme l’acquéreur anglais d’une propriété à 3M£ doit actuellement redistribuer avant de pouvoir être un heureux (?) propriétaire. Supposons qu’il contribue à la tranche supérieure d’impôt sur le revenu (45%) avec un salaire de 150.000£. Nous avons pris en compte la National Insurance (cotisation sociale), l’impôt sur le revenu et le stamp duty(les droits de mutation récemment alourdis par les Conservateurs pour les propriétés dont le prix est supérieur a 987.000£).

Résultat : notre candidat doit gagner 5.455.000£ afin de s’offrir la maison de ses rêves. Autrement il doit donner à l’État presque 2.5 M£ à travers les diverses ponctions pour pouvoir se permettre de posséder une maison à 3M£ sous le régime actuel. À la lumière de ces chiffres, je laisse le lecteur méditer sur l’intention des travaillistes d’imposer un nouvel impôt sur le capital immobilier de façon à accroître le « poids supporté par ceux qui ont les épaules les plus larges », dans un souci de justice sociale bien entendu.

Tout concourt aujourd’hui à ruiner presque toutes les couches de la société : effets pernicieux de la planche à billets, endettements toujours plus lourds pour retarder l’heure de vérité, taxation à tous crins, régulations asphyxiantes à tous les niveaux, confiscations de l’épargne, des patrimoines, des libertés…. Il n’est pas surprenant que l’immobilier, refuge traditionnel de ceux qui s’efforcent de protéger leur capital de l’inflation et des risques bancaires, soit la cible de toutes les attaques (droits de mutation, imposition sur les plus-values, taxes foncières, taxes sur le capital, limitation des loyers…). L’immobilier a un énorme avantage aux yeux des politiques : on ne peut le déplacer et il est facilement traçable et imposable.

Car pour le gouvernement endetté, le vrai délinquant, celui contre lequel tous les moyens du Leviathan sont mobilisés, n’est pas le terroriste ou le trafiquant, qui au fond rendent service car ils rendent légitimes toujours plus de contrôles. Non, le vrai délinquant est l’exilé fiscal, celui qui sort de la norme, celui dont l’épargne est diversifiée en « assets » difficiles à tracer, celui qui utilise du cash, et pire encore, celui qui transforme son cash en or ou autres métaux précieux. Le vrai délinquant est celui qui cherche à se protéger légitimement de leur prédation.

Thomas Piketty, la nouvelle voix des ennemis de la liberté.

Non, décidément, dans le monde occidental et keynésien de 2015, il faut être soit assisté, soit fonctionnaire, soit banquier, soit initié financier, soit politicien. Sauf que… lorsque les bulles exploseront, que les faillites ne pourront plus être retardées, que la mer se retirera… alors les assistés et les fonctionnaires, ne trouvant plus de lait dans les mamelles de l’État, passeront instantanément du statut de protégés et de soutiens du système a celui de révolutionnaires.

Les grands perdants seront tous ceux qui ont durement travaillé pour se constituer une épargne,quelle que soit la taille de cette épargne. Malheureusement tout laisse penser que bientôt ils seront victimes d’une des plus grandes injustices qui soient, car ils vont être dépouillés du fruit de leur travail et donc de leur liberté, dans la dislocation d’un système infâme qui s’est nourri de leurs efforts pour subsister le plus longtemps possible.

L’épargne est l’ennemie des keynésiens qui ne la voient que comme un « manque a dépenser ». Elle est aussi détestée des financiers qui s’enrichissent surtout sur les flux, particulièrement en ces temps de taux d’intérêts au plancher. Elle est la cible des politiques pour lesquels toute réserve d’argent immobile est une invitation irrésistible aux taxes pour financer leurs dépenses. Elle est aussi la cible des socialistes et des envieux – souvent les mêmes – qui ne voient le capital que comme un enrichissement aux dépens des autres. C’est à tous ces ennemis de l’épargne que Thomas Piketty apporte une « caution académique » en méconnaissant lui-même les mécanismes fondamentaux de l’économie capitaliste.

Parce qu’ils sont du côté de ceux qui profitent de la dépense, des flux, des taxes ou de la redistribution, les ennemis de l’épargne traquent celle-ci de mille manières. Par ignorance ou par cynisme, ils méprisent sa fonction économique fondamentale. Il faut souligner la contradiction – encore une – chez toutes ces belles âmes qui d’un côté pourfendent le matérialisme de la société de consommation et d’un autre ne supportent pas l’accumulation de capital résultant d’une résistance aux sirènes du marketing.

L’épargne est le résultat de la liberté de l’individu de disposer du fruit de son travail. La liberté de choisir de ne pas dépenser aujourd’hui pour dépenser plus tard, ou investir plus tard, ou se constituer une sécurité pour lui-même ou ses enfants face à un avenir incertain.

S’attaquer à l’épargne revient à s’attaquer à la liberté du citoyen. C’est aussi s’attaquer aux investissements présents et futurs, car beaucoup se constituent une épargne pour pouvoir développer plus tard un projet personnel qui sera souvent créateur d’emploi. Et en attendant cette épargne n’est pas « perdue » car elle sert à financer les projets plus immédiats d’autres individus.

C’est pourquoi nous affirmons que le livre de Piketty est une nouvelle attaque contre la liberté. Malheureusement il s’agit d’un best-seller, qui s’est vendu moins pour l’intérêt de sa lecture (nous savons que peu de gens ont dépassé le premier tiers) que pour son message principal : faisons payer les riches !

Comme le rappelle Larry Edelson, l’empire romain a disparu avant tout à cause des abus de pouvoir des politiciens qui éloignèrent nombre de citoyens de l’Empire. Une forte augmentation des impôts, un Trésor Public et une justice corrompus qui chassaient et confisquaient la richesse des citoyens, en grande partie pour financer des campagnes militaires incessantes, avec l’espoir que cela ferait rebondir l’économie romaine. Cela vous rappelle quelque chose ?


Le second texte provient du blogue des Instituts des libertés, de Charles Gaves excellent blogue d’ailleurs.

Puisque le texte est aussi très long, je n’ai pris que la fin, il dénonce l’appareil étatique Française trop lourde et empêche toute création de richesses.

Par contre, il ne remet pas en question l’ultralibéralisme qui a prôné la mondialisation heureuse, une belle illusion.

Son texte est bon, mais il est bipolaire.


Extrait de : Déni de Réalité et recherche de boucs émissaires, Charles Gaves, Institut des libertés.

Le secteur privé, depuis 1981  a connu 7 récessions, le secteur public aucune. Etonnez vous que les jeunes Français veuillent soit émigrer,  soit s’ils se sentent suffisamment compétents (sic!), entrer dans la fonction publique. Ce graphique est bien sur la PREUVE de la supériorité du secteur public sur le secteur privé.

On est mieux payé, on a une meilleure retraite, que l’on prend plus tôt, une sécurité de l’emploi totale ,  il n’y a pas de récession, et en plus on peut dire du mal de ceux qui travaillent dans le secteur privé, qui ne sont bien sur que d’horribles égoïstes. Hélas, comme  le disait Madame Thatcher, le socialisme ne dure que tant que les socialistes peuvent trouver de l’argent à voler à quelqu’un… Plus d’argent à voler= fin des expériences socialistes.   “O tempora, o mores” aime rappeler l’auteur qui a lu Astérix.

Car le secteur public ne croit qu’en deux  méthodes de gestion: augmenter les impôts sur les autres (voler la génération actuelle) ou emprunter à autrui (c’est-à-dire en volant les générations futures).  Il n y a en effet que deux façons de s’approprier un bien, travailler pour l’acheter  ou  le voler comme l’ont fort bien montré les Evangiles et Bastiat

Et la, les choses deviennent embêtantes pour nos voleurs. Le taux de croissance du secteur privé sur les 7 dernières années est devenu négatif. ( NDA:J’utilise toujours la moyenne des 7 dernières années pour déterminer une tendance structurelle) .

Les volés s’appauvrissent…la fin approche.

Résumons-nous.

  • Le secteur public, qui est à l’origine de la dette,  est toujours en déficit et ne vit que de transferts.
  • En fin de parcours, la dette doit être payée, et par le secteur privé.
  • La croissance du secteur privé est maintenant négative, c’est-à-dire qu’il se contracte structurellement, comme en Italie.  Difficile de rembourser quoique ce soit dans ces conditions.
  • La dette de l’Etat va donc continuer à augmenter, ce qui n’ a aucune importance, me dit on,  puisqu’elle est achetée par la BCE et que le service de la dette ne coute plus rien.
  • Mais des taux négatifs vont aider  principalement au financement de l’Etat, car  personne dans le secteur privé ne va emprunter, puisque l’activité se contracte.

La croissance de l’Etat va donc exploser  et le secteur privé continuer à disparaitre.

Les différences entre la France et l’URSS d’il y a peu s’atténuent de plus en plus. Normal, puisque nous sommes gérés par des clercs d’une Eglise qui avait déjà échoué en URSS et qui est en train d’échouer chez nous.

Et comme nous l’a appris René Girard, pour dissimuler leurs échecs il suffit à  ce clergé de remplacer  dans le discours dominant qui sévissait dans les annexes 30  le mot “Juif ” ou ” Koulak ” par  le mot ”  Liberal  ”  aujourd’hui et le tour est joué.

Rien n’est réglé, mais un bouc émissaire a été trouvé et c’est après tout la seule chose qui compte. Voilà mon diagnostic.

J’aimerais bien avoir celui des autres